Auteur Sujet: PURE FUCKING METÔÔÔÔLE  (Lu 92415 fois)

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Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1075 le: 02 septembre 2021 à 09:48:54 »
Grande reprise des concerts, z'êtes pas trop rouillés?
Non, ça va. A force, on finit par bien connaitre les morceaux.
3 ou 4 répètes pour bien "jouer ensemble", carré, et c'est bon.

Au passage, on jouera également le dimanche 12 à Wissembourg dans le cadre de la 1ère édition de la WisSeinbourgeoise (course pour la lutte contre le cancer)


On te dit merde!
OH ! Tu vas causer meilleur, oui ? [:aie]
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Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1076 le: 13 septembre 2021 à 15:30:33 »
MASTODON a lancé le 1er clip extrait de son futur album Hushed & Grim, qui sortira en octobre.



Plutôt sympa.
L'album précédent (Emperor of Sand, 2017) m'avait un peu déçu (faute notamment une prod' que je trouvais mauvaise). J'attends ce nouveau disque avec impatience.
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Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1077 le: 13 septembre 2021 à 15:53:31 »
Pas mal [:pfft]

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PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1078 le: 16 septembre 2021 à 11:50:55 »
Pour faire suite à la discussion avec @Bouloche Le Foufounet sur mon topic guitare :

In Flames 1995

"Je veux une bonne fois tenter l'épreuve qui fera voir jusqu'à quel point nos semblables, si fiers de leur liberté de pensée, supportent de libres pensées" Nietzsche

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Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1079 le: 22 septembre 2021 à 11:47:46 »
Hmmmm, je trouve que ce n'est pas tout-à-fait sur le même genre de mélodie... Là, ça m'évoque plus une mélodie d'inspiration médiévale à la sauce metal-tradi-maiden-style...

Bref, difficile à dire.

Quoiqu'il en soit, une chose est sûre : la voix est prodigieusement dégueulasse ! [:lol]
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« Réponse #1080 le: 22 septembre 2021 à 18:12:01 »
Oui c'est vrai qu'il y a un côté Maiden - qui reste coloré musique celtique malgré tout, comme Maiden l'est (toujours actuellement cf le dernier album).
Sinon en toute franchise la voix d'In Flames ne me paraît pas plus dégueulasse que celles de tous ses collègues du même genre. J'ai jamais été fan de ce style de vocaux écorchés et hormis de très rares exceptions il m'est difficile de les classer par qualité [:lol]
C'est juste que généralement j'aime bien la musique et la voix fait partie du décor, je n'y prête plus attention.
« Modifié: 22 septembre 2021 à 18:15:50 par cacaman »
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« Réponse #1081 le: 01 décembre 2021 à 23:37:02 »
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Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1082 le: 02 décembre 2021 à 08:03:15 »
Merciiiiiiiiiiiii ! [:sparta1]
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Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1083 le: 05 décembre 2021 à 21:26:42 »
@Bouloche Le Foufounet
Alors as-tu écouté ces morceaux cultes de heavy/doom? :o
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Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1084 le: 05 décembre 2021 à 21:27:52 »
Pas encore !
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Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1085 le: 05 décembre 2021 à 21:36:52 »
Je m'en doutais, ne voyant toujours pas de message d'illumination divine et de ta part, de la découverte d'une nouvelle raison de vivre, après toutes ces années passées dans l'obscurité..  [:crom]
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Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1086 le: 10 décembre 2021 à 14:19:00 »
@cacaman :

Ah oui, OK, je ne connaissais pas du tout et, en effet, j'en viens presque à le regretter !
Ces 3 extraits sont vraiment sympa. Au demeurant, j'aime un peu moins le dernier et j'ai une préférence pour le 1er : je trouve qu'il a une ambiance de dingue.
Les 2 premiers titres, c'est Messiah Marcolin au chant, c'est ça ? J'ai beaucoup sa voix, je lui trouve un petite similitude avec celle d'Ozzy.

Niveau son, j'ai généralement beaucoup de mal avec les vieux disques, mais pour des vieilleries, je trouve que c'est très correct. Sauf le son de batterie sur le 3ème titre : la double grosse caisse à partir de 3min est vraiment dégueu/vieillotte ! [:lol]
Mais globalement, ça sonne encore bien ! :)

Dommage que ma médiathèque ne propose pas d'album de Candlemass, j'm'aurais bien une petite cure... ::)
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« Réponse #1087 le: 10 décembre 2021 à 15:19:43 »
Les 2 premiers titres, c'est Messiah Marcolin au chant, c'est ça ? J'ai beaucoup sa voix, je lui trouve un petite similitude avec celle d'Ozzy.

Oui je vois ce que tu veux dire, peut-être dans le côté un peu nasillard parfois, mais Marcolin est à mes oreilles au moins 2 divisions au-dessus, tessiture plus large, plus profonde, trémolos de fou, et une justesse incroyable.
Pour moi Marcolin est dans mon top 10 des chanteurs de heavy, minimum. Voire mon top 5.
A vrai dire je ne mets pas grand monde devant : Dio, Halford, peut-être Dickinson, peut-être Tony Martin aussi, et encore. Je le mets même devant Mike Patton ou King Diamond. Evidemment je compare tous ces chanteurs chacun à l'apogée de leur talent.

Niveau son, j'ai généralement beaucoup de mal avec les vieux disques, mais pour des vieilleries, je trouve que c'est très correct. Sauf le son de batterie sur le 3ème titre : la double grosse caisse à partir de 3min est vraiment dégueu/vieillotte ! [:lol]

Oué le 1er album c'est 1986 (3ème extrait) et le groupe avait zéro moyen donc il faut être un peu indulgent je crois [:lol]
Mais oui sinon c'est grandiose comme groupe, c'est pas trop doom, c'est pas trop heavy flashy (même s'il y a quelques incursions parfois), ils reprennent les recettes de Black Sabbath donc c'est pas ultra original, mais ya un côté grandiloquent époque Sabbath du début des 80s.
Leur 1er chanteur était bon aussi, mais pas autant que Marcolin. Moi je dis : les 4 premiers disques, et si tu aimes vraiment le 1er extrait, je crois que tu peux t'offrir l'album dont il est tiré "Nightfall", franchement tu peux l'avoir pour une poignée d'euros et tu seras remboursé au centuple.
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Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1088 le: 10 décembre 2021 à 15:57:44 »
Oui je vois ce que tu veux dire, peut-être dans le côté un peu nasillard parfois, mais Marcolin est à mes oreilles au moins 2 divisions au-dessus, tessiture plus large, plus profonde, trémolos de fou, et une justesse incroyable.
Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit ! ;)

Marcolin est très largement un meilleur chanteur que Ozzy. De loin. Sans conteste.
D'ailleurs, Ozzy n'a jamais été réputé pour sa technique vocale : ce n'est pas ça qui a construit sa "légende".

