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Stephen King: Le Maître Des Contes Du Fantastique

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sharivan:
Effectivement Simetierre est un excellent livre ! Apparemment, l’adaptation cinématographique n'est pas géniale. [:pfff]  J'avais dû regarder un bout de film quand j'étais gamin mais je n'en ai gardé aucun souvenir.

Samantha Rosenwood:
Je me souviens des couvertures publiées dans les années 90, en particulier de celle pour Danse Macabre, figurant La Faucheuse, que lisait une camarade de chambrée à l'internat. Ainsi que de celles publiées pour Ça, terrifiantes et sanglantes à souhait, qu m'ont convaincues d'en faire l'impasse!

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce sont les nouvelles couvertures, explosant de couleurs, qui m'ont permis de franchir le pas. À commencer par le loup de "Juste Avant Le Crépuscule", sur son fond de montagne, qui m'a rappelé certains dépliants touristiques, que l'on peut trouver dans la plupart des parcs nationaux américains.

Ensuite, à chacun ses préférences et ses raisons d'aimer telles ou telles couvertures, que je respecte.

J'ai remarqué que vous aviez lus certains livres, qui sont sur ma liste de lecture.
Je n'hésiterais pas à partager avec vous ici mes avis, au fur et à mesure de mes lectures, c'est promis!

Alaiya:
Comme @megrez alberich j'ai commencé à lire King au collège et j'en ai lu beaucoup. Vraiment. Beaucoup. Je dirais une bonne trentaine de romans & recueils de nouvelles, donc impossible à lister. Et j'en lis ou relis régulièrement aujourd'hui. D'ailleurs King est un des rares auteurs que je relis sans me lasser.


De façon très inhabituelle j'ai découvert King avec les Tommyknockers qu'on m'avait offert en grand format (il venait de sortir, j'avais 11 ou 12 ans). Or, ce type de récit n'est pas forcément le plus emblématique de sa production - plus dans "l'horrifique" - par ailleurs j'étais très jeune et je n'ai pas tout compris au livre en question (je l'ai relu plus tard, heureusement). En parallèle, qui dit collège dit "louonsdesvhsquifontpeurhihihi" et j'ai d'abord découvert des films comme Shining, Carrie ou Christine avant de découvrir qu'ils constituaient des adaptations des romans de SK. Que je me suis empressée de lire dans la foulée et c'est comme ça que je suis tombée dans la marmite King.

Parmi ses opus qui m'ont le plus marquée : Ça (en numéro 1 tout confondu), Misery, la part des Ténèbres, les Langoliers (une - longue - nouvelle), la Machine de traitement de texte (une très courte nouvelle), Bazaar, Jessie, le Fléau (que je n'ai jamais relu par contre mais dont je sais que la fin m'avait saoulée), les Tommyknockers (forcément).

Il y a aussi des titres que je n'ai pas aimés : la Tour Sombre (je n'ai même pas réussi à finir le tome 1 !), Mr Mercedes (me suis arrêtée au tome 1), Dead Zone, Sleeping Beauties.

Le plus récent que j'ai lu est "Après", que j'ai trouvé plutôt sympa mais pas extraordinaire.

Pour moi, King, c'est une référence absolue et d'une certaine manière, ma manie de l'introspection d'une part, le souci des détails d'autre part, auquel je rajouterais le "show don't tell", me viennent directement de lui.

AZB:

--- Citation de: Alaiya le 12 août 2022 à 15:13:15 --- la Machine de traitement de texte (une très courte nouvelle)
--- Fin de citation ---

Le titre exact c'est pas "Machine divine à traitement de texte" plutôt? C'est bien la nouvelle avec le type qui reçoit en cadeau une machine à traitement de texte ayant le pouvoir de modifier la réalité à sa convenance?

Celle-là je l'adore, le pitch est facile mais ça vend tellement du rêve [:shion] Et alors la fin

Spoiler (click to show/hide)Quand le type remplace sa mégère de bonne femme et son abruti de fils par sa belle-sœur et son neveu ( qui étaient décédés dans un accident de voiture quelques jours plus tôt ), et que le gamin rentre dans la pièce en disant "Papa?" C'est bô à en chialer

Samantha Rosenwood:
J'ai fini hier soir ma lecture de Salem. J'ai adoré.

J'avais aussi lu Dracula, et l'approche de King, à travers la déchéance et la chute en Enfer de la ville de Salem, d'abord progressive, étape par étape, puis accélérée par la mort des amis et soutiens de Ben Mears et de Mark Petrie, le seul enfant suffisament cultivé et intelligent pour s'être aperçu que quelque chose ne tournait plus rond dans la ville, est terrifiante. Mais aussi passionnante, car elle fait ressortir le meilleur de ceux qui sont prêts à tenir tête à Barlow, et la lâcheté de ceux qui préfèrent plier bagages, tels que Gillespie. La chute de Salem s'explique d'une part par certains vices et travers de ses habitants, assumés pleinement, et d'autre part, de leur méfiance envers Mears, alors que le véritable danger était Barlow. Autrement dit, ils ont vus le mal là où il n'était pas, et non là où il devait être. Ann Norton, la mère de Susan Norton, l'a ainsi payé de sa vie, en échouant à tuer le professeur Matt, allié de Ben. Je n'ai pas pleuré sur son sort, car elle est le genre de femme que je n'apprécie pas.

Combien même Salem s'inspire de Castle Rock, elle m'a plutôt fait penser à la ville fantôme de Bodie, en Californie du Nord, dont j'avais lu le cas de hantise d'une part, et l'histoire de son abandon au fil du temps d'autre part. Quand on voit l'intérieur/extérieur de certaines maisons de Bodie, on ne peut s'empêcher de faire le pont avec les descriptions de Stephen King, par rapport à Salem, même si elle ne vit que sur le papier.

À la suite de l'histoire originale de Salem, j'ai pu lire les deux nouvelles connectées à cette dernière: Un Dernier Pour La Route, et Jerusalem's Lot. La première nouvelle m'a rappelé le début de certaines intrigues de Buffy, du moins, dans son déroulement. J'ai apprécié le courage des deux amis, alors qu'ils essayèrent de raisonner Lumley, resté sourd à leurs recommandations, lui coûtant la vie. Quant à Jerusalem's Lot, elle levait le voile sur le passé historique de Salem, expliquant l'atmosphère oppressante qui y régnait déjà, avant l'arrivée de Barlow. Et là, les scènes se déroulant dans l'église décrépite et pourrissante de Salem, m'ont rappelé une enluminure, dont j'avais fait le sens de la lecture, pour mon mémoire traitant du Diable Et Le Dragon: on y voyait d'abord des chrétiens se rendre dans l'église de Dieu, pour ensuite se rendre dans celle de l'Antéchrist. Elle me racontait ce qui était arrivé à Salem des siècles auparavant, mais aussi sans doute l'origine des Messes Des Morts, très fréquemment rapportées dans le folklore. La description de l'église corrompue de Salem correspondait à ce que j'avais lu à propos de ces dernières, ici et là. C'est du moins mon ressenti, et je l'assume.

À présent, direction la prochaine station: 11/22/63 (JFK).
Le 22 Novembre 1963, Dallas, Texas.

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