Pour répondre à la question initiale (je ne me pencherai pas sur la durée de vie des cds, vu comme je maltraite les miens...), ledit CD musical, au même titre que le DVD vidéo, le vinyl (outre la dimension revival et mémoire d'une génération qui nous est partiellement antérieure, qui le fait un peu sortir du sujet) ou encore le livre a une fonction de matérialisation physique là où le digital est purement fonctionnel.
On peut y accrocher une mémoire visuelle (sensorielle pour être plus juste), ce qui génère un ressenti, des émotions, qui vont au-delà de l'oeuvre en elle-même. Un peu comme la madeleine de Proust, même si personnellement je n'ai jamais essayé de bouffer un cd. A moins que la Madeleine ne soit une madame, auquel cas... Non, je n'ai jamais essayé de manger de Madeleine.
L'aspect fonctionnel n'est qu'une partie du plaisir (ou du dégoût, c'est selon) que j'éprouve avec l'objet entre les mains, et c'est très loin d'être aussi gratifiant que d'avoir le tout en support physique. Certains pourraient parler de matérialisme, et je suis sûr qu'il y a une petite partie de ça, mais les sensations et plus tard la mémoire de ces sensations font qu'on se souvient de bien plus que de la musique écoutée. Et qu'en plus, on s'en souvient mieux, avec tous ces autres souvenirs qui la rende vivace.
J'essaye pas d'être poétique ou philosophe, hein, c'est vraiment une description assez réaliste de mon approche de ces objets. En gros, il y a un vécu.
J'ai des mp3, beaucoup, mon métier ne me permettant pas de me trimballer livres, cds, dvds, katanas et autres flasques de napalm (enfin si, mais chut, hein
), mais il me faut un nombre d'écoutes assez affolant, en boucle, pour vraiment m'immerger dans un disque. Et plus souvent que d'habitude, je finis vite par écouter une suite de cds qui se fondent en décor sonore sans y prêter plus attention que ça.
Donc oui, j'eus mal vécu la disparition du cd au profit du tout numérique. Sauf au profit d'un nouveau support capable de m'apporter ce que je ressens déjà avec les divers objets de ma médiathèque.
Après, pour ceux qui n'éprouvent aucun intérêt pour leurs autres sens pendant une écoute, j'imagine que c'est une autre histoire. Moi je ne peux pas.
On peut y accrocher une mémoire visuelle (sensorielle pour être plus juste), ce qui génère un ressenti, des émotions, qui vont au-delà de l'oeuvre en elle-même. Un peu comme la madeleine de Proust, même si personnellement je n'ai jamais essayé de bouffer un cd. A moins que la Madeleine ne soit une madame, auquel cas... Non, je n'ai jamais essayé de manger de Madeleine.
L'aspect fonctionnel n'est qu'une partie du plaisir (ou du dégoût, c'est selon) que j'éprouve avec l'objet entre les mains, et c'est très loin d'être aussi gratifiant que d'avoir le tout en support physique. Certains pourraient parler de matérialisme, et je suis sûr qu'il y a une petite partie de ça, mais les sensations et plus tard la mémoire de ces sensations font qu'on se souvient de bien plus que de la musique écoutée. Et qu'en plus, on s'en souvient mieux, avec tous ces autres souvenirs qui la rende vivace.
J'essaye pas d'être poétique ou philosophe, hein, c'est vraiment une description assez réaliste de mon approche de ces objets. En gros, il y a un vécu.
J'ai des mp3, beaucoup, mon métier ne me permettant pas de me trimballer livres, cds, dvds, katanas et autres flasques de napalm (enfin si, mais chut, hein
), mais il me faut un nombre d'écoutes assez affolant, en boucle, pour vraiment m'immerger dans un disque. Et plus souvent que d'habitude, je finis vite par écouter une suite de cds qui se fondent en décor sonore sans y prêter plus attention que ça.Donc oui, j'eus mal vécu la disparition du cd au profit du tout numérique. Sauf au profit d'un nouveau support capable de m'apporter ce que je ressens déjà avec les divers objets de ma médiathèque.
Après, pour ceux qui n'éprouvent aucun intérêt pour leurs autres sens pendant une écoute, j'imagine que c'est une autre histoire. Moi je ne peux pas.
). C'est juste que d'autres sont abominables...
