[Topic Officiel] Vous lisez quoi en ce moment ?!

Démarré par Caim, 27 Juin 2009 à 00:37:36

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Cedde

Ayé, j'ai fini le Paradis de Dante et le Second Faust de Goethe ! [:petrus yes]

Le dernier chant du Paradis est vraiment sublime. Ca valait le coup de lire cette formidable oeuvre. La fin du Second Faust est belle mais un peu trop "métaphorique" à mon goût (mélange des poésies, Euphorion, etc.). Par contre, excellent le combat pour l'âme de Faust. [:lol]

Bon, maintenant j'espère que ma commande du Faust de Marlowe est arrivée.
"Il faut prendre soin de toujours maintenir son cœur en paix, car c'est sur l'onde sans vagues que se dessinent les reflets." Proverbe des îles Ryûkyû.

"Et toi, quelle constellation veux-tu manger ?"

LGC

Citation de: Archange le 30 Juin 2009 à 14:19:48
Lis du lovecraft :o, moi j'aime bien.

Est il vrai qu'il y aurais des sous-entendu raciste ? [:mouaisok]
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"Les gouts et les couleurs" c'est une phrase de m****!

San999

En ce moment, je lis "Au bord de l'eau" ou Shui Hu Zhuan en chinois. Plus précisément la traduction française de Jacques Dars. C'est l'histoire des 108 bandits de l'époque Song, dirigés par Song Jiang. Je pense que cela vous dit tous quelque chose, puisque les spectres d'Hadès en sont inspirés. C'est fou comme la mentalité chinoise antique, c'est tellement éloigné de notre mentalité. Ce qu'ils appellent "un brave", moi j'appelle ça "un criminel sanguinaire et anthropophage"... [:sweat] D'ailleurs, j'arrive moins bien à m'identifier aux personnages que ceux des Trois Royaumes (Sanguozhi Yanyi). Je sais pas trop pourquoi, parce que des massacres à la pelle, il y en avait aussi dans les Trois Royaumes. Cela dit, j'aime quand même (sinon, je lirais pas). M'enfin, là, il ne me manque plus que deux-cents pages pour finir le Shui Hu Zhuan. (Oui "que", parce que sur plus de deux-mille pages, deux-cents, c'est rien.) J'ai l'impression que cela fait une éternité que je me traîne ce bouquin (ou plutôt ces bouquins, puisque c'est en deux volumes).
[url="http://img9.imageshack.us/img9/6243/bannirealbaficacopie.jpg"]http://img9.imageshack.us/img9/6243/bannirealbaficacopie.jpg[/url]

Oiseau Vermillon

Tiens je les ai acheté il y a environ un an.

Ils doivent traîner dans un coin de ma chambre et attendrons bien deux ou trois ans avant que je ne les exhume =) .

Cedde

Citation de: Cedde le 17 Août 2009 à 19:38:01
Bon, maintenant j'espère que ma commande du Faust de Marlowe est arrivée.

Get. [:petrus yes]

Et vive les préfaces qui révèlent une grande partie du livre. [:petrus yes]
"Il faut prendre soin de toujours maintenir son cœur en paix, car c'est sur l'onde sans vagues que se dessinent les reflets." Proverbe des îles Ryûkyû.

"Et toi, quelle constellation veux-tu manger ?"

Oiseau Vermillon

Faut jamais les lire les préfaces malheureux :o .

Cedde

#31
Faust de Marlowe terminé.

Première impression, il est beaucoup plus accessible que celui de Goethe qui est d'une puissance poétique et métaphorique assez incroyable. Par conséquent, ce Faust est plus "terre-à-terre" mais plus agréable à lire. Il est également bien plus court. Au final, on retrouve des points communs entre les deux oeuvres (Hélène, Alexandre, Empereur, etc.) mais leur exploitation est sensiblement différente.