Mais dans le coté "haut perché" au niveau de la tessiture et "haut perché" dans le coté halluciné théâtral (et oui, en effet, aussi dans le coté un peu nasillard), je trouve que les 2 ont une façon similaire de chanter.


Sinon, oui, j'vais peut-être essayé de me trouver les albums en occaz'... [:sparta1]
« Modifié: 10 décembre 2021 à 17:52:22 par Bouloche Le Foufounet »
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PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1089 le: 04 janvier 2022 à 23:19:07 »
 [:hurle] MON TOP 2021



1 – BESTIAL INVASION – The Divine Comedy : Inferno
Cette année j’ai écouté plein d’excellentes choses, mais rien ne m’a happé comme ce 4ème album des tech-thrashers Ukrainiens. S’il a été difficile de départager une bonne dizaine de disques qui se valaient à peu près dans mon esprit, cette 1ère place s’est imposée d’elle-même dès la poignée d’écoutes dépassée, et a fini par totalement surclasser le reste de ma sélection. J’aurais presque pu faire un top 1, accompagné de 10 albums dauphins laissés 50 kilomètres derrière.
Bestial Invasion est un groupe qui m’est tombé dessus grâce à la recommandation du guitariste d’Etrange (ça lui était tombé dessus peu de temps avant), et je ne m’en relève toujours pas : mélanger du tech thrash à la Realm époque Suiciety avec des touches de Mekong Delta, des arrangements épiques, des vocaux théâtraux faisant la part belle aux harmonies et aux chœurs (un peu comme Queen le faisait, mais sans y ressembler), quelques breaks un peu jazzy, et une dose de power metal pour la touche accrocheuse ! Ces mecs sont dingues. Et évidemment virtuoses, qualité indispensable pour faire tenir ce mélange de manière cohérente sans tomber dans une bouillie indigeste. Je pense que le morceau d’ouverture de l’album fera parfaitement l’affaire pour qui veut découvrir ce mouton à 5 pattes en or massif. Il est ardu de continuer cette dichotomie lovecraftienne consistant à décrire l’indescriptible, donc clôturons ceci en annonçant d’ores et déjà la présence de Bestial Invasion pour la sélection de la décennie 2020-2029.

2 – TENTATION – Le Berceau Des Dieux
Ressortez de toute urgence coupe mulet et veste patchée aux couleurs de Sortilège, Blasphème, ADX, Attentat Rock ou High Power, car Tentation fait bien plus que rendre un bel hommage à ces groupes français légendaires, il s’impose dès son 1er album comme le fer de lance d’une nouvelle génération de heavy pinard baguette. Le public touché est malheureusement restreint, mais la qualité, l’implication, le talent ici à l’œuvre réussissent à fédérer une communauté de fans loyaux, qui font main basse sur le merchandising de leur bandcamp (je voulais un t-shirt :'( ), et chantent à tue-tête les hymnes kitschouilles mais incroyables d’efficacité que sont Le Couvent (l’un de mes morceaux favoris de 2021), Le Taureau d’Airain, Baldr, Conquérants, ou le terrible Heavy Metal. Il faut également signaler une progression technique vraiment marquante depuis leur EP de 2015, notamment au niveau des vocaux, bien plus maîtrisés. Le heavy traditionnel chanté en français est un style de niche, qui hérisse même une majorité de métalleux Français, donc je doute que Tentation puisse exploser au grand jour et faire de l’ombre à Gojira à l’international lol. Cependant un album de cette trempe leur assure déjà une fan-base dévouée.

3 – LORDI – Lordiversity
Moi qui passais mon temps à déplorer la frilosité des labels depuis de nombreuses années, voire décennies, en opposant cette constante prise minimale de risques aux sorties totalement débridées des années 70, un tour de force vient me contredire. Deuxième claque : il provient de l’un des derniers groupes auxquels j’aurais pensé, Lordi, les Finlandais surtout célèbres pour leur magistral hold-up à l’Eurovision 2006, et sortant régulièrement des albums colorés hard/heavy dénués de surprise. En 2020, leur disque Killection faisait cependant office d’avertissement en proposant une plongée dans différents styles de musique, mais n’avait pas vraiment attiré l’attention du public.
Ce coup-ci les monstres de service lâchent un septuple album. Non pas le même album joué 7 fois dans 7 styles différents, non, SEPT albums, tous composés de morceaux distincts et inédits à 95% (certains apparaissant déjà sur Killection). Et chaque galette se concentre sur un style de musique en particulier :
- Skelectric Dinosaur, date de sortie fictive 1975, hard rock old school.
- SuperFlyTrap, date de sortie fictive 1979, disco.
- The Masterbeast From The Moon, date de sortie fictive 1981, rock progressif.
- Abusement Park, date de sortie fictive 1984, heavy metal.
- Humanimal, date de sortie fictive 1989, hard FM.
- Abracadaver, date de sortie fictive 1991, thrash metal.
- Spooky Sextravaganza Spectacular, date de sortie fictive 1995, indus.

L’annonce a de quoi étonner. D’un coup ma curiosité est piquée au vif, et je précommande le coffret CD à 75 boules – oui c’est un risque. Risque d’avoir beaucoup de remplissage, risque que le rendu de tel ou tel style trop éloigné des standards du groupe soit mauvais. Mais Lordi a également pris des risques, son label aussi, et je décide donc d’acheter cet évènement risqué pour récompenser la démarche, avec bien sûr le solide espoir que tout ceci ne soit pas un échec artistique. Cette présence dans mon top donne déjà mon appréciation, donc détaillons tout ça.

