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Star Wars: romans, bandes dessinées, encyclopédie...

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Samantha Rosenwood:
Star Wars, L'Encyclopédie: Index.

Voilà, c'est fini.
C'est l'encyclopédie qui est finie,
Pas la lointaine, très lointaine galaxie.

Que la Force soit avec vous, à jamais.

Nicodémüs:
Et on continue les lectures dans l’univers SW, avec un peu de Thrawn (encore) et complètement autre chose.

Thrawn l’Ascendance : Bien commun (Timothy Zhan)

Résumé : Grâce à son génie militaire, le jeune Thrawn a mené les Chiss à la victoire et couvert sa famille de gloire. Mais la véritable menace contre l’Ascendance reste tapie dans l’ombre. Cet ennemi n’emploie ni provocations ni ultimatums : ses armes se cachent dans les sourires et les attentions, les avantages gracieusement offerts, les services rendus sans conditions. Des évènements à l’aspect banal qui pourraient sonner le glas de la nation chiss. Alors que Thrawn et la Force de Défense et d’Expansion se mobilisent pour enquêter, ils font une découverte glaçante : plutôt que d’assiéger les capitales ou de piller les ressources, l’ennemi s’attaque au fondement même de l’Ascendance en attisant les dissensions entre les Neuf Familles Régnantes et les Quarante Grandes Maisons. Rivalité et suspicion s’immiscent désormais entre les alliés, et chaque guerrier devra décider de ce qui compte le plus à ses yeux : la sécurité de sa famille ou la survie de toute l’Ascendance.

Un tome assez peu Thrawn-centré pour être tout à fait honnête. On passe plus de temps à suivre les péripéties des autres Chiss et même de l’ennemi en question, qu’à suivre ce que fabrique le héros de cette nouvelle trilogie. Un ennemi assez peu impressionnant, qui a plus souvent l’air d’être un vulgaire gravillon jeté contre un char d’assaut blindé et qui, en réalité, n’est qu’une marionnette d’un plus grand méchant dont on ne sait pas grand-chose (l’Empereur serait-il venu aussi loin pour semer la zizanie ?). Je gage qu’il aura un rôle plus important dans le prochain tome. En attendant, on plonge à pieds joints dans le nœud gordien qu’est la hiérarchie chiss et il faut parfois s’accrocher pour savoir qui est qui par rapport à qui (surtout que certains personnages montent en grade entre-temps et changent donc de nom et de position dans la pyramide).
 
En bref, un tome longuet, nécessaire à la suite de l’intrigue mais peu intéressant en lui-même. Et puis, ça manque de Thrawn. :o

Ronin (Emma Mieko Candon)

Résumé : Aux confins les plus reculés de la galaxie, un vagabond solitaire parcourt la Bordure Extérieure. Au mépris des édits impériaux, le Ronin n’hésite pas à arborer une lame très particulière. Son nom n’est connu de personne et nul ne sait ce qu’il recherche. Tout ce que l’on sait, c’est que la mort et le désastre fleurissent dans son sillage. Ce nom oublié, nul doute que les dieux eux-mêmes l’ont frappé de malédiction…

Alors, il y a énormément à dire sur ce livre qui fait suite à l’un des courts-métrages de la série Visions (les deux premiers chapitres relatant texto l’épisode en question, il n’est pas nécessaire de l’avoir vue) et que je n’ai, à l’heure actuelle, pas encore fini.

Pour planter un peu le décor, nous sommes donc dans un monde alternatif baignant clairement dans une influence japonaise plus marquée que jamais (il y en avait déjà dans l’univers de base, mais là, le système politique fonctionne comme durant l’ère Edo, avec des seigneurs et leur armée de samurais régnant sur un bout d’espace). Ce qui, en soit, n’est absolument pas un problème, le souci venant plutôt du fait que le contexte n’est jamais planté, justement. On déboule au milieu d’un univers avec zéro explications sur un monde qui, finalement, ne colle pas vraiment avec ce que l’on connaît déjà. Il faut bien arriver aux ¾ du bouquin pour comprendre que l’Empereur n’est pas l’Empereur (d’ailleurs, j’ai l’impression qu’il n’y en a plus du tout…), que les Jedi sont plus oppressifs que les Sith et que ces derniers sont tout simplement des Jedi qui n’ont pas voulu suivre le chemin des premiers. Du moins, c’est ce que j’ai cru piger arrivée à la page 408 sur 521 (d’ailleurs, je me pose toujours des questions sur la nature de la Force qui semble ici osciller entre le côté obscur et le côté clair non pas en fonction des intentions du personnage, mais en fonction de ce qu’il en fait. Ex : pour pousser un objet, côté clair. Pour manipuler quelqu’un mentalement, côté obscur, que ce soit un Sith ou un Jedi qui fasse l'action). Et c’est d’autant plus compliqué à intégrer que, bien évidemment, pour les personnages, le contexte étant évident, personne ne donne donc d’explications. Je pense qu’un petit prologue, même d’une seule page, aurait pu apporter beaucoup.