En fait, je n'ai réellement pris "mon pied" à lire ce Faust qu'à partir du dernier acte. Le problème avec l'oeuvre de Marlowe, c'est que sa longueur (ou plutôt le contraire) ne permet pas de s'arrêter trop longtemps sur les personnages donc on s'attache moins à Faust et Méphistophélès (surtout ce dernier). Mais alors le dernier acte, pitain c'est du lourd (je mets en spoil au cas où) :

Spoiler
Non vraiment, l'avant-dernière scène de l'acte où on voit Faust prendre conscience de ses péchés et ses vaines tentatives pour appeler Dieu à l'aide est absolument fantastique. Sa formidable tirade finale est à la fois détestable et pathétique.

On comprend qu'il soit puni vu qu'il n'a pas hésité tout au long de la pièce à dénigrer Dieu (et pourtant il en a eu des occasions de se racheter) quitte à reécrire le pacte de sang mais en même temps, ses plaintes sont assez bouleversantes. Il est coincé dans une pièce et cherche par tous les moyens à obtenir l'aide des éléments pour que son âme rejoigne Dieu. Son bon ange (sa bonne conscience en gros) allant même jusqu'à lui mettre sous le nez la vision du royaume de Dieu pour lui montrer ce à quoi il n'aura jamais droit. Tandis que son mauvais ange (que Faust a suivi) lui montre un échantillon des tortures éternelles auxquelles il aura droit. Les descriptions sont horribles et on comprend la peur de Faust.

Marlowe prend un malin plaisir à nous montrer son personnage en proie à la panique. Il n'hésite pas à nous indiquer le temps qui passe pour amplifier un peu plus à chaque fois la panique de son Faust qui ne sait plus quoi faire. On l'imagine en train de faire les cent pas à implorer Dieu, à réfléchir pour trouver une solution... Il va même jusqu'à demander seulement quelques centaines d'années aux Enfers avant de trouver le royaume de Dieu. Mais c'est trop tard, il est condamné éternellement.

Sonnent les douze coups de minuit qui mettent fin à cette effroyable attente. Méphistophélès, Lucifer et Belzébuth reviennent sans dire un mot. On imagine leur sourire béat et effrayant. Faust est totalement paniqué, il cherche vainement l'aide de Dieu et puis... fin de la scène.

La scène finale est consacrée aux amis de Faust qui découvrent son corps déchiqueté. L'un d'eux va même jusqu'à dire que depuis la Création du monde, jamais être n'a hurlé et appelé à l'aide aussi fort. On apprend même que Faust a crié de minuit à une heure du matin... Bref, cette fin laisse une boule dans la gorge.

C'est pourquoi elle est excellente. Elle arrive à nous faire prendre en pitié un être qui a tout fait pour ne pas gagner l'aide de Dieu, qui a continué à pécher pendant 24 ans et qui, au dernier moment, a vainement tenté de se faire pardonner. Hélas, sans effet...

L'oeuvre en elle-même est inférieure à celle de Goethe sur la forme et le fond mais la fin est pour moi plus intéressante. Je suis peut-être sadique mais je trouve qu'il est plus intéressant de voir un personnage tenter vainement de s'attirer la Grâce de Dieu puis être damné sans aucune pitié. C'est l'implacable châtiment divin incarné par Icare ou Sémélé par exemple. J'aime beaucoup lorsque l'homme se débat de toutes ses forces pour échapper à la fatalité mais qui finit par irrémédiablement succomber.

Cependant, je dois reconnaître que dans la mort, le Faust de Goethe ne pouvait tout simplement pas être damné. Celui-ci est trop "humain" pour être damné. Au final, chacun trouve midi à sa porte donc. Personnellement, j'aime les deux versions du mythe.

Edit : Oh pitain, je suis un otageek de Faust [:lol]
"Il faut prendre soin de toujours maintenir son cœur en paix, car c'est sur l'onde sans vagues que se dessinent les reflets." Proverbe des îles Ryûkyû.