A mon avis Lordi s’est foiré sur son style de prédilection (Abusement Park), ce qui n’est pas tellement surprenant finalement : le groupe a déjà abattu ses meilleures cartes en la matière depuis longtemps, notamment sur ses albums Arockalypse et Scare Force One, donc a clairement manqué d’inspiration. Hormis 2 ou 3 titres convaincants, ce volet 4 de Lordiversity s’enlise dans du sous-Accept ou sous-Judas Priest du début des 80s, et laisse penser que choisir ce style était une fausse bonne idée car leur aisance supposée dans le domaine a peut-être conduit à un manque de soin.
Autre volet qui me laisse de marbre, l’indus (Spooky Sextravaganza Spectacular), même si ça vient de mes goûts plutôt que d’un mauvais rendu de Lordi. Les influences White Zombie me parlent encore un peu, mais dès qu’il s’agit de s’inspirer de Marylin Manson, Rammstein ou Nine Inch Nails, je suis beaucoup moins client.
Ensuite avec les volets 1 et 5 (hard rock old school et hard FM/AOR), les choses sérieuses commencent. Les compos rappellent Kiss, Alice Cooper ou Thin Lizzy pour le premier, Bon Jovi, Ratt ou Alice Cooper (encore) période Trash pour le second, et les très bons titres commencent à sortir : Phantom Lady, The Tragedy of Annie Mae, Blow My Fuse (et leur ambiance vintage concluante, basse ronflante et orgue hammond), ou Borderline, The Bullet Bites Back, Supernatural (l’album FM déborde de tubes putassiers sans aucune honte, c’en est indécent).
Et terminons par 3 belles victoires à mon avis : les volets 2, 3 et 6.
Le disco débridé et totalement assumé de SuperFlyTrap s’enfonce dans les crânes avec jubilation (surtout Macho Freak, Believe Me, Spooky Jive et Bella From Hell) ; oui c’est de la pop/disco, mais jouée à la manière de Lordi : donc textes décalés, voix décalée, et mélodies qui font mouche. C’est le 1er CD que j’ai écouté lors de la réception du coffret, j’avais envie d’être surpris et amusé, je n’ai pas été déçu, mes espérances ont été atteintes.
Le 2ème CD que j’ai voulu tester, c’est évidemment Abracadaver, le thrash metal étant mon pêché mignon. Alors bien sûr, il ne se hisse pas à la hauteur des monuments du genre, faut pas abuser ; de plus, le groupe se trahit sur les refrains mélodiques, dans la présence de synthés (ce qui frôle le blasphème) ou des solos pas assez virtuoses. Mais il y a du riff solide. Lordi est très, très loin du ridicule, par moments ils assurent même carrément. Judas Priest époque Painkiller, Metallica, Pantera, Slayer (les demi-tons partout !), tout ça passe à la moulinette du « hard rock monster » cher à Michel Drucker et donne des titres convaincants comme Raging at Tomorrow, Devilium, Beast of Both Worlds, Abracadaver, Evil… L’album défile et le groupe tente manifestement de nous rouler dessus piste après piste ; globalement c’est probant, même si le potentiel de réécoute sera limité parmi les thrashers puristes.
Quant au volet 3 (The Masterbeast From The Moon), il mérite une attention toute particulière, car Mr Lordi (compositeur quasi unique de cette box) a fait preuve d’un souci du détail qui s’est niché jusque dans la réalisation d’un concept-album rock prog, avec une histoire bien kitsch sur fond sonore riche en arrangements, mesures asymétriques et structures travaillées. Lordi surprend avec des morceaux à tiroirs (Moonbeast, Bells of the Netherworld, Robots Alive) dont un excellent pavé prog de 10 minutes (Church Of Succubus, peut-être l’un des meilleurs titres de leur carrière). Du Lordi rushesque assez bluffant.

Certes, chaque album pris individuellement ne serait sans doute pas apparu dans ce top. Certes, « qui touche à tout n’excelle en rien », donc les spécialistes de tel ou tel style pourront être étonnés mais pas totalement conquis ; les plus sévères dénonceront même une foire aux gimmicks. Certes, un disque entier d’indus restera dans sa pochette sans que je n’y retouche. Par contre, Lordiversity reste exceptionnel car il a été pondu en quelques mois de travail acharné. 7 disques sortis en bloc, un nombre d’excellents titres qui force le respect, surtout dans des domaines éloignés des habitudes du groupe, et au final une énorme paire de couilles. Bilan, les Finlandais avaient gagné ma sympathie en 2006, et avec de telles capacités de travail et de polyvalence, ils ont maintenant mon admiration.

4 – MARE COGNITUM – Solar Paroxysm
Comptant parmi les projets les plus influents du black metal atmosphérique, Mare Cognitum est dirigé par le seul membre et multi-instrumentiste Jacob Buczarski. Après 4 albums et 3 splits (albums partagés avec un autre groupe hein, on ne parle pas ici de « scission avec soi-même » comme chez les Tranxen 200), le Californien revient avec son black metal très dense, fait de thèmes spatiaux et d’un mur de guitares et de blast beats éclairé par des solos aussi mélodiques qu’inspirés ; sur Terra Requiem surtout, même s’ils sont tous bons. Cette année, le thème tourne autour de la destruction de la Terre par son soleil, approchant de son crépuscule. Ces 5 titres cataclysmiques dépassant tous les 10 minutes n’offrent que peu de répit à l’auditeur non-averti, mais enchanteront les oreilles initiées, qui s’évertueront à s’emparer des moindres détails qui leur échappent à chaque écoute. Mare Cognitum confirme une fois de plus son statut de pierre angulaire du style, mais s’avère toujours aussi abrasif, hermétique, rechigne à laisser entrer les profanes dans son monde fait de collisions de galaxies et de voyages infinis dans l’immensité du vide. Acrophobes s’abstenir.

5 – CRADLE OF FILTH – Existence Is Futile
C’est la seule sortie de « black mainstream » à laquelle j’ai prêté attention cette année, car COF enchaîne les excellents disques depuis 2008 (exception faite de Manticore en 2012, juste correct), notamment les 2 derniers qui ont fini premiers de mes tops 5, respectivement en 2015 et 2017. Après une telle série, impossible donc d’ignorer Existence Is Futile, qui reste de haute qualité sans atteindre toutefois l’excellence sur autant de morceaux que les précédents. Difficile de leur en tenir rigueur, tant les 5 ou 6 titres concernés frôlent la perfection : orchestrations grandiloquentes, travail impeccable aux guitares, refrains ultra-efficaces (Us Dark Invincible, Crawling King Chaos, bordel !!). Bref, une petite tuerie qui confirme, encore, la forme olympique des Anglais.


Echouent au pied du podium :

- CRYPTOSIS – Bionic Swarm
C’était la hype du 1er trimestre 2021 : Distillator, groupe hollandais respecté officiant dans le thrash revival avec 2 albums à leur actif et ayant entamé en 2018 un virage tech thrash frénétique à l’imagerie SF, officialisait sa mue lors de la rentrée 2020 : changement de nom, nouveau single de très bonne tenue, annonce dans la foulée d’une tournée en 1ère partie de Vektor en Europe. C’était largement suffisant pour affoler mon radar à tech thrash. Je me suis donc jeté sur ce disque à sa sortie, qui propose des morceaux complexes et énergiques, autorisant quelques ambiances dystopiques du meilleur effet. L’album a bénéficié d’un soin réel dans ses architectures, d’une maniaquerie même, que je respecte profondément, et son absence dans mon top 5 s’est joué sur peu de choses, notamment peut-être un certain manque de respiration qui complique son assimilation.

- PARANORM – Empyrean
Tech thrash très typé Vektor, énervé, mélodique, vocalement écorché (en moins strident, genre Carcass), avec quelques incursions de plans plus traditionnels à la Heathen. Très bon disque qui réjouira les fans du style, lesquels suivront de près les prochaines sorties de ce groupe Suédois. Paranorm a déjà toutes les qualités techniques requises pour devenir un groupe majeur du tech thrash, les idées également (quelques riffs dressent vraiment les poils, et certains breaks sont magnifiques), il leur reste peut-être à se détacher un petit peu du schéma vektorien pour éradiquer la concurrence.

