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Warhammer 40.000, le Topic (histoire de faire un titre que tout le monde pige)

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Bal-Sagoth:
OK OK, soit la section est récente, soit y'a vraiment personne qui lit sur ce forum et mon topic va se payer un flop si retentissant qu'on pourra l'entendre jusqu'à Pluton en dépit du fait que le vide cosmique ne véhicule pas les ondes sonores.

Je suis venu vous parler de Jésus... Noooot.

Je suis venu vous parler d'un futur vachement lointain où il n'existe que la guerre et où vous feriez mieux de vous réjouir de la pourritude optimale du jour actuel, vu que demain sera pire qu'aujourd'hui.

Je vous parle du quarantième millénaire galactique. Warhammer 40.000 (pas les petits bonshommes en plastoque)

L'Empereur n'est plus qu'une ruine plaquée or en décomposition sur son trône depuis 10 millénaires, l'humanité un morceau de viande pendu à un hameçon, l'unique raison pour laquelle personne l'a encore bouffée, c'est qu'il y'a trop de prétendants qui se foutent sur la gueule pour la gober tout rond.

D'un côté, les Orks. Une race de créatures primitives créées en catastrophe par la plus grande race connue de l'univers à l'aube de sa propre destruction.

Pas une réussite flagrante. Verts, grands, moches, résistants, pas très malins, mais un talent inné pour la technologie... aléatoire. Disons que ce qu'ils créent est aussi mortel pour l'ennemi que pour celui qui s'en sert. Se reproduisent par spores. Hyper nombreux. Une vraie plaie. Pas du genre à faire dans la finesse.

D'un autre, les Eldars... Divisés en deux courants de pensée... Depuis le temps, autant dire deux races, car ils n'ont plus grand chose de commun même génétiquement suite aux nombreuses altérations dues au Warp.

Les Eldars... La plus grande réussite de la plus grande race de l'univers, et pourtant, tellement conne que même informée de sa propre déchéance 37.000 ans à l'avance, ils n'ont pas su voir venir le coup.

Depuis, ils forment la race de Xenos la plus étrange l'univers, agissant vers des buts incompréhensibles, vivant reclus dans des vaisseaux-mondes, attendant la naissance de leur dieu, consacrant chaque aspect de leur existence à un seul et unique aspect, vivant dans un ordre strict...

...Afin d'échapper à ce que leur grande civilisation est devenue... A force de s'adonner au plaisir, la force de leur déliquescence a trouvé un écho si fort dans le warp (une énergie psychoréactive capable de tout créer) qu'un dieu en a émergé, Slaanesh, le prince des plaisirs, et sa naissance a créé une déchirure dans la trame même de la réalité, celle qu'à ce jour encore les hommes nomment "L'Oeil de la Terreur".

Leurs frères d'autrefois, pervertis par les plaisirs impies sont devenus une race d'esclavagistes immondes appelés Eldars Noirs, seigneurs absolus de la haine et de la souffrance, maîtres de la torture.

Encore d'un autre côté, les tyranides. Cette race ne perd pas son temps à rédiger sa propre histoire et même si l'enregistrement de sa présence en espace impérial est relativement récente, son existence est sans doute terriblement plus ancienne et sa provenance clairement extra-galactique.

Ce sont des créatures protéiformes qui peuvent s'adapter à tout et dont le seul but est l'absorption de toute forme de vie dans l'univers afin d'intégrer leur matériel génétique au leur.

Les plus érudits imaginent que ces créatures sont dirigées par une volonté distante et unique relayée par des unités spécialement conçues à cet effet, et leur nombre ne décroît jamais.

Chaque fois qu'une vague de ces monstruosités est défaite, une autre vague encore plus conséquente est découverte. Elles ne semblent pas être sujettes ni à la peur, ni au moral, peu importe combien d'entre elles meurent, elles se battent avec la même férocité jusqu'à la totale annihilation.

Il y a les communis... Les Tau, une race extraterrestre jeune et prospère pensant que toutes les races de la galaxie déterminées à agir pour le plus grand bien commun peuvent coexister ensemble au sein d'un même grand empire pour peu qu'elles adhèrent à la même utopie.

Les Tau ne discriminent pas. Du moment que vous êtes prêt à mourir pour le plus grand bien commun vous êtes le bienvenu.

Et il y a le chaos. Un serpent dévorant sa propre queue, infini et autodestructeur. Un élément qui n'est à l'origine ni bon, ni mauvais, mais qui au contact des pulsions irréfrénées d'une humanité en plein expansion a donné forme à des concepts puissants.

La peur de sa propre déchéance, la crainte de sa propre mortalité a donné Nurgle, dieu-concept de la déchéance, des maladies, de la décrépitude et de la pourriture.