"Et toi, quelle constellation veux-tu manger ?"

harsiesis

OV, tu ne nous a pas parlé de Baudelaire... tu avais pas un avatar de lui sur PNR? ^^

Euh sinon en ce moment je suis en train de lire ceci: http://editions.flammarion.com/docs/Albums/20720/9782081211445.jpg
des récits enchâssés les uns dans les autres, une quête fantastique de personnages un peu ridiculement baroques.... euh, c'est un peu irrésumable [:sweat] d'ailleurs c'est un tel pavé que je ne l'ai pas fini et comme j'ai repris le boulot... :\

Sinon pendant les vacances j'ai lu ça:

le parcours de J-C. Rufin, médecin, pionnier de l'humanitaire (une dizaine d'années dans le métier) et écrivain (L'Abyssin, Rouge Brésil)), et actuellement ambassadeur au Sénégal. Rien que ça.
L'autoportrait en médecin humaniste influencé à la fois par la famille (admiration pour son grand-père) et par les progrès de l'époque (la première greffe du coeur de Barnard) est touchant. Après quand il dépeint la médecine hospitalière de son temps, je ne sais pas mais je me dis qu'on a peut-être fait des progrès depuis, surtout de respect envers le patient et de traitement de la souffrance. C'est encore plus édifiant quand il décrit les cliniques tunisiennes qu'il considère comme son Chemin des Dames (son grand-père était médecin pendant la guerre de 14...)...
De son parcours dans l'humanitaire, y a du plus et du moins intéressant... Il nous y décrit quelques magouilles... comme quoi même dans de telles organisations, les luttes de pouvoir sont les mêmes qu'ailleurs.
La fin est consacrée à son entrée dans le monde littéraire. Rien de bouleversant mais c'est sympathique.

Oiseau Vermillon

Citation de: harsiesis le 29 Août 2009 à 20:50:57
OV, tu ne nous a pas parlé de Baudelaire... tu avais pas un avatar de lui sur PNR? ^^

Sur DGA le Baudelaire [:aloy] .

Sur PnR j'ai un Wilde 8) .


Ouais sinon pas trop de lecture pour moi ces derniers temps mais Cedde m'a donné envie de relire pour la troisième fois les Faust de Goethe et de Marlowe =) .

Cedde

Je l'ai vu sans connaître le bouquin et je l'ai trouvé assez quelconque. Aucune surprise, aucun moment vraiment intense. Bref, un film banal.
"Il faut prendre soin de toujours maintenir son cœur en paix, car c'est sur l'onde sans vagues que se dessinent les reflets." Proverbe des îles Ryûkyû.

"Et toi, quelle constellation veux-tu manger ?"

LGC

Qui surfais sur la vague "Seigneurs des Anneaux"    [:delarue2]
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"Les gouts et les couleurs" c'est une phrase de m****!

Jaxom

On m'avais offert les 2 premiers tomes il y a quelques années... c'est simple : le premier c'est un copier/coller en changeant les noms de la Guerre des Etoiles - Un Nouvel Espoir (jadis les chevalier <barré>jedi</barré> dragon faisaient régner la paix mais ils ont été trahis par l'un des leurs...). Quant au second, j'ai à peine lu quelques chapitres avant de me rendre compte que c'est une sorte de repompe en moins bien de l'Empire contre-attaque ("<barré>Luke</barré> Eragon, je suis ton <barré>père</barré> frère...") ; j'ai donc laissé tombé bien avant la fin. Suis pas empressé d'acheter le 3ème...
Grève des colos tant que The Lost Canvas continue à être de la daube !

Programming today is a race between software engineers striving to build bigger and better idiot-proof programs, and the universe trying to produce bigger and better idiots. So far, the universe is winning. ~ Rich Cook

Archange

Eragon ca m'a tellement marqué que je me rapelle même plus de ce qui se passe dans ce film  [:haha pfff]


Max

J'en chialerais !

