Je me suis dit qu'un sujet comme ça pouvait peut-être intéresser du monde et ne pas trop parasiter ceux de l'actualité (normalement plus consacré à l'économie et la politique), sciences ou animaux. Mais bon si la modération considère qu'il fait doublon, qu'elle n'hésite pas à le faire sauter. Bref, un sujet pour partager des infos récentes ou non, discuter, se lamenter ou, éventuellement se réjouir.
Donc pour commencer, une série de reportages à venir sur les lieux les plus pollués du monde :
https://www.lemonde.fr/contaminations/video/2018/08/31/contaminations-j-ai-vu-combien-la-terre-est-petite-et-malmenee_5348614_5347501.html
Et un article sur l'efficacité des espaces marins dont la protection est un peu théorique :
http://www.liberation.fr/planete/2018/08/31/aires-marines-protegees-les-vrais-chiffres_1675488
Si je devais conseiller un très bon reportage, à la fois instructif et percutant, je citerai : les requins de la colère.
Rien à voir avec un quelconque film d'horreur à sensation, il s'agit ni plus ni moins que d'un reportage qui remet le requin à sa juste place dans notre écosystème (sachant que sa présence a un impact au-delà des aires marines), mais surtout qui dévoile notamment jusqu'à quel point cet animal (qui fait moins de victime chaque année que les moustiques ou les noix de coco) s'en prend plein la mouille quel que soit l'endroit sur la planète, et souvent pour des raisons traditionnels (soupe d'ailerons de requin en Asie) ou par un simple délit de sale gueule (dixit ce vendeur de ceinture en peau de requin : "on s'en fout, c'est méchant un requin"). C'est aussi l'occasion de revoir un peu sa façon de s'alimenter (à bas, le thon Petit Navire ! :o ).
Bref, le constat n'a rien d'optimiste mais je l'ai trouvé intéressant tout de même.
Il y a une bd en deux tomes qui évoque ça (sans s'attarder dessus non plus, c'est pas le sujet) : La pès rekin de Stéphane Presle, chez Futuropolis.
Cette année on a récolé moins d'un kilo de cassis, par contre le pied de framboisier qu'une collègue m'avait filé l'année dernière a fait quatre rejets, qui contre toute attente n'ont pas grillé malgré la canicule et se mettent à me donner des fruits. J'ai dû m'en faire presque une vingtaine en quelques jours. [:bave] [:onion tears] Je préfère ça aux fraises, qui de toute façon n'ont jamais poussé, donc c'est tout bénef. [:miam]
Citation de: Alaiya le 18 Septembre 2018 à 17:19:05
@Rincevent : l'article sur les malformations aurait eu sa place dans ton topic environnement ;-) Je serais curieuse de connaître le nom du village en question, ainsi que des deux autres spots identifiés, histoire d'aller jeter un coup d'oeil sur les bases de données qui vont bien...
@Alaiya : Muh, je pensais qu'il n'intéressait personne et aussi ce qui m'a le plus frappé c'est le côté financement de la santé. Mais effectivement, ça semble être un problème de santé lié à des soucis environnementaux.
Le rapport de Remera (
attention, y a des photos de nourrissons atteints d'agénésie, ça peut être choquant) se trouve ici (https://www.remera.fr/wp-content/uploads/2018/07/Rapport-clustering-spatio-temporel-V6-sans-annexe.pdf). Pages 9 à 12 on a deux cartes qui localisent les cas, et un paragraphe qui nous dit que :
CitationL'intuition du départ est confirmée par les résultats obtenus sur SaTScan avec un cluster détecté comprenant 67 communes réparties dans un cercle approximativement centré sur la commune de Druillat, de 17.66km de rayon, pour la période allant de 2009 et 2014.
Cet article (https://www.remera.fr/wp-content/uploads/2017/07/Malf-congenit-etranges-coincidences.pdf) évoque aussi le cas.
CitationMais pour Santé publique France, «les investigations ont été faites. Aucune cause commune à ces différents cas d'agénésies n'a pu être établie ».
Pourtant, selon le rapport du Remera, s'agissant des cas dans l'Ain, «l'hypothèse la plus probable serait celle d'une exposition à un tératogène commun à ces six mères, peutêtre une substance utilisée en agriculture ou en médecine vétérinaire». «Ce sont des hypothèses qui restent bien sûr à vérifier», précise Mme Amar. Fait troublant, plusieurs cas de malformations de veaux (nés avec des agénésies de côtes et de queue), nés dans l'épicentre du cluster humain de l'Ain, ont été notés au cours de ces années.
CitationMuh, je pensais qu'il n'intéressait personne
Si, moi ça m'intéresse ;)
Sinon, c'est assez "rigolo" : la base de données des installations et activités potentiellement polluantes ne met en évidence absolument aucun site dans le secteur, ce qui est parfaitement impossible, comme si elle n'était pas renseignée pour le département (et je n'avais encore jamais vu ça). A l'inverse, la base de données des sites pollués fait certes apparaître quelques sites dans le coin mais sans rapport (j'ai pas regardé en supra détail non plus) avec les éléments tératogènes avancés par le document. Mais le coup de la première base qui ne fait rien apparaître me laisse un peu [:fufufu] . Faudrait jeter un oeil sur la base de données des émissions atmosphériques.
J'ai du mal à croire aux coïncidences face à ce genre de constatation. Quand on sait que le remède au crétinisme a été pour la première fois évoqué au 19ème siècle après justement des études épidémiologiques (faites avec les moyens de l'époque !) et qu'il y avait donc une cause à cette densité anormale d'observation (certes naturelle), on peut légitimement s'interroger sur le fait que des constatations ainsi localisées ne fassent pas l'objet d'une attention soutenue au 21ème siècle.
Citation de: Alaiya le 19 Septembre 2018 à 09:43:41la base de données des installations et activités potentiellement polluantes ne met en évidence absolument aucun site dans le secteur, ce qui est parfaitement impossible
C'est comme quand les Siths ont effacé Kamino de la base de données des Jedi ! [:chiyo1] [:aie]
Les bases que tu mentionnes sont-elles privées, ou seulement d'accès restreint ? Ce que tu racontes soulignes que ça pue un peu l'entourloupe. C'est possible qu'il puisse y avoir, je ne sais pas, des sites de stockage non déclarés ou stockant des trucs qu'ils ne devraient pas avoir par exemple ?
Non, ce sont des bases de données totalement publiques et accessibles à tout le monde (BASIAS et BASOL). Après, il peut y avoir une raison technique, hein : il suffit que le ministère soit en train de remettre le SIG à jour si bien que rien n'apparaît en ce moment, ce sont des choses qui arrivent.
Sinon, non : en théorie, tout ce qui est ou a été déclaré au titre des Installations Classées à un moment donné apparaît sur ces bases. Par contre, il existe pléthore d'activités potentiellement polluantes qui ne sont pas recensées dans ces bases pour la simple et bonne raison qu'elles ne sont pas soumises à la réglementation (souvent à cause de seuils qui ne sont pas atteints). Ceci étant, il s'agit toujours de petites activités, donc avec des enjeux limités en terme de quantités de produits mis en jeu.
Ah ben tiens je vais signaler ça à mon vieux père, il adore ça. Comparé à lui j'ai la conscience écolo d'un trafiquant de plutonium. :o
Citation de: Alaiya le 19 Septembre 2018 à 14:21:31
Sinon, non : en théorie, tout ce qui est ou a été déclaré au titre des Installations Classées à un moment donné apparaît sur ces bases. Par contre, il existe pléthore d'activités potentiellement polluantes qui ne sont pas recensées dans ces bases pour la simple et bonne raison qu'elles ne sont pas soumises à la réglementation (souvent à cause de seuils qui ne sont pas atteints). Ceci étant, il s'agit toujours de petites activités, donc avec des enjeux limités en terme de quantités de produits mis en jeu.
Est-ce que ça veut dire que plusieurs petites activités passant sous le radar pourraient avoir un effet local de ce genre ? Typiquement moi je pense à des exploitations agricoles (ou autre, hein) qui, prises une par une sont sous la norme, mais collectivement peuvent représenter des nuisances d'un tout autre niveau. [:fufufu]
Oui, par effet d'accumulation de substances et de concentration géographique, c'est possible.
Ah, j'avais pas vu ta réponse. Plusieurs petites sources de cochonneries peuvent, au bout du compte, être plus dangereuses qu'une seule grosse source.
Sinon, présenté comme ça, effectivement l'idée semble pourrie au point qu'on pourrait mettre un minuteur pour prévoir le moment où la pollution va se déclencher.
https://www.youtube.com/watch?v=tGwUjqDHLqg
Un jugement assez surprenant et qui paraît vicieux au premier abord mais finalement assez logique dans la mesure où le type a nuit à l'activité économique de ses voisins :
https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/09/26/un-arboriculteur-autrichien-condamne-a-de-la-prison-ferme-pour-la-mort-d-abeilles_5360613_1652692.html
Le chloropyrifos est notamment fabriqué... en France.
Sinon :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/Ademe-pointe-lourd-impact-environnemental-equipements-domestiques-32073.php4#xtor=ES-6 (http://www.actu-environnement.com/ae/news/Ademe-pointe-lourd-impact-environnemental-equipements-domestiques-32073.php4#xtor=ES-6)
Rien de très nouveau - c'est du bon sens ! - mais les chiffres mis ainsi en perspective sont assez saisissants.
Ah oui, j'ai lu cet article durant ma pause déjeuner. :D
Du coup, je me suis amusée à compter le nombre d'appareils consommant de l'électricité chez moi (que ce soit directement branché sur le courant ou par intermittence, et ce qui fonctionne à piles ou à batterie), et je tombe à 52 (en comptant la Wii, mais pas les wii-motes qui n'ont plus de piles depuis belle lurette, sinon on monte à 56). Ils ne marchent bien sûr pas tous en même temps, mais ça fait un joli paquet de trucs qui consomment (même si j'ai des multiprises à interrupteur exprès pour ne pas consommer inutilement).
Par contre, oui, effectivement, le "recyclage" de tous nos objets dont on veut se séparer soit par des filières spécifiques, soit en donnant à d'autres, ça devrait être du bon sens pour tout le monde. :o
Ce qui me fait penser que lorsque j'ai déménagé, j'ai été très embêté avec mes vieilles cassettes vidéo, notamment parce que la bande magnétique, ça ne se recycle pas vraiment. Il existait bien une association qui les reprenait il fut un tant pour en faire des œuvres d'art ou de la marqueterie, mais quand j'ai regardé, ils en avaient un stock pour des siècles encore. ^^;
Les chiffres donnent le tournis, effectivement. [:petrus] C'est bien ça notre problème : on produit à tour de bras, sans savoir comment éliminer une fois qu'on n'en a plus besoin. [:holl2]
Encore une fausse bonne idée :
https://www.lemonde.fr/pollution/article/2018/10/02/sur-l-ocea-des-milliers-de-pneus-remontes-a-la-surface-au-large-d-antibes_5363096_1652666.html
Pourquoi ? Parce que "les microparticules et substances toxiques relarguées ont fait fuir la faune" et qu'en plus ça s'est dispersé dans tous les sens. C'était pour imiter les Ricains qui avaient commencé à le faire dès 72 pour les enlever à partir des années 90...
Cette flippe intégrale ! J'ignorais totalement que le sol pouvait se liquéfier comme ça. Ça doit être terrifiant de sentir le sol sur lequel on marche se transformer en sables mouvants. [:chiyo1] Nulle part où aller, nulle part où se réfugier. [:petrus]
https://www.courrierinternational.com/article/en-indonesie-le-sol-est-devenu-liquide
Dans le même genre, tu as les dolines :D
https://www.lexpress.fr/actualite/monde/en-images-sinkholes-ou-dolines-ces-trous-geants-qui-engouffrent-tout_1802852.html
Ah ça j'en avais entendu parler et j'ai déjà vu plusieurs des photos. C'est encore plus soudain mais la panique doit être brutale et courte (si t'y survis) alors que dans le cas plus haut tu dois prendre conscience que t'es totalement dans la merde.
Question : l'exploitation du gaz de schiste peut-il provoquer des trucs comme ça ?
CitationQuestion : l'exploitation du gaz de schiste peut-il provoquer des trucs comme ça ?
C'est difficile de répondre à cette question, toutefois, tout et son contraire ayant été dit sur le sujet, ce qu'il faut en retenir c'est que grosso merdo, l'exploitation du GS relève de la fracturation hydraulique, qui vise comme son nom l'indique à injecter de l'eau sous haute pression dans les roches pour les fracturer et ainsi permettre d'exploitation des gisements qui ne seraient que peu ou pas mobilisables sinon.
Donc, la fracturation s'adressant à des sols durs et rocheux, elle ne peut pas être l'origine d'un phénomène de liquéfaction qui, lui, se produit dans des sols meubles.
Quant aux dolines, elles consistent en un "recouvrement de vide", à savoir que sous le sol apparent, il y a en réalité des cavités qui peuvent être naturelles (par exemple, das des contextes karstiques (calcaires fissurés en grand)) ou artificielles (anciennes exploitations minières souterraines). Et un beau jour, pour des tas de raisons, le sol sus-jacent s'effondre dans le trou. Là encore, il est peu probable que la fracturation hydraulique puisse être à l'origine de ce genre de phénomènes.
Quand tu vois ce que ça donne, à petite grande échelle, ce n'est pas étonnant que des phénomènes pareils aient pu être interprétés par le passé comme des événements surnaturels. Sans les connaissances techniques qui en permettent la compréhension, ça doit être encore plus traumatisant.
Tu sais, je pense que quand ça t'arrive, même en sachant de quoi il retourne, c'est traumatisant malgré tout [:lol]
Ça doit être un grand réconfort, en effet, de savoir qu'on est entrainé par du loess et non pas par du granit. :o
Il me revient en tête l'histoire d'une cité arabe préislamique qui aurait été engloutie par les sables parce que le sol aurait lâché après que la nappe phréatique ait été progressivement vidée par l'irrigation extensive. Je crois que c'était Iram (https://fr.wikipedia.org/wiki/Iram).
Citation de: Alaiya le 05 Octobre 2018 à 12:01:42
Tu sais, je pense que quand ça t'arrive, même en sachant de quoi il retourne, c'est traumatisant malgré tout [:lol]
C'est ce que je pensais quand je disais "encore plus traumatisant". :D
Parce qu'effectivement, même si tu es capable de pondre une thèse sur le sujet, tu dois pas te la jouer si tu es à proximité d'un truc pareil.
Perso, ce qui m'impressionne le plus, c'est la capacité qu'a l'être humain à continuer à filmer ce genre de scène alors qu'il est potentiellement en danger de mort imminente. o_O (entre le quartier qui se fait la malle sous les yeux de la famille en Indonésie et les arbres de 5 m de haut qui se font engloutir en 2 secondes en Louisiane, aucun des deux caméramen ne se dit à un moment qu'il devrait se barrer plutôt que de continuer à filmer. :D)
Blague à part, y'a quelques dolines qui sont impressionnantes (surtout vu la profondeur que ça peut atteindre). :aie:
Je ne sais pas si ça rentrait dans cette catégorie (puisque le trou n'était pas un beau cercle comme on le voit sur les images), mais la place pas très loin de l'endroit où je vivais autrefois s'est effondrée à cause d'une canalisation qui a pété. Heureusement, pas de dégât autre que matériel puisque l'effondrement a eu lieu en plein milieu de la nuit. Mais les premiers qui ont dû arriver sur le carrefour au petit matin, ça a dû leur faire bizarre. [:lol]
L'eau a un pouvoir destructeur impressionnant qu'on a tendance à oublier. :o
Un traveling magnifique au-dessus d'une forêt de l'Utah. Les couleurs sont quand même surprenantes, on se croirait dans un paquet de Haribo. [:aie]
https://www.youtube.com/watch?v=n2cXxBW8ulc
J'avoue que les arbres mauves et roses, c'est assez étrange. o_O
https://www.actu-environnement.com/ae/news/surconsommation-numerique-revele-insoutenable-environnement-32129.php4#xtor=ES-6
Ce n'est guère une surprise, ceci dit je ne pensais pas que c'était le visionnage de vidéos qui nécessitait le plus d'énergie. De plus, changer moins souvent ses appareils, certes, mais quand dorénavant, on ne peut plus changer la batterie d'un smartphone... [:aie] Un procédé qui devrait être interdit de mon point de vue.
A noter toutefois que, et même si c'est encore à la marge, aujourd'hui on récupère la chaleur fatale (chaleur émise et perdue) des data centers pour la valoriser via des pompes à chaleur pour le chauffage par exemple de logements ou de bureaux installés dans le même immeuble que le data center. Et plus généralement, en terme de bonnes pratiques, on retiendra le fait d'avoir une boite mail la plus vide possible et de limiter l'envoi de pièces jointes quand on est en entreprise et qu'on travaille sur un serveur commun. Ca n'a l'air de rien, mais cela sollicite moins les data centers.
Citation de: Alaiya le 08 Octobre 2018 à 09:35:08en terme de bonnes pratiques, on retiendra le fait d'avoir une boite mail la plus vide possible
Muuh, je purge régulièrement mais j'ai malgré tout tendance à conserver beaucoup trop de choses. [:mouais]
De toute façon je pense qu'il est illusoire d'attendre un hypothétique infléchissement vertueux de la consommation individuelle. Tout le monde et en particulier les pays en développement veut avoir sa part de modernité, de confort et de frivolité moderne. Ça me semble incompatible avec un effort nécessairement collectif. La seule chose qui pourrait interrompre ça serait une contrainte pure, pas seulement légale parce que les gens feront tout pour la contourner, mais structurelle. Du genre : ben non t'auras pas de nouveau smartphone parce qu'il n'y a plus de jus pour charger ceux qui tournent déjà (et qu'on ne recycle déjà pas parfaitement).
J'avoue, depuis que j'ai appris dans le Burger Quiz (on a les références qu'on peut) que jeter ses mails à la poubelle permettait de faire des économies d'énergie, j'essaie de plus trier et moins conserver.
Ceci-dit, au boulot, on a une boîte mail qui régulièrement, bazarde nos vieux mails on ne sait trop où (y compris ceux où il y a des mots de passe ultra-importants qu'après tu peux plus te connecter aux plateformes utiles pour bosser). ^^;
Citation(y compris ceux où il y a des mots de passe ultra-importants qu'après tu peux plus te connecter aux plateformes utiles pour bosser). ^^;
Chez moi, il y a un lutin sur le bureau de notre assistante, avec tous les identifiants et MDP utiles pour les marchés publics and co. Ce qui est fort pratique quand elle est absente
(et moi, sans mon assistante, je ne suis rien [:shinobu1] )Citationj'essaie de plus trier et moins conserver.
Moi aussi mais c'est compliqué. Le nombre de fois où je me retrouve à chercher et surtout retrouver un mail de 2015 en guise de preuve pour je ne sais quoi, c'est dingue. Si bien que j'hésite... mais de temps en temps, je fais du nettoyage sauvage et advienne que pourra. Je suis toutefois un trèèèèès mauvais exemple (non, je ne donnerai pas le nombre de mails dans ma boîte pro tellement c'est stratosphérique) et je rêve d'être comme mon assistante qui est une maniaque du rangement sous Outlook et qui n'a toujours que 10 mails au max qui se battent en duel dans sa boîte de réception. Le rêve.
Ah moi aussi je fais ça. :D
Plus de fric pour les fins de race que pour l'éducation on dirait...
(dans ce topic puisqu'il est question des premiers écolos de France...)
edit Tiens mon lien avait disparu
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/oise-des-policiers-se-plaignent-d-etre-mobilises-pour-encadrer-la-chasse-a-courre-7795095385
Citation de: ArayashikiAlaya le 08 Octobre 2018 à 19:48:19
Plus de fric pour les fins de race que pour l'éducation on dirait...
(dans ce topic puisqu'il est question des premiers écolos de France...)
Quel est le rapport avec le sujet ?
Citation de: Alaiya le 08 Octobre 2018 à 19:36:01
Chez moi, il y a un lutin sur le bureau de notre assistante, avec tous les identifiants et MDP utiles pour les marchés publics and co. Ce qui est fort pratique quand elle est absente (et moi, sans mon assistante, je ne suis rien [:shinobu1] )
Non, mais nous aussi, on a une liste dans le bureau de notre chef avec tous les mots de passe de toutes les plateformes (mais c'est vrai que c'est rageant de "découvrir" que ze mail important est parti à la trappe). :o
Citation de: Alaiya le 08 Octobre 2018 à 09:35:08
Et plus généralement, en terme de bonnes pratiques, on retiendra le fait d'avoir une boite mail la plus vide possible et de limiter l'envoi de pièces jointes quand on est en entreprise et qu'on travaille sur un serveur commun. Ca n'a l'air de rien, mais cela sollicite moins les data centers.
Mais tu gardes l'ensemble de tes mails sur le serveur, toi. Bon, ça dépend des entreprises, de toute façon, mais chez moi, on archive régulièrement les mails et les archives Outlook, ça va sur le disque dur et plus sur le serveur.
Et je te rejoins entièrement concernant les pièces jointes trop lourdes.
"Oiseau, vous pouvez me rajouter quelques slides pour cette présentation à propos des actualités de vos sujets ?
- Oui, bien sûr, je mets la vidéo, aussi (et avec ça, le fichier avoisine les 100 Mo). Je vous mets ça sur le serveur.
- Ah non ! Renvoyez-le moi par mail."
[:rage]
Sinon, il y a aussi les solutions WeTransfer, mais je ne sais pas ce que ça vaut réellement en terme d'"économies d'énergies".
Citation- Ah non ! Renvoyez-le moi par mail."
Classique :o
CitationSinon, il y a aussi les solutions WeTransfer, mais je ne sais pas ce que ça vaut réellement en terme d'"économies d'énergies".
Le lien étant périssable, cela veut dire que le fichier ne reste pas stocké ad vitam eternam sur les serveurs de WT. Il n'en reste pas moins que le lien vers l'emplacement du fichier sur le serveur interne, c'est quand même mieux XD
Sinon, l'année dernière, j'avais communiqué en utilisant ce doc de l'ADEME, plutôt bien fait, avec des infographies intéressantes :
https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-ecoresponsable-au-bureau.pdf (https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-ecoresponsable-au-bureau.pdf)
EDIT : je rajoute cette très chouette infographie !
(http://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie-travail-ademe-logo-qqf/)
Je suis toujours dubitatif quant au télétravail, car ça a des conséquences lourdes sur l'organisation d'un service et ce n'est pas toujours applicable. Même si ça a un effet positif sur les déplacements, par exemple, ça entraîne une machinerie pas possible pour être mis en place...du moins, c'est ce que je vois à l'université. Ce n'est d'ailleurs pas possible actuellement.
Citation de: Le Passant le 10 Octobre 2018 à 14:14:55
Je suis toujours dubitatif quant au télétravail, car ça a des conséquences lourdes sur l'organisation d'un service et ce n'est pas toujours applicable. Même si ça a un effet positif sur les déplacements, par exemple, ça entraîne une machinerie pas possible pour être mis en place...du moins, c'est ce que je vois à l'université. Ce n'est d'ailleurs pas possible actuellement.
Le télétravail ce n'est pas possible pour tout le monde, clairement. Ca ne fonctionne que lorsque le poste est autonome et ne nécessite qu'un PC portable et une connexion internet. Dans mon secteur d'activité, c'est sans souci et les gens le font régulièrement, c'est une question de souplesse et de flexibilité (enfants malades, révision de la chaudière, etc XD). Moi-même, il m'arrive de rester à la maison si je dois faire un travail nécessitant du calme et de la concentration.
Très intéressantes, les infographies. Après pour tout ce qui est réglage des appareils c'est mort (et c'est pas plus mal) car c'est géré centralement pour toute la collectivité. Par contre je n'arrive pas à pousser mes collègues à utiliser du papier brouillon pour les impressions sans intérêt. Pis, j'ai même découvert que notre relieur fabriquait des petits carnets (les petits bouts de papier pour noter un truc vite fait)... à partir de feuilles blanches ! [:homer1] [:facepalm]
CitationUn ordinateur éteint, mais qui reste branché, continue de consommer de l'énergie.
Hein ? Mais comment qu'est-ce ? [:delarue3]
CitationHein ? Mais comment qu'est-ce ? [:delarue3]
C'est pour ça que je débranche tout chez moi quand ça sert pas et que j'ai accès à la prise, PC, télé, box, micro-onde, lave-linge. :o
Je rejoins Al' sur le télé-travail, ça n'est pas possible pour tous les types de métiers, mais c'est quand même parfois rudement pratique. Enfin, je dis ça à l'indicatif alors que dans ma boîte, le télé-travail n'est pas permis, sauf cas spéciaux. Et Dieu sait, pourtant, que je serais tout aussi efficace si je bossais de chez moi.
@Alaiya : Je garde tes liens sous le coude pour quand j'aurai le temps -- dans 150 ans, donc.
@Le Passant : Le fait de débrancher la box tous les jours n'a aucun impact sur son fonctionnement ? Ça fait typiquement partie des bonnes pratiques que j'aimerais adopter, mais j'ai peur que ça altère mon appareil.
Je ne doute pas un seul instant que ce serait envisageable, voire souhaitable dans pas mal de domaine, mais dans mon cas c'est impossible : je reçois du public qui se moque totalement des horaires, des rendez-vous, et nous travaillons à partir d'un serveur inaccessible depuis l'extérieur. Je n'ai pas accès aux logiciels les plus importants de chez moi. Mais le télétravail est en débat, bien qu'à ma connaissance (et parce que je connais des gens qui étaient dans la commission), c'est mal barré car coûteux et sources de tension dans les services (qui y aurait droit, qui n'y aurait pas droit, etc).
Citation@Le Passant : Le fait de débrancher la box tous les jours n'a aucun impact sur son fonctionnement ? Ça fait typiquement partie des bonnes pratiques que j'aimerais adopter, mais j'ai peur que ça altère mon appareil.