La soif de conquérir, la colère, la haine, la frustration, ont donné le seigneur des crânes, Khorne, dieu de la guerre et du sang, qui se moque totalement de la provenance des crânes qui forment son trône.

Le désir de savoir, de connaître, de comprendre, cette peur poignante de ne rien savoir face à une telle immensité à engendré le seigneur des secrets, Tzeentch, architecte des destinées.

Et il y a toujours Slaanesh, le jeune prince des désirs et de la luxure, dans laquelle la jeune race des hommes a pu se retrouver. Ceux qui cherchent le dépassement de la chair, l'amplification des expériences, ont soif de nouveauté et visent à la perfection se dirigent vers lui.

Mais dans cette liste d'opposants, de menaces pour l'humanité, faut-il oublier la plus grande, l'humanité elle-même qui est son propre cancer? Autrefois l'Empereur l'a menée vers les étoiles pour la guider vers l'illumination mais depuis sa "mort" par la main d'un de ses propres fils, le puissant Horus, l'humanité s'est enlisée dans tout ce que son maître souhaitait la délivrer.

L'obscurantisme religieux. L'Empereur vénéré comme un dieu, lui qui avait tant lutté pour détruire tous les cultes de la vieille Terra, lui qui avait châtié son propre fils Lorgar parce qu'il osait le glorifier tel un dieu.

Et les fils de l'Empereur et ses légions de surhommes génétiquement améliorés, divisées, éclatées dans la galaxie.

D'une part les fils loyaux sans père, dépourvus des glorieux primarques dont ils étaient issus, eux-mêmes issus des gênes de l'Empereur, et de l'autre, les légions bâtardes ayant rejoint les puissances du Warp, aux côtés de leurs pères déformés.

Magnus, poussé à rejoindre Tzeentch par son frère Leman Russ.
Lorgar, ayant embrassé le chaos dans son ensemble après s'être vu spolier le droit de vénérer son père.
Perturabo, seigneur des sièges et de la tactique martiale, voué au chaos universel.
Alpharius et Omegon, les jumeaux, ayant sacrifié leur âme par nécessité suite à une prophétie Eldar.
Angron, l'ancien gladiateur, devenu l'avatar de Khorne par haine du père qui l'a arraché à une vie qu'il avait accepté.
Mortarion, résolu à mimer l'existence son père adoptif sur sa planète de pestilence, grand squelette en armure rouillée dont l'âme nourrit Nurgle.
Fulgrim, dont le désir de perfection masqua sa propre vanité et entraîna son âme là où même lui ne put l'extirper. La chose qui a pris son corps est toute dévolue à Slaanesh.

Et au milieu de ces luttes de titan, l'homme. Des milliards de milliards d'âmes vivant sur des millions de planètes dans des centaines de systèmes.

L'homme, perdant quel que soit son allégeance.

Luttant en vain contre des évènements dont l'issue échappe à son contrôle, les légions impériales, des milliards d'âmes dévouées au Dieu-Empereur, inconscientes du mensonge qui leur est servi.

Des hommes et des femmes luttant sur des milliers de planètes, parmi lesquels s'élèvent des héros pathétiques, symboles d'espoir dans une galaxie où ce concept semble plus qu'illusoire.

Quelques mots insuffisants pour décrire un univers baroque, brutal et futuriste, dépeint dans des dizaines de romans disponibles en français.

Ce n'est rien de plus qu'un résumé hyper serré d'un univers vaste au possible avec un background que j'ai résumé moi-même en une cinquantaine de pages word, si je me souviens bien.

Si vous voulez en savoir plus, demandez-le moi, je serai ravi de vous fournir la timeline de notre galaxie, au 40ème millénaire galactique.

Je suis pour ma part un passionné depuis plus de dix ans de ce monde science-fiction simili post-apocalyptique où l'espoir n'existe que chez les aveugles et les fous.

Darth Sidious:
Je pratique 40k depuis la v2, depuis pas mal de temps donc.
J'avoue que ce qui m'attire le plus ce sont les figs et le système de jeux, l'univers venant en troisième.

J'ai lut quelques bouquins de la black librairy, notamment  les 4 premiers  sur l'hérésie d'Horus.  Ce sont des romans de gare ( à mon avis), mais ça reste agréable à lire..

En ce qui conccerne l'univers Taran est une référence pour tout ce qui concerne le vieux fluff :
http://taran.pagesperso-orange.fr/

Mais bon tu dois connaitre ^^

Bal-Sagoth:
"Roman de gare", ça dépend, c'est pas du Gérard de Villiers, merci. (désolé si y'en a qui en lisent, y'a pas de mal, mais là c'est vraiment LA littérature de gare)

C'est plutôt pas mal foutu même si c'est pas du Shakespeare, terriblement épique, des mégatonnes de background, des personnages bien foutus...