Ensuite, le bouquin souffre, pour moi, d’une énorme self-incruste de l’auteur(e) en la personne d’un protagoniste, secondaire à la base, qui pousse peu à peu le héros hors du cadre au fur et à mesure que progresse l’histoire. Très vite, le Ronin se retrouve avec un individu masqué qui lui colle aux basques, qui se la joue BG ténébreux, poète à la voix mélodieuse et doué de capacités fantastiques.
Spoiler (click to show/hide)Bien sûr, il/elle se relève être le/la meilleur(e) élève du seigneur Jedi que le Ronin doit affronter et il/elle sillonne tout le vaisseau en perdition sans même verser une goutte de sueur en sauvant le tooka au passage.J’étais contente qu’il/elle débarrasse momentanément le plancher avant de déchanter en le/la voyant réapparaître plus loin. Le pire étant qu’on fait tout un pataquès sur son absence d’identité (chaque personnage lui donne un nom différent), alors qu’au final, quand on découvre son visage ou même qu’on apprend son nom véritable, c’est OSEF total.
Spoiler (click to show/hide)C’est une créature extraterrestre sans dimorphisme sexuel et son nom n’est jamais cité auparavant dans le texte, donc c’est un peu comme si on te révélait que le vrai nom de Dark Vador, en fait, c’est Alfred Dupont, un gars qui traverse la rue derrière Luke et Obi-Wan dans l’épisode 1. Le côté révélation tombe complètement à plat et ça induit donc que tout un pan de ce qui fait ce personnage en particulier ne sert à rien. Pour moi, c’est une grosse erreur en termes de construction de perso. De mon point de vue, quand un individu masqué apparaît dans une histoire, je m’attends à prendre ze claque dans la face au moment où on découvre son identité. Là, je me suis juste dit : « oui, et ? ».

Et si vous vous demandez comment j’en suis arrivée à la conclusion qu’il s’agissait d’un squattage en règle, je vous invite à vous référer à la bio de l’auteur(e) (que j’ai lue en cours de route parce que je voulais savoir si c’était une volonté de Disney pour appâter le chaland ou un choix de l’auteur(e). Et j’en ai déduit que c’était les deux : que le service marketing a embauché un(e) jeune auteur(e) prosélyte* histoire de brosser toute la communauté dans le sens du poil… en faisant fi du fait que le héros, c’est le Ronin, et que son ennemi est un tout autre personnage).

*Prosélytisme qui entraîne des incohérences en cascade puisque, dans sa volonté d’inclure plus de personnages LGBTQ+, voilà qu’on se trimballe aussi un Twi’lek trans qui passe de, au début du bouquin, à « il a changé de dortoir », à un ado sous traitement hormonal qu’apparemment n’importe quel équipage de la Bordure Extérieur a dans sa pharmacie, même s’il n’y a pas un Twi’lek à bord (parenthèse : qu’un traitement hormonal stimule ou freine la pousse des poils, modifie la musculature et la tessiture de la voix, d’accord ; par contre, que ça change aussi la forme des oreilles, la couleur des yeux et la denture définitive d’un individu, je demande à voir…).

Concernant le texte en lui-même, le rythme est plutôt fluide et y’a plein de bonnes idées. On est sur un script très proche du jeu vidéo avec le héros qui doit récupérer tel et tel artefact avant l’ennemi pour atteindre son objectif, et qui doit donc, pour cela, accomplir d’autres quêtes avant parce que, bien sûr, c’est à l’autre bout de la galaxie et que le mec est juste en sandales. Là-dessus, aucun souci. Par contre, sur les dialogues, on est sur du minimalisme descriptif (bien souvent, c’est démerde-toi pour savoir qui parle) et certaines expressions font un peu Google-traduites (le « clappement » de langue, ça passe pas). C’est un peu précipité sur certains passages, voire brouillon - quand on n'a pas tout simplement des ellipses de fou -, ce qui fait qu’on a du mal à suivre ce qui se passe. Il y a aussi quelques incohérences qui auraient pu être facilement évitées (le personnage masqué (encore) dont on arrive à lire l’expression du visage ou qui vomit sans ôter son masque intégral).

En conclusion, ça aurait pu être bien si l’auteur(e) s’était un peu moins regardé dans le miroir pour laisser place à la quête du héros et au parcours de son antagoniste. Quitte à absolument vouloir un perso non-binaire ou en transition, rien n’empêchait de garder l’univers en question et de dépeindre le parcours d’un héros ou d’une héroïne concerné(e) par la question dans sa quête identitaire (et pourquoi pas lui faire croiser la route dudit ronin). Là, pour moi, le Ronin n’est qu’un prétexte à une tout autre histoire et le temps d’antenne des persos est trop déséquilibré.