Aucun dysfonctionnement lié à ça à ma connaissance. J'ai parfois des chaînes qui disparaissent, mais c'est lié au fournisseur et pas au matériel, je pense. C'est arrivé plus fréquemment quand je laisse branché que quand je coupe. Ca revient tout seul plus tard. Mais elle est là depuis trois ans, je fais ça presque tous les jours et je n'ai jamais eu à la faire remplacer ni même examiner. Et je n'ai pas de coupures de réseaux intempestives, hormis des cas qui sont clairement dus aux fournisseurs puisque je ne suis pas le seul.
A une époque, je perdais systématiquement le réseau à 11h30, c'était très bizarre, mais ça n'arrive plus depuis longtemps.
Malheureusement, tout le monde ne peut effectivement pas faire de télétravail. Dans ma boîte, c'est très vaguement toléré et à mon poste, c'est carrément inenvisageable (même si, avec mes collègues, on se disait qu'un roulement permettrait d'assurer nos tâches avec le même rendement).
@Rincevent A la LPO, où j'avais fait mon Service Civique, ils reliaient des blocs de papier brouillon pour chaque nouvel arrivant. C'était vachement pratique, en plus d'être écolo.
@Alaiya Tiens, je vais potasser ce guide pratique [:miam] (puisqu'au boulot, bien que notre slogan promeut le recyclage des ressources, y'a absolument rien de prévu pour recycler quoi que ce soit (plastique, verre, papier, pelure de banane = même poubelle)).
Hum... j'ai décidément l'impression que chez nous, c'est vraiment une chance parce que le télétravail y est facile. Après, c'est aussi une question de confiance : de base, on part du principe que les gens sont assez sérieux et impliqués pour considérer que s'ils disent travailler chez eux, ils le font vraiment XD
La box : perso, j'aimerais bien désactiver au moins le wifi le soir mais le problème, c'est qu'elle est planquée et du coup, c'est assez acrobatique d'aller appuyer sur le bouton [:aie]
Citation de: Nicod(puisqu'au boulot, bien que notre slogan promeut le recyclage des ressources, y'a absolument rien de prévu pour recycler quoi que ce soit (plastique, verre, papier, pelure de banane = même poubelle)).
Attends... tu bosses toujours dans la même boîte ? Et vous n'avez pas mis de tri en place ? o_O Genre... [:delarue4]
Le papier, c'est quand même un peu beaucoup obligatoire depuis janvier pour toutes les sociétés de plus de 20 salariés... De notre côté, on trie pas mal : papier, déchets ménagers, canettes, bouteilles plastiques, piles
Citation de: Alaiya le 10 Octobre 2018 à 21:02:17
Hum... j'ai décidément l'impression que chez nous, c'est vraiment une chance parce que le télétravail y est facile. Après, c'est aussi une question de confiance : de base, on part du principe que les gens sont assez sérieux et impliqués pour considérer que s'ils disent travailler chez eux, ils le font vraiment XD
Uhuh, alors chez nous, pour que le télétravail soit mis en place, il faudrait l'installation d'une ligne internet spécifique et d'un pc dédié avec surveillance de la quantité d'activité. Donc pas directement ce que tu fais, mais la quantité de temps que tu passes sans taper sur ton clavier par exemple. Genre tu dois signaler quand tu vas aux toilettes. :D
Citation de: Alaiya le 10 Octobre 2018 à 21:02:17
La box : perso, j'aimerais bien désactiver au moins le wifi le soir mais le problème, c'est qu'elle est planquée et du coup, c'est assez acrobatique d'aller appuyer sur le bouton [:aie]
J'avoue que je triche, j'ai une multiprise avec téléphone, box et télé. J'appuie sur un bouton avec le pied avant d'aller me coucher, puis avant de partir au travail (je regarde vite fait les infos avant de partir le matin), comme ça tout coupe d'un coup. :o
Mais ça veut dire plus de répondeur, du coup. Pas forcément pratique. [:petrus] Mais en dehors de ça, oui je voyais la chose comme ça. Comment ça se fait que ça puisse pomper du jus même éteint au fait ? [:what]
M'en fiche, personne a mon N°, j'ai un fixe uniquement parce que j'ai un vieux téléphone et qu'un N° vient automatiquement avec la box. [:aie]
Même mon employeur ou ma famille n'ont pas N° fixe, alors...
Citation de: Alaiya le 10 Octobre 2018 à 21:02:17
Hum... j'ai décidément l'impression que chez nous, c'est vraiment une chance parce que le télétravail y est facile. Après, c'est aussi une question de confiance : de base, on part du principe que les gens sont assez sérieux et impliqués pour considérer que s'ils disent travailler chez eux, ils le font vraiment XD
C'est quand même assez répandu si j'en crois les divers témoignages de mon entourage -- qui ne sont pas non plus représentatifs à 100%. En tout cas, dans mon type de métier, a fortiori à Paris, je dois être un des rares à ne pas bénéficier de cet avantage.
Citation de: Le Passant le 10 Octobre 2018 à 21:17:30
Uhuh, alors chez nous, pour que le télétravail soit mis en place, il faudrait l'installation d'une ligne internet spécifique et d'un pc dédié avec surveillance de la quantité d'activité. Donc pas directement ce que tu fais, mais la quantité de temps que tu passes sans taper sur ton clavier par exemple. Genre tu dois signaler quand tu vas aux toilettes. :D
Oui alors ça, c'est flicage et compagnie [:lol] . Parce que si on part par là, ce système, il faudrait aussi l'appliquer quand on est bureau. (Notons que certaines entreprises le font, de toute façon.)
Citation de: Oiseau Vermillon le 10 Octobre 2018 à 21:31:09
Oui alors ça, c'est flicage et compagnie [:lol] . Parce que si on part par là, ce système, il faudrait aussi l'appliquer quand on est bureau. (Notons que certaines entreprises le font, de toute façon.)
Ca se fait au bureau en préfecture. :D
Ca se fait pas encore chez nous, mais ça ne m'étonne pas le moins du monde de l'université.
Citation de: Le Passant le 10 Octobre 2018 à 21:17:30
J'avoue que je triche, j'ai une multiprise avec téléphone, box et télé. J'appuie sur un bouton avec le pied avant d'aller me coucher, puis avant de partir au travail (je regarde vite fait les infos avant de partir le matin), comme ça tout coupe d'un coup. :o
J'ai pareil : Une multiprise avec la télé (+ décodeur + lecteur DVD), la box internet et le téléphone branchés dessus. Hop, j'appuie sur le petit bouton rouge le soir !
(Bon, j'appuie dessus avec le doigt, moi, pas avec le pied ! ;) [:lol])
CitationComment ça se fait que ça puisse pomper du jus même éteint au fait ? [img alt=[:what]]http://forum.saintseiyapedia.com/Smileys/custom/bigwhitetelephone.gif
Je n'y connais rien en électronique mais de ce que j'ai cru comprendre pour un PC fixe par exemple, quand ça plante, il faut parfois le débrancher et le rebrancher pour qu'il reparte, afin que "les condensateurs se vident". Pour les PC portables, il faut enlever la batterie et la remettre, pour la même raison. DOnc a priori, il y aurait toujours une sorte d'alimentation minimale ?
C'est pareil pour tous les chargeurs, PC ou téléphone aussi : il ne faut pas les laisser branchés, car le courant continue à circuler dedans même quand aucun appareil n'est en charge.
Eh bien c'est une découvrance pour moi. Je savais qu'un appareil en veille coûtait plus cher au final que quand il est actif (logique, puisqu'une télé pompant un peu mais toute la journée fera une facture plus lourde que deux heures d'utilisation). Mais pas que ça pompait même complètement éteint. J'éteindrais aussi ma multiprise, du coup. [:pfft] (ah merde non, ma lampe de chevet est aussi dessus, je vais tomber dans le noir, sinon ! [:shinobu1])
Citation de: Alaiya le 10 Octobre 2018 à 21:02:17
Attends... tu bosses toujours dans la même boîte ? Et vous n'avez pas mis de tri en place ? o_O Genre... [:delarue4]
Le papier, c'est quand même un peu beaucoup obligatoire depuis janvier pour toutes les sociétés de plus de 20 salariés... De notre côté, on trie pas mal : papier, déchets ménagers, canettes, bouteilles plastiques, piles
Oui, c'est ce que j'ai lu dans le PPT de l'ADEME (ainsi que la mise en place d'un système de covoiturage pour les entreprises de plus de 100 salariés...).
En fait, il y a bien des poubelles pour le papier et des poubelles pour le tout-venant dans nos bureaux, mais ceux qui font le ménage se pointent avec un grand sac poubelle et fourrent tout dedans. Idem, il y a une boîte spéciale pour la récupération des piles : ça fait 4 ans que je suis dans la place, j'ai jamais vu qui que ce soit venir la récupérer et elle est pleine à ras bord. Et lorsqu'on fait nos réunions d'unité avec repas, tout va dans la même poubelle (verre, plastique, carton et restes de nourriture) puisque de toute façon, il n'y a aucun container spécifique pour l'une ou l'autre de ces matières. Mais, effectivement, les autorités suprêmes nous bassinent avec la révolution de la ressource.
Ceci dit, depuis qu'on est rattaché (de manière plus visible, on va dire) avec la maison mère, on doit répondre à des questionnaires tous les quatre matins pour qu'ils sachent si on les aime bien ou pas. Eh bien avec nous, ils sont servis : à la question pour savoir si on était raccord avec notre slogan, les trois quarts des gens de l'unité ont dit que "non" et que "ça sert à rien de mettre des poubelles spéciales pour le papier si tout fini dans la même poubelle à la fin". :D
Maintenant, ils font des économies d'eau : ça doit faire plus d'un an qu'ils n'ont pas lavé nos fenêtres (si on veut savoir le temps qu'il fait, il faut les ouvrir et pencher la tête dehors, sinon t'as l'impression qu'il neige en permanence). [:lol]
Sympa. Chez nous y a au moins la poubelle recyclables et la poubelle tout-venant. Et les journaux partent à la fourrière, les documents pilonnés dans la filière recyclage. Par contre le petit composteur qu'on avait a disparu, parce que quand la collègue qui allait le vider est partie l'année dernière, ben personne n'y a plus touché au point qu'on a commencé à se demander si ça valait bien la peine (comprendre : nan mais ça fait chier et je veux pas y aller, on continue quand même ?). [:petrus]
Une théorie ...
(https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/14690990_901822539948425_1820274265461596755_n.png?_nc_cat=108&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&oh=3a0816135bb601d60fe2497b1da2764d&oe=5C84411B)
Ne le raconte pas partout, Trump risque de déclencher une guerre de déforestation s'il entend parler de ça. :o
Citation de: ArayashikiAlaya le 26 Octobre 2018 à 01:10:09
J'avoue que ceci me préoccupe bien plus et me donne plus de raison de râler que ce piège à pigeon annoncé...
https://www.liberation.fr/planete/2018/10/24/guyane-malgre-7-173-avis-defavorables-total-autorise-a-mener-une-campagne-d-exploration-petroliere_1687488
Parce qu'il y avait un doute que ça se passe autrement ? Je demande si leurs boues toxiques ne vont pas avoir la chance de faire des réactions étranges avec celles du super-gisement d'or qui va être mis en œuvre dans un respect parfait de l'environnement. [:fufufu]
Ah oui, une marée noire qui dure depuis 2004, rien que ça...
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/10/26/la-plus-grosse-fuite-de-petrole-au-monde-se-repand-depuis-quatorze-ans_5375287_4355770.html
Bon après Trump, Macron, il ya encore un parasite en vue : on rêvait de terraformer Mars, on marsoformise la terre...
Sur ce je vais m'allumer une bonne pipe, plus trop envie de faire de vieux os vu ce qu'on nous prépare.
https://www.lci.fr/international/bresil-s-il-est-elu-president-jair-bolsonaro-va-t-il-detruire-la-foret-amazonienne-2102754.html
*soupir* Tellement de gens dont on pourrait souhaiter qu'ils se noient accidentellement dans une fosse à lisier. Mais hélas je crains qu'ils ne soient immédiatement remplacés par des gens de même "valeur". [:haha pfff]
Citation de: Rincevent le 28 Octobre 2018 à 17:21:15
*soupir* Tellement de gens dont on pourrait souhaiter qu'ils se noient accidentellement dans une fosse à lisier. Mais hélas je crains qu'ils ne soient immédiatement remplacés par des gens de même "valeur". [:haha pfff]
Pourquoi, "accidentellement" ? [:trollface]
Pour avoir la conscience (ou en tous cas les mains) plus propre que les leurs.
Ouais, pas faux... [:fufufu]
Mon message de ce matin sur le topic actus semble être passé inaperçu à cause du bolsonaro-bashing. Je peux comprendre que ce type suscite autant de haine, mais le sujet dont je parlais est aussi un truc sérieux, et qui risque d'impacter sérieusement ceux d'entre nous vivant en Île de France si ça se confirme...
Voilà donc le lien vers le message en question : http://forum.saintseiyapedia.com/index.php/topic,4388.msg756757.html#msg756757 (http://forum.saintseiyapedia.com/index.php/topic,4388.msg756757.html#msg756757)
Mesurette qui impactera comme d'hab les plus fragiles alors que la grosse industrie a toute latitude pour faire ce qu'elle veut.
Tôt ou tard, il faudra se passer des motorisations thermiques ou les réserver pour les cas où on ne peut pas faire autrement. Donc, le fait de "prendre date" est aussi un moyen de commencer à ancrer dans la tête des gens que, oui, ça va finir par arriver, c'est de la communication au long cours [:lol] Et le fait est que ça fonctionne, il suffit de voir les changements de comportement, certes très progressifs mais aussi très réels, en terme de nourriture, de déplacements, etc... Le chemin est inconscient mais il se fait, et c'est ce qui compte.
Ceci étant, il y a les discours d'un côté et la réalité de l'autre et le fait est qu'aujourd'hui la voiture électrique, ce n'est pas encore ça pour des tas de raisons : le prix, les modalités de recharge, l'autonomie (et je ne vous parle pas de la voiture électrique de société : j'ai fait l'exercice et financièrement, c'est ordurièrement plus cher qu'un diesel classique, même avec la meilleure volonté du monde, c'est impossible à justifier). Donc, tant qu'il n'y aura pas une action forte et pérenne des pouvoirs publics en faveur de l'électrique, on risque d'attendre encore quelques années.
Quant aux hybrides : on ne peut que se désoler devant le désert proposé par les trois constructeurs français sur ce créneau (alors que là encore, des flottes professionnelles en hybride, ce serait déjà un grand pas !) et cela a un certain coût, qui reste toutefois plus abordable que le 100 % électrique. Malheureusement, l'Etat a jugé que la prime n'était plus utile...
Pour les gens équipés en vieux diesel, à mon sens, ils ne doivent pas attendre d'avoir le couteau sous la gorge parce que c'est ce qui va se passer. J'ai entendu dans les médias qu'il y aurait peut-être une aide constructeur en plus de l'aide de l'état (prime à la casse), ça vaudra sûrement le coup de basculer à ce moment-là... Et de la même manière, acheter aujourd'hui une voiture neuve en diesel, ce ne serait vraiment pas une bonne idée. Mais, oui, ça va arriver, c'est certain.
Après, les voitures électriques, c'est pas juste déplacer le problème de la pollution dans d'autres pays et c'est pas non plus super dégradant pour l'environnement pour d'autres raisons ?
Bien que non conducteur, les voitures électriques me rendent perplexe. Oui ok, y a pas de pot d'échappement. Mais l'électricité... faut bien la produire quelque part. Et pour l'instant, et à moins que je ne me trompe, c'est soit du charbon, soit du gaz / pétrole, soit du nucléaire. Rien de bien propre. Pour ce qui est du diesel oui je veux bien croire que les gens qui roulent avec ça ont du souci à se faire, surtout en pensant aux grèves des transports en commun.
Et, puisqu'on parle de nucléaire, mon grand-oncle (adorable vieux monsieur s'il en est et ancien ingénieur dont les conversations s'étirent systématiquement sur deux ou trois heures) parlait l'autre jour à mon père du nucléaire propre basé sur une technique de sels fondu, qui selon lui ne laisse quasiment pas de résidu. Surprise de ma part, mais le tonton d'expliquer que si ça ne s'est jamais développé ce serait parce que toutes les grandes puissances ont développé le nucléaire avant tout pour un usage militaire, c'est-à-dire obtenir du plutonium. Vous aviez déjà entendu parler de ça ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_nucl%C3%A9aire_%C3%A0_sels_fondus
Je connaissais, oui. Ce genre de réacteur nucléaire a déjà été testé en effet, et il utilise à la place de l'uranium un combustible bien plus abondant sur Terre, et de très loin : le thorium. Cette filière a été négligée car celle reposant sur l'uranium permettait d'obtenir du plutonium pour usage militaire (le plutonium n'existe pas naturellement à la surface de la Terre, ou quasiment pas), mais elle nécessite de toute façon d'avoir déjà développé le cycle uranium/plutonium pour être réalisable. Mais de plus en plus de pays s'y intéressent actuellement pour une application à grande échelle.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_du_combustible_nucl%C3%A9aire_au_thorium
Tu m'étonnes. C'est qu'au bout de soixante ans de développement nucléaire il doit y en avoir, des masses de déchets dont on ne sait plus quoi faire.
De toute façon il eût été difficile de se lancer plus tôt dans une application industrielle du cycle du thorium d'après l'article que j'ai linké. Les conditions actuelles sont plus favorables étant donné l'abondance de combustibles à l'uranium et au plutonium, aujourd'hui.
L'électricité en France est à plus de 70 % d'origine nucléaire. C'est une spécificité franco-française, on n'a pas le choix que de faire avec, d'autant que le démantèlement d'une centrale nucléaire, ça s'étale sur des décennies. Donc, ceci mis à part, on a effectivement le problème de la production des batteries des voitures électriques (tout le reste étant égal par ailleurs). Et là dessus, ça reste encore assez nébuleux : impact de la production sur l'environnement, conditions de recyclage, valorisation, etc.
Toutefois, à ce jour, il me semble que c'est peu comparable avec les impacts liés aux motorisations thermiques sur l'environnement et la santé, qui sont avérés avec plusieurs dizaines de milliers de morts à cause de la pollution aux particules. Donc, la voiture électrique est bien moins pire.
Quant au nucléaire, hormis les risques, le problème est toujours le même : les déchets. Et ça...
Citation de: Alaiya le 30 Octobre 2018 à 18:04:54
[...] (alors que là encore, des flottes professionnelles en hybride, ce serait déjà un grand pas !) [...]
C'est ce que mon chef est en train de faire. Actuellement, on a quelque chose comme 20 voitures dans notre flotte (la plus importante de la boîte, mais on est aussi la plus grosse unité donc ceci explique cela). Sur ces 20 bagnoles, on a 2 Zoé première génération (qui ne dépassent pas les 150 km) et 4 Toyota hybrides. Très prochainement, 3 de nos C3 vont être remplacées par de nouvelles hybrides sur la volonté de mon chef.
Le souci, d'après un des ingés à qui on a attribué une hybride, c'est qu'au-delà de 30 km/h, le moteur passe tout de suite au thermique. Dans les embouteillages, c'est justifié et intéressant, mais il suffit que ça roule un peu pour que le bénéfice de l'hybride passe totalement à la trappe. Surtout qu'apparemment ça consomme plus qu'un véhicule thermique...
Et pour les Zoé, le souci majeur actuel qu'on a avec elles, c'est qu'il faut les ramener au bercail systématiquement parce que des parkings avec des bornes électriques, ça court pas les rues (et puis, bonjour le prix des parkings sur Paris). On a fait des pieds et des mains pour qu'une seule de nos Zoé puisse se garer sur les places Autolib' (et encore, on a eu droit à un temps de connexion limité, au-delà, faut passer au tiroir-caisse), mais Autolib' ayant disparu corps et biens, on n'a plus que nos yeux pour pleurer.
Donc, il est évident qu'il va falloir que les amateurs de conduite lâchent leur bolide qui asphyxie la planète, mais il va aussi falloir que la bascule à un mode de transport moins polluant (et tout aussi confortable, parce que le RER et le métro, c'est pas la joie) soit facilité par les pouvoirs publics. :o
Allez, parce qu'il reste encore un peu de verdure en ce monde, quelques belles images en provenance du parc naturel régional du Pilat.
https://www.youtube.com/watch?v=bIXRlSjgBIs
Ca donne envie de se prendre quelques jours pour aller crapahuter là-bas (et prendre des photos). :)
Très intéressant comme exposé. Cela donne effectivement à réfléchir surtout en ce qui concerne les transports ferroviaires et par autocar et les lignes secondaires de ces réseaux.
Toujours aussi intéressant mais je ne crois pas du tout en la possibilité de trainer des gouvernements en justice de manière réellement efficace.
https://www.youtube.com/watch?v=tsSHwzsjvEA
Intéressant. Je savais que l'océan absorbait une partie de la chaleur et de ce qu'on expulse dans l'atmosphère, mais si on ne fait que bénéficier des effets durables d'une ancienne éruption volcanique on va serrer les fesses quand l'effet s'arrêtera. [:sweat]
http://www.lefigaro.fr/sciences/2019/01/04/01008-20190104ARTFIG00228-une-bombe-climatique-a-retardement-se-cacherait-dans-le-pacifique.php
Le Groenland et sa masse qui se réduit, inexorablement...
http://huet.blog.lemonde.fr/2019/01/24/les-mysteres-glaciaires-du-groenland-eclaircis/
Un article intéressant sur la production d'électricité française. La production d'énergie via l'environnement (soleil, vent, eau) est, sans surprise, assez aléatoire et on peut se douter que ça restera toujours comme ça même si la part qu'elle prend dans la production totale augmentait significativement :
http://huet.blog.lemonde.fr/2019/02/08/en-2018-electricite-decarbonee-et-exportee/
Un message que je vois régulièrement circuler sur fesse bouc :
CitationJe me marre... grand consommateur de miel devant l'éternel, j'achète mes pots d'un kilo chez un petit apiculteur de mon coin de campagne. Et voilà qu'un jour, je me dis qu'au lieu de mettre mon pot vide dans le conteneur à verre, je vais le lui ramener. Voilà pas qu'il prend mon pot gentiment, pour me débarrasser, explique-t-il mais me dit qu'il ne va pas le laver et le réutiliser. Il l'a eu fait, vu que pas mal de clients locaux ramenaient leurs pots et il s'est pris une amende pour utilisation frauduleuse de récipients non déclarés. Quand il achète des pots neufs, il paye une taxe et quand il réutilise, il n'en paye pas, ce n'est pas du recyclage intelligent, c'est une fraude massive aux impôts, voyez-vous. C'est à ce genre de détail que l'on mesure toute la géométrie variable des petits profits de l'Etat sur le dos des gens qui ont encore la faiblesse de travailler...
Pensez-vous que ce soit vrai ? [:fufufu]
J'ai beaucoup de doutes là-dessus. Le système de consigne est parfaitement légal, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas s'appliquer aux bocaux.
edit : mmmh, je suis tombé sur cet article, possible qu'il y ait une taxe en fait :
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/11/15/recyclage-comment-la-consigne-a-disparu-en-france_5215413_4355770.html
Ça pourrait aller ailleurs mais je mets ça là parce que je n'avais pas vraiment conscience de l'impact écologique du tourisme de masse :
https://www.youtube.com/watch?v=M71Onlsd9o8
De belles images de désert verdoyant.
https://www.courrierinternational.com/diaporama/en-images-une-super-floraison-dans-les-deserts-de-californie-et-darizona
Va falloir faire des stocks de mouchoirs, si je comprends bien. [:petrus]
https://www.sciencesetavenir.fr/sante/allergies/changement-climatique-plus-de-pollens-plus-d-allergies_132251
Les 28 échouent à nouveau à fixer des engagements pour le climat. [:petrus jar]
https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/22/climat-les-vingt-huit-echouent-a-fixer-de-nouveaux-engagements_5440001_3210.html?fbclid=IwAR00xxsi07cIpy00ry5UjLcASjY6PqWP4VbO4h34wLZxZ-PuwiwHMkjULZk
Ah, j'avais pas vu. Quand on sera tous crevés il sera temps d'y réfléchir, hein... [:haha pfff]
Les effets pervers du fait que la Chine n'accepte plus de recevoir nos déchets : eh ben ils restent chez nous et... on ne sait plus quoi en faire ! [:trollface]
https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2019/03/28/aux-etats-unis-des-centaines-de-villes-croulant-sous-leurs-dechets-ne-recyclent-plus_5442790_4832693.html
Comment ça se passe en France, ces histoires ? Nous aussi, on leur envoie des déchets pour qu'ils les recyclent ?
J'avoue que je ne sais pas. J'imagine qu'une partie doit suivre ce chemin mais les règlementations européennes doivent voir ça d'un très mauvais œil. [:fufufu]
Tiens, pour une fois quelqu'un a imaginé un défi à la con qui est aussi utile.
https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2019/04/02/le-trash-tag-challenge-un-defi-viral-pour-la-planete_5444792_4832693.html
Citation de: Rincevent le 03 Avril 2019 à 10:13:43
Tiens, pour une fois quelqu'un a imaginé un défi à la con qui est aussi utile.
https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2019/04/02/le-trash-tag-challenge-un-defi-viral-pour-la-planete_5444792_4832693.html
Pour une fois qu'un défi est un tant soit peu utile, je ne peux que valider !
Très intéressante vidéo sur l'effet qu'ont les forêt sur les températures :
https://www.youtube.com/watch?v=ezn1jizStkE
Petit comparatif très intéressant entre les modèles de prédictions d'il y a dix ans et les relevés faits depuis :
https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/19/les-predictions-climatiques-d-il-y-a-dix-ans-sont-elles-confirmees-aujourd-hui_1719635
On parle d'économie à faire en électricité, ok....qu'en est-il des boutiques et autres magasins dont les vitrines restent allumées après l'heure de fermeture (pour continuer à fidéliser, attirer l'œil coûte que coûte) ? Il y aurait des économie à faire là aussi.