- SILVER TALON – Decadence And Decay
Né des cendres de Spellcaster, une partie de celles-ci ayant formé Idle Hands (renommés Unto Others, cf plus bas), le groupe de Portland sort son premier album et frappe un grand coup. Alors que la section rythmique de Spellcaster (Franco + Vranizan) a pris un chemin plus heavy/rock gothique, les deux guitaristes ont choisi de durcir le propos en formant Silver Talon, et plongent désormais sans retenue dans un heavy metal moderne éclatant, un peu prog, tirant sur le speed metal à la Sanctuary, tout en prenant bien soin d’éviter au maximum les plans éculés. Car là se situe la performance : accompagner l’auditeur en terrain soi-disant connu, mais le lâcher sans prévenir au détour d’un refrain inattendu (quelle performance du chanteur à ce sujet !), d’un break imaginatif ou de rythmiques qui rappellent volontiers Evergrey ou Symphony X sans les arrangements. Bref, au bout de 2 morceaux on comprend que ce disque ne s’apprivoisera pas aisément, et ce qui passait au départ pour une petite promenade convenue au détour d’un lien youtube égrainant sans cesse du heavy metal calibré, se transforme en véritable écoute active et analytique.

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Mes déceptions :

1 – IRON MAIDEN – Senjutsu
Tout a été dit sur ce disque, et mieux que je ne pourrais le faire : composition à l’arrache et enregistrement immédiat, énième utilisation de gimmicks irritants (répétitions à l’infini, mélodies folk caricaturales, intros téléphonées), plaisir de retrouver ce groupe légendaire avec de nouveaux morceaux aussi, des solos de Smith marquants, etc. S’il m’arrive de réécouter des titres précis de leurs albums depuis 2000 (tous imparfaits à mon avis, ma préférence allant nettement vers A Matter Of Life And Death), il n’en est pas de même avec Senjutsu. Après l’avoir écouté plusieurs fois à sa sortie et digéré, je n’y suis pas revenu un seul instant en plus de 3 mois, pas acheté non plus, et si son existence ne m’était pas rappelée via les extraits défilant régulièrement sur FB (sur lesquels je ne clique jamais) je l’aurais probablement totalement oublié. Iron Maiden a été une pierre angulaire de ma passion musicale pendant des années, et l’indifférence complète dans laquelle Senjutsu me plonge constitue en soi une grande déception qui prend des allures de paradis perdu.

2 – PESTILENCE – Exitivm
Hadeon m’avait assez déçu en 2018, malgré de bonnes idées par-ci par-là et des solos captivants de Santiago Dobles (Aghora). Cette année, le single Morbvs Propagationem m’en avait mis plein les mirettes et je commençais à penser qu’Hadeon était un disque en demi-teinte annonçant une reprise en main totale sur Exitivm. Douche froide, ou plutôt tiédasse. L’album s’avère très lourd à écouter d’une traite, avec des morceaux pilonnant sans cesse, tous faits dans le même moule, soutenus par des vocaux linéaires, et souffrant terriblement du départ de Dobles aux leads. Je ne conteste pas la présence de vraies fulgurances (sur le premier single notamment), Exitivm n’étant pas non plus un mauvais disque, mais l’empilement de déceptions subies depuis leur reformation en 2008 m’incite à penser que le groupe n’a plus rien à offrir de vraiment marquant et il me faut en faire le deuil.

3 – PARADOX – Heresy II : End Of A Legend
L’un des vétérans du thrash germanique poursuit cette triste tradition qui consiste à vouloir composer une 2ème partie à l’un de ses anciens et emblématiques albums, et ne pas être à la hauteur. Les compositions, pourtant mélodiquement solides et sublimées par les interventions divines de Christian Münzner (mercenaire 6 cordiste dont tout le monde veut s’arracher les talents), sont handicapées sur la longueur par des skank beats omniprésents et migraineux. Le disque canarde ainsi pendant 1h15 un auditeur qui finira groggy, dans la quasi impossibilité de se souvenir d’un titre en particulier. Il lui faudra de la persévérance pour filtrer les quelques réussites de cet effort, bien réelles, mais ensevelies sous des tombereaux de takou-takou. Cela n’aurait pas dû me surprendre, Paradox étant assez coutumier du fait depuis sa reformation en 1998, mais je pensais qu’avec un tel titre et une telle durée, le groupe saurait éviter cet écueil pour marquer le coup. C’est raté.

4 – OBSCURA – A Valediction
Machine arrière toute pour le groupe de tech-death Allemand. Après avoir tutoyé les étoiles sur Akroasis et surtout Diluvium en chérissant leurs influences old school (Death, Cynic, Atheist) tout en construisant atmosphères et espaces enchanteurs, Obscura opère non pas un demi-tour total, mais un virage à 160° : la recette présente sur les premiers disques est de retour, cette fois bombardée d’influences death mélo facilement identifiables (Kalmah, Arch Enemy, Children Of Bodom, At The Gates, In Flames). Même si l’album propose d’excellents morceaux (Forsaken, A Valediction et When Stars Collide surtout) et peut être globalement considéré comme une très bonne sortie, ça reste une déception me concernant car la direction prise sur les 2 opus précédents me satisfaisait totalement. J’aurais tellement voulu qu’ils explorent davantage dans cette voie, quitte à devenir in fine, pourquoi pas, un groupe de tech-death atmo. Au lieu de ça, j’ai un disque intense et dense, formidablement bien joué évidemment (Christian Münzner encore), mais qui revient sagement dans le rang.

5 – KK’S PRIEST – Sermons Of The Sinner
J’avoue avoir été alléché par la nouvelle d’un groupe alternatif à Judas Priest emmené par leur ex-guitariste Ken Downing, malgré un besoin de thunes assez pressant ayant revigoré ses velléités métalliques (donc des raisons pas très artistiques), et un nom vraiment naze surtout choisi pour attirer l’œil et capitaliser sur l’un des plus gros emblèmes du heavy metal anglais (mais bon, il a le droit). Parce que depuis son départ du Prêtre, ce dernier manque cruellement d’éclairs de génie, bien présents sur le contesté Nostradamus. Annonce, donc, qui prenait du volume avec la présence de Les Binks, cogneur sur les albums emblématiques de la fin des 70s, et de Tim Owens, successeur officiel de Halford pendant les 90s. Première désillusion, Les Binks se fait remplacer par un batteur « standard », et seconde désillusion (la principale), l’album s’avère être totalement convenu. Quelques passages de bravoure sont cependant à extirper de cette mélasse en auto-pilot, comme Sacerdote y Diablo ou Metal Through and Through, mais Ken Downing n’aura pas réussi à éclipser les 2 derniers albums de ses anciens compères qui brillent pourtant par leur banalité.

