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[Fanfic] L'origine des Armures d'Or

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Masque de Mort du Cancer:
Note de l'auteur : je remets cette fanfic - que j'avais laissé inachevée mais que je compte bien terminer - sur le forum. Par ailleurs certains passages vont être remaniés : de-ci de-là, quelques petites fautes s'étaient glissées, certains chapitres me semblaient un peu vides et ont besoin d'être plus fournis, certaines tournures de phrase étaient quelque peu maladroites et ainsi de suite.

Pour ceux qui l'ont déjà lue (et se souviennent encore des chapitres !), ce sera en quelque sorte une redécouverte ; pour les autres ce sera tout simplement une découverte.

Quoi qu'il en soit, je vous souhaite une bonne lecture ! ;)

Spoiler (click to show/hide)PROLOGUE

La Déesse Athéna était satisfaite : obéissant à sa requête, les forgerons de l'Empire de Mü avaient forgé les Armures de Bronze et d'Argent, il ne restait plus que les Armures correspondant aux douze Constellations traversées par Hélios (le Soleil) tout au long de l'année : les douze Signes du Zodiaque.

Elle confia l'exécution de cette noble tâche, non pas à des mortels, mais à un Immortel, le maître de la forge lui même : Héphaïstos. Ce dernier - flatté qu'Athéna fasse appel à son talent incomparable - prit avec lui les Cyclopes (1) les plus habiles, les plus robustes et les plus résistants, rassembla les matériaux nécessaires à la fabrication de ces protections sacrées - l'orichalque, le gammanium et la poussière d'étoile – installa sa forge près de l'Olympe et alluma le foyer avec le feu du Soleil lui-même.
Car comment aurait-il pu créer ces Armures dans une forge située en plein cœur d'un volcan, alimentée par le feu souterrain, donc venant du monde des Morts ? Non, pour une telle œuvre il faut la proximité des Étoiles et le Feu Céleste.

Héphaïstos et ses Cyclopes s'enfermèrent dans cette forge, à l'abri des regards indiscrets, et se mirent au travail. Les Cyclopes étaient divisés en deux équipes : l'une travaillait pendant que l'autre se reposait. La nourriture était apportée de l'extérieur par Ganymède, l'échanson des Dieux.
Le Dieu des Forgerons, quant à lui, œuvrait sans relâche, ne se reposant jamais et ne s'interrompant que pour se restaurer ou sortir de temps à autre de la forge pour aller chercher quelques "matériaux" spéciaux à divers endroits, laissant la maîtrise des opérations au plus expérimenté de ses assistants. Vigoureux furent ses muscles, infatigable son corps, débordant son enthousiasme... Cet enthousiasme fut contagieux : les Cyclopes ne ménagèrent ni leur peine, ni leur temps ni leurs forces, fiers de travailler sous les ordres de leur Maître, et de contribuer à une œuvre de grande envergure.

Outre l'orichalque, le gammanium et la poussière d'étoile, nécessaires à la fabrication des Armures Sacrées (car il était hors de question d'utiliser des métaux issus des entrailles de la Terre) Héphaïstos utilisa d'autres matériaux particuliers :

- La fabuleuse Toison d'Or fut fondue avec les autres matières, pour que l'Armure du Bélier vit le jour.

- Héphaïstos utilisa la peau, les os et les cornes du Taureau de Crète pour forger l'Armure du Taureau.

- Héphaïstos demanda à Éole, Dieu des Vents, un "fragment" de chaque vent soufflant de par le monde, du doux Zéphyr au terrible Aquilon. Il se servit de ces vents pour attiser le foyer de la forge pendant la création de l'Armure des Gémeaux.

- Un peu d'eau des 3 000 fleuves - issus de l'union de l'Océan et de Thétis (2) - servit d'eau de refroidissement pour les pièces de l'Armure du Cancer.

- Quelques touffes de poils de la crinière du Lion de Némée, jadis terrassé par Héraklès, furent utilisées pour forger l'Armure du Lion.
- Un épi de blé ayant servi lors des Mystères d'Eleusis servit à la création de l'Armure de la Vierge.