Caim

Citation de: Cedde le 17 Août 2009 à 19:38:01
Ayé, j'ai fini le Paradis de Dante

Bon allez, Cedde, maintenant que tu es incollable sur la Divine Comédie, tu vas sûrement nous trouver des références visuelles ou concrètes entre le Lost Canvas de Shiori et le Paradis de Dante ! Mis à part les noms, cercles, bref tout ce qui est connu ; la porte du Paradis d'Hadès n'a pas des motifs en rapport, les constructions (cathédrales, temples, etc), rien qui t'a fait tilter ?
Tu vas me dire, faut attendre les gardiens du LC déjà... ce qui n'est pas faux, avec un peu de chance, Shiori a pu lire la version japonaise de Dante, donc on est dans la merde  :D

Cedde

Ben, y a pas de porte pour aller au Paradis. C'est Béatrice qui emmène Dante directement depuis le sommet du Purgatoire. :D

Il n'y a aucune construction également (ou alors ça ne m'a pas marqué). Dante nous décrit surtout les personnages et philosophe sur la nature de Dieu et la splendeur de ce qu'il voit.
"Il faut prendre soin de toujours maintenir son cœur en paix, car c'est sur l'onde sans vagues que se dessinent les reflets." Proverbe des îles Ryûkyû.

"Et toi, quelle constellation veux-tu manger ?"

Alaiya

Je viens de démarrer "Troie" de Gemmell (auteur découvert avec "le lion de Macédoine"), mais pour l'instant, je n'ai pas encore assez avancé pour donner un avis.

Sinon, en parallèle, je viens d'achever le tome 2 du "Livre de Cendres" (sur 4), medieval fantasy, de Mary Gentle. Et c'est 'achement bien. Au début, c'est très étrange, on est plongé rec dans le moyen-âge français (puisque ça se passe en France au XVème siècle), dans toute sa saleté, horreur, et mode de vie à la dure. L'histoire est étrangement bâtie: elle est présentée comme la traduction et la compilation de documents d'époque, le tout assuré de nos jours par un chercheur en histoire. L'histoire est parfois entrecoupée d'échanges de mails entre l'auteur de la traduction et son éditeur. En gros, on suit l'histoire de Cendres, capitaine d'une compagnie de mercenaires, qui travaille pour le plus offrant. Elle erre au gré des conflits, mais c'est la région Bourgogne qui est en ligne de mire pour l'essentiel. Cendres présente la particularité d'entendre des voix (qu'elle croit venir de Dieu - parallèle avec Jeanne d'Arc exploité par l'historien) qui l'aident à prendre les meilleures décisions sur le champ de bataille pour remporter la victoire. Sauf que...

Le double récit a pour vocation de mettre en évidence que les récits d'origine ont été mystérieusement reclassés en légende, alors qu'à l'origine, ils étaient classés en tant que références historiques. Tout la question est de savoir pourquoi, ce que l'historien découvre au fil de ses recherches, lesquels l'emmènent bientôt dans un monde moyen-âgeux européen, qui n'a pas grand-chose à voir avec l'Histoire telle qu'elle est connue. La fantasy entre alors dans le récit.

Bref, une saga vraiment déroutante dans ce petit monde plutôt codifiée, avec des personnages sévèrement attachants, beaucoup de violence, de l'humour aussi, et une palanquée de retournements de situation, le tout entremêlé de relativité.
[url="http://archiveofourown.org/users/Alaiya"]http://archiveofourown.org/users/Alaiya[/url]

"When the fires, when the fires are consuming you
And your sacred stars won't be guiding you,
I've got blood, I've got blood - Blood on my name"

dd2902

Night Lord, un pti roman de la Bibliothèque interdite sur l'univers de warhammer 40 000  8)
La violence apporte la rédemption

harsiesis

Bon je pose la question ici aussi j'aurai plus de chances d'avoir des réponses [:petrus]

Je voudrais avoir des avis sur le cycle Elric de Moorcock et pour ceux qui lisent beaucoup de fantasy, qu'est-ce-que vous en pensez par rapport à d'autres grands cycles connus. Si vous ne deviez en conseiller qu'un, lequel serait-ce? (le Seigneur des Anneaux exclu [:aloy] pas par snobisme ms tt simplement parce que je l'ai lu [:petrus])

Dans l'immédiat je crois que je vais commencer Terremer...