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Ça n’a échappé à aucun amateur de metal, le style se porte très bien, et cette année confirme la tendance des précédentes en y ajoutant des périodes de confinement propices à la création : tous les robinets sont ouverts, des dizaines d’albums sortent tous les mois, soit venant des labels historiques (Nuclear Blast, Season Of Mist, Earache, Relapse, Inside Out, Century Media, Metal Blade…) soit directement produits maison. Impossible de tout suivre, impossible de tout écouter, impossible déjà de retenir parfaitement tout ce qu’on a pu écouter. C’est dans ce contexte de surabondance que je vais essayer de faire le bilan de mon année métallique, par style (très grossièrement).

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Metal prog :

Liquid Tension Experiment – LTE3 : Je crois être passé à autre chose. Je fus pourtant fan de leurs 2 premières sorties à la fin des 90s malgré la part importante de jams un peu hasardeux, et les réécoute de temps en temps. Ce 3ème volet est une démonstration de force un peu vaine ; un concours d’haltérophilie musicale. Le facteur nostalgie pourra cependant fonctionner chez certains.

Evergrey – Escape Of The Phoenix : Sans véritable surprise, l’album défile plaisamment sans attirer mon attention. En vérité le groupe a signé son album ultime en 2001, a su s’en rapprocher en 2019, mais peinera toujours à rééditer cette performance.

Dream Theater – A View From The Top Of The World : Tous les 2 ou 3 ans, le groupe-culte du metal prog pond son disque, tout en autorisant à ses membres diverses incartades solo. A défaut de se renouveler (ce qu’ils avaient néanmoins tenté – et raté – en 2016 avec l’opéra The Astonishing), DT tourne en rond avec application et sait encore proposer quelques titres mémorables. Parfois j’aimerais que Petrucci se disperse moins et concentre ses idées pour son groupe, et s’il on y rajoutait 1 an de composition et de réflexion supplémentaire, on pourrait avoir du très lourd. En attendant, nous avons « seulement » un bon album de plus.

Transatlantic – The Absolute Universe : Rock prog qui reste dans les standards du genre ; vraiment pour les fans, trop gentillet pour moi.

Leprous – Aphelion : Depuis mon pic d’intérêt pour les Norvégiens à la sortie de The Congregation en 2015, je vais de frustration en frustration. J’entends tout à fait ce déploiement de talents et de qualités au fil des morceaux, mais j’y reste insensible. Pire, le chouinteur (chanteur-chouineur) commence vraiment à m’agacer. Leprous intègre la catégorie musicale de Pain Of Salvation, le Télérama-metal, à laquelle je voue une absence totale d’attention.

Eldritch – Eos : Les Italiens continuent dans la lancée de Cracksleep sorti en 2018, qui tentait de renouer avec le grand metal prog de leurs débuts (surtout sur l’immense Headquake en 1997). Grosse technique à l’œuvre, mais les lignes de chant assez plates rendent l’accroche difficile et l’on se retrouve un peu à attendre les breaks des morceaux.

Cynic – Ascension Codes : Après un Kindly Bent To Free Us en demi-teinte en 2014, un drama entre le guitariste / chanteur Paul Masvidal et le batteur Sean Reinert l’année suivante (ce qui annonçait un split), un nouveau titre très alléchant en 2018 (Humanoid, renouant avec des racines plus metal) sans Reinert mais avec Malone à la basse, puis le décès brutal de ces 2 piliers du groupe en 2020 (obésité morbide / arrêt cardiaque pour l’un, suicide pour l’autre), l’annonce de ce nouveau disque prenait des apparences de résurrection. Encore. Ce 4ème album de Cynic (maintenant entièrement aux mains de Masvidal) est plus spatial, plus mystique, plus atmosphérique. Sur le papier ça pourrait signifier, me concernant, un désintérêt définitif ; mais finalement je préfère cette nouvelle cuvée à celle de 2014. Les passages metal prog sont discrets mais efficaces, et bien intégrés dans un ensemble de synthétiseurs (qui génèrent également la basse), d’interludes et de rythmes complexes résolument jazz rock – à ce titre, le travail fourni par le remplaçant de Reinert, Matt Lynch, est exemplaire. A l’écoute d’Ascension Codes, il nous semble entendre l’évolution finale de Cynic, qui ne plaira pas à tout le monde. Personnellement, je reste un inconditionnel de Focus et de leur démo de 1991, cependant je concède que ce disque est exigeant d’une autre manière, et qu’il restera un bel accomplissement dans la carrière du groupe.

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Heavy metal :

Lunar Shadow – Wish To Leave : Bon disque malgré une nette baisse de puissance des guitares qui pourrait le placer dans la catégorie rock indé ; mais on retrouve ce qui fait le charme du groupe depuis le début : structures peaufinées, solos mémorables. Finalement Lunar Shadow se transforme d’album en album, ce qu’il faut respecter, même si dorénavant leur démo et leur 1er effort (avec leur 1er chanteur) risquent de rester largement en tête de mes préférences.

Accept – Too Mean To Die : Album frustrant, car si quasiment tous les breaks et solos sont bien sentis et énergiques, le reste des morceaux empile clichés sur clichés et passe totalement aux oubliettes. Cette sortie marque un vrai coup d’arrêt dans une série d’albums de caractère.

Dee Snider – Leave A Scar : Album énergique, toujours sympa d’écouter ce charismatique ancien combattant, mais le niveau d’attention requis dépasse rarement celui du fond sonore dans un bar rock ou une soirée barbecue.

Warrior Path – The Mad King : Très bon heavy metal traditionnel qui ne réinvente pas la roue, avec une touche médiévale et un chanteur de classe internationale.

Unto Others – Strength : 1er disque sous leur nouveau nom, les anciens Idle Hands restent un peu avachis dans le confort de leur précédent album Mana. Les capacités pour faire trembler la scène heavy/goth sont bien présentes, en témoignent les illuminations que sont les morceaux Heroin et When Will Gods Work Be Done, mais ça ne m’a pas suffi pour mettre la main au porte-monnaie.

Crystal Viper – The Cult : Heavy metal à voix féminine. La leader Marta Gabriel, très active dans le milieu, peine à se démarquer musicalement de la longue liste de groupes proposant la même tambouille. Un seul titre se distingue franchement du reste par sa classe et son originalité : Welcome Home, une cover de King Diamond.

Portrait – At War With None : Disque sympa, le groupe y ralentit un peu la cadence, ce qui n’est pas un souci en soi, mais au final les morceaux sont moins marquants que sur le précédent Burn The World. Comme quoi lorsqu’on joue du heavy metal, mieux vaut être en guerre.

Running Wild – Blood On Blood : Je l’ai écouté pour la route, mais il n’y a rien à en tirer si ce n’est une odeur persistante de naphtaline.

Black Sites – Untrue : Après 2 bons albums où les influences diverses se bousculaient, le gang de Chicago semble avoir opté pour une ligne directrice heavy. Toujours du talent à revendre, bons titres, mais ça manque un peu de spectaculaire – peut-être à part en milieu de disque où l’on retrouve des éclairs rappelant les efforts précédents.

