| (http://jumpsq.shueisha.co.jp/contents/m_int_hoshino/img/ph03.jpg) | Q : Quelles parties de votre travail a-t-il complimenté ? H : Ça n'a pas été comme ça, je n'ai pas été assez prudente. Ah ~ J'ai cru qu'il allait s'énerver et me renvoyer sur le champ. Il m'a dit « Arrêtez de recopier le style de quelqu'un, essayez de chercher votre propre style ! ». Il est vrai qu'à l'époque, j'étais tellement pressé que je recopiais les styles de mangas que j'avais lu. Q : Trouver son propre style ? Ça doit être plutôt difficile. H : En étant animateur, on ne peut pas vraiment avoir son « propre style ». La seule chose que l'on fait, c'est copier. Alors, on pouvait dire que je n'avais jamais vraiment dessiné un manga. C'est quand j'ai réalisé que la seule chose que je pouvais dessiner était le shojo manga, que j'ai décidé de chercher mon style en m'entraînant. Q : En vous entraînant... vous voulez dire que vous avez dessiné différents styles avant de trouver le votre ? H : En effet. J'avais décidé de dessiner sans m'arrêter pour trouver le style de manga qui m'intéresser. Par exemple, je me demandais si j'aimais bien le genre d'évènements que je dessinais, ou bien encore si j'aimais le développement que l'histoire prenait : je pensais qu'à force de dessiner, ça viendrait tout seul. Ce que je veux dire, c'est que je ne me préoccupais pas du dessin et que je ne faisais que dessiner des tonnes de storyboards. C'était amusant d'en dessiner autant. Jusqu'à ce jour, je n'y avais jamais vraiment réfléchis. |
| (http://jumpsq.shueisha.co.jp/contents/m_int_hoshino/img/ph04.jpg) | Q : Et maintenant, vous en êtes à votre 3ème responsable. (rire) Q : Vous avez parlez d'histoire de SF un peu plus tôt, vous avez dû lire beaucoup de romans de SF pour rassembler des informations, n'es-ce pas ? H : Je pense que je n'ai lu que ceux que tout le monde lis... Je ne savais pas moi-même quel genre d'histoire j'aimais : les histoires sur l'univers, les histoires sur les particules ou encore les histoires scientifiques pouvaient m'exciter durant leurs lectures. Même si dans le cas des particules, elles sont normalement invisible à l'œil nu. Mais j'aime beaucoup le contexte : « on ne voit pas mais on sait que cela existe. » Q : Vous voulez dire que les choses qui existent mais que nous ne pouvons pas toucher ? H : Oui, c'est exactement ça. On se dit, il y en a ici, sûrement ici aussi (elle montre plusieurs endroits) mais on ne peut pas vraiment affirmé leur existence tant qu'on le les voit pas quand même. Et on ne pourra sûrement jamais... Q : C'est un peu philosophique. H : En effet. Hum, mais j'aime beaucoup ce genre d'histoire. |
| (http://jumpsq.shueisha.co.jp/contents/m_int_hoshino/img/ph05.jpg) | Q : Alors, il est possible que vous dessiniez un manga sur le Japon un jour ? H : J'aimerais beaucoup. J'aimerais bien dessiner un manga qui se déroule à notre époque. Q : Par « notre époque », vous voulez dire une histoire dans une école ? H : Ah, surtout pas ça (rire). Je veux plutôt dessiner un manga sur un magasin à sobas. Q : A Sobas ?! H : Enfin, c'est juste une idée qui m'est apparu un jour. Je pense que le fait que ma maison d'enfance ait été un restaurant à sobas y est pour quelque chose. Q : Hoshino-sensei dessinant un manga sur un magasin à sobas... Ca semble vraiment amusant. Et Kanda, qui adore les sobas, y apparaîtrait ? H : Non, non. Kanda n'y apparaîtrait pas. (rire) Q : Vous avez des idées d'histoires très variés, n'es-ce pas ? H : En effet. Depuis le début de « D.Gray », j'ai définie ma voie et maintenant j'hésite beaucoup moins. Cependant, maintenant que je sais ce que je veux, des tonnes d'idées apparaissent. |
| (http://jumpsq.shueisha.co.jp/contents/m_int_hoshino/img/ph06.jpg) | Q : Je vais faire attention à ne pas m'éloigner du sujet « SQ » ! Q : Vous avez dit que malgré le fait que « SQ » soit un mensuel, votre emploi du temps n'avait pas réellement changé, c'est parce que vous êtes extrêmement minutieuse pour vos dessins ? H : Oui. Chaque fois, je me dis qu'il faut que je simplifie un arrière-plan ou encore une composition parce que sinon, ça ne sera pas assez bien... Mais comme j'adore dessiner, je n'arrive pas à maîtriser ce sentiment de satisfaction que je ressens quand j'arrive à ce que je veux. Et à cause de ça, je demande toujours l'impossible à mes assistants. Je ne compte plus le nombre de demandes horribles que je leur ai ordonné. Q : Il faut que tout soit fait selon les envies du boss... ? H : En quelque sorte. En vérité, j'aimerais vraiment pouvoir tout dessiner moi-même mais, c'est totalement impossible. Et puis, mes assistants font vraiment un travail fabuleux. Q : Es-ce que vous avez des pensées particulières sur le fait que vous soyez passé dans le mensuel « SQ » ? H : La première chose que j'ai pensé, c'est que je voulais que les lecteurs qui m'avaient suivi jusqu'à maintenant puisse continuer. Quand on compare « SQ » et « Jump », on se rend compte qu'il y a une différence d'âge chez les lecteurs. Jusqu'au maintenant, j'en étais un peu consciente mais sans plus. Je n'ai pas tourné le dos à « Jump » mais, en rejoignant « SQ », j'ai réalisé que cette différence devait être prise en compte : je dois vraiment faire attention (rire). « D.Gray » a aussi des lecteurs plutôt jeunes et donc, mon responsable prend bien le soin de toujours vérifier que les scènes de cruauté et sanglantes n'augmentent pas trop. Q : Et pour finir, voulez-vous bien dire quelques mots à vos fans ? H : Je suis vraiment désolée pour toutes les personnes qui lisent « Jump » et « D.Gray » de les avoir inquiété et confus à cause des changements de magazines. Mais quand je pense que vous aimez ce « D.gray », ça me donne encore plus envie de faire de mon mieux et de dessiner afin que vous continuiez à le lire ! J'espère que la suite vous plaira toujours autant ! |