Citation de: Rincevent le 19 Avril 2019 à 12:19:48
Petit comparatif très intéressant entre les modèles de prédictions d'il y a dix ans et les relevés faits depuis :
https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/19/les-predictions-climatiques-d-il-y-a-dix-ans-sont-elles-confirmees-aujourd-hui_1719635
Sans parler de la réduction de l'éclairage urbain pour réduire la pollution lumineuse. En France c'est la ville de Saumur qui a ouvert le bal en coupant une bonne partie de son éclairage urbain pendant la nuit. Seul le centre ville reste éclairé.
http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=10665
J'y ai passé quelques jours en vacances l'été dernier, logé dans un petit hôtel vers la périphérie de la ville, et je dois avouer que ça m'a surpris de découvrir l'extinction de l'éclairage urbain après 22h, mais ce fut une surprise agréable !
Citation de: Volcano le 29 Avril 2019 à 10:09:24
J'y ai passé quelques jours en vacances l'été dernier, logé dans un petit hôtel vers la périphérie de la ville, et je dois avouer que ça m'a surpris de découvrir l'extinction de l'éclairage urbain après 22h, mais ce fut une surprise agréable !
Ca doit être reposant ! [:shion]
Dans le bled où je bosse, à chaque fois qu'il y a
une ampoule d'éclairage public qui pète, j'ai le lendemain plusieurs messages paniqués sur le répondeur : "C'est quand même pas très rassurant" [:miku1]
Parce que, bien entendu, dans mon bled de moins de 1000 habitants, la criminalité est si féroce et impitoyable que si t'as quelques dizaines de mètres de trottoirs mal éclairés, tu risques l'agression sauvage ! [:aie] ::)
Il me semble que chez moi ça s'éteint vers 22h ou 23h, avant de se rallumer à 7h.
Moi ça m'est arrivé de passer a 2-3h du mat sans éclairages et mon quartier j'ai jamais eu de problèmes mais c'etait pas un des plus sûr de ma ville natale... [:lol]
Mais oui ça surprends sacrément les premières fois et je suis pas sur que dans mon quartier actuel ils le fassent. [:aie] (remarque là paye tes p'tites ruelles que si tu croisais un youkai ou un yuurei tu serais même pas surpris. [:lol])
Citation de: Benji le 29 Avril 2019 à 11:08:44
(remarque là paye tes p'tites ruelles que si tu croisais un youkai ou un yuurei tu serais même pas surpris. [:lol])
Et une magical girl ? [:happy1]
En vrai je vois surtout des mamies. [:lol]
Les seules créatures extravagantes que je croise, ce sont des maids qui font leur jobs a Akiba. Mais après ce pays je suis pas sûr qu'il fasse très attention a l'environnement. [:aie]
You.... pi ? [:fufufu]
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/05/10/pour-la-premiere-fois-en-quatre-ans-nette-baisse-des-emissions-de-co2-en-europe_5460296_3244.html
CitationCes bons résultats cachent toutefois de grandes disparités. Dans le détail, vingt des vingt-huit Etats membres enregistrent une diminution de leurs émissions, essentiellement le Portugal (âˆ' 9 % par rapport à 2017), la Bulgarie (âˆ' 8,1 %), l'Irlande (âˆ' 6,8 %), l'Allemagne (âˆ' 5,4 %) et les Pays-Bas (âˆ' 4,6 %). A contrario, huit pays voient leurs rejets augmenter, en particulier la Lettonie (+ 8,5 %), Malte (+ 6,7 %), l'Estonie (+ 4,5 %), le Luxembourg (+ 3,7 %) et la Pologne (+ 3,5 %).
La France se classe un peu au-dessus de la moyenne, avec une baisse de 3,5 %. Une inversion de tendance notable (les rejets avaient augmenté de 3,2 % en 2017) grâce à un recours plus important aux renouvelables et à une baisse de la consommation d'énergie. Elle pèse pour 10 % des émissions de CO2 de l'UE, de même que la Pologne et l'Italie, derrière le Royaume-Uni (11 %) et surtout l'Allemagne (22 %).
La Lettonie, malgré sa hausse record due à une consommation accrue de charbon et de gaz, n'a contribué qu'à hauteur de 0,2 % aux rejets. A noter que les chiffres d'Eurostat ne prennent pas en compte les émissions importées, liées aux produits fabriqués à l'étranger mais consommés sur le territoire européen; dans le cas français, cela minimise de plus d'un tiers l'empreinte carbone réelle.
« Grâce à cette baisse conséquente, les émissions sont revenues à leur niveau de 2014 , indique Corinne Le Quéré, climatologue à l'université d'East Anglia (Royaume-Uni). C'est encourageant, mais il est trop tôt pour savoir si la trajectoire est la bonne, car des facteurs peuvent jouer d'une année sur l'autre. » 2018 a ainsi connu des températures élevées, surtout l'hiver, limitant l'usage du chauffage; elle a également été marquée par un ralentissement de la croissance économique. Enfin, la production hydroélectrique s'était révélée particulièrement basse en 2017.
Disons que c'est toujours mieux que rien, mais il n'y a pas de quoi fanfaronner non plus...
Même le Ministre de l'Ecologie a relativisé ces chiffres :
- Les centrales nucléaires ont bien tournée (pas de grosse panne), donc moins de recours aux centrales à gaz ou charbon. Le nucléaire a sans aucun doute d'autres soucis, mais il ne rejette pas de CO2.
- Hiver assez doux, donc les chaudières ont moins tournée, donc moins de rejet de CO2.
Donc, c'est surtout du bol conjoncturel...
Ce sentiment de désespoir que ça m'inspire... [:tsss]
https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2019/05/14/a-10-927-metres-sous-la-surface-du-pacifique-un-sac-plastique-et-des-emballages-de-bonbons_5461980_4832693.html
Ah tiens, j'avais jamais pensé à ça. [:fufufu]
https://www.liberation.fr/france/2019/05/15/que-faire-de-la-terre-excavee-dans-les-chantiers_1726975
Citation de: Rincevent le 15 Mai 2019 à 22:09:19
Ah tiens, j'avais jamais pensé à ça. [:fufufu]
https://www.liberation.fr/france/2019/05/15/que-faire-de-la-terre-excavee-dans-les-chantiers_1726975 (https://www.liberation.fr/france/2019/05/15/que-faire-de-la-terre-excavee-dans-les-chantiers_1726975)
En IDF, avec le Grand Paris, les volumes de terres excavées sont colossaux et il faut effectivement trouver des débouchés parce que quand bien même une terre, à partir du moment où elle est excavée et où elle sort du site, devient un déchet (au sens de la réglementation déchet), on ne peut pas tout envoyer en ISDI (installation de stockage de déchets inertes) surtout dans le cas où c'est du terrain naturel qui de facto est banalisable et réutilisable sans risque pour l'environnement ou la santé.
A dire vrai, je traite le sujet quasi quotidiennement, lequel est vaste et subtil et je pourrais m'étendre jusqu'à plus soif. Quoi qu'il en soit, oui, le bon sens commande de réutiliser ces terres autant que possible, à partir du moment où elles ne présentent aucun danger.
Citation de: Alaiya le 16 Mai 2019 à 07:31:04
A dire vrai, je traite le sujet quasi quotidiennement, lequel est vaste et subtil et je pourrais m'étendre jusqu'à plus soif. Quoi qu'il en soit, oui, le bon sens commande de réutiliser ces terres autant que possible, à partir du moment où elles ne présentent aucun danger.
Mais n'hésite pas à t'épancher, voyons, ne sois pas timide. :o
C'est une question à laquelle je n'avais réfléchi, mais du coup j'aurais cru que tout ce qui se trouvait sous du bâti (ou en tous cas du milieu urbain) était "pollué" par les écoulements d'eau, les restes de ciment / bitume / goudron / whatever et donc impropre à toute utilisation. Ou s'agit-il d'une autre filière que ce dont ils parlent ? Pareil pour les gravats, d'ailleurs, est-ce que ça peut resservir ou non ? Du coup, cette terre propre mais considérée polluée peut-elle être utilisée, par exemple, pour faire du polder ou des trucs comme ça ?
De même, il y a peu j'ai fait un gros tour de déchetterie. Par curiosité, j'ai demandé ce qu'il advenait des encombrants. Une partie est recyclée, le reste est enterré. Mais... [:fufufu] Le volume ne cessant de croître, on peut continuer jusqu'à quand ? [:chiyo1]
Perso, je travaille aussi avec des entreprises de BTP, et notamment sur pas mal de projets liés au Grand Paris. Et, force est de constatée, que la politique actuelle des sociétés/administrations qui commandent ces travaux (de démolition et de reconstruction) est d'exiger le recyclage des matériaux (gravats, terres, métaux, etc.). Et les boîtes d'ingénierie qui se présentent pour effectuer ces travaux (ou, du moins, les piloter) suivent l'idée en créant tout un tas de protocoles pour qu'il y ait le plus possible de produits recyclés (parfois, dans le chantier lui-même, en utilisant les gravats du bâtiment démoli pour servir de fondations à la nouvelle construction, par exemple).
Alors, c'est peut-être que de l'effet de manche ou un coup de pub politique, mais j'ai la naïveté de croire que les nouveaux chantiers de BTP (qui sont de gros producteurs de déchets) tournent désormais le plus possible en circuit fermé.
J'ai d'ailleurs lu il n'y a pas très longtemps qu'une portion de route en France (je ne sais plus où par contre ^^; ) avait été refaite à partir de vieux bitume. Il suffisait de le refondre et c'était reparti, chose qui ne se faisait pas avant. Ce qui m'a rappelé qu'une équipe de recherche (néerlandaise dans mes souvenirs) avait démontré que du bitume fait à partir de bouteilles d'eau usagées tenait beaucoup plus longtemps que le bitume fait jusqu'à maintenant (l'idée d'origine étant ainsi d'aller ramasser toutes celles qui flottent à la surface de nos océans et de les reconvertir dans ces fameuses routes qu'on refait tous les cinq ans, parce que).
Bref, ça bouge. Il suffit seulement qu'on accorde des fonds à toutes ces initiatives pour qu'elles voient réellement le jour et qu'on arrête de voir les choses à court terme. Qu'on encourage (financièrement, notamment) les bons gestes, plutôt que de graisser la patte aux copains qui continuent à faire du neuf avec du neuf.
Citation
Alors, c'est peut-être que de l'effet de manche ou un coup de pub politique, mais j'ai la naïveté de croire que les nouveaux chantiers de BTP (qui sont de gros producteurs de déchets) tournent désormais le plus possible en circuit fermé.
Non, c'est la réglementation et plus précisément la transposition d'une directive européenne, qui impose en 2020 de recycler jusqu'à 70 % des déchets du BTP.
CitationC'est une question à laquelle je n'avais réfléchi, mais du coup j'aurais cru que tout ce qui se trouvait sous du bâti (ou en tous cas du milieu urbain) était "pollué" par les écoulements d'eau, les restes de ciment / bitume / goudron / whatever et donc impropre à toute utilisation.
Ouh là ! Non, pas du tout et heureusement, sinon on serait sacrément embêtés [:lol] En fait, il faut distinguer plusieurs choses, la notion de pollution d'une part, et la notion de déchet d'autre part. A partir du moment où tu mets un coup de godet dans le sol, que tu en sors de la terre et que cette terre, tu la sors du site d'où elle est issue, elle devient un déchet. *Mais* cela ne veut pas dire qu'elle est polluée. Il existe plusieurs classes de déchets : inerte, non dangereux, dangereux. Pour les caractériser, on fait des analyses et les résultats permettent de les classer selon ces catégories, en fonction de seuils définis par la réglementation. Une terre peut être qualifiée comme inerte au sens de la réglementation déchets, mais être considérée comme polluée au sens de la réglementation des sites et sols pollués. Cependant la définition d'une terre polluée ou non polluée dépend de l'usage qu'on veut en faire, vis à vis des risques pour l'environnement et pour la santé.
La gestion des terres excavées est un problème car cela coûte cher (transport, stockage). Donc l'idée c'est d'en avoir le moins possible à gérer. A partir du moment où les sols en place sont compatibles sanitairement avec les usages qu'on prévoit (jardins privatifs, logements en rez-de-chaussée, aire de jeux pour enfants, espaces verts, etc) et ce, même si des polluants y sont retrouvés, on les laisse en place. En effet, on peut avoir des polluants dans les sols mais selon les concentrations, cette pollution ne pose pas de problème pour l'environnement où la santé. L'exception concerne les pollutions dites concentrées pour lesquelles la réglementation exige qu'elles soient supprimées, dans le cadre de la démarche d'amélioration des milieux. Mais dans le cas de pollutions diffuses - classiques en présence de remblais par exemple - on s'assure que sanitairement ça passe, et on laisse, moyennant le cas échéant des mesures de gestion particulières (confinement, limitation de certains usages, servitudes etc) pour assurer la compatibilité.
Après, on ne peut pas toujours éviter d'excaver. Par exemple, dans le cadre de la création d'un parking souterrain. Dans ce cas, soit on peut en réutiliser une partie sur site (si elles répondent aux exigences environnementales et sanitaires) avec la création de merlons paysagers (j'ai de chouettes exemples en tête), niveler un terrain, etc. Et si vraiment ce n'est pas possible, eh bien on caractérise vis à vis de la réglementation déchets et on décide de la filière d'évacuation.
D'où l'intérêt du développement de l'économie circulaire du bâtiment notamment dans de grands secteurs d'aménagement. Tel maître d'ouvrage a de la terre en trop, tel autre est en déficit, ils peuvent s'arranger entre eux du moment que c'est encadré réglementairement pour assurer la traçabilité des mouvements de terres.
Ah ok, c'est beaucoup plus clair, merci. [:jap]
Citation de: Alaiya le 16 Mai 2019 à 07:31:04
A dire vrai, je traite le sujet quasi quotidiennement, lequel est vaste et subtil et je pourrais m'étendre jusqu'à plus soif. Quoi qu'il en soit, oui, le bon sens commande de réutiliser ces terres autant que possible, à partir du moment où elles ne présentent aucun danger.
Perso, ça me rappelle certains amis qui en utilisent pour le jardinage. [:fufufu]
@Alaiya, merci. Avant j'avais 2 "ennemis" : le BTP et le BHL. Aujourd'hui grâce au 1er j'ai un bagage supplémentaire. Et pour le 2e...ben faut faire avec. ^^
@Pulsion73 : pour ton deuxième et désormais unique ennemi il y a aussi quelque chose à faire, c'est d'appeler Noël Godin (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/No%C3%ABl_Godin). BHL est sa cible préférée. [:aloy] [:aie]
Je n'avais pas de connaissances particulièrement aiguisées dans le secteur du BTP et Cie et j'ai appris des choses presque en mode télechargement à la Matrix. [:dawa] . Par contre il y a des pollutions intellectuelles difficiles à ignorer. [:lol] . Godin une tarte à la crème pour un clown, normal.... :D . C'est un autre sujet.
Pour raccrocher au côté nature, au passage, allez hop, j'aime beaucoup les Jardins de Versailles (très agréable, côté petit Trianon ou grand Trianon, le Parc, visuellement un enchantement et une sensation de bien être), entre autre :D . Rien avoir avec le BTP à priori....
Sans grande surprise, aucune mer n'échappe à ce fléau...
https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/plusieurs-tonnes-de-dechets-plastiques-a-la-derive-en-mediterranee_3453331.html
La Méditerranée, elle est dégueu, c'est loin d'être une nouveauté...
Quand les fruits de mer ont un goût étrange. Et brillent dans le noir.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/info-ouest-france-quand-le-produit-de-contraste-de-l-irm-reste-en-rade-de-brest-6375288
Mais qu'allons-nous devenir si on ne peut plus envoyer nos déchets chez les autres ? :o
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/05/31/les-philippines-renvoient-au-canada-des-tonnes-de-dechets_5469752_3244.html
Ça donne confiance, tiens.
CitationEntre 1947 et 2001, près de 250 gisements d'uranium ont été exploités dans l'Hexagone, pour la fabrication de l'arme atomique puis l'alimentation en combustible des réacteurs nucléaires.
Ils ont laissé comme héritage 51 millions de tonnes (environ 40 millions de mètres cubes) de résidus stockés dans les enclaves minières, mais aussi 170 millions de tonnes (plus de 100 millions de mètres cubes) de stériles : des roches extraites pour accéder au minerai, qui contiennent des métaux lourds radioactifs. Ces stériles ont été entassés çà et là en « verses », lorsqu'ils n'ont pas été réutilisés, sans autre précaution, pour remblayer des chemins, aménager des terrains de sport, voire servir de soubassement à des habitations.
De ces montagnes de résidus, il n'y a pourtant pas trace dans les documents d'information mis à la disposition du public, dans le cadre du débat en cours sur le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR). Du moins pas dans les documents les plus accessibles, comme la synthèse du dossier coproduit par le ministère de la transition écologique et solidaire et par l'Autorité de sûreté nucléaire. On y lit qu' « à la fin 2017, toutes catégories confondues, le stock de déchets radioactifs est d'environ 1,6 million de mètres cubes » . Un chiffre tiré de l'inventaire établi par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) et repris dans toutes les publications officielles.
« Contrairement à ce qu'affirme le dossier, le stock n'est pas de 1,6 million, mais de l'ordre de 200 millions de mètres cubes » , s'étrangle Corinne Castanier, responsable de la réglementation et de la radioprotection à la Criirad. Laquelle a décidé de boycotter le débat public, pour protester contre « des informations tronquées et tendancieuses » .
Parmi les déchets radioactifs « oubliés » figurent donc les rebuts des activités minières et les stériles uranifères. S'ajoutent 50 millions de mètres cubes de déchets à radioactivité naturelle élevée : des substances contenant des radionucléides et générées par de multiples activités, comme la production d'engrais ou d'alumine, la combustion de charbon dans les centrales thermiques, ou encore l'industrie du zirconium (utilisé dans la métallurgie, la pétrochimie, la cimenterie ou la fonderie). S'ajoutent encore 282 000 mètres cubes de déchets produits par l'usine de purification du minerai d'uranium d'Orano, à Malvési (Aude) : des résidus de traitement entreposés dans des bassins de décantation.
[...]
Comment justifier une omission aussi massive ?
L'inventaire de l'Andra précise en réalité que le chiffre de 1,6 million correspond aux « volumes de déchets déjà stockés ou destinés à être pris en charge par l'Andra » . Si l'on prend la peine de le lire de façon exhaustive, on y trouve bien le recensement détaillé - catégories, volumes, localisations - de tous les autres déchets, présentés comme des « cas particuliers » ou des « situations historiques » .
« La mission que la loi a confiée à l'Andra est d'une part d'inventorier l'ensemble des déchets radioactifs présents sur le territoire national, d'autre part de gérer les déchets de haute et moyenne activité à vie longue [les plus dangereux, destinés à rejoindre le centre de stockage géologique de Bure dans la Meuse] et ceux en cours de production. Pas les déchets historiques déjà stockés sur des sites qui font tous l'objet de surveillance et de contrôles » , explique Soraya Thabet, chargée de cet inventaire.
[...]
Récupérer les quelque 200 millions de mètres cubes de résidus radioactifs qui échappent aux filières de gestion de l'Andra, les conditionner et les transférer vers des centres de stockage dédiés, qu'il faudrait construire à grande échelle, serait un chantier colossal au coût faramineux. Le résultat - on le constate en superposant les cartes de tous les dépôts - est que la quasi-totalité de l'Hexagone est contaminée par un poison lent.
Ces déchets sont, en effet, de très faible ou de faible activité, mais à vie longue, et même très longue : on trouve par exemple, dans les résidus de traitement de l'uranium, du thorium 230 qui n'aura disparu, par désintégration, qu'au bout de 750 000 ans
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/11/la-contamination-sans-fin-des-dechets-radioactifs-oublies_5474470_3244.html
On se rappellera le très bon reportage fait par Elise Lucet il y a pas mal d'années maintenant, qui mettait clairement en évidence non seulement les dépôts sauvages faits par certaines entreprises sans scrupules de déchets miniers divers en pleine campagne mais aussi, en effet, la réutilisation de ces stériles en fond de forme pour les voiries par exemple, ou par des particuliers qui n'en connaissaient pas la provenance.
Certaines pratiques ont été très discutables, c'est vrai. Après, la radioactivité naturelle, ce n'est pas une vue de l'esprit, ça existe et pour certains d'entre nous, on y est plus exposés que d'autres, comme en Corse ou en Bretagne par exemple du fait du socle géologique. On trouvera également de la RN dans les argiles (il arrive qu'on détecte une activité radio au droit d'anciennes faïenceries par exemple), voire dans certains végétaux (i.e. les cendres de chaudière à biomasse qui, selon les combustibles utilisés, présentent une réponse radiologique). Il existe pléthore de "déchets" radiologiquement impactés, dans de faibles à très faibles proportions, issus d'activités incroyablement diverses et l'Andra ne peut pas les gérer car ce serait économiquement et matériellement impossible, et elle se concentre sur des déchets présentant des risques importants. L'Andra n'est cependant pas une fin en soi et il existe des filières dument agréées pour recevoir ces déchets présentant une réponse radiologique, je pense au site de stockage de Bellegarde dans le Gard par exemple. Mais il n'y en a pas beaucoup en France.
Le problème est... un problème. Mais quand on songe aux déchets de l'activité strictement nucléaire en France, ça permet de relativiser...
T'es déjà tombée sur des surprises comme ça, toi ? Genre un site à aménager et oh tiens, c'est un peu plus radioactif que la normale ?
Non, ça ne m'est pas arrivé mais c'est arrivé à des confrères :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux-pollution-radioactive-detectee-chantier-future-ecole-aux-bassins-flots-688761.html
Attention, cet article ne vous donnera pas la banane...
http://www.slate.fr/story/178320/banane-cavendish-voie-extinction-epidemies-genetique
Edit. Cet article semble néanmoins contenir quelques affirmations douteuses. La principale que je repère pour le moment concerne le nombre de chromosomes des bananes Cavendish : l'article dit qu'elle n'en a que trois. Une autre source affirme, et je trouve cela plus crédible, qu'elle en a trois paires ; ce qui en fait une espèce dite "triploïde", donc. Les affirmations découlant de cette erreur sur la génétique de la banane sont également à remettre en question, car ce caractère triploïde la rend en fait stérile.
Il me semblait que c'était assez connue que les bananes sont stérile et ne sont reproduit que par clonage.
Bien sûr que les bananes sont stériles (depuis des années d'ailleurs). Sinon, on aurait plein de pépins dedans (comme dans la pastèque par exemple (la vraie, pas le truc muté qui n'en contient plus un seul)). :D
En fait, il y a beaucoup de fruits et de légumes actuels qui sont de bons gros OGM qui s'ignorent (ne serait-ce que la cerise par exemple, qui n'existe pas à l'état sauvage ; ou même la clémentine). [:miam]
Beaucoup de fruits "naturels" sont dégueulasses en réalité. La totalité de nos arbres fruitiers courants ne produisent que par greffe, donc par manipulation génétique puisqu'on introduit dans l'arbre un élément extérieur.
edit : j'ai largement tort sur ce post, je partais d'une observation personnelle croisée avec une info entendu dans une conférence, sans chercher à vérifier. C'est chose faite et ce n'est pas le cas.
Ben tout organisme obtenu par une quelconque sélection est par principe un OGM. Après je suis moins inquiet face une variété qu'on a mis des siècles à créer qu'une autre sortie d'un labo.
Certes, mais je ne te parle pas d'une espèce développée sur des siècles : plante un pommier, il ne donnera pas de fruit. Il lui faut une greffe. Après cette greffe, l'arbre pourra produire des fruits. C'est le greffon qui lui apporte le matériel génétique nécessaire à la production de fruits.
C'est le cas pour la majorité des arbres fruitiers ? Parce que je ne crois pas qu'on ait jamais fait la moindre greffe et obtient malgré tout cassis, pêches, cerises (systématiquement bouffées par ces empaffés d'oiseaux) et framboises. [:fufufu]
Sinon, ce petit plus du producteur :
https://www.koreus.com/video/fausses-olives-noires.html
Citation de: Rincevent le 13 Juin 2019 à 20:07:33
Ben tout organisme obtenu par une quelconque sélection est par principe un OGM. Après je suis moins inquiet face une variété qu'on a mis des siècles à créer qu'une autre sortie d'un labo.
Et tous les animaux domestiqués sont des OGM, aussi. La principale différence entre une sélection de mutations aléatoires et l'introduction directe de gènes, c'est le temps que ça prend.
La variété créée en labo a d'ailleurs en général été testée plus profondément et rigoureusement que celles obtenues empiriquement.
Le problème associé avec la variété sortie du labo, c'est si le labo en question appartient à Monsanto & co, qui va plutôt avoir tendance à faire passer ses intérêts à court ou moyen terme avant ceux du reste de l'humanité.
Ben tu as de la chance, de mon côté pommes, mirabelles, quetsches, cerises ont toujours nécessité ce traitement ! [:lol]
Mais bon, suis pas expert du sujet, je parle de mon expérience personnelle, qui peut ne pas représenter la réalité.
Citation de: Le Passant le 13 Juin 2019 à 20:10:03
Certes, mais je ne te parle pas d'une espèce développée sur des siècles : plante un pommier, il ne donnera pas de fruit. Il lui faut une greffe. Après cette greffe, l'arbre pourra produire des fruits. C'est le greffon qui lui apporte le matériel génétique nécessaire à la production de fruits.
Et peux-tu nous dire quelle est la source de cette information, s'il te plaît ? Parce que là j'avoue que je suis comme la fosse... [:fufufu]
De mémoire un débat universitaire fort instructif sur les OGM, mais ça remonte a plus de 10 ans, et ce que j'ai constaté de mon côté : un arbre fruitier ne donne pas de fruit sans greffon.
Mais comme dit, peut-être est-ce totalement erroné hein, et je ne m'explique alors pas pourquoi tous les arbres fruitiers que j'ai vu pousser au fil des ans n'ont donné de fruits qu'après une greffe.
edit :
@Volcano il semblerait que j'ai tort, un arbre non greffé pouvant produire des fruits mais étant apparemment moins efficace. Ce qui peut expliquer ce que j'ai observé de mon côté, en fait : la technique est plus efficace et permet à un arbre ne produisant pas de fruits d'en produire.