- Avec le souffle de la Titanide Thémis (qui représente la Loi, la Justice et l'Ordre du Monde) Héphaïstos put forger l'Armure de la Balance et ses 12 Armes.

- Le sang de l'Hydre de Lerne, qui est un poison des plus violents, servit d'ingrédient pour l'Armure du Scorpion.

- Des cheveux de Centaure furent utilisées pour l'Armure du Sagittaire. Avec un arc-en-ciel, Héphaïstos fabriqua l'Arc d'Or. Enfin, il captura un rayon du Soleil et s'en servit pour créer la Flèche d'Or du Sagittaire.

- Quelques gouttes de lait de la Chèvre Amalthée - qui nourrit Zeus quand il était bébé - furent mêlées aux pièces de l'Armure du Capricorne.

- Une Aurore Boréale mêlée aux autres composantes, permit la naissance de l'Armure du Verseau.

- Enfin, Héphaïstos recueillit quelques larmes d’Éos (l'Aurore) et put achever la création de l'Armure des Poissons.

Héphaïstos commença à forger l'Armure du Bélier au moment exact où le Soleil entra dans le Signe du Bélier, à l'heure, à la minute et à la seconde près. La forge de la première Armure mit exactement un mois solaire. Quand le Soleil entra dans le Signe du Taureau, il commença à fabriquer l'Armure du même nom, et ainsi de suite... Pour savoir avec précision quand le Soleil entrait dans un des douze Signes du Zodiaque, Héphaïstos fit appel aux services d'Uranie, Muse de l'Astronomie.

Évidemment, pendant tout le temps que dura ce labeur, le Dieu des Forgerons n'alla guère visiter son épouse, la belle Aphrodite, qui profita de cette longue absence pour s'offrir à son amant, Arès (quand il n'était pas à la guerre). Mais ceci est une autre histoire...

(1) A ne pas confondre avec les Cyclopes originels, c'est à dire les fils d'Ouranos et de Gaïa. Les Cyclopes employés par Héphaïstos ont pour père Poséidon.
(2) La Titanide Thétis bien sûr. Son homophone, Téthys, est une Nymphe et est la mère du fameux Achille.

Masque de Mort du Cancer:
Allez hop, le chapitre 1 ! Bien entendu, vous pouvez poster vos impressions, suggestions, etc... ;)

Spoiler (click to show/hide)CHAPITRE 1 : LE BANQUET DES DIEUX
 
Héphaïstos, après avoir grassement récompensé ses Cyclopes pour l'aide et le travail fournis, alla voir Athéna pour lui annoncer que les Armures d'Or étaient terminées. Cette dernière remercia chaleureusement le Dieu des Forgerons, et en sa compagnie, alla trouver Zeus, le Maître des Dieux.
Ce dernier décida d'organiser une grande fête en l'honneur de ses deux enfants, fête durant laquelle les Armures d'Or seraient présentées aux autres divinités.

Hermès fut chargé d'aller porter la nouvelle aux autres déités où qu'elles fussent : dans l'Olympe, sur Terre, sous la surface des mers et dans le Monde des Morts même. Outre les Dieux principaux, furent également invitées les divinités de second ordre comme Léto, mère
d'Apollon et d'Artémis, Éole le Dieu des Vents ou Nérée, le Vieillard de la Mer. Certaines Nymphes importantes, comme Calypso, furent conviées à cette fête. Certaines divinités, par prudence, ne furent pas invitées, comme Éris (pour des raisons évidentes à comprendre).

Voilà maintenant plusieurs heures que la fête battait son plein, elle se déroulait dans la plus haute et la plus vaste salle de l'Olympe, qui n'avait que pour seul toit la voûte céleste, et pour seul source de lumière l’Éther (la lumière pure des Dieux) et le scintillement des Étoiles.
Le nectar coulait à flot, distribué généreusement par Ganymède, l'air était empli de rires, de mélodies et de chansons ; la plupart des Dieux s'étaient regroupés suivant leurs affinités et discutaient de choses et d'autres, d'autres divinités restaient seules à l'écart, gardant le silence, observant les autres.