Je tiens à préciser que, à la base, ça ne me dérange pas qu’un personnage secondaire, voire tertiaire, prenne le pas sur le héros ou l’héroïne d’une histoire, à condition que ce soudain redoublement d’intérêt vienne de moi et que le perso reste à sa place de second couteau (ex : dans Naruto, j’adore Kiba et pourtant, l’auteur n’y prête pas plus d’attention qu’à Neji, Shikamaru ou Genma ; et du début à la fin, il demeure un ninja secondaire qui n’empiète pas sur l’histoire de Naruto), ce qui n'est pas le cas ici.

Donc, déception pour moi à nouveau.

Nicodémüs:
Ca y est, j’ai enfin fini Ronin (entre-temps, j’ai relu Le retour du Roi et j’avais oublié à quel point la relation Sam/Frodon était plus qu’ambigüe. [:lol]) et… la fin est à l’image du reste du livre. Ca part en queue de cerise complet avec un finish à la Naruto, où les personnages capables de manipuler la Force font des trucs totalement aberrants.

Spoiler (click to show/hide)La sorcière maintient quand même toute une planète dans un espace-temps parallèle à l’existant, figeant toute sa population au moment où tout à basculé, et ce depuis plusieurs années. Ah oui, et elle est devenue elle-même la planète. Voilà, voilà.

Concernant le problème majeur (la gestion des personnages, je rappelle), hormis Renard qui tape l’incruste jusqu’au bout, tous les autres laissent la place au Ronin et à son adversaire (qui a vraiment une histoire intéressante, en vérité) pour qu’ils aillent au bout de leur quête respective. Et pour ce qui est du perso masqué, eh bien…

Spoiler (click to show/hide)On découvre qu’il/elle a été le maître de la fille du Ronin. Fille dont on n’entend absolument jamais parler avant qu’elle n’apparaisse (même le Ronin ignore son existence). Tout au plus devine-t-on une potentielle descendance quand le (vrai) héros fait face à une image rêvée de la Sorcière qui lui dit : « pourquoi tu nous as tués ? ». Mais c’est un passage qui se déroule quasiment au dénouement du bouquin. Donc encore une révélation qui tombe à plat en ce qui me concerne.
Au final, c’est une très grosse déception pour moi. J’en attendais sûrement autre chose (même si je ne saurais dire quoi) donc je ne déconseillerai pas non plus sa lecture. J’imagine que d’autres personnes sauront apprécier le voyage, surtout que le récit n’est pas dénué de bonnes idées malgré tout. L’univers est intéressant, l’histoire du Ronin et de son antagoniste l’est tout autant, mais la surabondance de maladresses fait que j’ai dû me forcer pour aller jusqu’au bout du livre.

Et avant qu’on me colle une étiquette infondée sur le dos, sachez que ma répulsion envers le personnage masqué n’a rien à voir avec sa non-binarité (j’avais créé un personnage non-binaire bien avant que cette dénomination existe). Idem pour ce qui est du Twi’lek trans, le problème vient plutôt de la manière dont il est présenté ou peut-être du choix de l’espèce (le même en Zabrak, en Wookiee, en Nautolan ou même en humain, ça serait passé crème). Concrètement, ce que les gens pensent d’eux-mêmes, font avec leurs organes génitaux (ou ne font pas), croient ou votent pour, je m’en tamponne royalement, du moment qu’ils ne viennent pas me bassiner avec. Qu’ils en éprouvent de la fierté et qu’ils le vivent bien, tant mieux pour eux. Maintenant, ce que j’ai éprouvé face à ce personnage omniprésent, c’est exactement ce que j’ai ressenti lorsque Philip Pullman a commencé à distiller ses piques anticléricales dans sa trilogie de la boussole d’or. Pour moi, ça n’avait rien à faire là. Seulement, Pullman a eu l’intelligence de le faire de manière beaucoup plus subtile (bon, ça n’empêche pas son dernier tome de partir en cacahouète, mais c’est une autre histoire).

Samantha Rosenwood:
En fait, si j'ai le Rônin dans ma bibliothèque galactique, c'est grâce à ma mère, qui l'avait repéré, sachant mon amour pour la culture japonaise. Jusque là, les seuls Sith qui avaient su éveiller mon intérêt, sont deux femmes (Arkadia Calimondra et Vestara Khai), et l'ancienne sphère de méditation Sith appelée Vaisseau, qui tous trois apparaissent dans l'ancien Univers Étendu. Le Rônin était totalement inattendu. Pour l'instant, il est en stand-by, car je suis en plein voyage dans le monde de Stephen King.

Nicodémüs:
Pour le côté japonais, tu seras servie. Tous les personnages et les lieux ont des consonnances japonaises (ça plus le système politique et militaire). En même temps, l'auteur(e) étant sino-américain(e), c'est totalement volontaire. :D

Après, pour le côté Sith, tu verras qu'on est dans un univers bien plus gris que ne l'est l'univers qu'on connaît tous. J'ai même eu l'impression, au final, que les Siths étaient moins pourris que les Jedis (ils ont joué du sabre-laser des deux côtés, mais le mode de vie des Jedis est très opportuniste au-delà de toute considération de bien ou de mal). Du moins, c'est comme ça que je l'ai ressenti.

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