Citation de: Le Passant le 13 Juin 2019 à 19:56:01
Beaucoup de fruits "naturels" sont dégueulasses en réalité. La totalité de nos arbres fruitiers courants ne produisent que par greffe, donc par manipulation génétique puisqu'on introduit dans l'arbre un élément extérieur.
edit : j'ai largement tort sur ce post, je partais d'une observation personnelle croisée avec une info entendu dans une conférence, sans chercher à vérifier. C'est chose faite et ce n'est pas le cas.
C'est bien d'avoir dissipé le doute. [:jap]
Comme quoi il faut toujours se méfier de ce qu'on croit savoir parce qu'on l'a observé, sans chercher plus loin. :o
J'ai quand même demandé à mon vieux s'il avait fait des greffons, il m'a répondu que non et confirmé que le greffon sert juste à booster un arbre qui, autrement, donnerait peu ou pas de fruits certaines années (on le voit chez nous et on l'a aussi vu dans les anciens carnets de compte d'un de ses ancêtres qui vivait de ça, d'une année à l'autre ça pouvait varier fortement). Mais normalement ça finit toujours par arriver. La greffe ne s'est sans doute imposée dans les vergers que dans une optique commerciale : produire plus et de manière contrôlée. [:fufufu]
Ça me surprenait, aussi, que depuis la nuit des temps les arbres fruitiers fussent stériles 😁. J'ai eu des kiwis. C'est amusant, il faut un plant mâle un plant femelle. Je les avais planté de chaque côté d'une pergola. Il ont bien poussé, mais ce n'est qu'un fois réunis qu'ils ont produits des fruits, et ils étaient tellement emmêlés que je n'ai jamais pu définir si les fruits poussaient les deux plants ou juste la femelle. A part l'hippocampe, c'est toujours la femelle qui porte (à ma connaissance), je me suis donc posé la question pour les kiwis.
Et le soleil breton n'a jamais permis d'avoir très fruits gouteux, mâles ou femelles. 😢
Comme mes grands-parents (et leurs voisins) ont toujours fait ça pour tous leurs arbres j'ai assimilé ça comme un fait. Ceci étant dit, leurs arbres n'ont jamais rien donné avant qu'ils ne greffent. Peut-être la qualité du sol, ou les variétés utilisées.
Greffer c'est aussi pour que les arbres produisent plus vite. On avait couper le mirabellier de notre jardin car il était malade et les rejet qui ont poussé des racines ont mis plus de 7 ans à donner des fruits. Et encore seulement une poignée les premières années. Mais après il en donnait trop.
Pareil pour les rejet de coins qui servait de support au poirier. On les as laisser pousser car le poirier est trop vieux et ne donne plus rien. Il a donné ses premiers coins l'année dernière après 10 ans. Par comparaison j'avais entendus dire qu'un arbre greffé donne des fruits 5 ans après avoir été mis en place.
Le but de la greffe est aussi d'aider un arbre à supporter un sol qu'il ne supporterait pas autrement. Donc oui passant. Le sol chez tes grands parent ne devait pas être bon pour cette variété d'arbre.
C'est qu'c'est un métier, d's'occuper d'ses arbres.
(http://3.bp.blogspot.com/-zZ9S6n2BXhQ/Trodbi2HZuI/AAAAAAAAAHo/IPKZR_yG_lQ/s1600/vieux+%25C3%25A0+casquette.jpg)
Sinon... des forêts urbaines ? Je pressens que ça va juste finir en extension de quelques espaces verts et rajout d'arbres dans ceux existants (sans forcément qu'il y ait de la place pour qu'ils poussent). [:fufufu]
https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/13/anne-hidalgo-annonce-la-creation-de-forets-urbaines-a-paris_5475948_823448.html
@Le Passant Oui, j'allais te répondre que j'ai vu des framboisiers et des noyers donner des fruits sans avoir reçu de greffons (mes grands-parents avaient un cerisier aussi, mais il a dû être greffé puisqu'il donnait des cerises (et beaucoup certaines années)).
Argh. [:delarue5]
https://www.koreus.com/video/port-durban-dechet-plastique.html
Sérieux... [:tsss]
Nounours (de Bonne Nuit les Petits) a vraiment mal tourné...
(https://i.ytimg.com/vi/0X-MHMcOAzU/hqdefault.jpg)
Voici la nouvelle révolution du BTP : le ciment écologique ! [:jump]
http://www.leparisien.fr/amp/economie/business/une-entreprise-vendeenne-a-invente-le-ciment-ecologique-25-06-2019-8102187.php
Si c'est vrai j'espère que prendra. Même chose pour le papier minéral, d'ailleurs.
Une petite photo d'un paysage magnifique !
https://www.reddit.com/r/EarthPorn/comments/c6duyd/thors_well_on_the_oregon_coast_oc_1920x1080/
Tellement si beau qu'on se demande combien de temps ça va encore durer. [:mtears]
On reste dans le beau, le merveilleux, l'enivrant, j'ai nommé la Faille de Silfra en Islande.
(https://nsa40.casimages.com/img/2019/06/28/mini_190628095403521856.jpg) (https://www.casimages.com/i/190628095403521856.jpg.html)
(https://nsa40.casimages.com/img/2019/06/28/mini_190628095403339508.jpg) (https://www.casimages.com/i/190628095403339508.jpg.html)
Très beau aussi.
Une intéressante manière de recycler.
https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2019/06/27/en-tanzanie-la-seconde-vie-du-plastique_5482024_4811534.html
Aaaah ça ! L'Islande, niveau paysages sur-naturels à couper le souffle, il y a ce qu'il faut !
Citation de: Rincevent le 28 Juin 2019 à 10:40:57
Une intéressante manière de recycler.
https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2019/06/27/en-tanzanie-la-seconde-vie-du-plastique_5482024_4811534.html
Très belle idée ! [:sparta1]
Et donc, si j'ai tous pigé, il récupère du "vieux" plastique, le broie et, avant de le mouler, le transforme en une sorte de pâte ?
De la pâte, oui, mais en Tanzanie !
Spoiler
(https://wir.skyrock.net/wir/v1/resize/?c=isi&im=%2F9384%2F20199384%2Fpics%2F895075964.gif&w=100&h=100)
Oui, cours vite. :o
(https://thumbs.gfycat.com/CraftySphericalBobwhite-max-1mb.gif)
J'ai bien ri. Merci.
@Bouloche Le Foufounet et
@Rincevent, vous vous produisez sur scène bientôt ? Quel duo, c'est du tac au tac.
Dis plutôt que c'est Tic et Tac. [:trollface]
Citation de: Rincevent le 28 Juin 2019 à 10:40:57
Très beau aussi.
Une intéressante manière de recycler.
https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2019/06/27/en-tanzanie-la-seconde-vie-du-plastique_5482024_4811534.html
Ah, j'avais lu qu'il faisait ça dans je ne sais plus quel pays d'Amérique du Sud. Il récupérait notamment les sacs en plastique qui traînent partout pour en faire des genre de briques faciles à imbriquer les unes avec les autres, ce qui permettait de construire toutes les habitations nécessaires (parce que c'était beaucoup de bidonvilles dans le coin) tout en dépolluant au passage.
Un bus qui ne rejette que de la vapeur d'eau ? [:chiyo1]
https://positivr.fr/pas-de-calais-inaugure-la-premiere-ligne-de-bus-hydrogene/
Ma foi. Je ne sais pas ce que ça vaut mais si ça peut améliorer les choses. [:fufufu]
Ah ouais quand même. [:sweat]
http://sante.lefigaro.fr/article/charente-maritime-des-enfants-brules-par-des-feuilles-de-figuier/
La récente canicule a fait surchauffer la Méditerranée... [:sweat]
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/apres-la-canicule-la-mer-mediterranee-est-en-surchauffe_2088009.html (https://www.lexpress.fr/actualite/societe/apres-la-canicule-la-mer-mediterranee-est-en-surchauffe_2088009.html)
En France, la flore est déjà en train de s'adapter au changement climatique.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/10/les-plantes-deja-sous-l-influence-du-changement-climatique_5487483_3244.html
Ah ben alors ça c'est ballot. [:petrus]
Spoiler
CitationMais les échouages massifs de cette saison, dus notamment à un hiver doux et à des taux de nitrates toujours importants dans les cours d'eau, « ont débordé et enrayé toute la chaîne du ramassage et du traitement » , résume le responsable du site. Sur les plages du département, les engins ont travaillé dans l'urgence pour nettoyer le littoral, négligeant les quarante-huit heures réglementaires de séchage avant transfert à l'usine. Surtout, depuis un appel d'offres lancé par l'agglomération de Saint-Brieuc, les dameuses longtemps utilisées dans la baie ont été remplacées par des tractopelles moins précises. Résultat : « On s'est retrouvé avec des algues de très mauvaise qualité, mélangées à de l'eau, des cailloux et de la vase déjà fermentée » , explique Thierry Burlot, président du centre de tri de déchets.
Cette matière-là, même chauffée plus de quinze jours, s'est révélée impossible à sécher. Pire : les « jus » qui en ressortaient ont commencé à empuantir le site, et à saturer les bassins d'évacuation. En 2018, 400 mètres cubes (m3) de ces lixiviats (liquides résiduels) d'algues avaient été récoltés. Cette année, on en compte déjà 1 100 m3 depuis le début de la saison. Or, ces liquides présentent un danger sanitaire important. L'odeur nauséabonde qui s'en dégage est due à la présence de gaz souvent toxiques, comme l'ammoniac, le méthane et surtout l'hydrogène sulfuré, soupçonné d'avoir tué, en 2009, un des chauffeurs de camion du site, Thierry Morfoisse.
Dans l'usine, le détecteur autour du cou de Jean-Yves Le Guern s'affole lorsqu'il ouvre certaines trappes d'évacuation. « Out of limit » , peut-on lire sur l'écran, signe qu'on y dépasse les 100 parties par million - un seuil qui peut déjà provoquer une brève perte de connaissance, des troubles oculaires ou un oedème pulmonaire retardé, selon l'Institut national de recherche et de sécurité . « On ne voulait pas en arriver là, mais on a été obligés de dire stop pour éviter les drames », ajoute le responsable du site.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/17/dans-les-cotes-d-armor-l-usine-de-traitement-des-algues-vertes-contrainte-de-fermer-en-urgence_5490311_3244.html
Bon à savoir !
https://twitter.com/Sophiebarel/status/1155425913233956864
D's©
Ah tiens je le savais pas non plus.
C'est les oiseau marins éboueurs que l'on vois sur les cotes que l'on nourri avec du pain. Et ce même si on n'avait pas envie de leur en donner car en général ils savent se servir tout seul.
Comment récompenser les gens qui se portent volontaires pour nettoyer les plages [:aloy]
(https://creapills.com/wp-content/uploads/2019/07/barcelone-bar-megots-biere-1-800x400.jpg)
https://creapills.com/barcelone-bar-megots-biere-20190729?fbclid=IwAR0BMBbMmSIphzEdI0h-Gm8t8V3OZIGiwEdvSAFcXLqZiyeVYXLusD_HM58
Le pain est très mauvais pour les oiseaux.
De 1, c'est beaucoup trop sucré pour eux (rappelons qu'il y a de l'amidon - donc du sucre - dans le pain).
De 2, ça gonfle dans leur estomac avec l'eau et ça les empêche de manger autre chose de bien meilleur pour eux.
De 3, comme c'est très facile d'accès (puisque tout le monde leur en donne), ils ne mangent plus que ça et se créent des carences. Tous les oiseaux que vous voyez avec des bouts d'ailes blanches sont des oiseaux dit leucistiques, qui sont tout simplement carencés.
Mais c'est très bien d'avoir précisé ce qu'ils pouvaient manger (plutôt que juste dire "nan !" aux gens).
Mince ! Mon plan pour les enfants les dimanche en panne d'inspiration "onsépakwaferyakahalédonédupinhocanar" tombe à l'eau...
Donne leur des graines pour oiseaux. Ou alors tu peu essayer d'aller tuer les pigeons en leur donnant du pain.
Citation de: Aresielle le 29 Juillet 2019 à 19:06:21
Donne leur des graines pour oiseaux. Ou alors tu peu essayer d'aller tuer les pigeons en leur donnant du pain.
Hmmm, mauvais plan là aussi. Ça incite les pigeons à rester là où on les nourrit, et ils deviennent nuisibles par leur concentration...
Sinon, nous avons officiellement atteint aujourd'hui le jour du dépassement. Mais certains remettent sérieusement en cause le mode de calcul de cet indicateur...
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-jour-depassement-humanite-deja-epuise-ressources-annuelles-terre-63853/
Pour nous la question est : qui croire ? [:fufufu]
Cela dit, étant donné que l'indicateur du jour du dépassement remonte aux années 1970, je veux bien croire que son mode de calcul ait besoin d'une mise à jour.
Citation de: Aresielle le 29 Juillet 2019 à 19:06:21
Donne leur des graines pour oiseaux. Ou alors tu peu essayer d'aller tuer les pigeons en leur donnant du pain.
Chez nous c'est plutôt les mouettes... Mais oui, je vais trouver une solution de secours, sans doute parmi celles suggérées précédemment. Après tout, l'intérêt c'est de les voir venir vers nous pour manger, pas de nous débarrasser du pain rassis.
Citation de: l_ecureuil le 29 Juillet 2019 à 16:58:32
Comment récompenser les gens qui se portent volontaires pour nettoyer les plages [:aloy]
(https://creapills.com/wp-content/uploads/2019/07/barcelone-bar-megots-biere-1-800x400.jpg)
https://creapills.com/barcelone-bar-megots-biere-20190729?fbclid=IwAR0BMBbMmSIphzEdI0h-Gm8t8V3OZIGiwEdvSAFcXLqZiyeVYXLusD_HM58
J'aime beaucoup ce genre d'initiatives ! C'est une goutte d'eau au regard de l'état de la planète en générale, mais c'est toujours ça !
Nettoyer les plages, c'est bien !
Gagner une bière, c'est bien !
Double combo, donc !!! (http://img1.xooimage.com/files/e/e/eek-1e6fb.gif)
Bon, pour être plus efficace, il y a toujours le "gros coup de pelle dans la gueule" pour tout ceux qui fument sur la plage et balancent leur mégots, mais après on se lance dans des trucs... ::) [:lol]
Citation de: Volcano le 29 Juillet 2019 à 19:09:59
Hmmm, mauvais plan là aussi. Ça incite les pigeons à rester là où on les nourrit, et ils deviennent nuisibles par leur concentration...
Pas si tu met le pain sur un bucher et que tu l'allume quand ils viennent manger. En plus tu auras du pigeon grillé en prime. [:trollface]
Citation de: marquise le 29 Juillet 2019 à 19:26:10
Chez nous c'est plutôt les mouettes... Mais oui, je vais trouver une solution de secours, sans doute parmi celles suggérées précédemment. Après tout, l'intérêt c'est de les voir venir vers nous pour manger, pas de nous débarrasser du pain rassis.
A Toulon ça bouffe les pigeons ou du moins les carcasses. Des matins fleuris. [:aie] [:lol]
C'est particulièrement crado mais c'est compliqué à virer sans tout foutre à la flotte, en fait. [:fufufu]
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/08/08/depuis-vingt-ans-une-ancienne-decharge-du-havre-deverse-ses-dechets-dans-la-mer_5497781_3244.html
Compliqué en effet... Et le principe de la valorisation après tri qui tomberait la note de moitié, j'y crois moyen. C'est un voeu pieux mais dans les faits, ce sera vraiment très complexe à mettre en oeuvre. Il aurait été intéressant, considérant qu'il s'agissait à l'origine d'un site privé, que l'article précise si l'ancien exploitant a pu être identifié et s'il existe toujours - auquel cas, c'est à lui de payer. Dans le cas contraire, j'imagine que c'est l'ADEME qui a hérité du bébé... donc nous, contribuables.
Ah... chouette...
http://www.lefigaro.fr/sciences/pollution-il-neige-des-particules-de-plastique-dans-les-alpes-et-l-arctique-20190816
Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...
Le bon côté de la chose, c'est que s'il en tombe davantage il ne sera plus autant nécessaire d'utiliser les canons à neige dans les stations de ski. :o Oui, nous vivons dans un monde merveilleux ! [:trollface]
Quand les snowboarders faisant du hors-piste se feront embarquer par des avalanches de paillettes multicolores je parie qu'on continuera à trouver ça normal. [:petrus]
Ah oui quand même... [:petrus] [:sweat] Je note aussi que la végétation a sérieusement repris le contrôle du terrain.
http://www.nouvelobs.com/planete/20190628.OBS3872/avant-apres-regardez-comme-les-glaciers-francais-ont-fondu-en-150-ans.html
Les arrêtés municipaux contre les pesticides se multiplient en France. Malgré le fait, que parfois, les tribunaux administratifs leur tapent sur les doigts pour ça.
https://www.france24.com/fr/20190830-apres-suspension-langouet-arretes-antipesticides-multiplient-france-daniel-cueff-maires?fbclid=IwAR1uLQe6-Awc9Xwsrh2C-GR9iCMpEdpebb8s2FdeAst37Y4p64Pg3uq8qJg&ref=fb
https://www.reddit.com/r/EarthPorn/comments/cx05ni/the_most_perfect_beach_esperance_western/
[:bave]
Citation de: l_ecureuil le 02 Septembre 2019 à 11:27:50
Les arrêtés municipaux contre les pesticides se multiplient en France. Malgré le fait, que parfois, le gouvernement leur tape sur les doigts pour ça.
https://www.france24.com/fr/20190830-apres-suspension-langouet-arretes-antipesticides-multiplient-france-daniel-cueff-maires?fbclid=IwAR1uLQe6-Awc9Xwsrh2C-GR9iCMpEdpebb8s2FdeAst37Y4p64Pg3uq8qJg&ref=fb
Ce n'est pas le gouvernement, ce sont les tribunaux administratifs...
Corrigé [:petrus jar]
Moui, y a pleins de décharges sauvages parce que les entrepreneurs du bâtiments ne veulent ou peuvent pas payer les coûts de traitement de leurs déchets donc... on préfère les en exempter plutôt que de coller des amendes. Je m'imagine bien que l'État ne va rien filer pour que les mairies puissent payer des inspecteurs de la voirie (si ça existe) et que donc il n'y a pas trop de solution mais bon je trouve ça franchement moyen. :\
https://immobilier.lefigaro.fr/article/le-gouvernement-veut-rendre-gratuites-les-dechetteries-pour-le-btp_e2a70de0-cfcc-11e9-9e91-31a91fdbe8f3/
Mais tout, il fera vraiment toutes les conneries possibles et imaginables. [:facepalm]
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/18/trump-va-revoquer-la-derogation-de-la-californie-sur-les-normes-de-pollution-automobile_5511912_3244.html
Bah... les tribunaux administratifs vérifient la légalité "bête et méchante" des arrêtés municipaux (entre autres) par rapport à la loi.
Mais, ce n'est pas le Gouvernement ou le Parlement qui ont cassé les arrêtés municipaux, c'est bel et bien la Justice administrative.
Séparation des pouvoirs, toussa toussa.
Donc, non, "ca ne revient pas au même", juridiquement parlant.
Même si la loi est mal fichue, un Juge, qu'il soit administratif ou non, ne peut pas faire autre chose que de l'appliquer.
Citation de: ArayashikiAlaya le 18 Septembre 2019 à 16:01:11
https://www.liberation.fr/france/2019/09/16/pas-de-fusils-dans-la-nature-la-chasse-plombee-par-les-faits_1751064?fbclid=IwAR0vCUUOt85rAbNrKhBlWMHUk6-sEOSehcsqpUt-gZKngIGcIZJfKhyyS_c
Très intéressant ! [:miam]
Magnifique... [:beuh]
*Soupir* [:haha pfff]
[:ok]
Une éolienne sans pales pour éviter de déchiqueter les oiseaux au passage.
https://www.neozone.org/innovation/vortex-bladeless-letonnante-eolienne-sans-pales/
Ça alors ! [:delarue1] C'est visuellement un peu étrange mais je pense que les gens préféreront voir leur campagne envahie par des godes géants que par de grosses hélices qui font du bruit et donnent des cancers aux voisins parce qu'elles ont été développées par les Illuminatis. :o
Stupéfiant ! [:nicenice]
Cette tristesse de voir les bulls ravager un glacier. [:haha pfff]
Sinon, c'est joli tout ça mais c'est perdre de vue que : 1) personne n'a envie de faire d'effort, 2) de toute façon c'est les pauvres qui trinqueront en premier donc le dérèglement climatique peut potentiellement faire baisser le chômage.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/IRD-CNRS-strategie-gagnant-etat-investissement-rechauffement-climat-2050-sommet-ONU-34079.php4#xtor=ES-6
Pendant une canicule, peignez vos rails en blanc !
https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-deutsche-bahn-a-trouve-la-solution-contre-la-canicule-peindre-les-rails-en-blanc-1351203
Ouais ben avant d'avoir ça chez nous faudrait déjà que toutes les voies soient entretenues. [:aie] Mais l'idée est surprenante, certes.
Il s'agit du principe de l'albedo qui - pour faire simple - représente la capacité d'une surface à renvoyer le rayonnement. Il s'agit d'une valeur sans unité, comprise entre 0 et 1. Plus l'albedo est élevée, plus le rayonnement renvoyé est important et par conséquent, moins la température augmente.
Par exemple, l'albedo de l'asphalte (nos routes) est de 0,18, le béton c'est 0,5. La chaux blanche (remember los pueblos blancos au sud de l'Espagne, les villages grecs, etc), c'est 0,75. CQFD !
Ainsi, aujourd'hui, peindre en blanc les toits, utiliser des teintes claires pour les espaces publics minéralisés et favoriser l'ombre en ville sont des solutions qui existent déjà et depuis longtemps expérimentées dans les villes du sud de l'Europe. Ceci combiné à une végétalisation significative et à une réflexion vis à vis des vents dominants, permettrait de "rafraîchir" les villes. Il s'agit aussi, en fin de compte, de faire appel au bon sens des anciens qui n'avaient pas besoin de connaître le concept d'albedo pour savoir que le blanc et des ruelles étroites c'est mieux qu'une avenue avec du bitume au milieu...
Oui mais des ruelles étroites c'est pas pratique pour les voitures, donc ça ne va pas motiver les décideurs. :o [:fufufu]
Citation de: Alaiya le 26 Septembre 2019 à 07:28:32La chaux blanche (remember los pueblos blancos au sud de l'Espagne, les villages grecs, etc), c'est 0,75.
Oui oui, je le vois aussi tous les jours dans la ville où je bosse, où y a beaucoup de bâtiments blancs (blanc crasseux et divers teintes de gris et de crème... ça compte aussi ? :o)... à cause de la luminosité trop forte, sans doute. [:aie]
On ne devrait pas avoir grand chose à craindre, mais quand même... Cet ouragan est dangereusement proche de l'Europe ! [:wtf0]
https://www.bfmtv.com/planete/l-ouragan-lorenzo-est-le-plus-puissant-jamais-observe-au-large-des-cotes-europeennes-1777094.html
(https://thumbs.gfycat.com/KindheartedPossibleIberianemeraldlizard-size_restricted.gif)
T'aurais pu t'retenir, hein Laurent-sot [:poutpout]
Le parc oriental de Maulevrier près de Nantes. Le plus grand jardin japonais d'Europe. C'est beau, c'est zen. Je l'avais vu à travers un documentaire il y a quelques mois. Très agréable. J'aimerais pouvoir me promener dans un tel décor et pouvoir m'en imprégner :D
(https://nsa40.casimages.com/img/2019/10/03/191003051607855126.png) (https://www.casimages.com/i/191003051607855126.png.html)
(https://nsa40.casimages.com/img/2019/10/03/191003051601356573.jpg) (https://www.casimages.com/i/191003051601356573.jpg.html)
(https://nsa40.casimages.com/img/2019/10/03/191003045550389310.jpg) (https://www.casimages.com/i/191003045550389310.jpg.html)
Wow ! Ça fait rêver ! [:chiyo1]
Oui, mes parents l'ont visité y a pas longtemps et ils ont bien aimé, même si c'était en automne et qu'il y avait moins de fleurs.
Si jamais je passe vers Nantes, je ne manquerai pas d'y faire un saut...
Si jamais tu passes vers Nantes, signale-toi pour une session beer :o
D's©
Citation de: Damien le 04 Octobre 2019 à 05:24:29
Si jamais tu passes vers Nantes, signale-toi pour une session beer :o
D's©
Avec joie ! [:tama2]
Magnifique ! [:delarue1]
J'approuve totalement !
Je ne savais pas où mettre ça, mais c'est joli et naturel donc...
https://rumble.com/v8bh2x-aurora-borealis-cascades-sky-in-alien-green-light.html
[:chiyo1]
Magnifique !
Gargl ! (https://m.media-amazon.com/images/M/MV5BOTEzMTAwYzAtZWQ3Ny00NmRhLWIwNjctNDc1OWIzYTA2OWI4XkEyXkFqcGdeQXVyNjYyODY4NDU@._V1_UY268_CR87,0,182,268_AL_.jpg)
https://www.youtube.com/watch?v=wVnMBGXVVUI
Oh bravo... [:facepalm]
(https://media1.tenor.com/images/42227e941ed0bc50e42d29d99c93ef6c/tenor.gif?itemid=12093676)
Les enfoirés...
Et sinon les nageurs qui viendront pour les JO... Ben vaudrait mieux des combinaisons bien bien étanches. Voire des scaphandres, en fait. Parce que sinon ça risque d'être leurs dernières compétitions... Tain faudra pas se balader autour des rivières pendant un moment. [:delarue5]
https://www.franceinter.fr/amp/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-21-octobre-2019
https://www.europe1.fr/societe/incendie-dune-station-depuration-pres-de-paris-trois-mois-apres-les-elus-craignent-toujours-une-pollution-majeure-3927032.amp
Et surtout, comme mon père l'a entendu, la pollution va descendre jusqu'à Rouen... pour s'y mêler à celle de Lubrizol... va savoir ce que va donner le mélange des deux.
Tiens d'ailleurs il paraît qu'à Lubrizol le personnel avait obtenu un espace fumeur sur le toit, au mépris de toutes les réglementations...