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Speed / thrash metal :

Angelus Apatrida – Angelus Apatrida : Ensemble assez générique puisant ses influences surtout chez Testament, mais qui gagne en inventivité au fil des titres. Quelques très bonnes idées indéniables.

Agent Steel – No Other Godz Before Me : Album déroutant. Pur esprit Agent Steel des 80s dans pas mal de riffs (donc excellents), vocaux de Cyriis reconnaissables après les années, mais parfois autotunés et/ou flingués, donc l’appréciation globale prend des allures de sinusoïde.

Artillery – X : Thrash objectivement bien joué et répondant au cahier des charges, mais de mon point de vue, complètement anecdotique. Cela fait plus de 30 ans maintenant que le groupe cherche en vain à réitérer son exploit de 1990 (objectif partiellement atteint en 2010).

Exodus – Persona Non Grata : Quelques bon passages mais ensemble beaucoup trop standardisé. Les Américains, pourtant figures d’autorité dans le milieu vu leur passé de premier de cordée, se retrouvent dans le même panier qu’Artillery.

Flotsam & Jetsam – Blood In The Water : Album agréable à l’écoute, thrash bien mélodique mais rien de transcendant cependant.

Home Style Surgery – Brain Drill Poetry : Album assez intense d’une grosse demi-heure, qui pourrait faire penser à une version tech-thrash d’Anthrax parfumée à du Heathen. Cool, mais s’avère un peu épuisant à écouter si on est fatigué de sa journée.

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Power metal / metal symphonique / néoclassique :

Therion – Leviathan : Retour à une formule plus classique suite au triple gadin Beloved Antichrist de 2018. Ça peut se comprendre, mais ce Therion-là n’a plus rien à dire depuis 2007. C’est la malédiction circulaire des groupes qui se ratent en expérimentant.

Rhapsody Of Fire – Glory For Salvation : Une bonne surprise en fait, leur opus de 2019 ayant pris des allures de glas. De bons trucs sur cette galette, donc la tendance chez les Italiens (rappelons que le claviériste est le seul survivant du line-up d’origine) serait de nous faire du un coup sur deux depuis la Sécession de 2011 : en 2013 c’était raté, en 2016 réussi, en 2019 raté, en 2021 plutôt réussi. Ce qui n’effacera pas cette amère vérité : leurs albums légendaires sont loin derrière.

Yngwie Malmsteen – Parabellum : J’écoute les albums du père Yngwie par habitude. Ce qui me rend triste quelque part, car ce dieu vivant du néoclassique continue de creuser. Batterie programmée, voix traficotée (la sienne), beaucoup de recyclage, quelques pains laissés tels quels sur l’enregistrement (certainement pour rendre hommage à l’esprit Blackmore des 70s, non ?), et dans cet amalgame de médiocrité surnagent quelques bonnes idées qui ravivent des souvenirs fugaces et reculés datant de l’époque où son aura était flamboyante.

Rage – Resurrection Day : Je ne comptais pas me pencher sur le dernier Rage cette année, groupe prévisible parmi tant d’autres groupes prévisibles. Puis j’ai lu des avis dithyrambiques, et je me suis ravisé pour accorder aux Allemands une petite heure d’écoute. Ensuite j’ai pris la résolution de ne plus me fier aux avis dithyrambiques sur Rage.

Helloween – Helloween : Le grand retour des patrons du power metal en mode tournée best-of avec la réapparition de Kai Hansen et Michael Kiske. Forcément le tiroir-caisse résonne. Ceci dit, malgré l’opération commerciale repérable à 3 kilomètres, les Allemands ont eu la décence et le professionnalisme pour sortir un vrai disque travaillé et pas des semblants de morceaux à moitié commencés ou finis qu’on jette comme des cacahuètes aux fans acquis d’emblée. La vraie surprise de cette sortie, c’est la toute relative qualité des prestations des membres « historiques » : les 3 compos de Weikath m’ont ennuyé (le titre d’ouverture, au secours !), la performance de Kiske ne me parle pas, et Hansen s’est simplement illustré sur un titre (certes, le bon pavé de 12 minutes). Par contre, les apports de Deris et Gerstner font littéralement décoller l’album, qui au final restera parmi les meilleurs de leur longue discographie.

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Death metal :

Hannes Grossmann – To Where The Light Retreats : Tech-death excellemment joué bien sûr (Christian Münzner encore là, même partiellement), mais d’un niveau un peu en-dessous des 3 précédents albums solo. L’inspiration de ce célèbre batteur de niche s’étiole doucement au fil des disques, et c’est dommage, mais ce 4ème effort a des qualités à revendre. Peut-être faudrait-il arrêter de s’éparpiller dans 150 projets pour que le suivant rejoigne les sommets de son 2ème album de 2016, The Crypts Of Sleep.

Iotunn – Access All Worlds : On a vu ce disque pointer le bout de son nez dans les divers classements de fin d’année sur les sites spécialisés. Il faut dire que le groupe Danois a bénéficié d’une promotion assez agressive pour un 1er album. Alors, est-ce justifié ou pas ? Plutôt oui. Death mélodique de bonne qualité aux accents progressifs, dont le principal atout se situe à mon avis dans la voix claire, vraiment au-dessus du lot dans le style. Et c’est relativement rare.

Carcass – Torn Arteries : Avec une telle pochette on pouvait croire que les Anglais avaient perdu leur saignant. Mais non. Leur dernier EP Despicable, assez sympathique quoique pas grandiose, proposait encore ce son si caractéristique, et j’éviterai de jouer au gardien du temple affirmant que tout est pourri après [citer le nom d’un album entre 1988 et 1996] car j’avais vraiment aimé Surgical Steel en 2013. Ce Torn Arteries propose un death metal carcassien époque Heartwork / Swansong agrémenté de quelques surprises comme cet épique Flesh Ripping Sonic Torment Limited avoisinant les 10 minutes de death metal progressif, ou des clap-clap sortis de nulle part sur l’excellent In God We Trust. On regrettera 3-4 morceaux un peu tièdes en début et en fin de disque, mais somme toute, une belle sortie.

Siderean – Lost On Void’s Horizon : Ce groupe Slovène n’est autre que la continuité de Teleport, qui s’était fait remarquer par un EP et plusieurs démos de death metal dissonant et spatial (comprendre atmosphérique avec des thèmes liés à l’espace). Ce 1er album reste dans ces eaux, avec de la compo complexe et du texte cryptique en pagaille. J’ai préféré leur dernière démo sous le nom de Teleport mais Lost On Void’s Horizon demeure un choix solide pour les amateurs de death metal hermétique.

Obsolete – Animate // Isolate : Le son est résolument old school et lorgne sans se cacher vers des groupes mythiques comme Atheist ou Sadus, ce qui demande un minimum de concentration, même lorsqu’on est habitué à ce style. Ce disque révèle petit à petit ses secrets et finit par pleinement conquérir les auditeurs de préférence déjà réceptifs au thrash / death technique. Pour les initiés donc.