Arès et ses deux fils, Déimos et Phobos (la Crainte et la Terreur) étaient arrivés en retard : ils revenaient d'une guerre. Ils restaient dans leur coin, ils buvaient beaucoup et discutaient de batailles, d'exploits guerriers et de carnages...

Apollon était très entouré : son auditoire était composé de Nymphes qui étaient toutes amoureuses de ce Dieu à la beauté solaire. A l'une il écrivait un poème, à une autre il jouait un air de lyre.

Aphrodite, nue comme la main, était courtisée par bon nombre de divinités mâles, sous l’œil jaloux des autres Déesses, qui ne se privaient pas de médire sur elle.

Dionysos était venu avec ses léopards, les Faunes, les Satyres, bon nombre de Nymphes, et d'autres divinités sylvestres. Pan était également en sa compagnie, et tout ce joyeux petit monde, buvait (fidèle à ses attributions, le Dieu de la Vigne avait apporté quelques tonneaux de vin), chantait, dansait et riait.

Hestia, Déesse du Foyer, préférait être seule, à contempler les étoiles. A côté d'elle, Déméter et sa fille Perséphone - l'épouse d'Hadès - discutaient entre elles.

Dans un coin de la salle, Nérée s'amusait à terrifier ou à émerveiller les Nymphes grâce à son don de métamorphose : il était un chat, se promenant parmi les Nymphes rieuses et se laissant caresser par elles, et puis d'un seul coup il se mettait à grandir démesurément tandis que son apparence changeait pour devenir celle d'un éléphant, poussant un barrissement joyeux !

Hermès était en compagnie d'Iris, la Messagère des Dieux (1) et d’Éole, le Dieu des Vents. Les cheveux de ce dernier étaient fins et soyeux et voletaient dans les airs, tels une nuée de papillons, comme animés d'une vie propre.

Hypnos et Thanatos - le Sommeil et la Mort - sirotaient tranquillement leur nectar, ne participant guère à la liesse générale, le premier enveloppant l'assistance d'un regard absent, l'autre d'un regard pénétrant...

Deux divinités brillaient par leur absence : Hadès et Poséidon. Le premier avait poliment refusé l'invitation, préférant son Royaume des Morts à l'Olympe. En vérité, il n'aimait pas trop les espaces ouverts et était beaucoup plus à l'aise dans son domaine souterrain ; par ailleurs il supportait difficilement la lumière du jour et y voyait bien mieux dans l'obscurité. De toute manière il ne manquait à personne, la plupart des Dieux le trouvant un peu sinistre. Quant au second, il n'avait pas pu venir, ayant déjà été invité par les Éthiopiens, peuple que le Seigneur des Mers appréciait tout particulièrement.

Et puis, du haut de son trône, plein de majesté, de noblesse et de puissance, siégeait Zeus, le Maître des Dieux, du Ciel et de la Terre. En ce moment même, son regard était tendre, pareil à celui d'un père aimant envers ses enfants. A ses côtés se trouvait Héra, la Reine des Dieux, à la fois son épouse et sa sœur. Non loin du couple divin se trouvaient Athéna et Héphaïstos.
Au bout d'un moment, Zeus se leva de son siège, alors les conversations se turent et toutes les têtes se tournèrent vers le monarque qui dit d'une voix forte et solennelle :

- Avant toutes choses, je tiens à remercier chacun d'entre vous d'être venu à cette fête, qui je vous le rappelle est en l'honneur de ma fille bien-aimée, Athéna !

A ces mots, l'intéressée se leva et s'inclina légèrement devant l'assistance, tandis que Zeus continuait :

- Ces festivités sont également en l'honneur d'Héphaïstos, qui a travaillé sans relâche une année entière, afin de forger ces merveilleuses Armures d'Or, dont les futurs porteurs seront la clef de voûte de l'Ordre de Chevalerie d'Athéna. Je pense qu'il est grand temps que ces Armures nous soient présentées, afin que l'on puisse témoigner du talent exceptionnel du Maître de la Forge !