Vu que l'incendie d'Achères s'est produit il y a trois mois, donc bien avant celui de Lubrizol à Rouen, je pense que ça fait belle lurette que la pollution a atteint l'embouchure de la Seine. [:aloy] :haha:
Il en restera toujours des traces qui s'écouleront lentement. Le gros du crado est désormais en mer, oui, mais ça ne disparaît pas comme ça. [:petrus]
Le bulletin météo d'il y 'achement longtemps :
https://www.youtube.com/watch?v=0dpr2YSCwqw
EDIT : bien fait pour leur djeule !
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/08/le-parc-national-des-calanques-demande-450-000-euros-contre-des-braconniers-pour-prejudice-ecologique_6018540_3244.html
Wooo, joli ! [:nicenice]
https://www.youtube.com/watch?v=ExOOElyZ2Hk
Au cas où certains et certaines ici, se déplaceraient en vélo pour aller travailler par exemple, ou tout simplement quotidiennement, l'enquête nationale bisannuelle relative à l'usage du vélo est en ligne depuis le mois de septembre et se termine le 30 novembre. (https://barometre.parlons-velo.fr/)
Elle prend moins de 10 minutes, est riche d'enseignements, et à quelques mois des municipales, il est important de se faire entendre ;-)
On a le droit de dire que notre ville encourage le terrorisme et refuse d'appliquer la règlementation ? :o
edit : voilà, j'ai défoncé ma ville. :o
Je regrette que l'enquête se place uniquement du point de vue cycliste, et pas piéton ou automobiliste. Les "points noirs" que j'aimerais signaler sont ceux où les cyclistes mettent en danger la vie d'autres personnes par leur comportement, encouragés par les aménagements aberrants de la municipalité.
C'est marrant j'aurais pu soupçonner que ce lien t'étais destiné. Mais je me trompe sûrement. [:fufufu] :o
Non mais je suis sérieux hein, je suis pour le déplacement en vélo, en tram, en bus, à pied, en voiture pour les plus éloignés, mais SURTOUT dans le respect de chacun, et la ville de Strasbourg s'est échiné, depuis des années, à se foutre à genoux devant les cyclistes les plus violents (et j'insiste sur ce mot) pour leur faire des gâteries. Et malheureusement, comme les médias locaux se rendent complices de la manipulation qui consiste à dire "mais nous tout va bien, par contre si on pouvait interdire à toute personne extérieure à Strasbourg de venir empiéter sur NOTRE ville, on dormirait mieux", c'est difficile de présenter des témoignages de la vraie vie réelle, à savoir que tous les jours des gens se font renverser, houspiller, que des voitures doivent piler, que des gamins se mangent de bons écolos sur les trottoirs parce qu'ils ont le malheur de marcher sur, justement, le trottoir.
Tout ceci doit être dénoncé mais ne le sera jamais, car nos "élus" ont pris le parti de ployer le genou au nom de la course au progrès.
Ça donne envie de semer des punaises sur les trottoirs les plus parcourus, en fait. [:petrus]
L'anecdote que je préfère, c'est le piéton arrêté par la police municipale pour avoir traversé au rouge (sans voiture à l'horizon), avec amende à la clé, alors qu'au moment même où ils mettent l'amende au piéton, un cycliste traverse au rouge devant eux, sur le même passage, sans que ça les fasse réagir plus que ça.
Il y a des années, la volonté de la préfecture de police de mettre fin à la délinquance a entraîné un conflit à grande échelle avec la mairie, et depuis la police ne sanctionne plus du tout. Moins de 30 infractions constatées sur UN AN, rendez-vous compte !
Bref, je suis totalement pour le développement du vélo, mais de façon raisonnée et responsable. Genre, pas faire des zig-zag aux pistes cyclables sur les trottoirs, qui ne fait que créer de la méfiance chez les piétons qui savent plus où se mettre...
[:lol] [:lol] [:lol]
Oh my, j'avais oublié ta passion inénarrable pour les cyclistes strasbourgeois XDDD
Allez, va, dis-toi que Paris, c'est pire que tout : quand je prends un taxi là-bas, je suis au-delà de la terreur en voyant ce qui se passe dans les rues, devant, derrière, sur les côtés entre les vélos, les trottinettes, les piétons, les voitures, les bus, les motos, les scooters... bref, rien ne peut être pire qu'à Paris. Rien :o
Sinon, oui, j'utilise mon vélo pour aller bosser même si je ne suis pas une "vraie" : quand il pleut trop, je prends la voiture :D Donc j'ai les deux points de vue sur le sujet et quelque part, le fait d'utiliser la voiture et le vélo me permet de mieux prendre en compte les uns et les autres parce que je sais que c'est compliqué et dangereux des deux côtés.
Oh, intéressant !
https://www.youtube.com/watch?v=psKTl47QmdM
Conseil écolo :o
(https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/77418918_2758297121109238_3528489352206221312_n.jpg?_nc_cat=107&_nc_ohc=77tcaig8brQAQmad58f7vlkmNGjK9UMg39nssy8_Gx_LSdbOKIxoSLCLA&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&oh=a7c98bdcc7368f5426f8c4a897b855bb&oe=5E894D51)
Ah oui... quand même... [:petrus]
https://www.lefigaro.fr/sciences/les-images-saisissantes-des-chutes-victoria-assechees-20191208
Oh merde ! [:chiyo1] [:shinji]
Mmm. [:fufufu]
https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/12/12/climat-une-mauvaise-nouvelle-de-6000-ans/
Pharaonique, mais toujours pas assez, visiblement.
https://www.liberation.fr/planete/2019/12/20/fukushima-les-sols-decontamines-pas-la-foret_1770104?xtor=rss-450
Oui donc en gros c'est du foutage de gueule...
https://m.actu-environnement.com/actualites/consultation-publique-avis-CNDP-LPO-pesticides-34719.html
Ça fait beaucoup de lignes en rouge, ces derniers temps. [:petrus]
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/01/03/2019-est-la-troisieme-annee-la-plus-chaude-en-france-visualisez-la-hausse-dans-votre-ville_6024699_4355770.html
Petite question aux pros de l'écologie : le shampooing solide est-il vraiment écolo ?
A priori oui, mais je viens de lire un article expliquant que si sa fabrication requiert moins d'eau, il en faut beaucoup plus pour le rincer, donnant l'avantage au shampooing liquide.
Par ailleurs, ils sont beaucoup plus concentrés en agents tensioactifs, si bien que même en en mettant peu, on en utilise plus qu'avec la version liquide, et ces agents sont difficilement dégradables.
Au bilan, le seul réel intérêt du shampooing solide serait son absence d'emballage.
J'avoue ne pas y connaître grand chose (et sur internet on trouve tout et son contraire) alors si des personnes un peu pointues sur le sujet voulaient bien m'éclairer, je leur en serai très reconnaissante ! [:jap]
La solution idéale... n'existe pas. Et c'est valable pour n'importe quelle solution alternative, si bien que c'est à chacun, en fonction de là où il positionne sa priorité, de choisir sa solution. Donc le shampoing solide, ça réduit effectivement les déchets (pas d'emballage, ou à tout le moins, pas de plastique) et la composition, pour peu que ce soit un shampoing effectivement naturel, ne contient pas de de perturbateurs endocriniens ou de produits issus de la chimie du pétrole. A l'inverse, c'est plus compliqué d'utilisation, cela demande effectivement plus d'eau, et niveau confort et efficacité, ça dépend du type de cheveu, mais c'est quand même pas la gloire. Donc tout dépend ce qui compte le plus pour toi : réduire ton volume de déchets, utiliser des formules les moins "artificielles" possible, réduire ta consommation d'eau, etc.
Prenons l'exemple des voitures électriques : pas de dégagement de CO2 et autres composés donc amélioration de la qualité de l'air et de la santé publique mais usage d'une batterie. Qui dit batterie, dit terres rares (exploitation des ressources naturelles), dit industries polluantes (la fabrication de batteries, ce n'est pas précisément l'industrie la plus propre du monde, loin de là), dit modalités de recyclage encore inconnues. Là encore, c'est une question de priorité de l'utilisateur.
Les gourdes en métal : pas d'utilisation de bouteilles en plastique (déchet dont le taux de recyclage est limité), pas de transfert de dérivés du pétrole dans l'eau qu'on boit. A l'inverse, qui dit métal, dit exploitation minière, traitement du minerai, fabrication énergivore et coûts de transport plus élevés (c'est plus lourd). La "rentabilité écologique" d'une gourde en métal est assez longue dans le temps en fait. C'est un choix.
Etc !
Donc j'ai envie de dire : tu fais comme tu sens, mais dans tous les cas, ce sera toujours ça de fait ! ;-)
C'est un peu le souci actuel des méthodes alternatives.
Par exemple, il existe désormais des sacs poubelles en fibre végétale (pour réduire notre propension à produire des déchets en plastique). C'est bien. Mais c'est de la fibre de canne à sucre en provenance directe du Brésil où on rase exprès la forêt amazonienne pour la planter (parce qu'on en réclame de plus en plus pour créer justement ces contenants en fibre végétale pour ne plus produire du plastique à usage unique).
Idem, nos amis végétariens ou végans qui ont supprimé la viande de leur régime alimentaire parce que l'élevage intensif bouffe des ressources (eau, céréales, électricité, transport, etc.) à n'en plus finir et que les vaches, ça pète donc ça produit du gaz à effet de serre donc ça pollue. Ok. Sauf que ces gens-là mangent du soja et beaucoup de produits végé ou végans utilisent ce végétal comme base alimentaire (ex : les fameux steaks de soja). Or, le soja industriel provient également du Brésil où ce cher Bolsanero encourage vivement ses agriculteurs à raser leur carré de forêt amazonienne pour planter du soja. Donc, 1/ ça bousille un écosystème unique nécessaire au maintien des températures planétaires et 2/ ça ne vient pas de la porte d'à côté donc côté gaz à effet de serre, on doit être bien aussi.
Et ça, ça vaut pour plein de trucs censés réduire notre consommation de plastique : le coton et le maïs (très gros consommateurs de flotte), le quinoa, le boulgour, le millet, le sorgho, etc. (ça ne vient pas d'Europe donc ça pollue).
Sur un plan non-alimentaire : les vélos et les trottinettes électriques pour ne pas utiliser sa voiture qui pollue, c'est bien. Mais à partir du moment où tu mets de l'électricité quelque part, ça pollue (que ce soit par la production d'une batterie ou par le fait de brancher quelque chose sur une prise, les centrales électriques n'étant pas spécialement non-polluantes).
Mettre toutes ses données sur le Cloud pour ne plus avoir des tonnes de papier à la maison ou tout dématérialiser pour éviter les impressions de papier, c'est bien. Mais en fait, ça nécessite à chaque fois la production d'énormes serveurs physiques qui fonctionnent H24, 7j/7 (donc alimentés en permanence et refroidis par d'autres systèmes électriques pour ne pas surchauffer).
Donc, pour l'instant, on jongle toujours un peu entre la peste et le choléra.
Et bien... Je ne suis guère avancée !
En résumé, on navigue de Charybde en Scylla...
C'est dommage, car, en définitive, il n'est pas facile d'avoir connaissance de tous les tenants et aboutissants du choix d'un produit par rapport à un autre.
En fait, on est même carrément mal informé : je crois que l'engouement actuel pour le bambou devrait être nuancé, j'ai aussi lu que tout ce qu'on peut faire à notre échelle était ridicule compte tenu du fret aérien et maritime, qui représentent à eux seuls 75% de la pollution, etc...
C'est assez désespérant de vouloir apporter sa pierre à l'édifice, et de se rendre compte qu'en guise de pierre c'est a peine une poussière, voire qu'on est contre-productif.
Je vais quand même essayer ce shampooing, en tâchant d'en trouver un dont la composition soit relativement dégradable. Je verrai à l'usage.
En tout cas, merci pour vos informations 😉
Sinon, y'a l'Australie depuis un moment qui morfle gravement. Forêts dévastées et surtout des animaux emportés en nombre incalculable dans les feux destructeurs, des centaines de million d'animaux il me semble. Une catastrophe dans tous les sens du terme. :'(
Oui et ils ont buté leurs dromadaires car trop consommateurs d'eau en cette période difficile...
En même temps, j'ai un peu envie de dire que les dromadaires n'ont rien à faire en Australie. Comme les lapins, on les a amenés sur place parce qu'ils étaient utiles, mais ils se sont échappés (ou, on les a laissés s'échapper, au choix) et depuis, comme ils n'ont pas de prédateurs, ils pullulent gentiment sans qu'on ne leur dise rien, mangeant et buvant ce que les espèces autochtones sont censés manger et boire. :o
C'est un peu comme les esturgeons et les grenouilles dont on mange les cuisses qui grouillent dans nos cours d'eau en boulottant tout ce qui passe. Ou les perruches à collier libérées par des particuliers ou échappées des aéroports qui envahissent toutes nos forêts en prenant la place de nos oiseaux. Ou le bambou qu'on colle partout dans les jardins parce que ça fait joli... mais qui envahit absolument tout sans aucun contrôle.
Donc, au bout d'un moment, faut arrêter de pleurer sur toutes les bestioles et les plantes qui ont été déplacées à l'autre bout de la planète pour des questions esthétiques et qui bousillent tout l'écosystème d'origine (parce que là, je ne vous parle que des êtres vivants les plus connus, mais y'en a encore des pleines brouettes). :D
Je ne suis pas du tout pro-chasseurs, pro-massacres, pro-débiles qui participent au trafic d'animaux ou à la chasse à coups de milliers de dollars pour faire bien sur les réseaux sociaux (ou prouver qu'on en a une plus grosse que le voisin), mais je suis clairement pour le maintien des populations animales et végétales indigènes. Quitte à employer quelques solutions radicales. :o
Citation de: Nicodémüs le 13 Janvier 2020 à 19:02:43
Je ne suis pas du tout pro-chasseurs, pro-massacres, pro-débiles qui participent au trafic d'animaux ou à la chasse à coups de milliers de dollars pour faire bien sur les réseaux sociaux (ou prouver qu'on en a une plus grosse que le voisin), mais je suis clairement pour le maintien des populations animales et végétales indigènes. Quitte à employer quelques solutions radicales. :o
Je ne dis pas que déplacer les espèces est une bonne chose.
Peut-être que les laisser là où ils sont était le mieux à faire.
Sûrement que c'est l'être humain qui a encore fait n'importe quoi.
Et sans aucun doute ces animaux qui n'ont rien demandé et qu'on a importé en Australie auraient mérité un autre sort si l'être humain n'était pas si con.
Je n'ai pas une personnalité "30 millions d'amis", j'aime les animaux chez les autres on va dire (à partir du moment où ils ne me grimpent pas dessus). Mais je déteste qu'on fasse du mal à un animal qui n'a rien demandé. Et en l'occurrence, ces animaux qui n'ont que leur instinct de survie n'avaient pas demandé à se retrouver là et à subir ça.
Mais... [:delarue1]
https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/31/la-protection-de-l-environnement-peut-justifier-des-atteintes-a-la-liberte-d-entreprendre-juge-le-conseil-constitutionnel_6027909_3244.html
CitationSurtout, pour la première fois, le Conseil constitutionnel estime qu'« il appartient au législateur d'assurer la conciliation des objectifs de valeur constitutionnelle de protection de l'environnement et de protection de la santé avec l'exercice de la liberté d'entreprendre. À ce titre, le législateur est fondé à tenir compte des effets que les activités exercées en France peuvent porter à l'environnement à l'étranger ».
Ses membres jugent ainsi qu'avec « l'atteinte portée à la liberté d'entreprendre », par cette interdiction, « le législateur a entendu faire obstacle à ce que des entreprises établies en France participent à la vente de tels produits partout dans le monde, et donc, indirectement, aux atteintes qui peuvent en résulter pour la santé humaine et l'environnement ».
Du côté de l'UIPP, on explique vouloir prendre le temps de l'analyse de la décision du Conseil constitutionnel avant d'envisager d'autres voies de recours. Depuis la promulgation de la loi Egalim, en octobre 2018, les fabricants de pesticides ont engagé les grandes manœuvres, jusqu'au sommet de l'Etat, pour faire obstacle à cette interdiction. Courrier au président de la République, courrier au premier ministre, courrier au ministre de l'économie... avec toujours un même argument : l'emploi. L'UIPP agite la menace de l'emploi (plus de 3 000), des délocalisations et de toute une économie rurale fragilisée. Un discours qui ne laisse pas insensible à l'Elysée et qu'endosse même le ministre de l'économie, Bruno Lemaire.
Un intense lobbying qui finit par payer. Avant de saisir le Conseil constitutionnel (après le Conseil d'Etat), l'UIPP avait remporté une première manche. Avec le soutien du gouvernement, un amendement glissé dans la loi Pacte, relative à la croissance et à la transformation des entreprises, en avril 2019, avait rendu caduque l'interdiction. Cette fois, le Conseil constitutionnel avait retoqué ledit amendement, flairant un cavalier législatif.
Je me demande comment ils vont s'y prendre pour torpiller cette décision. [:fufufu]
Voilà qui est plutôt inattendu (mais positif)...
Bluffant !
http://www.letribunaldunet.fr/voyage/iles-feroe-decouvrez-mysterieux-lac-qui-semble-suspendu-au-dessus-ocean-video.html
Oh, très joli ! [:shinobu1]
Allez, un peu de beauté, bordayl ! [:dok]
https://www.youtube.com/watch?v=lb2-ty2i5v4
Mmm... [:fufufu]
https://reporterre.net/Le-gouvernement-cree-une-cellule-militaire-pour-surveiller-les-opposants-a-l-agro-industrie
Autant la répression de la casse, des vols et du sabotage est légitime, autant la prévention et le suivi "des actions de nature idéologique" m'oblige à lever un sourcil interrogateur.
https://www.interieur.gouv.fr/Le-ministre/Dossiers-de-presse/Presentation-de-DEMETER-la-cellule-nationale-de-suivi-des-atteintes-au-monde-agricole
https://agriculture.gouv.fr/demeter-une-cellule-nationale-pour-lutter-contre-lagribashing-et-les-intrusions-dans-les
Non mais c'est de pire en pire.
Oh ben ça, ça doit être super écologique... [:petrus jar]
https://www.youtube.com/watch?v=BEuTKMkgY6A
Le message écolo est dans les choux.
Apparemment, les allers et retours vont s'enchaîner à ce rythme-là.
Méga classe. Donc on sait maintenant que ça prend six ans à un produit chimique cancérigène de devenir vraiment dangereux. Ah ou alors c'est juste que les responsables sont de gros branques. Au choix.
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-mairie-de-marseille-communique-sur-une-pollution-des-eaux-souterraines-avec-six-ans-de-retard-20200219
Han, intéressant. [:fufufu]
https://www.liberation.fr/terre/2020/02/21/depolluer-des-sols-avec-des-plantes-et-sans-creer-de-dechets-c-est-possible_1774337?xtor=rss-450
Très intéressant article sur la pollution de l'eau engendrée par les feux de forêt.
https://theconversation.com/apres-les-incendies-le-casse-tete-de-la-pollution-des-eaux-132046
Un bateau qui va collecter le plastique des océans ? [:fufufu]
https://www.neozone.org/auto-moto/un-milliardaire-norvegien-fait-construire-un-navire-qui-collectera-5-tonnes-de-plastique-par-jour-dans-les-oceans/?no_cache=1&fbclid=IwAR2LpQUACR435RTC3D9ByPo9FAEAt-Y1HC-xjM6M1cJzoa4G5EK6voaXS-w
C'est évidemment une bonne chose mais c'est trop peu. Il faudrait que le plastique devienne économiquement intéressant là on pourrait peut-être développer des flottes pour collecter celui qui est arrivé en mer.
https://www.huffingtonpost.fr/entry/les-pires-steaks-haches-de-grandes-surfaces-ne-sont-pas-ceux-que-vous-croyez_fr_5e5794d4c5b66622ed7735a4 (https://www.huffingtonpost.fr/entry/les-pires-steaks-haches-de-grandes-surfaces-ne-sont-pas-ceux-que-vous-croyez_fr_5e5794d4c5b66622ed7735a4)
Les résultats de cette enquête sont surprenants, effectivement. On dirait que certains fabricants de produits "bio" n'hésitent pas à frauder. [:petrus]
Le bio constitue un marché en pleine croissance donc ça ne m'étonne pas. Après ça peut aussi dépendre de l'alimentation et des soins prodigués aux bêtes. [:what]
Impressionnant, la Nasa a cartographié la chute brutale d'émanations de gaz polluants en Chine.
(https://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/146000/146362/china_trop_2020056.png)
(https://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/146000/146362/wuhan_trop_2020056.png)
https://earthobservatory.nasa.gov/images/146362/airborne-nitrogen-dioxide-plummets-over-china
EDIT : la vache, ça fait beaucoup d'arbres à planter en peu de temps. [:chiyo1]
https://theconversation.com/fact-check-planter-170-000-arbres-a-paris-en-6-ans-est-ce-faisable-132916
Oui, je l'aie vue passer sur Facebook cette série de photos, c'est radical comme différence.
[humour noir]Du coup on devrait balancer régulièrement d'autres virus de ce genre dans les coins les plus pollués du globe, ça fera du bien à la planète. [:trollface]
[/humour noir]
Oué, sauf qu'en France, ça ne marcherait pas.
Tout simplement parce que la RATP, la SNCF et toutes les sociétés de transport en commun invoqueront leur droit de retrait et que tous les employés prendront donc leur bagnole pour aller bosser parce que le télétravail, c'est le mal et que si tu ne viens pas, eh bien, tu prends la porte. :D (Et parce que de toute façon, aucune autorité ne nous empêchera de faire ce que bon nous semble compte-tenu de notre très fort esprit de contradiction. Donc, si on veut sortir pour acheter 50 kg de Panzani, on le fera. Malade ou pas. [:lol])
De fait, dans peu de temps, la NASA verra l'effet inverse sur leurs belles images satellites. [:dawa]
En France le nuage de pollution prend souvent la forme d'un doigt d'honneur. Coïncidence, sans doute. :o
Promenons-nous dans une forêt sous-marine.
https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/82939/reader/reader.html?fbclid=IwAR3jlSEy8usRNYHxQzVDN8PRoGzYDuHkZEbJvy2gAcBGlQMqjhrG7BO3FTk#!preferred/1/package/82939/pub/117257/page/9
Promenons-nous, dans les bois, pendant que l'mérou n'y est pas, et si l'mérou y était, il nous mangerait. :o
Très intéressant. [:fufufu]
Rue Sullivan à Bordeaux, UN PALMIER.
https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/s960x960/92474203_2685555254900578_8575249570533998592_o.jpg?_nc_cat=110&_nc_sid=110474&_nc_ohc=4nhmD1v5jQoAX_5BeAe&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&_nc_tp=7&oh=2c4b2c29a9ab4a36c3ae5412c799de15&oe=5EB47C6E (https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/s960x960/92474203_2685555254900578_8575249570533998592_o.jpg?_nc_cat=110&_nc_sid=110474&_nc_ohc=4nhmD1v5jQoAX_5BeAe&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&_nc_tp=7&oh=2c4b2c29a9ab4a36c3ae5412c799de15&oe=5EB47C6E)
D'après le gars qui m'a envoyé la photo :
CitationEn tout cas la mairie ne semble pas vouloir s'en débarasser et d'après un passant il se fait même chouchouter de temps en temps par les fonctionnaires de la métropole.
Mais ! [:delarue4]
Il est la depuis quand ? Il a quand même pas pousser depuis le 15 mars ?
Je n'ai pas enquêté jusque là. :(
Moi si, parce que je n'ai rien d'autre à foutre. :))
Selon Street View, il apparaît, encore miniature, sur la photo de juin 2016.
Donc il a 4-5 ans.
Par contre je ne suis pas vraiment sûr qu'il puisse bien grandir plus, vu son emplacement.
"L'air est d'une pureté alpestre." ... Tu m'étonnes. Les photos sont impressionnantes, ceci dit.
https://www.theguardian.com/environment/2020/apr/11/positively-alpine-disbelief-air-pollution-falls-lockdown-coronavirus
Oh que oui, en particulier celle de New Delhi avec le fleuve au premier plan. La quantité d'écume de pollution est hallucinante ! [:chiyo1] Et sur la version "après" on se dit qu'on pourrait presque boire l'eau ! (et je dis bien "presque" [:aie])
Vas-y, teste et dis-nous comment c'est ! :o
Après toi, Druide. :o
Allons, c'est comme à Ankh-Morpork, une eau filtrée par tant de reins ne peut qu'être d'une pureté remarquable. :o
Sauf qu'à Ankh-Morpork on n'a pas besoin d'être le fils d'une hypothèse pour marcher sur l'eau. :o
Faut juste pas rester sur place sinon tu t'enfonces mais autrement le fleuve est une belle randonnée pédestre à faire. [:aloy]
Allez, faudrait pas avoir trop d'occasions de se réjouir. J'aime bien cette attitude crapuleuse qui nuit à tous pour le bénéfice de quelques uns.
http://geographiesenmouvement.blogs.liberation.fr/2020/05/02/western-en-franche-comte/
Celui-ci mentionne quelques infos intéressantes en fin d'article, qui relativisent un peu le poids de l'agriculture dans la pollution aux particules fines :
CitationLes Verts ne veulent pas stigmatiser les agriculteurs précisant qu'avec la fermeture des déchèteries, les brûlages de déchets verts par les particuliers, pourtant interdits, ont aussi favorisé la présence de particules fines. « On ne demande pas aux agriculteurs de renoncer à tous les épandages mais au moins de les reporter ou de les diminuer », ajoute Julie Nicolas qui regrette l'absence de réponse de la préfecture. « A Lille, comme partout en France, il y a un refus des préfets de réglementer les épandages, mais si on découvre que les pics de pollution peuvent être corrélés avec les hospitalisations en cette période de Covid, c'est potentiellement une petite bombe », estime Julie Nicolas. Les écologistes soulignent le lien étroit entre la pollution de l'air par les particules et le développement, ainsi que l'aggravation de maladies respiratoires, notamment du Covid-19. Or, une ordonnance rendue le 20 avril par le Conseil d'Etat rappelle que l'administration doit faire preuve, dans le contexte actuel d'urgence sanitaire, d'une vigilance particulière en prenant des mesures pour limiter les pratiques agricoles polluantes.