ArayashikiAlaya

Citation de: harsiesis le 07 Novembre 2009 à 22:12:01
Bon je pose la question ici aussi j'aurai plus de chances d'avoir des réponses [:petrus]

Je voudrais avoir des avis sur le cycle Elric de Moorcock et pour ceux qui lisent beaucoup de fantasy, qu'est-ce-que vous en pensez par rapport à d'autres grands cycles connus. Si vous ne deviez en conseiller qu'un, lequel serait-ce? (le Seigneur des Anneaux exclu [:aloy] pas par snobisme ms tt simplement parce que je l'ai lu [:petrus])

Dans l'immédiat je crois que je vais commencer Terremer...
Pas lu terremer, mais j'ai lu plusieurs livres du cycle d'Elric: c'est très sombre, désespéré (c'est peu de le dire), mais c'est absolument superbe: sans spoiler, c'est presque plus l'histoire de son épée maudite qui se nourrit de l'âme de ses victimes...
Perso je considère ce cycle comme un des grands chefs d'œuvre du genre...

Plus dans la SF que dans la fantaisie, je te recommande le cycle de la culture de Iain T banks: c'est vraiment très original: une grande confrérie galactique tellement parfaite que ses membres jouent avec la diplomatie galactique pour tromper leur ennui...
Understanding is a three-edged sword : your side, their side, and the truth.

Alaiya

Pas lu Elric (pas que je ne veux pas, mais pas eu l'occasion de m'y mettre encore), par contre, de tout ce que j'ai lu, je conseille:

1/ le Trône de Fer de Georges RR Martin : parce que c'est juste... ce qui se fait de mieux en dark medieval fantasy. Parce que c'est le top. Parce que ça coupe le souffle. Parce que ça te prend tous les codes à la con et que ça te les retourne. Parce qu'il y a autant de rapport entre le TdF et le SdA qu'entre fluide glacial et le journal de mickey.

2/ La compagnie Noire de Glenn Cook (uniquement les 3 premiers tomes): idem, c'est de la dark fantasy, approche assez originale pour que les codes du genre passent sans avoir l'air de prendre toute la place, faut aimer cependant la narration à la première personne (dieux merci, rien à voir avec la première personne de l'assassin Royal, pitié), la violence brutale, et les décisions sans concession (pas évident que ça te plaise d'ailleurs, à mon humble avis).

Après, le reste...

- L'assassin Royal: je suis arrivée jusqu'au bout. Et franchement... 12 tomes pour ça, non mais laule. Hobb aurait dû s'arrêter au cinquième. Au delà, c'est lénifiant, ennuyeux et complaisant. Le héros, Fitz, est horripilant, heureusement qu'il y a les personnages secondaires pour sauver le navire.

- Le royaume de Tobin: en cours de lecture. Pas mal, mais un peu lent. A voir une fois achevé.

- Le livre de Cendres: actuellement tome 3 sur 4, en cours de lecture. J'adore vraiment, uchronie se déroulant au 15ème siècle en France, truc de ouf, narration très originale, bref, une belle réussite.

Et enfin, dans le genre "greco-fantastique", je suggère "le lion de Macédoine" de David Gemmell en 4 tomes (en poche). Critique by myself, ici: http://community.livejournal.com/livre_emoi/14775.html
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"When the fires, when the fires are consuming you
And your sacred stars won't be guiding you,
I've got blood, I've got blood - Blood on my name"

Oiseau Vermillon

J'ai terminé ça hier soir.



Synopsis
Bon déjà ça se passe au début du Troisième Millénaire. Edouard IX, roi réprouvé de Grand-Bretagne meurt et la monarchie est prête de s'éteindre avec lui. En effet (!), Thomas Waring, l'ambitieux Premier Ministre a obtenu les abdications signées de tous les prétendants au trône et a de plus effectué de nombreux référendums préalables ayant bridés un peu plus le pouvoir royal anglais. Seulement voilà, au fin fond de l'Ecosse se trouve un jeune homme répondant au nom de James Arthur Stuart descendant illégitime d'un duc (écossais donc) apte à revendiquer le trône royal (ce qu'il fera bien entendu sinon il n'y aurait pas d'histoire :o ). Plus troublant, en plus de posséder le même nom que le légendaire roi il serait une réincarnation de ce dernier.