Ca déclasse sérieusement la plupart de la prod SF cinématographique US des dernières années.

On sait que c'est pas du Asimov ou du K. Dick, mais pour du roman militariste ça vole plutôt haut.

J'adore l'univers général, qui est sombre au possible, et l'absence de parti pris.

Y'a pas de "gentils" dans ce truc. L'Imperium est un ramassis de gros fachos galactiques hyper endoctrinés qui vénèrent un Empereur qui, s'il était vivant, les ferait tous exécuter dans la mesure où ils sont devenus l'exact opposé de ce vers quoi il espérait mener l'humanité.

Et en tant que gros cinglés hyper religieux ils ne valent pas mieux que les gros chaoteux d'en face.

Pendant ce temps-là la populace s'entasse et se reproduit dans la crasse d'immenses cités-ruches, en espérant vaguement ne pas être détruite dans une guerre de cartels, une invasion ork, tyrandie, chaoteuse...

Bref, ils savent qu'un jour où l'autre ils vont se faire bouffer mais ni quand, ni à quelle sauce.

Et y'a même parfois un côté étonnement anti-militariste dans les bouquins, ce qui est paradoxal, mais tout simplement parce qu'on ne peut parfois avoir aucune sympathie pour de tels "gentils".

De même, difficile de ne pas voir en cet immense empire qui prétend régir tout ce qui vit dans la galaxie et décider de comment chacun devrait vivre, mais est au bord de la déchéance, une métaphore de l'Amérique actuelle...

Les bouquins du 40K sont pas les plus ouvrages de SF les plus profonds qui soient, mais c'est pas non plus du torche-cul pour bidasse.

Y'a toujours un bon gros lot de bouquins-fillers faits pour exploiter la licence mais qui apportent pas grand chose sinon d'autres gros tas de muscles en armures de céramite qui pourrissent de l'alien avec des gros guns, mais y'en a des plus finauds et salement bien ficelés.

Je te conseillerai de lâcher Horus, ça a beau être toute l'histoire du merdier d'y a 10.000 ans qui aide à piger comment on en est arrivé à ce qui existe maintenant, ça passionne pas forcément tout le monde.

Y'a au moins deux trilogies qui peuvent se lire avec un minimum de background et ne sont pas juste des concours de grosse bites.

La trilogie de Eisenhorn, et celle de Ravenor.

Par Dan Abnett, le meilleur auteur du 40K.

Il a un style très punchy et comic books, mais en même temps fluide et apte à diffuser les éléments de son bouquin tout en nuances jusqu'à la grosse révélation finale.

C'est du pur page-turner d'action.

Les deux trilogies portent sur les enquêtes de deux Inquisiteurs Impériaux dont une mission à l'origine importante mais pas forcément critique va amener à des révélations à te retourner la galaxie.

La façon dont c'est amené n'a rien d'une grosse blague à deux balles, c'est étonnamment fin.

Y'a plusieurs facettes au 40K/

Y'a le récit bien burné d'aventures de Space Marines, où on connaît déjà l'histoire (bah oui, si t'as un peu lu le background tu connais l'Hérésie d'Horus et la destinée des 20 primarques - enfin, sauf deux, ceux des légions II et XI qui ont été rayés des archives impériales) mais où on a quand même envie de voir tout ce qu'il y a eu autour.

Si tu en veux de très bons, je te conseillerai "Légion", racontant un peu l'attitude que Alpharius et Omegon devront avoir vis-à-vis de l'Hérésie, décrit au travers de personnel civil et militaire qui les accompagne, Mechanicum, qui raconte comment l'Hérésie s'est passée sur Mars, avec une très bonne aventure impliquant peu de Marines (mais pas de Titans), Nemesis, où "Inglorious Basterds" version 40K, l'équipe la plus pointue d'assassins jamais réunie envoyée pour tuer Horus avant qu'il n'arrive à Terra... Très bien foutu contrairement à ce que laisse penser le pitch.

Y'a aussi une autre facette, le roman militaire, focalisant sur la Garde Impériale, avec la fameuse série des Gaunt's Ghosts, et une série parodique sur Ciaphas Cain, héros de l'Imperium.

Un commissaire reconnu par tous comme un parangon de vertu, qui est en réalité un lâche, un pleutre et un déserteur qui a toute la malchance du monde...

Il essaye de se barrer durant une charge ork, et finit par causer l'explosion d'un réseau sous-terrain... détruisant tous les orks.