Président de la Chambre d'agriculture du Nord-Pas-de-Calais, Christian Durlin rappelle, de son côté, les contraintes liées à son métier : « Techniquement, les épandages se font à un moment où la plante a besoin de fertilisants, en début de croissance, donc on ne choisit pas les périodes ! » Installé depuis 1992 sur une exploitation de polyculture-élevage à Richebourg, dans le Pas-de-Calais, Christian Durlin avoue une certaine lassitude face aux critiques visant sa profession. « On ne peut pas réclamer une autonomie alimentaire de proximité et critiquer son fonctionnement. Si on ne veut pas de ces émissions, il ne faut pas d'agriculture ! » Christian Durlin aimerait également connaître dans le détail la composition et la provenance des particules polluantes dans l'air. Chez ATMO Hauts-de-France, on précise, en effet, que le nitrate d'ammonium a une durée de vie plusieurs jours. « Notre région a pu récupérer des masses d'air déjà chargées par les vents de nord et nord-est. » En clair, une partie de la pollution peut aussi venir des pays voisins comme la Belgique et les Pays-Bas.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/02/dans-les-hauts-de-france-des-episodes-de-pollution-malgre-le-confinement_6038458_3244.html
Et quand-même un peu de beautés, merde. [:crom]
https://www.lemonde.fr/cotecourscotesjardins/article/2020/05/02/fermes-au-public-des-jardins-a-visiter-comme-si-vous-y-etiez_6038479_5004225.html
Je mets ça là parce que ça explique comment se forment les diverses particules qu'on trouve dans l'atmosphère (pollution, bien sûr, mais pas que : particules organiques, poussières, embruns, etc.). Je suis un peu surpris, je ne pensais pas que des journalistes avaient compris que la pollution transportait le virus, alors qu'elle ne fait qu'en faciliter la morbidité en fragilisant les populations qui sont exposées aux deux.
https://theconversation.com/pourquoi-on-ne-peut-pas-affirmer-que-la-pollution-transporte-le-coronavirus-137143
Une bonne idée. J'avais déjà lu un article là-dessus, dans une ville française où sévissait un botaniste.
https://www.courrierinternational.com/article/environnement-des-botanistes-rebelles-armes-de-craies-rehabilitent-les-mauvaises-herbes
Par rapport au confinement humain c'était peut-être l'occasion idéale pour la nature de sortir elle de son confinement habituelle. :D
Même les arbres ne respectent rien. :o
https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/s960x960/100917322_1923482751115727_7160901219165143040_o.jpg?_nc_cat=100&_nc_sid=8024bb&_nc_ohc=D8jGIVqyG9EAX9CMf5v&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&_nc_tp=7&oh=8c9e1ecb601a912ec9623d51f3c150a1&oe=5EFA20D7
(https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/s960x960/100917322_1923482751115727_7160901219165143040_o.jpg?_nc_cat=100&_nc_sid=8024bb&_nc_ohc=D8jGIVqyG9EAX9CMf5v&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&_nc_tp=7&oh=8c9e1ecb601a912ec9623d51f3c150a1&oe=5EFA20D7)
(https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/s960x960/100917322_1923482751115727_7160901219165143040_o.jpg?_nc_cat=100&_nc_sid=8024bb&_nc_ohc=D8jGIVqyG9EAX9CMf5v&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&_nc_tp=7&oh=8c9e1ecb601a912ec9623d51f3c150a1&oe=5EFA20D7)
Il y avait mieux :
Enfin on a retrouvé les Ent-femmes ! Elles étaient tout simplement parties sur une plage nudiste du proche-Harad. "Marre de se geler l'écorce auprès de ces glands sylvocrates à Fangorn ! Ici on s'amuse, il fait beau et on se fait polliniser comme on veut par les baobabs du coin." rapporte Mincetige, ici photographiée.
La fin du glyphosphate en France, c'est pas encore pour aujourd'hui.
https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/25/le-president-renonce-a-sa-promesse-d-interdire-le-glyphosate-en-2021_5414363_823448.htm
Et c'est loin d'être grave car ce n'est pas l'horreur qu'on croit.
Ah bon ?
https://www.pseudo-sciences.org/Le-glyphosate-est-il-cancerogene
https://www.pseudo-sciences.org/Glyphosate-sur-France-2-decryptage-de-deux-heures-de-desinformation
https://www.lepoint.fr/societe/toutes-les-agences-sanitaires-indiquent-que-le-glyphosate-ne-presente-pas-de-risque-07-04-2019-2306274_23.php
https://menace-theoriste.fr/pesticides-peur-raison/
Etc...
Ne jamais oublier que les soit-disants écolos actuels nient la science par idéologie.
Le glyphosate a le même débat que l'huile de palme j'ai l'impression : des considérations écologiques, de biodiversité, entraînent finalement des suspicions sanitaires. "C'est chimique et ça tue les abeilles, donc...", "c'est de l'huile et ça fait tuer des arbres et leurs habitants, donc...".
Il y aussi le passif du tabac et de l'amiante dont la dangerosité a été niée ou sous-évaluée pendant longtemps.
Les pesticides en général c'est surtout pour les agriculteur que ça risque d'être dangereux car eux, pour le coup, ils en respire pas mal quand ils épandent. La question c'est : es ce que les nouveau tracteurs ont des cabines étanches pour protégé les agriculteur?
C'est exactement ça, c'est pour l'agriculteur que ça peut être vraiment dangereux. Il faut donc bien vérifier qu'ils sont protégés correctement et les aider si ce n'est pas le cas.
Un truc qui m'amuse, c'est que pas mal des nouveaux pesticides viennent de Monsanto quand le glyphosate est devenu du domaine public.
CitationSurtout, ce drame est tout à fait annonciateur d'autres à venir car, bien que spectaculaire et médiatisé, il n'a en fait rien d'un événement exceptionnel. Comme le déclarait Sergueï Donskoï, alors ministre fédéral des Ressources naturelles et de l'Environnement, en 2016 : environ 60 % des pipelines du pays sont en mauvais état et, en rythme annuel, les fuites d'hydrocarbures sont de l'ordre de 1,5 million de tonnes. Dit autrement : chaque année, la Russie laisse échapper dans la nature 75 fois plus d'hydrocarbures que lors du seul drame de Norilsk, sans déclencher l'intérêt des médias ni la mobilisation de personnalités politiques se déclarant pourtant écologistes et intéressées par le sort de l'Arctique.
[:wtf0] [:homer1] [:onion no]
https://theconversation.com/maree-rouge-en-arctique-une-catastrophe-climatique-mais-surtout-manageriale-141003
Tout va bien. Tout va bien...
https://www.lefigaro.fr/sciences/un-record-absolu-de-chaleur-battu-en-siberie-20200622
https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/22/il-a-fait-38-c-en-siberie-record-de-temperature-au-dela-du-cercle-arctique_6043746_3244.html
Qui a passé un film Star Wars à Earth-chan? Maintenant elle aussi elle veux un mono-climat.
https://www.lepoint.fr/environnement/l-avocat-tombeur-de-monsanto-plaide-coupable-d-extorsion-de-fonds-23-06-2020-2381403_1927.php
Malin, ça. [:fufufu] Je me souviens avoir vu un truc identique il y a longtemps dans un reportage, dans un désert d'Amérique du Sud, où ils allaient collecter la rosée accumulée sur de grands panneaux de résille tendues entre des piquets. En passant une brosse, l'eau coulait dans une rigole en bas, qui l'amenait à des citernes.
https://www.koreus.com/video/filets-arrosage-maraicher.html
Un glacier canadien resté intact jusque-là est en train d'y passer à son tour, et ne fait pas les choses à moitié. [:chiyo1]
https://www.lepoint.fr/monde/arctique-la-derniere-plateforme-glaciaire-intacte-du-canada-s-effondre-10-08-2020-2387282_24.php
#désespoir #niquelaplanète [:mtears]
https://infodujour.fr/environnement/amenagement/38582-canicule-les-eoliennes-a-la-peine
Hélas, les éoliennes pourront difficilement être plus qu'une source énergétique d'appoint. [:shinobu1]
Sinon c'est beau la solidarité professionnelle...
https://mobile.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/aix-en-provence-un-couple-de-maraichers-bio-porte-plainte-apres-la-pulverisation-de-glyphosate-sur-leurs-cultures_4073999.html
Après, les auteurs de ce vandalisme ne sont pas forcément d'autres agriculteurs. Mais on ne le saura que quand la police aura de quoi les épingler. [:tsss]
Sinon, dans quelques années les trains régionaux français qui roulent au gazole sur des tronçons de voies non électrifiés commenceront à être remplacés par des trains à pile à combustible !
https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/alstom/ecologie-decouvrez-le-premier-train-a-hydrogene-au-monde_4048461.html
Adieu les beaux glaciers... [:mtears]
http://www.slate.fr/story/193908/cest-fait-la-calotte-glaciaire-du-groenland-depasse-le-point-de-non-retour
Les Polluards vont s'emparer de l'armure du Cygne libérée des glaces éternelles ! [:chiyo1]
Merci le confinement mais je doute que ce phénomène puisse se reproduire...
https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/08/22/un-renversement-historique-le-jour-du-depassement-de-la-terre-recule-sous-l-effet-du-coronavirus_6049619_3244.html
Edit : mmm, je reste perplexe, l'idée me plaît mais je préférerais que ce genre d'initiative reste contrôlée par l'État pour éviter toute polémique.
https://www.liberation.fr/france/2020/08/22/drome-chasseurs-eleveurs-agriculteurs-tradis-contre-ecolos_1797477?xtor=rss-450
@Telescopium, même s'ils libéraient l'armure du Cygne, ils ne pourront rien en faire! À la limite la mettre dans un musée, mais c'est tout. Jusqu'à ce que son porteur légitime vienne la récupérer...
Très intéressant. [:fufufu]
https://theconversation.com/comment-naissent-les-tempetes-de-sable-144131
Quand la chlorophylle aide la justice.
https://www.courrierinternational.com/article/forensique-les-arbres-allies-de-la-police-scientifique-pour-reperer-des-cadavres-enfouis
Le titre peut paraître glauque, mais le concept est plutôt sympa !
https://www.cnews.fr/monde/2020-09-14/il-est-enterre-dans-un-cercueil-vivant-une-premiere-mondiale-998178
Par contre ça risque de compliquer les enquêtes judiciaires si c'est une victime de meurtre qui se fait enterrer ainsi et qu'une exhumation du corps est demandée plusieurs années après ! [:aie]
Ah vi oki, c'est "il est enterré dans un - cercueil vivant -", et non pas "il est enterré dans un cercueil, vivant" ! :D
Oui, il n'y a pas d'erreur de ponctuation. [:lol]
C'est très intéressant et ça ressemble au processus d'humusation. Sauf que ce dernier n'est pas validé à cause du sort des molécules chimiques, des métaux lourds, des plastiques qu'on a dans le corps à l'insu des autres et qu'on ne veut pas laisser filtrer dans le sol. Mais franchement moi je préférerai ça, hein ! [:aloy]
Il faut commencer a creuser ? [:trollface]
Citation de: Pulsion73 le 15 Septembre 2020 à 12:12:03
Il faut comme commencer a creuser ? [:trollface]
Kamoulox ! :D
Citation de: Pulsion73 le 15 Septembre 2020 à 12:12:03
Il faut comme commencer a creuser ? [:trollface]
Oui oui allez-y, je vous rejoindrai plus tard ! (https://lecatablog.files.wordpress.com/2014/06/seiya-narquois.jpg?w=100)
On dit ça, on dit ça... :D
Après le sujet sur les animaux, les scorpions sont à l'honneur ici aussi, pourquoi ? Parce que visiblement Milo x Dryade a fonctionné (en même temps, il entre dans les chambres à coucher...) : https://www.sudouest.fr/2020/09/17/en-australie-il-existe-une-plante-secretant-un-venin-qui-ressemble-a-celui-des-scorpions-7856296-706.php
L'Australie veut votre mort, ne l'oubliez pas. [:chiyo1]
Il ne faut rien attendre de bon d'un pays où on marche la tête en bas. :o
L'Australie est un pays magnifique, mais la faune et la flore a un système de défense particulèrement développé...
On se demande quand même contre quoi cette plante cherche à se défendre, pour sécréter de telles toxines. [:aie]
Trouvez la plante, et vous trouverez le prédateur!
Fausse bonne idée : [:aie]
https://www.courrierinternational.com/video/video-en-chine-lechec-dun-projet-de-jungle-verticale-devenu-nid-moustiques
Peut-être qu'ils n'ont tout simplement pas choisi les bonnes plantes ? [:aie]
on dirait le genre le genre d'idée que les écolos pourraient avoir chez nous [:aie]
Chez nous c'est de la beuh qu'ils auraient fait pousser aux balcons pour que les jeunes soient bien détendus (avant de vider les caisses des associations en toute zenitude) et n'aient plus à sortir de leurs immeubles. :o Avec une salle de shoot à tous les rez-de-chaussée... [:aloy]
https://www.huffingtonpost.fr/entry/foodwatch-petition-emballages-vides_fr_5f646d01c5b6de79b672d0fa
Un cerf échappe à une chasse à courre dans l'Oise en se réfugiant près d'habitations. Des militants anti-chasse se sont dépêchés d'accourir pour tenir les chasseurs "en respect". [:trollface]
https://www.francetvinfo.fr/france/chasse/cela-n-a-pas-de-sens-d-assister-a-des-scenes-pareilles-au-xxie-siecle-un-cerf-se-refugie-pres-des-habitations-apres-une-chasse-a-courre-a-compiegne_4111827.html
Je crois que cela n'est pas la première fois qu'un cerf se réfugie auprès d'habitations, et qu'on porte aide et assistance à la bête traquée.
Hier soir, après une longue après-midi à aider mes parents à faire la boule à Z au tamaris, en sortant de ma douche, j'aperçois sur le sol ce que je prends de prime abord pour un petit bout de branche, qui s'était vraisemblablement accroché sur mon t-shirt. Je le ramasse, et alors, le petit "bout" s'agite! Je me rends compte qu'il s'agit d'un phasme. Je confie la petite bête à mon père, qui l'a remet dehors. On pense qu'il s'est accroché dans mon dos, et qu'il est tombé au moment où j'ai enlevé mon t-shirt. Comme je l'ai attrapé naturellement, ma mère m'a dit que j'étais prête à faire la cellule du zoo de Fort Boyard!
Ok, ça c'est très cool.
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/19/en-mauritanie-un-maraicher-transforme-le-desert-en-jardin_6052834_3212.html
Ça rejoint ce que font d'autres personnes.
https://observers.france24.com/fr/20170928-burkina-faso-agriculteur-stoppe-desert-foret-gourga-yacouba-sawadogo
https://m.youtube.com/watch?v=zuBHGgxOAWQ
https://www.lepoint.fr/environnement/forest-man-l-homme-qui-a-plante-une-foret-a-mains-nues-31-07-2014-1850485_1927.php
https://m.youtube.com/watch?v=HkZDSqyE1do
Très cool, effectivement. Plein d'espoirs.
Oui, plein d'espoirs, je vous rejoins.
Et je dis oui !
https://youtu.be/cZoed-eUOQ4
Plus l'infini ! [:pfft]
Y a comme un écho entre ces deux articles [:fufufu] :
https://theconversation.com/debat-colonialisme-vert-une-verite-qui-derange-146966
Spoiler
CitationA une vingtaine de kilomètres de la réserve, Alain Baudouin, un éleveur de 55 ans, dont une trentaine d'années dans le Vercors, ne comprend pas. Pourquoi créer un sanctuaire ici ? Pourquoi ne pas faire confiance aux « autochtones » pour protéger ces espaces ? « Pendant 50 000 ans, les aborigènes d'Australie ont vécu en symbiose avec la nature, dit-il. Puis ils ont subi les décisions de gens venus d'ailleurs. Dans le Vercors, le pastoralisme existe depuis plus de 7 000 ans. Nous avons su nous adapter aux hommes, aux maladies et aux virus, tout en nourrissant la population et en favorisant cette biodiversité, puisque c'est le mot à la mode. Aujourd'hui, la société fait la même chose aux ruraux, aux bergers et aux éleveurs de montagne que ce que les colons ont fait en Australie. »
Alain Baudouin garde des brebis depuis l'âge de 7 ans. A Combovin, il a aujourd'hui un troupeau de 300 bêtes. Il en a réduit la taille ces dernières années pour s'adapter à la sécheresse – il ne pouvait plus nourrir davantage d'animaux. Il assure n'avoir jamais utilisé ni engrais chimique ni pesticide et pratique la vente directe. Valéry Vassal, lui, produit 250 000 litres de lait bio par an, qu'il vend à une coopérative du Vercors. Deux hectares par vache, jamais de désherbant ni de labour, des haies et des bosquets dans ses prairies... « Ce qui me fait râler, c'est qu'on n'arrive pas à récupérer ces terres pour l'agriculture, explique-t-il. J'aurais bien aimé racheter une partie du bois : un agriculteur qui fait du bois de chauffage, il gagne sa vie avec ça. Ce combat, c'est pour mes trois enfants. Qui va rester vivre dans le Vercors ? »
Pour ces éleveurs, l'Aspas se trompe de combat. Pourquoi acheter des sites du Vercors et non pas des friches industrielles pour empêcher davantage d'artificialisation des terres ou d'étalement urbain ?
https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/08/dans-le-vercors-une-reserve-de-vie-sauvage-cristallise-l-opposition-entre-deux-visions-de-la-ruralite_6055200_3244.html
Sinon sur l'idée je ne suis pas contre le fait de racheter des parcelles qu'on laisse redevenir sauvage, mais un truc pareil devrait vraiment avoir l'assentiment des populations locales, sinon c'est clair que ça va crisper. [:petrus think]
Le khejri, arbre miracle. [:chiyo1]
https://theconversation.com/khejri-larbre-qui-donne-vie-au-desert-143021
https://www.nationalgeographic.fr/sciences/le-mystere-des-icebergs-vert-emeraude-enfin-elucide
C'est la première fois que j'entends parler de ces icebergs verts ! [:chiyo1]
C'est très joli, en tous cas.
Je ne connaissais pas non plus, et c'est très joli, je suis d'accord.
Inconnu pour moi aussi.
Merci pour cette découverte.
Dépolluer de l'eau "facilement".
https://theconversation.com/une-solution-radicale-et-portative-pour-purifier-leau-145120
Malgré nos conneries, la nature continue à les réparer... [:mtears2]
https://theconversation.com/quand-les-plantes-aident-a-depolluer-danciens-sites-miniers-143469
La phyto-remédiation ça fonctionne, c'est écologique, ce n'est pas cher... mais il faut avoir le temps. Très bien pour des terrains dont les usages futurs s'y prêtent.
Peu envisageable en centre urbain, où le moindre m² de terrain coûte une blinde sauf volonté politique avérée de "sanctuariser" des friches industrielles entières sous forme d'espaces verts partagés par exemple (avec des zones rendues inaccessibles, bien entendu, et exit les jardins potagers / arbres fruitiers sauf mesures spécifiques), ou alors à destination de projets de développement d'énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques par exemple).
Oui je sais pas pourquoi mais je vois mal cette solution être utilisée à Paris, par exemple. :o
Ah oui... forcément... le vert-de-gris n'a jamais été écolo. [:petrus]
https://theconversation.com/1920-2020-cent-ans-apres-les-munitions-de-la-grande-guerre-polluent-toujours-nos-sols-134268
Ah ben je venais pour poster le lien, tu as été plus rapide que moi XD (je reçois la newsletter le matin pour ma part).
Du coup, hop, pour ceux qui ne liraient pas l'article en entier, le lien vers l'Est Républicain, relatif aux restrictions d'usages mises en place sur des terres agricoles dans le même secteur :
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2015/09/16/terres-polluees-par-14-18-la-recolte-2015-detruite-dans-le-nord-meusien
L'enjeu sanitaire vis à vis des métaux et métalloïdes est lié à l'inhalation de poussières chargées en métaux et à l'ingestion (terre (oui, les gamins bouffent de la terre :o) végétaux, directement ou indirectement). Si on supprime ces deux risques (par recouvrement des surfaces pour l'un, en interdisant les cultures ou en ramenant de la terre saine pour l'autre), on peut parfaitement vivre sur des sols impactés en métaux. Plus rarement, l'inhalation de composés volatils peut constituer également un enjeu du fait des formes volatiles du mercure lesquelles ne sont pas systématiquement présentes, même s'il y a du mercure dans les sols.
M'enfin, ici, la problématique est autrement plus vaste. Je ne connais pas le contexte hydrogéologique du secteur mais des métaux présents dans les sols ont pu passer dans les eaux souterraines, avec une migration des pollutions à des échelles significatives et des enjeux sanitaires potentiels liés à la consommation en eau, pour l'agriculture mais aussi potable : si les eaux brutes sont trop chargées, il devient difficile de les traiter (ou alors à des coûts prohibitifs) avant mise en distribution.
Et là, on ne parle que des métaux, il y a tout le reste aussi [:aie]
Je ne vis pas excessivement loin de la zone concernée et le problème est connu depuis longtemps, seulement "il ne faut pas en parler" parce qu'en fait personne ne veut prendre la responsabilité de condamner les produits ou les activités agricoles (électoralement, se mettre les agriculteurs à dos est suicidaire, et certains ont le coup de fusil facile). Il y a effectivement le risque de contamination des eaux par infiltration, par ruissellement des pluies, et également le risque de remontée des produits toxiques plus ou moins enfouis dû à un labourage agricole trop profond. En principe, la profondeur est censée être limitée, mais on n'a jamais vu la gendarmerie locale sonder les sillons avec un mètre... surtout si le gendarme est apparenté à l'agriculteur, il y a toujours 2-3 trucs sur lesquels il fermera les yeux.
Comme partout. En Bretagne c'est des pressions pour ne pas parler du lien entre algues vertes et élevages de porcs, en Franche-Comté c'est la pollution liée aux producteurs de comté qui flingue les rivières et les paysages (merci les casse-cailloux). Faut pas couler le commerce et si y en a qui tombent malades c'est sûrement parce qu'ils sont fragiles. Comme une collègue à qui un cousin éloigné avait refusé de filer ses légumes parce que franchement tu vas pas manger ça, c'est dégueulasse. [:delarue4] Mais ça te pose aucun problème d'en vendre et que d'autres s'intoxiquent, connard. [:tsss]
Et pendant ce temps, on coupe, on coupe toujours plus.
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/11/10/des-forets-du-cameroun-aux-temples-du-vietnam-itineraire-d-une-nouvelle-mafia-du-bois_6059235_3212.html
C'est triste, le Cameroun va perdre sa biodiversité pour se transformer en désert, s'il ne reste plus un seul de ses arbres endémiques sur son territoire. L'Afrique, c'est d'abord sa faune et sa flore, que les touristes viennent voir, et ensuite les gens du pays, pour se confronter à une autre culture. Et des temples construits au Vietnam, avec du bois coupé illégalement, en toute connaissance de cause, c'est du sacrilège!
Il va être beau, le karma de ses mafieux de la nature, tiens...
https://www.huffingtonpost.fr/entry/il-a-nage-500-kilometres-dans-le-continent-de-plastique-et-fait-une-decouverte-inquietante_fr_5e296e02c5b67d8874ad1e55 (https://www.huffingtonpost.fr/entry/il-a-nage-500-kilometres-dans-le-continent-de-plastique-et-fait-une-decouverte-inquietante_fr_5e296e02c5b67d8874ad1e55)
[:beuh]
La page ne charge pas chez moi. C'est quoi cette découverte ?
Ça.
Citation"Le plastique a cette propriété d'être comme une éponge, pour les produits chimiques par exemple", explique-t-il. Or la nature, reprenant toujours ses droits, finit tôt ou tard par coloniser le moindre déchet flottant dans la mer, l'utilisant comme un récif. Les composants qui accompagnent le plastique imprègnent alors les coquillages et les poissons qui l'habitent.
Ces derniers vont alors les transmettre à toute la chaîne alimentaire, en haut de laquelle trône l'être humain. La faune marine, déjà victime du déversement de produits chimiques dans l'océan, subit ainsi une conséquence supplémentaire de l'omniprésence du plastique dans la mer...et avec eux, tout le règne animal, homme compris.
Merci pour le quote.
Dramatique en effet...
Mais c'est pas vraiment une découverte puisqu'on savait déjà qu'on absorbait du plastique avec ce qu'on bouffe, boit et respire. La différence c'est qu'il n'y a pas QUE du plastique. Yeah ! [:petrus jar]
D'ailleurs perso je n'utilise que de l'eau minérale dans ma bouilloire pour me boire un thé...
Obligé quand même de la détartrer très souvent...
Sachant que les bouteilles en plastique libèrent progressivement des molécules dans l'eau qu'elles contiennent. Faudrait revenir aux bouteilles de verre (qui, me semble-t-il, libèrent aussi des molécules mais beaucoup plus lentement [:fufufu]). Mais se pose après le problème du traitements l'eau, de son transportet donc de l'état des conduites, etc. Nous sommes des gorets...
Citation de: Rincevent le 14 Novembre 2020 à 11:54:15
Mais c'est pas vraiment une découverte puisqu'on savait déjà qu'on absorbait du plastique avec ce qu'on bouffe, boit et respire. La différence c'est qu'il n'y a pas QUE du plastique. Yeah ! [:petrus jar]
Nos descendants feront une drôle de tête quand ils retrouveront dans quelques siècles nos fossiles bourrés de plastiques et de produits chimiques en tout genre tout en voyant Trump qui a été président et des gens qui croient le contenu de HoldUp (les mots me manquent pour qualifier ce... cette chose. Je me refuse à insulter la merde.).
Si l'humanité survit jusque là. Sinon ce sera peut-être des extraterrestres qui viendront étudier l'archéologie sur Terre et ils risquent de ne pas en revenir avec une idée très élevée de l'humanité. Ça va salement contraster avec le contenu des disques Voyager.
