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Tenma 1/2 - L'histoire dont vous êtes un auteur.

(1/1)

Telescopium:
Ayant bu plus que de raison (10 cl de vin donc), j'ai été pris d'une bouffée créative. [:homer1] Sachant qu'elle ne durera pas et que je n'ai pas beaucoup d'idées narratives, je propose, pour changer un peu, que ce soit une forme de "cadavre exquis", une fanfic collaborative ! [:bave]

Elle avancera à son rythme, prendra probablement des détours inattendus, vivra. Elle sera le reflet de ce que chacun veut bien apporter à un moment donné, sans autre guide que ce qui a été écrit auparavant, l'imagination des participants et... le titre ! Autrement, c'est carte blanche, du temps que c'est raisonnable. Ou pas, d'ailleurs ! :D

J'inaugure donc avec le titre "Tenma 1/2", qui vous donne une idée de l'intrigue de départ (parodie Ranma 1/2 dans l'univers StS). En bonus, je vous offre un "chapitre" court, vite écrit, vite lu, qui tient dans un spoiler du forum ! 8)

Spoiler (click to show/hide)"Pas mal le poiscaille !"

L'âge des découvertes ne dure-t-il pas toute une vie ?
Tenma n'est pas homme à philosopher. Il n'est même pas vraiment un homme, un garçon plutôt. Quand bien même sa musculature est développée, il a bien le comportement, la façon de parler des gens de son extraction à son âge. Si les vergers du grand-duché de Toscane voient leurs fruits mûrir de tout leur être sous l'action du soleil et des éléments, il n'en va de même pour les orphelins gardés à l'ombre des seuls murs de la cité qui daignent les accueillir : ceux de l'orphelinat à l'extérieur des murailles. Être fruit d'un arbre dont les racines cherchent jusqu'au lointain Cipango, n'est-ce pas une excuse supplémentaire pour ne pas mûrir comme les autochtones ? Il se dit que chaque être humain est unique, ce serait une règle universelle. Elle se vérifie bien pour lui dont les traits évoquent les antipodes. Son meilleur ami, un jeune apprenti peintre dénommé Alone, le lui a souvent dit, non sans ajouter immédiatement qu'il leur trouvait une certaine grâce, à l'origine mystérieuse.
Si Tenma est comparable à une noix dure à briser au regard de sa taille, Alone renvoie l'image d'un grain de raisin que la simple pression de deux doigts devait suffire à écraser pour en extraire le jus vital. Et des doigts, vite rassemblés en poings, ce n'est pas ce qui manque en ce monde, en cette époque. Aussi, l'Oriental avait pris le ferme engagement de protéger de toutes ses maigres forces celui qui en semblait complètement dépourvu. Sa puissance, son entêtement et jusqu'à son nom, tout évoque la fougue d'un équidé chez le jeune Tenma. Alone quant à lui rayonne d'une beauté sans pareille, irradie même, sans que le garçon n'ait à prononcer quelque mot ou esquisser quelque mouvement. Tout chez lui semble pur, son essence devait être immaculée. Un tel trésor se devait d'être préservé.
Sa sœur Sasha le savait et en avait instruit Tenma lors de leur première rencontre. Bien qu'abrupte, des liens se créèrent vite, la jeune orpheline semblant intégralement belle, entourée comme d'une aura forte, pourtant apaisante, rassurante, bienveillante, à laquelle le "cheval ailé" ne put que volontairement se soumettre. Une force divine dont la destinée indiquait qu'il en serait le support. Le départ de la fillette, adoptée par un étranger, fut une épreuve pour les deux garçonnets. L'amitié tissée durant quelques années eu néanmoins le temps de se concrétiser une dernière fois en des tresses de fleurs que chacun des trois garderait précieusement à son poignet.

Se débrouiller n'est pas une qualité quand la vie a imposé la condition d'enfant abandonné, c'est une nécessité. Apporter du poisson frais à ses compagnons est la spécialité de Tenma. L'ichtyophile en herbe connaît à ce titre toutes les variétés offertes par les cours d'eau qui sillonnent la région et aux bords desquels Alone aime à l'accompagner pour peindre les majestueux paysages environnants. Le vertébré nageur qu'il vient d'attraper ne ressemble à aucun de ceux qu'il connaît. Il dégage toutefois une beauté remarquable de beauté, presque de perfection. Ses bandes rouges et blanches rehaussées de noir ne pouvaient qu'attirer les regards. Par réflexe, connaissant le regard d'esthète du peintre, le Japonais présente sa trouvaille à son proche ami. Après un bref examen, ce dernier prend un pinceau et, commençant la description picturale de l'animal, pousse un petit éclat de rire : "oh ! Il me rappelle ces comédiens qui portent des tenues exubérantes". Tenma acquiesce à cette remarque. Après avoir laissé quelques instants de contemplation s'écouler pour que se reportent traits et couleurs sur la toile, le pêcheur range le poisson dans son panier. Un petit temps d'hésitation précède ce dernier geste : un remord ? Ôter la vie, même pour se nourrir, à une telle créature lui déplaît quelque peu : il a l'impression de s'en prendre à un bel être simplement sur sa frêle apparence. Toutefois, il doit d'abord faire vivre les siens qui attendent plus goûteuse pitance que le pain rassis dont ils sont aléatoirement gratifiés au titre d'une forme de charité...
L'après-midi se fait soir, il est temps de rentrer.