At The Gates – The Nightmare Of Being : Le problème d’At The Gates depuis leur retour en 2010, c’est pas tant le côté musical, souvent travaillé et assez inspiré, mais plutôt la voix totalement flinguée de Tomas Lindberg (et je dis ça alors que les voix black et death ne me dérangent pas en général, donc imaginez si vous n’aimez pas ça de base). Pour ce nouvel album, les Suédois pionniers du death mélodique prennent quelques risques et agrémentent leur recette d’accents progressifs et d’une certaine recherche dans les arrangements (qui s’essayent au saxo d’ailleurs). Si on parvient à ignorer les vocaux, on peut passer un bon moment.

Duskmourn – Fallen Kings And Rusted Crowns : Death mélodique aux tendances folk blackisantes avec voix gutturale. Bonne qualité d’ensemble qui hisse l’album au niveau d’un album d’un Insomnium Wintersunisé et Windirisé.

Rivers Of Nihil – The Work : Le groupe atténue son tech death djentisant et penche de plus en plus franchement vers le metal prog. Opus très riche qui a surtout accroché mon oreille sur les morceaux les plus doux, et qui exige un réel investissement et maintes écoutes – que je n’ai pas eu le temps de fournir. J’avoue que les parties les plus modernes me rebutent un peu. Pour ce que ça vaut, c’est l’album de l’année pour mon fils, qui a un goût sûr et affirmé comme son père.

Cadaveric Fumes – Echoing Chambers Of Soul : Pratiquant un death metal d’école Morbid Angel, les Rennais se séparent après 10 ans d’existence et quelques EPs. Ce premier album est donc leur chant du cygne ; sachant cela les musiciens ont composé sans pression. En cas de réussite le résultat sera donc aussi bon que frustrant, et le résultat est très bon. Le disque est mélodique, excellemment structuré, parfumé doom par endroits, tout en imposant un death metal punitif lorsque le moment l’exige. Une sortie qui rappelle la grande époque de Loudblast au début des années 90.

Worm – Foreverglade : Excellent death doom, glougloutant, gargouillant, marécageux, fangeux, et éclairé subitement de temps à autres par des solos vraiment lumineux, créant ainsi un contraste du plus bel effet. Un album que j’ai pris plaisir à poncer cette année.

Omnium Gatherum – Origin : Vraiment ? Mélodeath ultra mainstream, très peu d’aspérités hormis les vocaux. Je n’ai jamais été fan de ce groupe, mais dans mes souvenirs c’était plutôt solide et surtout moins lisse que ça.

Archspire – Bleed The Future : Gros point fort du disque : il ne fait que 30 minutes. Brutal tech death aussi impressionnant que pesant. Soit je suis devenu trop vieux, soit ce truc frôle vraiment l’imbitable.

First Fragment – Gloire Eternelle : Une heure 10 d’un tech-death-néo-classique-flamenco-funko-jazzy avec des tombereaux de solos de guitare et de basse dans tous les sens. Indigeste oui, mais finalement pas tant que ça, et c’en est surprenant. Parce que ça reste fait avec goût, malgré beaucoup de blast beats et les vocaux gutturaux (qui pour moi en deviennent superflus, voire importuns ; les textes sont en français mais ils pourraient tout autant être en ouzbek). Imaginez Cacophony version tech death avec un bassiste au même plan que les guitares. Sans jamais pouvoir aller au bout d’une écoute entière d’une traite, j’ai quand même acheté le CD car c’est un album véritablement unique.

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Black metal :

Cette année j’ai vraiment essayé d’en écouter un maximum mais je ne pouvais clairement pas suivre le rythme des sorties bandcamp. Depuis que je m’intéresse au black metal atmosphérique, plus je plonge dedans, plus je découvre des couches et des couches de groupes enterrés les uns sous les autres, tous planqués dans un relatif anonymat. Voici donc les quelques sorties que j’ai pu au moins écouter plusieurs fois, et qui représentent sans doute 1 centième de ce vaste monde souterrain.

Midnight Odyssey – Biolume Part 2 : The Golden Orb : Bon disque de « black metal atmosphérique mythologique » qui s’écoute dans sa totalité pour un long voyage de presque 2 heures. L’appellation « black metal » ne fera pas consensus car finalement les éléments de ce style sont seulement épars, la grande majorité de ce double album lorgne ostensiblement sur le heavy / doom épique en diable avec de gros clins d’œil à Bathory. S’il on ne craint pas les morceaux qui s’étirent à l’infini sur des motifs redondants mais complémentaires, s’il on a bien intégré le fait que l’on n’écoute pas le metal atmo comme le heavy metal, le thrash ou le prog, on passe un très bon moment.

Spectral Lore – Ετερόφωτος : J’ai connu cet artiste Grec grâce à ses collaborations avec Jacob Buczarski (le cerveau de Mare Cognitum), souvent stellaires (Sol et Astrology Of The Nine). Pour la première fois, j’ai mis le pied dans son univers pendant un album entier, mais c’est beaucoup plus bruitiste et j’avoue ne pas avoir accroché du tout.

Grima – Rotten Garden : Les deux petits surdoués Russes du BM atmo avaient frappé très fort lors de leurs travaux antérieurs, Will Of The Primordial et Pantheon MMXIX (de leur 2ème groupe Ultar) sortis il y a 2 ans. Ayant commencé à creuser ce style en 2020 à la faveur du confinement, ces albums étaient absents de ma rétrospective 2019 ; erreur réparée désormais car il n’est plus question que je rate leurs œuvres. Cette nouvelle offrande païenne chantée en russe propose un black atmo cru et goûtu, parsemé de quelques passages d’accordéon ; offrande peut-être un peu moins hypnotisante que les précédentes, toutefois, mais d’un caractère toujours garanti (quel titre d’ouverture !). J’attends maintenant le prochain Ultar de pied ferme.

Belore – Artefacts : De bons passages dans un style proche de celui des récents Midnight Odyssey, avec un penchant un peu irritant pour quelques mélodies naïves (vraiment naïves, abus total sur The Fall of Endeor), qui ne plombent heureusement pas l’album entier. Là encore l’appellation « black metal » n’est majoritairement due qu’aux vocaux écorchés, car une très vaste part du propos musical se situe plutôt dans le metal symphonique bien cheap et DIY mais très charmeur.

Colotyphus – My Nostalgia : Très bon disque, très typique du style. Donc peu de surprise, chant black en ukrainien, mais un réel plaisir à s’engouffrer dans ces compositions équilibrées, faites de murs de guitares saturées enjolivés de mélodies bien mémorisables.

Aquilus – Bellum I : Mélange assez osé entre BM atmo glauque, grandes plages d’arrangements classiques et death metal opethien. L’album nous emmène à la découverte de paysages très variés, de sombres forêts épineuses aux plateaux montagneux verdoyants sous un ciel pluvieux, le tout dégageant une majesté certaine. Du beau travail.