Nous serons un peuple de mutants à la survie compromise mais qui profitera jusqu'au bout de la 15G pour accéder à sa téléréalité, à ses mèmes et autres jeux vidéos. [:pfft]
Les boloss de l'univers ! [:crom]
Citation de: Rincevent le 14 Novembre 2020 à 12:13:34
Nous serons un peuple de mutants à la survie compromise mais qui profitera jusqu'au bout de la 15G pour accéder à sa téléréalité, à ses mèmes et autres jeux vidéos. [:pfft]
Les boloss de l'univers ! [:crom]
Ca va se finir comme dans Wall-E !
La terre :
Spoiler
(https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn%3AANd9GcRclwnj0CZeBynLH_xCaLThX3yMYSdsJxSOsw&usqp=CAU)
Les humains :
Spoiler
(https://i0.wp.com/mrmondialisation.org/wp-content/uploads/2016/09/02_walle-696x347.jpg)
Ça fait peur!
Ben, on n'en est pas si loin, en fait. Seule grosse différence : on a besoin des smartphones pour visionner la vidéo au lieu qu'elle soit projetée devant nous.
Pour faire du cuir sans tuer d'animaux : le cuir de cactus [:chiyo1]
http://www.penseesdujour.com/2020/08/ils-ont-cree-le-cuir-de-cactus-pour.html
Une magnifique photo de la "Montagne qui fume".
The smoking warrior, Popocatépetl. Mexico. [2597 × 1948] OC.
https://www.reddit.com/r/EarthPorn/comments/jx3bpm/the_smoking_warrior_popocatépetl_mexico_2597_1948/
Oui, Popocatépetl ne dort que d'un œil, il surveille...
Ah, mais le Popocatépetl est loin d'être en volcan éteint. L'année où je suis allée au Mexique, nous avions à peine mis un pied à Mexico qu'on s'est pris un nuage de cendres sur la tronche. [:aie]
Dis comme ça, ça a l'air impressionnant, mais en fait, on ne l'a su le lendemain qu'en lisant la une des journaux (parce que le jour même, on a seulement levé le nez à un moment de la journée parce qu'on trouvait qu'il y avait des petites particules qui nous tombait dessus). [:lol]
Citation de: Nicodémüs le 19 Novembre 2020 à 18:35:12nous avions à peine mis un pied à Mexico qu'on s'est pris un nuage de cendres sur la tronche. [:aie]
Quand Popocatépetl fâché, lui toujours faire ainsi.
Un drone a été utilisé pour une inspection du réacteur n°5 de Tchernobyl.
https://www.businessinsider.fr/un-drone-filme-pour-la-premiere-fois-linterieur-du-reacteur-n5-de-tchernobyl-voici-la-video-185889
Combien de siècles devront-ils encore subir les effets de cette catastrophe ? [:haha pfff]
Tu as été au Mexique,
@Nicodémüs? Je ne le savais pas! Hormis que Popo t'ai accueillit avec un nuage de cendres, j'espère que tu as bien profité de ton séjour. Je compte bien y aller un jour à mon tour, surtout depuis que j'ai découvert que le meilleur ami de mon arrière-grand-père était originaire de là-bas. De la région du Yucatán, en Terre Maya, pour être plus précise.
Citation de: Volcano le 20 Novembre 2020 à 12:54:20
Un drone a été utilisé pour une inspection du réacteur n°5 de Tchernobyl.
https://www.businessinsider.fr/un-drone-filme-pour-la-premiere-fois-linterieur-du-reacteur-n5-de-tchernobyl-voici-la-video-185889
« Rassurant » quand même de s'assurer que les piscines de refroidissement sont bien vides et qu'aucun déchet radioactif n'est présent à l'intérieur du réacteur.
Citation de: Samantha Rosenwood le 20 Novembre 2020 à 15:52:20
Tu as été au Mexique, @Nicodémüs? Je ne le savais pas! Hormis que Popo t'ai accueillit avec un nuage de cendres, j'espère que tu as bien profité de ton séjour. Je compte bien y aller un jour à mon tour, surtout depuis que j'ai découvert que le meilleur ami de mon arrière-grand-père était originaire de là-bas. De la région du Yucatán, en Terre Maya, pour être plus précise.
Oui, j'ai un très bon souvenir de mon séjour au Mexique. :) On y a passé trois semaines bien remplies, en visitant les sites majeurs (comme Chichen Itza), avec un temps magnifique. Je n'ai qu'un seul regret : ne pas avoir osé goûter le poulet au chocolat. Après, depuis le temps, certaines villes comme Tulum ont beaucoup changé, en devenant notamment de véritables parcs d'attraction pour Américains en goguette... ::)
@Nicodémüs, je suis ravie que tu gardes un très bon souvenir de ton voyage au Mexique. Chichen Itza est aussi à mon programme de future visite, ayant appris que le meilleur ami de mon arrière-grand-père était né dans le coin. Le poulet au chocolat? Il faudra que j'essaie, alors. Comme toi, je suis désolée comment Tulum a évoluée, au détriment de l'environnement, du site archéologique et des locaux.
Oh. Étrangement ce n'est pas un pays auquel j'aurais pensé au sujet de la reforestation. [:nicenice]
https://www.courrierinternational.com/article/environnement-litalie-na-presque-jamais-eu-autant-de-forets
Moi non plus, mais c'est une très belle surprise. La nature reprend ses droits en Italie, et c'est tant mieux.
En France aussi, la forêt a plutôt conquis du terrain, notamment avec l'exode rural et la diminution des terres cultivées. En Auvergne, des coins qui n'étaient que champs voici un peu plus d'un siècle ne sont plus que forêts à perte de vue...
Juste une très belle (et grande) carte de l'Antarctique, avec quelques graphiques intéressants :
https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/k45emg/antarctica_a_new_age_of_exploration_by_national/
https://www.lepoint.fr/sciences-nature/quand-la-chine-fera-la-pluie-et-le-beau-temps-05-12-2020-2404337_1924.php
Mouais... [:petrus]
Encore un truc qui va nous retomber sur la gueule, sans mauvais jeu de mot. [:petrus] [:haha pfff]
Et quelques années après cela, on devra étudier l'impact de la consommation/ingestion/inspiration de l'azote liquide ou de l'iodure d'argent sur l'environnement et la santé humaine.
Il sera excellent, le parti ayant toujours raison ! [:kred]
On prend la même chose, on change le nom, et on r'commence ! [:poutpout]
https://www.youtube.com/watch?v=2XCQs6OFleg (https://www.youtube.com/watch?v=2XCQs6OFleg)
Je pollue, tu pollues, ils polluent... [:petrus]
https://www.youtube.com/watch?v=ebEDFFgv4FY
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/biodiversite-exclusif-ces-31-especes-ont-definitivement-disparu-2020-84698/
Et au final la seule espèce qui devrait vraiment disparaître ne fait que pulluler sur Terre : le con. [:kred]
Je n'aurais pas dit mieux!
Sinon, si vous habitez dans la vallée du Rhône, vous avez évité un scénario à la Beyrouth, c'est cool [:onion sweat] :
https://www.meretmarine.com/fr/content/le-pampero-des-marins-au-secours-dune-barge-fluviale-en-avarie
Pour résumer, une péniche transportant un produit hautement toxique et explosif s'est coincée dans une écluse dont une porte a lâché avant de lui tomber dessus, bloquant le trafic fluvial.
https://www.cancer-environnement.fr/218-Chlorure-de-vinyle.ce.aspx
https://www.inrs.fr/dms/ficheTox/FicheFicheTox/FICHETOX_184-2/FicheTox_184.pdf
https://www.youtube.com/watch?v=uzXfKnrgx70
En France, l'accident semblable est AZF.
Lyon a déjà eu de gros incendies au port Edouard Herriot et le couloir de la chimie est aux portes de la ville, le long de l'A7.
Des changements de couleur "susceptibles d'être dus à l'activité humaine"... No shit, Sherlock... [:daria]
https://www.courrierinternational.com/article/etude-vus-de-lespace-les-fleuves-americains-sont-de-moins-en-moins-bleus
Mais en fait, ça fait si longtemps que ça que les gens ont pas connu de famine ? Est-ce qu'on gaspille autant que ça ici aussi ? [:petrus]
https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-un-gaspillage-alimentaire-indigne-singapour
Mmm, intéressant. [:fufufu]
https://voxeurop.eu/fr/une-carte-interactive-du-rechauffement-climatique-en-europe/
Ça alors, j'étais très loin d'imaginer qu'il y avait un tel gaspillage de nourriture à Singapour! C'est incroyable que le plus petit des Cinq Tigres, puisse gâcher autant de nourriture, surtout si elle est à la majorité importée. J'espère de tout cœur que L'Île Du Lion va revoir sa copie, et réduire ses déchets alimentaires comme elle se doit.
C'est pas de chance. [:petrus]
https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/turquie-istanbul-quarante-jours-de-la-penurie-deau
Je leur échange un pack d'évian contre la destitution d'Erdogan :o
Citation de: paladin shura le 15 Janvier 2021 à 16:06:02
Je leur échange un pack d'évian contre la destitution d'Erdogan :o
Ah ouais, pas con ! Je participe !
E que s'appelorio connard. :o
Je pensais depuis le temps, qu'il avait été jeté dans le Bosphore...
Dégueu... [:beuh]
https://www.courrierinternational.com/article/dechets-en-indonesie-une-maree-de-masques-usages-dans-la-baie-de-jakarta
Beurk...
Quand on voit le nombre de masques qui trainent par terre (en ville, mais aussi en pleine nature) en France, j'imagine que ça doit être encore pire dans certains pays.
Si y'a bien une chose qui changera jamais, quelle que soit la situation: les gens sont des gros porcs [:aloy]
Citation de: AZB le 25 Janvier 2021 à 14:00:14
Si y'a bien une chose qui changera jamais, quelle que soit la situation: les gens sont des gros porcs [:aloy]
Absolument... [:daria]
Malheureusement...
Tristitude et connardise...
https://www.lefigaro.fr/faits-divers/a-poitiers-le-chene-de-jean-de-la-fontaine-incendie-20210203
Mais... Quel genre de sinistre crétin faut-il être pour incendier des arbres aussi vieux et magnifiques ?? [:facepalm] [:shinji]
J'ai envie de dire, n'importe quel débile ignare, ainsi que tous ceux qui pourraient y avoir un intérêt quelconque, suivant à qui appartient le terrain sur lequel se trouvait l'arbre : proprio qui souhaite mettre en valeur une parcelle, responsable municipal ou élu souhaitant réaménager, voisin qui trouve que ça bouche la vue, etc. [:haha pfff]
Citation de: Volcano le 03 Février 2021 à 16:17:58
Mais... Quel genre de sinistre crétin faut-il être pour incendier des arbres aussi vieux et magnifiques ??
Pour brûler un vieux chêne, quoi de mieux qu'une bande de glands ?
C'est méchant pour les glands. [:trollface]
Je vous rejoins, Rincevent, Vokcano et Bouloche: qu'est-ce qu'il faut avoir dans la tête pour faire un truc pareil? J'adore les places avec ces arbres anciens qui font partie de l'Histoire. Ils donnent une âme à l'endroit, au-delà de faire de l'ombre bienvenue pendant les grosses chaleurs. En partant en fumée, ce chêne a emporté l'âme de cette place de Poitiers...
J'ai eu instant de blocage cérébral en voyant l'association Papouasie + glacier. [:aie] Mais bon, c'est encore des infos déprimantes. [:petrus]
https://www.courrierinternational.com/article/indonesie-la-mort-annoncee-du-dernier-glacier-de-papouasie
Dijon (et sa région) s'est réveillé aujourd'hui sous un ciel jaune :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/insolite-le-ciel-de-dijon-dans-une-lueur-orange-1943986.html (https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/insolite-le-ciel-de-dijon-dans-une-lueur-orange-1943986.html)
En début d'après-midi, ça s'est même étendu jusqu'à chez moi, en Alsace.
C'est... bizarre et assez fascinant !
(mais, apparemment, "ça arrive" assez régulièrement, pas de quoi s'alarmer)
Y a un petit côté fin de semaine à Pékin. [:petrus]
Oui, cela arrive régulièrement, on se croirait sur Mars! La neige s'est même vue recouverte d'une couche dorée sablée, à ce que j'ai pu voir aux informations. C'est vrai que ce ciel jaune a un côté apocalyptique, mais est tellement magnifique à la fois!
Eh oui!
https://twitter.com/AssoMeteoCentre/status/1357776238581075969
:D
J'ai vu ça cet après-midi aussi. Ça devait être suffisamment haut en altitude pour que les montagnes n'arrêtent pas ce genre de courant.
Et maintenant des tsunamis en montagne ! [:petrus jar]
https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/climat-deux-cents-disparus-apres-la-rupture-dun-glacier-dans-le-nord-de-linde
J'ai vu cela aux informations, c'était spectaculaire! Il a dévalé la vallée, en emportant tout sur son passage. Même un barrage n'a pas résisté. Des vies ont été balayées d'un coup, comme ça. Quand la montagne se fâche, mieux vaut ne pas être dans le coin...
"Seulement" 200 personnes ? Ce tsunami montagnard est un petit joueur. :o (juste au cas où, je précise que c'est du second degré [:kred])
Des phénomènes de coulées de boue en montagne il y en a déjà eu beaucoup, et bien plus meurtriers, cela dit.
Par exemple : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%89ruption_du_Nevado_del_Ruiz_en_1985 (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%89ruption_du_Nevado_del_Ruiz_en_1985)
En Italie, il y a eu la catastrophe à la fois naturelle et technologique du barrage du Vajont et du mont Toc. Un film avec Daniel Auteuil est sur ce sujet : "La folie des Hommes". Imaginez un flanc de montagne qui tombe dans un lac de barrage de 250 mètres de haut, dans une gorge étroite débouchant sur une vallée habitée, vous avez le tableau. Le barrage est toujours debout mais le reste de lac est à des kilomètres, remplacé par les éboulis derrière le mur.
Dans ce genre-là, il y eut aussi la catastrophe du barrage de Malpasset.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_Malpasset
Malpasset est une catastrophe "purement" technologique multifactorielle (géologie mal prise en compte, remplissage brutale et incontrôlé de la retenue, ouverture de la vanne sous-dimensionnée tardive...). A la limite, on peut considérer que les variations de niveau au Vajont ont entretenu le glissement de terrain (couches géologiques + séismes).
Oh ! Bien ! [:shun]
https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/irak-a-najaf-la-mer-ressuscitee-20210306_UQHD7N2T25A75CYFNPUKUOW6UE/
À quand la résurrection des jardins suspendus de Babylone?
Plutôt celle de la Mer d'Aral. [:aloy]
Il est parti l'an dernier, le premier navire de recherche entièrement autonome, sans équipage !
https://www.actunautique.com/2020/09/lancement-du-trimaran-autonome-mayflower.html
Mouais... je reste circonspect quant à la possibilité de préserver de tels ilots dans un milieu à forte pression foncière et environnementale, surtout sur du long terme. [:petrus think]
https://theconversation.com/microforets-urbaines-que-penser-de-la-methode-miyawaki-156822
Je suis circonspect. A Bordeaux, le premier projet vient de commencer. C'est une placette qui servait de stationnement pour une dizaine de véhicules qui est ainsi transformée, soit environ 250 m². A côté de cela, des secteurs ont été bâtis à la place de la végétation sur des hectares...
Mais bordel ! [:chiyo1] [:haha pfff]
https://www.lefigaro.fr/flash-actu/deboisement-illegal-en-ariege-enquete-pour-vols-avec-degradations-20210318
J'en ai aussi entendu parler. J'espère que cette entreprise espagnole sera condamnée à payer une amende plus élevée que ce que lui rapporteront ces arbres coupés. :o
CitationLe rapport du professeur Ptachnik, synthèse des travaux menés par diverses agences gouvernementales, y est décortiqué. Premier chiffre choc : parmi les villes les plus polluées de Russie, les quatre cinquièmes se trouvent dans le district fédéral sibérien, qui représente 25 % du territoire russe et 11 % de la population du pays. En tout, vingt-trois villes de cette super-région ont des niveaux de pollution atmosphérique dépassant les normes – neuf dans la seule région d'Irkoutsk, cinq dans celle de Krasnoïarsk.
Le polluant le plus communément trouvé dans les quatorze villes de Sibérie les plus touchées est le benzopyrène, un hydrocarbure fortement cancérigène, produit aussi bien par l'industrie que par les gaz d'échappement. A Kyzyl, sa concentration dépasse 116 fois les niveaux autorisés ; à Abakan, 88 fois...
S'agissant de la pollution des sols, le constat n'est pas moins alarmant. Dans la ville minière de Norilsk, la terre est gorgée de métaux lourds – plomb, zinc, nickel, cuivre, etc. A Novokouznetsk, c'est du nitrate et du fluorure que l'on trouve en abondance. Les eaux de la République de Touva, dont le président Vladimir Poutine aime arpenter la nature sauvage, sont polluées à 67 %.
Le rapporteur fait aussi un rapide point sur les maladies provoquées par ces pollutions, dont l'incidence est plus élevée en Sibérie qu'ailleurs en Russie : cancers à Krasnoïarsk, anomalies congénitales à Kemerovo, maladies infantiles dans la région de l'Altaï...
« Tous ces problèmes sont identifiés depuis longtemps, remarque Elia Kabanov. Les auteurs du rapport le disent bien : les données médicales et les données de pollution sont disponibles en accès libre, aucun satellite américain n'est impliqué... C'est juste une bonne synthèse. »
Sauf que l'exposé du professeur Ptachnik jette un froid dans l'assistance. Et les membres du présidium arrivent rapidement à un consensus : il ne faut pas publier le rapport, comme cela était prévu. « Ne soyons pas alarmistes, met en garde l'académicien Valentin Parmon. Les résultats pourraient être incorrects... »
Plus direct, Alexeï Kontorovitch s'émeut : « Imaginez que nous publiions ces rapports... Ce serait une bombe, juste avant les élections ! » Au-delà du scrutin législatif prévu à l'automne, le scientifique s'inquiète des « questions superflues » qui pourraient émerger dans la population.
Les académiciens ne songent pas en revanche au fait que leur réunion est diffusée sur YouTube : il faudra attendre le lendemain pour que quelqu'un pense à effacer la vidéo. Elia Kabanov a ainsi eu le temps de la sauvegarder et de recopier scrupuleusement chiffres et dialogues. « Ce qui est terrible, c'est que personne ne leur a rien demandé, note-t-il. Il n'y a même pas eu besoin d'un coup de téléphone. On est dans l'autocensure, ce qui confirme l'état de peur dans lequel vit la science russe, encore plus quand il s'agit d'écologie. »
https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/30/la-pollution-en-siberie-un-sujet-trop-sensible-a-en-croire-les-scientifiques-russes_6075014_3210.html
(https://i.pinimg.com/originals/98/e3/50/98e350c23cacabd7c9163fac4a9155d7.gif)
"Pas de vague" version russe. En même temps, est-ce si surprenant ?
La prochaine expédition de Jean-Louis Etienne reposera sur un engin hors normes :
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/oceanographie-polar-pod-bateau-vertical-jean-louis-etienne-va-enfoncer-courant-circumpolaire-antarctique-46693/ (https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/oceanographie-polar-pod-bateau-vertical-jean-louis-etienne-va-enfoncer-courant-circumpolaire-antarctique-46693/)
https://www.youtube.com/watch?v=d4BKBdGpRWU
Ce serait presque lol mais non, en fait. [:petrus]
https://www.lefigaro.fr/flash-eco/la-baisse-de-la-caspienne-menace-une-plateforme-petroliere-geante-20210407
Mouais... [:petrus]
https://www.20minutes.fr/planete/3019883-20210413-japon-va-rejeter-eau-fukushima-mer-apres-traitement (https://www.20minutes.fr/planete/3019883-20210413-japon-va-rejeter-eau-fukushima-mer-apres-traitement)
Citation de: Volcano le 13 Avril 2021 à 08:28:33
Mouais... [:petrus]
https://www.20minutes.fr/planete/3019883-20210413-japon-va-rejeter-eau-fukushima-mer-apres-traitement (https://www.20minutes.fr/planete/3019883-20210413-japon-va-rejeter-eau-fukushima-mer-apres-traitement)
>:( Mouais... "après traitement", l'efficacité dudit traitement me laisse sceptique.
Conséquence à venir : Godzilla ou Sharknado ? [:dawa]
Les deux, peut-être?
Ca fait un gros paquet de caillasse... [:chiyo1]
https://www.huffingtonpost.fr/entry/glissement-de-terrain-geant-en-angleterre-sur-le-littoral-de-la-manche_fr_607870f3e4b0293a7edfee19 (https://www.huffingtonpost.fr/entry/glissement-de-terrain-geant-en-angleterre-sur-le-littoral-de-la-manche_fr_607870f3e4b0293a7edfee19)
Oui j'ai vu ça, c'est impressionnant. Et ça se reproduira de plus en plus souvent à cause de l'acidité croissante des océans due aux changements climatiques.
Sinon, étonnant mais pourquoi pas. Et bonne chance aux touristes qui tomberont dessus. [:lol]
https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/ecosysteme-en-espagne-des-scientifiques-reclament-des-bisons-pour-lutter-contre-les
https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2021-04-14/pourquoi-le-bison-pourrait-etre-plus-efficace-que-les-pompiers-contre-les-feux-de-foret-en-espagne-e1a1ee11-4181-4337-8f3b-bda85351e2a3
Ah, c'est de ça dont mon père me parlait :
https://www.lefigaro.fr/flash-actu/dechets-stockes-illegalement-dans-le-var-le-directeur-d-une-entreprise-en-garde-a-vue-20210420
En fait, outre le problème de balancer des quantités pareilles de gravats n'importe où, il y aurait, si j'ai bien compris, l'habitude de rehausser artificiellement le niveau de terrains inondables pour les rendre constructibles, mais avec de possibles éboulements / effondrements à la clé pour les gens qui auraient acheté sans être au courant. [:petrus jar]
"Dans le Var"
[:lol] [:lol] [:lol]
Je ris (faut dire que j'ai "pratiqué" le département pendant quelques années au début de ma carrière et ça reste un souvenir surréaliste) mais dans les faits, on est confronté à ce genre de "margoulinades" partout dans le pays. C'est même très fréquent mais les services de l'Etat (la DREAL ou la DDT suivant les cas) ne peuvent pas être partout à la fois.
Deux exemples récents, tenez. Le premier sur plusieurs hectares de terrain en pleine forêt et zone non constructible et vu les parties encore non remblayées, probablement en zone humide : une (très) (grande) famille de gens du voyage s'est sédentarisée là, a priori depuis plusieurs décennies, et remblayent avec des déchets divers (pour l'essentiel des déchets de chantier mais tout est bon à prendre) au fur et à mesure qu'ils s'étendent, pour construire leurs maisons dessus (illégalement puisque zone N) au vu et au su de tout le monde. Donc entre la destruction des zones humides et l'apport de remblais de qualité potentiellement douteuse et susceptible d'impacter la qualité des milieux...
Quant au second, c'est un grand classique : le propriétaire foncier qui trouve le moyen d'arrondir ses fins de mois en mettant ses terrains (dont il ne peut souvent rien faire car non constructibles) à disposition d'entreprises de TP peu scrupuleuses pour qu'elles viennent y benner leurs déchets, le tout sans la moindre déclaration ou autorisation officielle. Pour un peu que lesdits terrains soient en zone inondable, vous imaginez les impacts de ce genre de remblaiement sauvage sur les avoisinants.
Bien sûr, certains se font gauler, avec inspection surprise, courriers, mises en demeure diverses, puis consignation d'une somme pour les études voire les travaux de remise en état, quand ça ne se finit pas au pénal.
Mais justement c'est pas dangereux de construire sur des gravats, comme ça ? C'est stable ?
Citation de: Rincevent le 21 Avril 2021 à 12:11:45
Mais justement c'est pas dangereux de construire sur des gravats, comme ça ? C'est stable ?
Ca dépend : si le temps de tassement est suffisant, si le remblaiement est bien fait, si la granulo est homogène, si c'est bien en place, oui, on peut construire. D'ailleurs beaucoup beaucoup de constructions sont faites sur des remblais. Mais cela dépend aussi beaucoup des fondations. Si celles-ci sont profondes (type micro-pieux), le bâtiment est ancré sous les remblais. En fondations superficielles, par contre, ça se calcule (je suis pas géotechnicienne ceci étant dit :D ). On utilise aussi des remblais pour faire du pré-chargement des sols : par exemple, on met un très gros tas de remblais à un endroit, et le sol dessous se tasse sous l'effet du poids qu'on lui applique. ca reste en place plusieurs mois et puis ensuite, le tas est enlevé et les propriétés du sol ont changé de manière à permettre des travaux qu'on n'aurait pas pu envisager (ou alors à des coûts plus élevés) sans ce pré-chargement.
Non, le truc instable par excellence, ce sont les déchets ménagers. Beaucoup de vieilles décharges municipales ont été remblayées au fil des années et leur souvenir a été oublié. Certains ont construit dessus : c'était une très mauvaise idée XD
Et après, bien sûr, on a le problème des argiles gonflantes, qui créent des désordres sur les bâtiments.
Ok, merci pour les explications. [:jap]
Et puisque on en parle :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/maine-et-loire-a-trementines-un-jeune-couple-achete-un-terrain-sur-une-ancienne-decharge-2052562.html
Sérieux, ça doit tellement être les boules quand ça t'arrive. ::) [:haha pfff]
Pendant ce temps, en forêt...
https://theconversation.com/secheresses-incendies-et-maladies-les-risques-en-cascade-qui-menacent-les-forets-francaises-157448
Citation de: Alaiya le 21 Avril 2021 à 22:11:08
Et puisque on en parle :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/maine-et-loire-a-trementines-un-jeune-couple-achete-un-terrain-sur-une-ancienne-decharge-2052562.html
"Mais croyez-moi, les pauvres bougres qui vont acheter ça, ils vont avoir une sacrée surprise quand ils vont creuser pour faire du potager."