De retour à l'orphelinat, les deux compères s'aperçoivent qu'un nouvel étranger de passage dans la région a cette fois-ci déjà amené des victuailles aux nécessiteux dont ils font partie. Les denrées telles que le poisson ne se conservant guère et son mérite commandant à ce que ce soit Tenma qui en profite, ce dernier gagne le privilège d'être l'unique consommateur de ce beau spécimen.
Après tant d'efforts, le sommeil le guette. Au moment de s'endormir, dans la fraîche chambrée, il se sent étrangement plus homme que jamais, alors même que sa pêche avait fait naître quelques scrupules quelques heures plus tôt. Entre deux bâillements, l'adolescent imagine qu'il ne s'agit là que des tourments passagers, racontés par les plus grands qui ont déjà franchi cette étape. S'imaginant, avec une pointe de dégoût, porter la même barbe que le maître d'Alone, il préfère échapper à cette vision en se réfugiant dans les bars de Morphée. Demain matin, il sera inéluctablement plus grand, plus fort, il le sait.

Quelques jours plus tard, la vie suit son cours. Les séparations avec les camarades se font au gré des adoptions mais aussi des maladies. Il n'avait cependant pas imaginé les circonstances qui devraient l'amener à partir vers une nouvelle vie. Une crue soudaine, la lâcheté des bourgeois, une force herculéenne qui remplit ses bras alors qu'il est visiblement, de par sa situation et sa force, le seul espoir de ses frères et sœurs d'infortune, un étrange homme possédant une armure qui le voit accomplir un acte héroïque et veut l'entraîner...
Il y pense au moment même où il salue, peut-être pour la dernière fois, son meilleur ami. L'espoir l'habite, il n'a jamais voulu céder devant le destin et se laisser porter par ce que d'autres appellent "la fatalité". Certes, il part pour la Grèce où un entraînement périlleux lui est promis pour un métier non moins dangereux : chevalier. Son nouveau "père", un Oriental comme lui dénommé Dohko, l'a convaincu de développer une mystérieuse force qu'il posséderait en lui pour la mettre au service de la justice. Il n'a pas complètement saisi la portée de son discours mais il en a retenu que sa vie ne serait pas plus simple, voire qu'il pourrait la perdre bien plus facilement qu'en restant misérable dans la cité où il croupit depuis tant d'années. Si lui, le fort Tenma peut survivre à un tel exercice, retrouver Alone devenu peintre ne devrait être très compliqué à l'avenir. C'est donc sur la promesse de se revoir vivants que les deux garçons se quittent.

Après une route finalement paisible quoique longue, le maître d'armes et son disciple parviennent au Sanctuaire d'Athéna. Une déesse, qui s'incarne régulièrement en une jeune fille pour défendre les humains contre d'autres divinités, paraît-il. Peut-être la verra-t-il un jour ? Dohko l'a bien prévenu que la voir, surtout en temps de paix, est un privilège que très peu possèdent. Même un chevalier de son rang, parmi les plus puissants, ne l'a jamais vue de ses propres yeux et doit s'adresser à son représentant, le maître des chevaliers nommé "Grand Pope". L'apprenti devra surtout avoir foi : c'est une divinité, après tout...

Les contrées méditerranéennes sont baignées par la mer et un soleil de plomb. Le premier entraînement avec son nouveau maître fut épuisant. Tenma est donc heureux de pouvoir aller se baigner dans une des rivières traversant le domaine sacré. La douceur de l'eau chauffée par ce climat enveloppe son corps. Il la sent dessiner de nouveaux contours consécutivement aux efforts physiques imposés pour devenir un combattant digne de ce nom.

Ce calme finit par être rompu par le cri d'un autre apprenti : "remets ton masque et va-t-en ! Je ne t'aime pas et défendrai ma vie chèrement !".
Un masque ? C'est pour les femmes chevalier ça ! Il n'en n'est clairement pas une, ça se voit.
Ouvrant les yeux pour analyser la situation, il découvre l'impensable : ce ne sont pas des muscles pectoraux qui sont aussi développés, non, c'est une masse plus importante mais sans force. Serait-ce...

A vous !

Degadezzo:
C'est fou ce que l'on peut faire avec 10 cl de vin .  :D
Personnellement, il me faudrait m'aventurer au delà des 10 cl pour tenir la longueur comme toi.

J'aime bien ce principe de poursuivre l'aventure au risque de faire prendre au personnage telle une marionnette des sentiers parfois risqués, absurdes, étonnants.
Il y en a bien ici qui pourraient relever ce défi.

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