Le visage empourpré par l'émotion, Héphaïstos se leva et frappa dans ses mains. A ce signal, des serviteurs quittèrent la grande salle par l'entrée principale. Ils revinrent quelques minutes après, chacun portant avec beaucoup de cérémonie, une boîte en or, finement ciselée et ornée chacune d'un symbole différent.
Les serviteurs déposèrent, avec respect et précaution, les douze récipients au centre de la salle, les disposant en cercle, dans l'ordre des Signes du Zodiaque, puis ils se retirèrent, après s'être incliné devant le Maître des Dieux.

Toute l'assistance demeurait silencieuse.

Les urnes étaient le point de mire de l'assemblée des Dieux. Elles scintillaient d'un éclat chaud et doré, semblant rivaliser avec la lumière des Étoiles qui brillaient au firmament. Un silence irréel presque palpable flottait dans l'air. Chacun sentait que quelque chose de grandiose, de solennel, de terrible aussi, allait se dérouler sous leurs yeux avides de découvrir le contenu de ces étranges coffres.

Pendant de longues minutes qui parurent une éternité, rien ne se passa...

(1) Avant la naissance d'Hermès, c'était elle qui remplissait cette fonction.

Iris-Ardell:
Il me semble avoir déjà lu cette fanfic, c'est donc une redécouverte, et franchement, j'aime beaucoup ! J'apprécie tous les éléments mythologiques et la description des dieux... C'est une très bonne idée de prendre comme "personnages principaux" les armures d'or.   [:jap]

Phénix:
J'ai lu ta fic (à partir du lien que tu as mis dans ta présentation).

Comme Iris-Ardell, j'aime beaucoup.
A mon sens, les armures d'or (et les autres), sont des personnages à part entière dans l'univers StS.

Ta façon de les mettre en scène me fait penser à ce que fait Nectarine avec l'armure d'or du bélier, où elle accorde à cette dernière une personnalité propre (et elle le fait très bien d'ailleurs).

Je serai curieux de voir vers qui l'armure d'or des poissons va se diriger... (même si j'en ai une petite idée.... Aprhodite ??).

Bonne continuation, et au plaisir de te lire.

Masque de Mort du Cancer:
Allez, hop le chapitre 2 !

Spoiler (click to show/hide)CHAPITRE 2 : L'EVEIL DES ARMURES
 
Puis une voix brisa le silence :
- Bon, et maintenant ?!
C'était Arès qui - avec sa délicatesse coutumière - venait de s'exprimer ainsi, tirant chacun de sa rêverie. Il avait employé le même ton qu'un général utilisait pour haranguer ses troupes en vue de la prochaine bataille.
Il se leva et s'approcha des boîtes et continua :
- Pourquoi ne s'ouvrent-elles pas ? On veut voir ce qu'il y a à l'intérieur !
Hermès prit la parole :
- Oui, il a raison, nous sommes tous impatients de voir ces fameuses Armures d'Or !
Apollon se leva et dit d'une voix douce :
- Un peu de patience mes chers frères ! Laissez Héphaïstos s'expliquer !
Ce dernier se leva et marcha en boitillant vers les récipients.
- "Merci Apollon ! dit Héphaïstos d'une voix grave. Si les boîtes ne s'ouvrent pas pour nous montrer les Armures d'Or, c'est que ces dernières sont encore en sommeil"
- Tu en parles comme si elles étaient vivantes" dit Déméter intriguée
- Mais c'est bel et bien le cas ! Elles sont plus que de simples protections métalliques, elles ont leur vie propre, elles sont plus ou moins douées de conscience et ont leur propre volonté !"
- Est-ce qu'elles peuvent parler ?" demanda Éole.
- Non, tout au moins pas au sens où nous l'entendons, elles ont leur langage bien à elles.
- Bon d'accord ! Et comment on fait pour les réveiller ? demanda Arès.
- Normalement pour réveiller les Armures Sacrées forgées par les mortels, celles de Bronze et d'Argent, il faut du sang humain. Pour réveiller les Armures d'Or, qui ont été créées par un Immortel, il faut du sang divin ! En l’occurrence celui d'Athéna, vu que ces Armures lui seront dédiées".