Bon alors déjà ça reprend plus ou moins la psychologie des persos présents dans le Cycle de Pendragon (enfin ceux qui se sont réincarnés) sans pour autant que ce soit si percutant que ça. Disons que le mélange de la mentalité de l'ancien temps avec leur mentalité actuelle est parfois assez mal venu. Les nombreux clins d'œil étaient néanmoins appréciables même si le personnage de Myrddin et sa relation avec James n'a pas été assez étroite à mon goût. J'ai trouvé le découpage parfois un peu déroutant et la fin un peu trop abrupte.

Pour autant j'ai passé un très bon moment tant la prose de Lawhead, tantôt sans fioriture, tantôt lyrique se laisse lire avec plaisir même si je n'ai pas ressenti le même frisson que lors des lectures du Cycle de Pendragon.


Et maintenant je m'attaque à la Ferme aux Animaux de George Orwell.

ArayashikiAlaya

#47
Moi en ce moment je suis toujours bloqué sur Aristote de Jaeger: c'est terriblement pointu, c'est déconcertant d'érudition, (le côté tel passage manifeste tel texte précède celui-là), mais il y a quelques perles: je suis en train de découvrir des traits de la personnalité et de la bio de ce penseur qui me le rendent, osons le mot, attachant...
Ca me donne envie de relire les classiques de l'histoire de cette période: histoire de la guerre du Péloponnèse pour le IV eme siecle, le monde grec et l'orient de Will, qui est un travail absolument titanesque sur le Veme siecle, bref, je me replonge dans cette bonne vieille antiquité grecque (c'est LGC qui ne va pas être content).
Understanding is a three-edged sword : your side, their side, and the truth.

Max

#48
Citation de: Alaiya le 08 Novembre 2009 à 09:06:03
Pas lu Elric (pas que je ne veux pas, mais pas eu l'occasion de m'y mettre encore), par contre, de tout ce que j'ai lu, je conseille:


C'est pas mal, mais, je dois dire peut-être parce que je n'ai pas tout lu et pas trop dans l'ordre, que je n'ai pas trouvé ça absolument merveilleux non plus (j'ai été plus accroché par Corum, même si fondamentalement c'est la même chose). Les livres valent surtout pour leur imagerie très riche (pillée en long, en large et en travers notamment par Games Workshop et son Warhammer) et le vécu du perso principal assez, hum, chargé.

En revanche, nombre d'histoires suivent un cours de type "conte" qui peut rebuter sur la forme (avec un côté un peu répétitif). Il y a également une légère complaisance de l'auteur pour son héros, qui nous vante son "humour ironique et fracassant" toutes les vingt pages, et à moins que la traduction ait été mauvaise (c'est possible), même mon clavier d'ordinateur m'a fait rire plus souvent que les piques en bois de cagette que lance Elric.  :D

Sinon, plussoiement vif pour le Trône de Fer.

edit : sinon c'est pas de la fantaisie très héroïque mais Discworld, c'est excellent.

J'avais lu il y aune éternité des bouquins la trilogie de L'Elfe Noir de Salvatore (Forotten Realms, Drizzt Do Urden, etc...), j'en garde un assez bon souvenir. un souvenir assez flou ceci dit.
J'en chialerais !

Oiseau Vermillon

#49
Citation de: Oiseau Vermillon le 30 Novembre 2009 à 23:01:05
Et maintenant je m'attaque à la Ferme aux Animaux de George Orwell.

Fini hier (en cours parce que c'était vraiment trop c*iant :o ).



Spoiler
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : " Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux son égaux. "Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "

(source du résumé, éditions Folio)

Pas grand-chose à dire dessus. C'était une fable dysoptique très sympathique qui mettait en avant les dangers du totalitarisme, stalinien en l'occurrence. De fait, les différents symboles du régime (Staline, services de propagande, Lénine, stakhanovisme, etc.) étaient très facilement identifiables. Forcément les enseignements à en tirer étaient plutôt clairs, le ton de l'œuvre très bien choisi et puis c'est à peu près tout.

Lisez-le c'est le bien =) . Et en plus c'est super court :o .


Maintenant, en bon maso, je commence La Divine Comédie de Dante.