Tout le monde le prend pour un héros, et évidemment il en profite allègrement, multipliant les coups de bluff, et le pire, c'est que la plupart du temps, ça marche... Et il en est le premier étonné.

Y'a trois volumes bien funs qui sont présentés comme une tentative d'une de ses acolytes, une Inquisitrice retorse et pas dupe, de donner un sens à un texte continu et déstructuré rédigé en fin de vie par Caine après qu'il ait fini ses jours comme enseignant émérite pour les futurs officiers impériaux et publié des mémoires officielles très vaniteuses.

Ce texte nommé "archives Caine" tient en une seule palquette de donnée de texte brut écrit par Caine non pour faire amende honorable, mais comme une bonne blague, révélant à tous qui il était véritablement.

L'Inquisition conserve le document justement pour que l'Imperium garde en mémoire l'image "utile" du plus grand dégonflé que ses armées aient jamais compté... Ce qui, à nouveau paradoxalement, en fit finalement un des meilleurs éléments...

Y'a aussi des romans plus portés sur l'intrigue que la baston de masse, comme les deux trilogies déjà citées, qui figurent des individus aux méthodes d'infiltration éprouvées qui n'ont rien de surhommes durant plusieurs décennies de leur existence, ou d'autres aussi dans une veine plus "infiltration" comme "Lord of the Night" de Simon Spurrier, où les manigances d'un Night Lord sorti du Warp récemment et qui pense que l'Hérésie n'était pas y'a si longtemps que ça (dans le Warp le temps ne s'écoule pas comme à l'extérieur) et essaye de récupérer un artefact de son ancien primarque dans une cité-ruche où un inquisiteur doit enquêter, aidés d'agents des forces de police locales (l'adeptus arbites)

Faut pas juger trop vite le 40K, c'est pas toujours très subtil, mais en même temps c'est pas fait pour, ça veut pas dire pour autant que c'est à reléguer à côté des Danielle Steele et de la collection Harlequin...

Oui c'est du roman commercial, et ça vaut pas les grands pontes de la SF sur leur terrain, mais l'astuce c'est que ça joue pas sur le terrain d'un Asimov qui a certes constitué des emblèmes de la SF avec son cycle de Fondation et des Robots, mais est nettement moins punchy qu'un 40K où t'as une bonne grosse tranche de seigneur démon avatar des dieux du chaos qui va faire basculer plusieurs systèmes dans les ténèbres 3 fois par bouquin :p

W40K va bien avec la testostérone, la pizza et la bière :p

Mais c'est pas pourtant du "moi vois moi tue". Y'a eu pire dans le genre. La novellisation de Doom par exemple. Ou pire. De Doom 2.

Dans la littérature commerciale y'a eu beaucoup plus fade et chiant, dans les romans-fleuve genre Lancedragon et Royaumes Oubliés (les premiers sont terribles, mais arrivé vers le tome 40 j'avais besoin d'allumettes sous mes paupières pour pas m'endormir après 3 pages), ou les essais de novellisations de séries comme Diablo ou Stracraft (faites parfois par des auteurs qu'on retrouve dans le 40K ceci dit... Ces mecs là sont des mercenaires de la plume et ont à leur actif des pléthores de bouquins de SF ou fantasy commerciale de grosses licences... Mais honnêtement, le 40K s'en sort encore bien et y'a vraiment que deux bouquins hypra chiants et mauvais, ceux sur les Dark Angels).

Donc, c'est sûr que si vous vous attendez à une amplitude asimovienne avec des métaphores kafkaïennes et un style shakespearien, vous allez tomber de haut.

Mais le terme "littérature de gare", me fout légèrement le calecif dans la raie et les poils de cul en tire-bouchon ^^

Si San Antonio peut passer aujourd'hui pour de la littérature tout à fait noble (du moins auprès d'une certaine frange d'un certain public) alors que c'était à la base de la littérature de caserne (littéralement : mon père n'a lu que ça durant tout son service militaire), je pense que le 40K n'a pas à baisser la tête en signe de honte :p

(je précise que j'ai lu des San Antonio et que ça m'a fait rigoler, c'est juste pas trop mon style de bouquin)

Le 40K c'est le bien. Ca laisse des taches de xenomorphes sur les mais si on y fait pas gaffe, mais c'est pas non plus du pif-paf-pouf de neuneu lobotomisé.

Perso certains bouquins pour moi valent bien du Moorcock (quitte à en faire hurler certains :p)

Wild Pegasus:
J'ai cru que quelqu'un voulait qu'on lui prête 40 000 euros  [:aie]

Bal-Sagoth:
Ca jokait un peu là-dessus 'fectivement. Moi et mes fuckin' titres pas obvious, m'apprendra.

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