Héphaïstos avait à peine fini de prononcer ces paroles, qu'une aura dorée émana de l'urne du Bélier, tandis qu'une douce musique cristalline emplit l'atmosphère de la salle. Tous les regards se braquèrent vers la boîte d'or.

- « Que se passe-t-il ? demanda Aphrodite.
- C'est l'Armure qui manifeste sa volonté ! dit Héphaïstos d'une voix précipitée. Elle veut sortir de son récipient, comme un enfant voulant quitter le ventre de sa mère ! Elle désire quitter les Ténèbres pour accéder à la Lumière ! Il n'y a pas de temps à perdre ! Athéna, il faut baptiser l'urne avec ton sang ! »

Cette dernière fit signe à Ganymède, qui lui apporta un plateau d'argent, sur lequel se trouvait une coupe en or finement ciselée et une petite dague, elle prit l'arme dans sa main droite, mit son poignet gauche au-dessus de la coupe, et se fit une petite entaille, sans que son visage trahisse le moindre signe de douleur. Bientôt le sang perla, comme le jus d'un fruit et tomba goutte à goutte dans la coupe. Quand elle fut suffisamment remplie, Athéna souffla sur la petite entaille qui se referma aussitôt, puis la Déesse se dirigea vers la boîte du Bélier, la coupe à la main, sous les regards curieux des autres Dieux. Personne ne soufflait mot, de peur de briser la solennité de cet instant. Arrivée devant le récipient doré, elle prononça d'une voix forte et claire :

- Armure d'Or du Bélier, entends ma voix, moi Athéna, fille de Zeus, et reçois mon sang, afin que tu puisses t'éveiller à la Vie !
Ce faisant, elle pencha légèrement la coupe et laissa tomber quelques gouttes d'ichor sur l'urne. Puis la Déesse recula de quelques pas en criant :

- ÉVEILLE TOI !!

Les Dieux virent alors le couvercle de la boîte se soulever, puis se rabattre sur le côté, tandis qu'une colonne de lumière dorée jaillit du récipient. Au sein de cette colonne, se forma l'image d'un bélier majestueux, à la toison de feu, aux cornes étincelantes et aux yeux de braise.

Puis l'image se mit à grandir, au fur et à mesure que ses proportions augmentaient, ses contours devenaient de plus en plus flous si bien qu'à la fin, le motif finit par disparaître complètement. Ensuite, la lumière baissa d'intensité, les parois se posèrent doucement sur le sol et l'assistance put enfin voir l'Armure d'Or du Bélier.
A première vue, elle faisait penser à une statue en or, mais un examen plus approfondi montrait qu'en fait cette "statue" était composé de différentes pièces d'armures, formant ainsi un bélier. Il se dégageait de ce dernier une aura forte et douce à la fois, comme s'il pouvait basculer sans crier gare de la candeur à la férocité, de la sérénité à la violence. On eût dit que l'Armure renfermait en elle une énergie fantastique, une force brute, primitive, et redoutable, qui pouvait jaillir à tout instant, semblable à un volcan que l'on croyait éteint et qui serait sur le point de se réveiller.

Les Dieux poussèrent un cri d'admiration devant ce magnifique Bélier d'Or.
- Elle est splendide !
- Héphaïstos s'est surpassé !
- Quelle force, quelle puissance !
- Regardez comme elle brille de mille feux !

Une Nymphe s'approcha doucement du Bélier et fixa le masque de l'animal, brusquement les yeux de ce dernier - deux magnifiques rubis étincelants - s'illuminèrent un court instant, la Nymphe recula, apeurée.

Les Dieux se turent brusquement et regardèrent avec étonnement l'Armure. Il se produisit alors une chose extraordinaire : la tête du Bélier se mit à bouger légèrement, tandis qu'un des sabots raclait doucement le sol. Ses gestes faisaient penser à ceux d'un agneau de quelques mois essayant de tenir tant bien que mal sur ses quatre pattes. Bientôt les mouvements du Bélier devinrent moins saccadés et moins maladroits, gagnant en assurance et en fluidité. Si bien qu'à la fin, il se tenait fièrement au milieu de la salle, la tête haute, la tournant lentement de la gauche vers la droite, son regard écarlate balayant l'assistance.

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