Ethereal Shroud – Trisagion : 1 heure et quart de musique, 4 morceaux de BM atmo classique parsemé de touches doomesques. L’unique membre d’Ethereal Shroud a prévenu immédiatement son petit cercle d’initiés : il pense avoir musicalement tout dit en 2 albums (2015, 2021) et stoppe le projet. Encore un excellent disque propice à la méditation et à l’élévation spirituelle ; hypnotique diront les amateurs, chiant et vide diront les profanes.

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Mélange metal :

Esa Holopainen – Silver Lake : Album solo surprenant du guitariste lead d’Amorphis. Assez facile d’accès, divers invités de marque au chant, il navigue librement entre du pop-rock joué avec goût et du metal mélodique tirant sur un style naturellement Amorphistique lorsque Tomi Joutsen s’empare du micro. Bonne surprise qui aurait pu marquer davantage encore cette année si on n’avait pas ce léger sentiment d’inachevé sur les titres plus popisants.

Tribulation – Where The Gloom Becomes Sound : Death metal tout d’abord franc du collier en 2009, puis progressif en 2013 puis agrémenté de rock gothique sur The Children Of The Night en 2015 et sur Down Below en 2018, la stagnation pointe le bout de son nez. Rajoutons-y un commencement de manque d’inspiration et l’on obtient un album à la première moitié sympathique mais sans grand intérêt, et à la seconde beaucoup plus accrocheuse. Disque assez réussi mais pas suffisamment pour marquer durablement les esprits. Typiquement le genre d’album qui clôt les achats yeux fermés concernant tel ou tel groupe ; j’écouterai avant désormais.
"Je veux une bonne fois tenter l'épreuve qui fera voir jusqu'à quel point nos semblables, si fiers de leur liberté de pensée, supportent de libres pensées" Nietzsche

Hors ligne Bouloche Le Foufounet

Re : PURE FUCKING METÔÔÔÔLE
« Réponse #1090 le: 07 janvier 2022 à 11:29:50 »
Aaaaaaah, le célèbre top annuel ! [:petrus jar]
Une nouvelle fois, un gros pavé bien complet ! Beau travail !

Je ne connais pas les 3/4 des groupes que tu cites, mais 2 ou 3 de tes "chroniques" m'ont données envie d'y jeter une oreille (la 1ère notamment, BESTIAL INVASION).

Concernant le dernier CRADLE OF FILTH, j'ai écouté un peu.
J'aimais bien ce groupe quand j'étais ado (période Dusk... and Her Embrace, Cruelty and the Beast et Midian), mais j'avais fini par "passer à autre chose".
Et bien, c'est triste à dire, mais "je n'y arrive plus". Ce dernier album n'est pas si différent de ce que le groupe faisait il y a 20 ou 25 ans (putain... 25 ans... [:sweat]), mais je n'accroche plus. Ca me gonfle au bout de quelques minutes.

Quant au dernier EVERGREY, le bassiste de mon groupe étant fan du groupe, je m'y étais penché aussi.
Je suis mitigé par rapport à ce disque : C'est bien foutu, c'est sympa à écouter, mais ça manque un peu d'agressivité, de puissance, ... de poils ! J'ai l'impression que le groupe est sur la pédale de frein et enchaine les "power ballades" pour plaire au plus grand nombre et en oublie complètement d'envoyer un peu de steak de temps en temps.


De mon coté, je vais revenir sur 1 bonne surprise, 1 découverte et 2 semi-déceptions :


La bonne surprise :

MASTODON, Hushed and Grim



Je suis le groupe depuis que je les ai découvert avec l'album Crack The Skye.
Ce gros mélange chelou de stoner-psyché-prog-metal-rock-tutti-frutti m'avait scotché !
Mais, j'avais été refroidi par l'album précédent (Emperor of the Sand) : un prod que je trouvais dégueulasse m'avait toujours empêcher de "rentrer" dans l'album.

Donc, j'attendais cet album avec retenue...
Mes craintes ont rapidement été balayées : ça envoie du lourd !
Le groupe ne s'est pas foutu de la gueule de son public : BIM ! Double album ! (et sans morceau atmo-instru-remplissage bidon, s'il vous plait)
On est en "terrain connu", mais c'est suffisamment varié et bien fait pour "ne pas faire chier" l'auditeur.
Très bon disque : ma bonne surprise de 2021 !


La découverte :

SOEN, Imperial



SOEN est le groupe de l'ancien batteur d'OPETH, Martin Lopez. C'est par ce biais de "nouveau groupe de..." que je me suis intéressé à SOEN.
On est sur du metal prog plutôt calme. La prod' est assez rock. C'est gentil, ça passe bien, c'est bien foutu. Et le chanteur est TRES bon (et le batteur aussi, mais ça je le savais avant d'acheter le disque ! ;)).
Je regrette un peu un coté un peu trop "lissé", trop propre (un peu plus de "rentre dedans" aurait été bien), mais ça reste un disque bien agréable à écouter.


Les 2 semi-déceptions :

GOJIRA, Fortitude



Disons le tout-de-suite, à l'instar de l'album dont je parlerai après, Fortitude n'est PAS un mauvais disque. C'est même un bon disque. Certaines compo sont vraiment chouettes.
Cependant, je regrette vraiment qu'au fil des années GOJIRA ait perdu de sa sauvagerie. C'est bien foutu, c'est propre, c'est catchy, c'est calibré pour remplir les salles de concerts, mais, précisément, c'est trop calibré, trop propre. Pratiquement tous les morceaux sont en 4/4 bien classiques (à quelques passages près), c'est gentil, ça déroule sur des rails, sans folie, sans surprise (Après, ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit : on n'est pas sur du Ariana Grande, hein, ça reste du metal ! [:lol]).
Où sont partis les riffs tout-foufou avec mesures asymétriques, breaks sauvages et agressions ?

Donc, album frustrant. Frustration sûrement dictée par ma nostalgie de vieux con. J'aimerais tant que le groupe se lâche de nouveau en peu plus, laisse éclater sa colère.



JINJER, Wallflowers



Ici aussi, grosse frustration.
Groupe découvert avec l'album King of Everything, j'attendais le nouvel album de JINJER avec pas mal d'impatience.

Comme pour le dernier GOJIRA, on ne peut pas dire que Wallflowers soit un mauvais disque.
Mais, alors que le groupe parvenait avec talent à jongler avec un mélange de neo et de death technique, avec des notes de funk, de jazz et plein d'autre truc, ce qui donnait des compos très variées, on dirait que JINJER a décidé de "durcir le ton". Le disque est lourd, très agressif, intense, il attrape l'auditeur et lui blaste la tête sans lui laisser le temps de respirer, sans pause, sans "moments plus calmes".
On sort du disque exténué.

La prod' est excellente, les musiciens sont tous des bêtes, la chanteuse est talentueuse. Il ne manquait qu'un peu de "respiration", une once de diversité, pour en faire un disque formidable.

Tout problème a sa solution qui pose problème...

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