Citation de: Rincevent le 21 Avril 2021 à 22:17:14
Pendant ce temps, en forêt...
https://theconversation.com/secheresses-incendies-et-maladies-les-risques-en-cascade-qui-menacent-les-forets-francaises-157448
[:beuh]
Irk ! [:wtf0]
https://www.courrierinternational.com/article/environnement-au-liban-les-poissons-toxiques-dun-lac-pollue-se-retrouvent-sur-les-etals
[:onion blah]
Quelle perspective déplaisante... [:beuh]
https://www.lepoint.fr/environnement/le-sable-du-sahara-pourrait-provoquer-plus-d-avalanches-dans-les-alpes-29-04-2021-2424318_1927.php (https://www.lepoint.fr/environnement/le-sable-du-sahara-pourrait-provoquer-plus-d-avalanches-dans-les-alpes-29-04-2021-2424318_1927.php)
Oui enfin ça part du principe qu'il resterait suffisamment de neige pour déclencher une avalanche. Heureusement le réchauffement climatique nous en protégera. :o
Mais il ne protègera pas de ça, hélas :
https://www.lci.fr/regions/video-la-bretagne-a-nouveau-touchee-par-les-algues-vertes-precoces-et-deja-nombreuses-2184863.html (https://www.lci.fr/regions/video-la-bretagne-a-nouveau-touchee-par-les-algues-vertes-precoces-et-deja-nombreuses-2184863.html)
[:wtf0]
N'en parle pas, sinon quelqu'un va venir desserrer les essieux de ta voiture. [:petrus]
Apiculteur Breton Vs Frelon Asiatique - round 1:
https://www.youtube.com/watch?v=_OIyyxRC7Ro
c'est tout bête, tu sens le truc de base bricolé avec 3 bois de cagette, mais vachement ingénieux en même temps [:fufufu]
Excellent. En Bretagne on avait ausdi les poules noires de Janzé, qui adorent bouffer les frelons asiatiques quand ils sont en vol stationnaire à l'entrée de la ruche. Breizh atao. [:kred]
J'aurais pu mettre ça dans le sujet "picole (http://forum.saintseiyapedia.com/index.php/topic,1011.0.html)", mais ça m'a semblé plus pertinent de mettre ça dans le sujet "environnement".
En effet, il n'est pas tant question de bière que de conséquences du dérèglement climatique.
https://korii.slate.fr/et-caetera/economie-environnement-brasseur-lance-torched-earth-biere-futur-volontairement-degueulasse (https://korii.slate.fr/et-caetera/economie-environnement-brasseur-lance-torched-earth-biere-futur-volontairement-degueulasse)
https://www.drumpe.com/2021/05/13/la-nouvelle-terre-brulee-teste-les-effets-du-changement-climatique-sur-la-biere/ (https://www.drumpe.com/2021/05/13/la-nouvelle-terre-brulee-teste-les-effets-du-changement-climatique-sur-la-biere/)
Alerte générale : Les ours polaires, la forêt amazonienne, les cyclones, c'est bien joli, mais si vous touchez à la bière, ça va chier, BORDEL ! [:paraevil]
Mmm, c'est ragoutant... [:petrus]
https://www.courrierinternational.com/article/video-les-cotes-turques-envahies-par-la-morve-de-mer
Miam !
Citation de: Rincevent le 07 Juin 2021 à 23:06:07
Mmm, c'est ragoutant... [:petrus]
https://www.courrierinternational.com/article/video-les-cotes-turques-envahies-par-la-morve-de-mer
Lit d'algues vertes armoricaines sur un lit turc de coulis morve de ver, bon appétit bien sûr [:aie]
https://www.20minutes.fr/planete/3058847-20210610-chercheurs-officialisent-existence-ocean-austral-cinquieme-ocean-monde
On recrute chez Solo Inc, création d'un poste de général à pourvoir [:trollface]
Citation de: Byaku le 10 Juin 2021 à 19:28:34
https://www.20minutes.fr/planete/3058847-20210610-chercheurs-officialisent-existence-ocean-austral-cinquieme-ocean-monde
On recrute chez Solo Inc, création d'un poste de général à pourvoir [:trollface]
Poste pourvu, le candidat Caça des Lyumnades a obtenu la place après s'être transformé en pin-up pour séduire le DRH. [:trollface]
Oh, très intéressant. [:fufufu]
https://www.courrierinternational.com/article/inde-alerte-sur-la-disparition-des-dunes-dans-le-desert-du-rajasthan
Irk ! [:wtf0]
https://www.lefigaro.fr/sciences/climat-l-humanite-sous-la-menace-du-thermometre-mouille-20210623
"Thermomètre mouille" je me faisais un trip [:aie]
Des grêlons sur un mètre d'épaisseur dans les Vosges ! [:chiyo1]
https://www.republicain-lorrain.fr/environnement/2021/06/29/orages-et-grele-les-images-spectaculaires-des-intemperies-qui-viennent-de-toucher-les-vosges-et-la-haute-saone (https://www.republicain-lorrain.fr/environnement/2021/06/29/orages-et-grele-les-images-spectaculaires-des-intemperies-qui-viennent-de-toucher-les-vosges-et-la-haute-saone)
Oui j'ai déjà vu des photos de ce style la semaine dernière, prises en Franche-Comté.
https://www.capital.fr/economie-politique/pour-la-premiere-fois-dans-le-monde-un-pays-interdit-lelevage-de-saumons-1408487 (https://www.capital.fr/economie-politique/pour-la-premiere-fois-dans-le-monde-un-pays-interdit-lelevage-de-saumons-1408487)
Un petit pas vers un monde plus vert, mais pas le dernier, espérons-le. [:pfft]
MacDo France se met à la vaisselle réutilisable.
https://www.cnews.fr/food/2021-07-02/mcdonalds-de-la-vaisselle-reutilisable-testee-en-france-1101022
Le secteur du transport aérien sera le plus difficile à décarboner. [:petrus]
https://www.youtube.com/watch?v=C_BK7PRugK4
Hubert s'exprime.
Spoiler
CitationHubert Védrine: «Le radicalisme vert des centres-villes n'apporte aucune solution viable»
GRAND ENTRETIEN - L'ancien ministre des Affaires étrangères revient longuement sur les enjeux géopolitiques liés à la dégradation écologique. Il plaide pour une meilleure maîtrise des flux migratoires et critique le radicalisme de certains militants écologistes.
Ancien ministre des Affaires étrangères de 1997 à 2002, ancien secrétaire général de la présidence de la République sous François Mitterrand, Hubert Védrine est à la tête d'une société de conseil géostratégique. Esprit indépendant, il est écouté des présidents français, de droite comme de gauche, qui tous le consultent et font appel à ses analyses. Son dernier livre, publié en juin 2020 chez Fayard, «Et après?», traitait des premières leçons à tirer de la pandémie .
LE FIGARO. - Les 49,6 °C enregistrés au Canada le 29 juin ont été beaucoup commentés. À cause du réchauffement climatique, quels sont les scénarios à envisager pour notre XXIe siècle ? Les changements géophysiques en cours vont-ils redessiner la carte géopolitique mondiale ?
Hubert VÉDRINE. - La dégradation écologique, qui n'affecte pas que le climat, va entraîner des conséquences multiples, soit globales et systémiques, soit précises et concrètes. De plus en plus, cela va peser sur la grande géopolitique qui finira par être surdéterminée par le «compte-à-rebours» écologique. Dans chaque pays, il pourra y avoir des répercussions considérables du fait de la prise de conscience (le déni n'est plus possible), de l'inquiétude, voire de la panique, notamment si le phénomène des dômes de chaleur en zone tempérée se multiplie, comme à Vancouver. Cela pourra bouleverser les rapports de force, les programmes gouvernementaux, entraîner des changements de coalition, pas uniquement au profit des écologistes patentés. Cela va peser de plus en plus dans le cadre de l'Union européenne ou du G7 par exemple, comme dans toute réunion internationale, et pas seulement dans les COP, qui vont-elles-mêmes prendre de plus en plus d'importance. Ce sera de plus en plus difficile pour l'Europe de ratifier des accords commerciaux sans prendre en compte cette dimension. Mais il y aura aussi des percées technologiques gigantesques parce que la lutte contre ces risques ne se réglera pas par des manifestations, mais par des inventions qui auront-elles-mêmes des conséquences. Elles modifieront la hiérarchie des puissances, à travers une sorte de nouvelle compétitivité écologique. Cela a déjà commencé. Qui imaginait par exemple il y a quinze ans, que l'automobile passe à l'électrique aussi rapidement ? Et l'Allemagne voudra rester leader.
Si un pays avancé veut se lancer dans un projet d'ingénierie climatique - d'intervention sur le climat - et que cent autres jugent ledit projet trop dangereux, il pourra y avoir un bras-de-fer mondial sur cette question. Avant d'en arriver là, il y a déjà de toute façon des bouleversements physiques déjà visibles : l'accès à l'Arctique, l'ouverture d'une route du Nord (NDLR, une voie maritime qui permet de relier l'océan Atlantique à l'océan Pacifique en longeant la côte nord de la Russie), avec les conflits que cela pourra entraîner ; des phénomènes d'exode climatique massif, des incendies qui rendront des régions entières inhabitables, des îles submergées, le recul des côtes, etc.
Pour faire face à ces phénomènes, vous prônez un «processus» plus qu'une révolution et une «écologisation» multisectorielle sur le moyen terme. Comment cela se traduit-il ?
Je ne prône pas, je constate que c'est la seule solution. Personne n'est en mesure d'imposer une révolution à l'échelle planétaire. On ne va pas demander aux Martiens de gouverner la Terre, et il n'y aura pas de président mondial d'un peuple mondial mais une foultitude de situations. Aujourd'hui nul ne peut imposer aux Chinois, aux Russes aux Allemands ou aux Polonais de sortir du charbon dès la semaine prochaine. Puisque ce n'est pas possible, il faut procéder autrement, en surmontant une à une les résistances comme par exemple sur le sujet de la surpêche qui ne fait pas encore l'unanimité, notamment au Japon. L'écologisation est un processus. Le débat va porter sur le rythme: est-ce qu'on va prendre telle ou telle mesure dans deux ans ou dans quinze ans ? Il n'existe pas d'autre approche possible.
Si l'on suit votre raisonnement, le radicalisme vert et la décroissance sont un leurre ?
Ils n'apportent aucune solution viable. Le radicalisme est un phénomène politique particulier que l'on trouve dans quelques pays très développés, essentiellement en Europe et notamment dans les électorats de centre-ville, qu'ils veuillent moins de bruit et moins de pollution est compréhensible, mais les mesures prises à leur demande ne changent rien au problème global. Il faut se rappeler que, grâce au nucléaire, la France ne produit que 1% des effets de serre mondial, et qu'elle ferait mieux de se concentrer sur la mutation nécessaire de la production agricole. Le débat sur la décroissance est un débat faussé car il est évident qu'il faut décroître dans certains domaines (le charbon, le moteur à essence, l'agrochimie) et croître dans d'autres. On a bien décru dans la fabrication de diligences ! L'énergie solaire et les batteries électriques sont, elles, en pleine croissance, et la chimie est en mutation ; la transition énergétique, est, enfin, engagée. Il faut dépasser ce débat stérile entre croissance et décroissance. La décroissance est un slogan simpliste et humainement inapplicable, et invendable aux émergents. Même les scientifiques les plus inquiets et les plus sérieux reconnaissent qu'il faut croître dans nombre de domaines: l'avion à hydrogène, certaines formes nouvelles d'agriculture ou d'architecture. Mais il faut changer le contenu de la croissance, donc le mode de calcul (le PIB) et créer des taxes carbones, pour orienter.
Quels pays semblent en avance dans ce processus d'écologisation et, par extension, pourraient s'imposer comme des puissances majeures dans les prochaines années ?
Ce n'est pas joué d'avance. Les Européens ont pris conscience et parlent beaucoup, mais les États-Unis vont revenir en tête, et la Chine avance. Le pays qui parviendra à maîtriser la fusion nucléaire, ou à fabriquer de l'hydrogène sans émission de CO2 ou inventer des batteries qui permettraient de conserver l'énergie produite de façon intermittente par le soleil prendra une avance énorme. Comme dans le cas de la Grande-Bretagne et de la machine à vapeur. Aujourd'hui, les avancées sont partout. Les terres rares n'étaient exploitées jusqu'à présent qu'en Chine mais on creuse désormais un peu partout pour en trouver ; Taïwan est à la pointe des semi-conducteurs ; la France est exceptionnelle dans le nucléaire et l'aéronautique ; l'Allemagne en automobile, etc. On entre dans une phase, sous l'effet de la panique, tout va être accéléré de façon considérable. Mais ne vois pas, aujourd'hui, un pays qui aurait pris une avance significative sur les autres dans tous les domaines de l'écologie. Ce n'est pas parce que des nations, notamment en Europe, en font plus dans le puritanisme écologique qu'elles vont prendre demain le leadership des technologies écologiques.
Quid de la Chine ? Sa croissance économique des dernières années ne lui a-t-elle pas permis de s'imposer comme une puissance technologique et donc écologique ? Si c'est le cas, elle pourrait se retrouver encore davantage en position de force dans les relations internationales...
Tout dépendra de la stratégie de la France, des États-Unis, de la Russie ou encore du Japon. Pour prendre à nouveau l'exemple des terres rares, les Chinois avaient quasiment le monopole il y a 10 ou 15 ans parce que les autres avaient abandonné. Maintenant, on en cherche partout. La Chine a fait un immense «bond en avant», mais elle n'a pas encore dépassé les grands pays occidentaux dans les technologies de pointe. Ça peut se produire, mais ce n'est pas assez général pour qu'on puisse en conclure que la Chine va dominer dans les prochaines années. Mais plus la compétition des puissances s'orientera vers une écologisation scientifique de tous les modes de production et de vie, mieux ça vaudra pour l'humanité.
Quel rôle peut jouer la France, nation en déclin, dans la lutte pour contrer les déréglementés à l'œuvre aujourd'hui ? Le climatoscepticisme de Donald Trump lors de son mandat a-t-il hypothéqué, en partie, les chances de contrer ce phénomène à l'échelle mondiale ?
La France n'est pas une actrice qui cherche un «rôle», elle doit défendre ses intérêts vitaux quoi qu'il arrive, en déclin ou pas. Les Occidentaux ont dans leur ensemble perdu en 20 ou 30 ans le monopole de la puissance et cela ne se limite pas à notre pays. La France a certes encore plus décroché industriellement face à l'Allemagne, ce qui est dramatique et absurde et devrait être corrigé, mais il n'empêche qu'elle reste une puissance qui compte avec des atouts et des handicaps. Est-elle pour autant à la traîne ? Dans l'aéronautique non. Dans le nucléaire non plus. J'espère qu'elle ne va pas bazarder cet héritage et résister à tous les lobbys anti-nucléaire et à l'ignorance. Et elle a des ingénieurs extraordinaires. Mais il faut avoir du courage politique.
Concernant Donald Trump, sa politique absurde n'a pas empêché des États, des villes ou des scientifiques américains de continuer à travailler sur des solutions pour faire face aux risques écologiques. Et même s'il devait revenir au pouvoir un jour (lui ou un autre sur sa ligne), il ne pourrait pas faire marche arrière au sujet de la transition énergétique et écologique, ne serait-ce que pour éviter de voir la Chine passer devant les États-Unis dans ce domaine. Le mandat de Donald Trump ne laissera pas de vraies traces sur ce plan, ce n'est même pas lui qui a retardé la réponse mondiale. Il faut plutôt regarder du côté du charbon et donc de l'Inde ou de la Chine et de la Russie et de quelques pays en Europe.
Notre siècle a vu émerger des entreprises mondiales aussi puissantes que certaines nations. La solution passera-t-elle par les États-nation ou des acteurs supranationaux ?
Une combinaison de tous les acteurs. Il n'y a pas à choisir. Tout le monde devra contribuer à son niveau. De toute façon, les États-nation ne disparaîtront pas (même les Européens les plus fédéralistes qui pensaient que les États-nation étaient à l'origine de tous les malheurs n'ont pas réussi à les supprimer). Dans le cadre de l'écologisation - qui va avancer à des rythmes variés selon les secteurs et les pays - aucune entité n'arrivera à répondre seule. Les entreprises globales (qui s'étaient débrouillées pour échapper à l'impôt sous prétexte que la souveraineté est devenue obsolète) vont devoir prendre leur part, il n'y a pas une entreprise mondiale qui pourra y échapper, même les GAFA. Le vrai clivage ne se situe pas entre États-nation et acteurs supranationaux, acteurs publics et entreprises. Mais dans le décalage entre la prise de conscience très aiguë dans quelques pays européens qui ne sont pas à l'origine du problème écologique - hormis l'Allemagne avec son charbon - et d'autre part, l'ensemble des peuples émergents qui veulent émerger. Concernant la France, c'est à la mutation de la production agro-industrielle qu'elle devrait s'atteler en priorité, plus qu'à rendre la vie et le travail impossibles en centre-ville.
En juillet 2017 Emmanuel Macron a dit: «On ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le terrorisme si on n'a pas une action résolue contre le réchauffement climatique». Partagez-vous ce constat ?
Il y a un lien. Le président de République veut dire que si l'Afrique ne trouve pas de solution, tous les problèmes vont s'aggraver et les terroristes vont en profiter. Reste que les trois quarts des Africains s'exilent dans d'autres pays de leur continent, ils essayent d'aller au Nigéria ou en Afrique du Sud dans de grandes agglomérations. Seule une petite minorité tente de rejoindre l'Europe. La maîtrise des flux migratoires est dans l'intérêt des pays africains, et c'est dans notre intérêt aussi. Il faut pour cela que l'Afrique puisse bénéficier des avancées technologiques. Je reviens aux migrations. Dans notre monde, il est peu onéreux de se déplacer, ce qui entraîne des flux incessants. Peut-on fermer totalement nos frontières ? C'est infaisable, économiquement absurde et humainement cruel. En sens inverse, est-ce qu'on peut défendre l'idée que n'importe qui peut aller n'importe où et laisser ouvertes les frontières ? Non plus. Les sociétés exploseraient. La question est donc celle de la maîtrise concertée et négociée des flux et elle va s'imposer partout.
La démographie croissante, en Afrique et ailleurs, risque aussi de favoriser ces phénomènes d'exode. Des militants écologistes préconisent notamment de faire moins d'enfants pour sauver la planète...
Il existe un lien évident entre la démographie et la dégradation des conditions de vie sur la terre, il n'y a pas que les écologistes qui le pensent, presque tous les démographes et les scientifiques également. S'il y avait seulement un million d'homo sapiens, le problème ne se poserait pas, même s'ils roulaient tous dans des Porsche Cayenne ancien modèle ! Le problème, c'est que les écologistes accompagnent leurs alertes justifiées d'annonces non vérifiées, de postulats exagérés et d'absence de solution, à part prendre en otage les populations qui les élisent dans les centres-villes, et en plus ne se réconcilient toujours pas avec les sciences, la recherche et le progrès ! Vous remarquerez que dans les mouvements écologistes en Europe, il n'y a quasiment aucun grand scientifique alors que tous les grands scientifiques sont écologistes et épouvantés par les perspectives mondiales. Connaissez-vous un scientifique à la tête d'un de ces mouvements ? De toute façon, le développement et l'affirmation partout du droit des femmes entraîne une baisse tendancielle de l'accroissement démographique. Mais cela ne suffit pas, ni ne peut attendre, la course de vitesse est engagée, il faut accélérer l'écologisation.
https://www.lefigaro.fr/vox/monde/hubert-vedrine-le-radicalisme-vert-des-centres-villes-n-apporte-aucune-solution-viable-20210709
Cela me surprend. Il serait donc possible de contraindre les propriétaires successifs d'un terrain à protéger des arbres parce qu'un propriétaire antérieur l'a décidé lorsque la succession a été organisée ? [:fufufu] N'est-ce pas un peu abusif pour les acheteurs quand il découvre que la grand-tata de l'avant-dernier proprio lui avait imposé de maintenir son chêne ? [:what]
https://www.lemonde.fr/argent/article/2021/07/10/comment-proteger-un-arbre-par-testament_6087797_1657007.html
Je propose de nommer l'arrêt de la Cour de cassation "arrêt Idéfix". :D
C'est vrai. Il pleure de désespoir dès qu'on abat un arbre. Le premier chien écologiste!
Je... je lis bien le truc ? La carte montre bien des températures négatives à la lisière de l'Amazonie ? [:cat3] [:heenok] [:cri]
EDIT : ah non, c'est plutôt l'écart par rapport aux moyennes, si je comprends bien. [:fufufu]
(https://preview.redd.it/8xtxcwooh2d71.png?width=960&crop=smart&auto=webp&s=0f41003d7989f20d2e599c57c959ce51df98c768)
(https://preview.redd.it/uh27z1fph2d71.png?width=960&crop=smart&auto=webp&s=607ec8fab5d669bf7f9677df1ca17ab4fc73e808)
https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/oqgm5i/polar_temperatures_waves_into_south_america/
C'est quand même pas jouasse. Il me semble que la température moyenne normale c'était 20-25 degrés. Si il fait 13 degrés e moins les plantes tropicales vont faire la gueule.
Ils vont peut-être avoir un aperçu de cette saison que l'on nomme « hiver »...
Après j'ai été surpris d'apprendre que dans le sud du Brésil ils ont de la neige, parfois tous les ans à certains endroits. [:chiyo1]
Petite question, depuis ce printemps j'ai des oiseaux, semble-t-il des hirondelles, qui font plusieurs aller-retours dans mon sous-sol.
Elles avaient abandonné l'affaire ce début d'été en raison de la météo catastrophique mais ces derniers 8 jours de beaux temps, elles sont réapparues et multiplient les aller-retours à nouveau.
A l'instant, je viens de trouver où elles viennent de commencer leur nid.
Celui-ci est en cours de "construction".
Deux choses m'ennuient :
- la première : mon sous-sol est "équipé" et avoir de la chiasse d'oiseaux partout c'est la merde (au propre comme au figuré). Et je ne parle pas de mon système d'alarme qui risque de se déclencher lorsqu'on s'absente.
- la deuxième : ça m'emmerde de détruire ce qu'ils ont commencé à construire s'il est prévu qu'ils nidifient et que cela contrarie leur reproduction.
Ma question : si je détruis le début de nid et condamne les points d'accès au sous-sol, cela condamne-t-il leurs chances de se reproduire cette année ?
J'aurais tendance à penser que oui, sans m'y connaître particulièrement, ceci dit. Par contre dès que le nid aura été abandonné tu pourras le virer et colmater les points de passage, je pense. [:fufufu]
Cela serait le plus sage, en effet.
Citation de: Kodeni le 25 Juillet 2021 à 13:57:22
Petite question, depuis ce printemps j'ai des oiseaux, semble-t-il des hirondelles, qui font plusieurs aller-retours dans mon sous-sol.
Elles avaient abandonné l'affaire ce début d'été en raison de la météo catastrophique mais ces derniers 8 jours de beaux temps, elles sont réapparues et multiplient les aller-retours à nouveau.
A l'instant, je viens de trouver où elles viennent de commencer leur nid.
Celui-ci est en cours de "construction".
Deux choses m'ennuient :
- la première : mon sous-sol est "équipé" et avoir de la chiasse d'oiseaux partout c'est la merde (au propre comme au figuré). Et je ne parle pas de mon système d'alarme qui risque de se déclencher lorsqu'on s'absente.
- la deuxième : ça m'emmerde de détruire ce qu'ils ont commencé à construire s'il est prévu qu'ils nidifient et que cela contrarie leur reproduction.
Ma question : si je détruis le début de nid et condamne les points d'accès au sous-sol, cela condamne-t-il leurs chances de se reproduire cette année ?
Ne surtout pas détruire le nid, sauf dérogation obtenue auprès de la DREAL : c'est un délit passible d'un an de prison et 15000 € d'amende.
Sources et pour infos : https://www.aspas-nature.org/questions-reponses/tous-les-ans-je-remarque-que-des-nids-dhirondelles-implantes-en-facade-dimmeuble-sont-detruits-par-les-habitants-que-peut-on-faire/
https://actu.fr/normandie/mortagne-au-perche_61293/enlever-nids-doiseaux-delit-peut-vous-couter-jusqua-15-000-e-damende_18761116.html
https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/ne-detruisez-pas-nids-hirondelles-c-est-interdit-1831120.html
Alors je répète : le nid n'est pas encore fait. Ils commencent à le faire.
D'où ma question, est-ce gênant pour leur reproduction ?
Je veux dire, cela les empêchera-t-il d'aller nidifier ailleurs ?
Ah. Y a quelques astuces là. Mais je ne sais pas ce que ça vaut.
https://maison.toutcomment.com/article/comment-empecher-une-hirondelle-de-faire-son-nid-12410.html
Citation de: Telescopium le 25 Juillet 2021 à 14:43:59
Ne surtout pas détruire le nid, sauf dérogation obtenue auprès de la DREAL : c'est un délit passible d'un an de prison et 15000 € d'amende.
Ah ouais, quand-même... [:sweat]
Je ne sais pas si ça les empêchera de nidifier ailleurs, mais il faut faire attention car les hirondelles reviennent nidifier tous les ans au même endroit (autrement dit, si tu les laisses faire cette année, elles reviendront l'année prochaine (si elles survivent à leur migration)).
Citation de: Kodeni le 25 Juillet 2021 à 14:56:19
Alors je répète : le nid n'est pas encore fait. Ils commencent à le faire.
D'où ma question, est-ce gênant pour leur reproduction ?
Je veux dire, cela les empêchera-t-il d'aller nidifier ailleurs ?
Adopte un chat :o
On pourra pas lui coller une amende de 15 boules [:aie]
Citation de: Kodeni le 25 Juillet 2021 à 14:56:19
Alors je répète : le nid n'est pas encore fait. Ils commencent à le faire.
D'où ma question, est-ce gênant pour leur reproduction ?
Je veux dire, cela les empêchera-t-il d'aller nidifier ailleurs ?
Citation de: Byaku le 25 Juillet 2021 à 18:13:57
Adopte un chat :o
On pourra pas lui coller une amende de 15 boules [:aie]
Ce que je comprends des articles, c'est qu'il n'y a pas que la destruction du nid qui est punie, la perturbation intentionnelle l'est de la même façon. Confère le monsieur dont l'exemple est cité par l'article de France TV, qui s'est fait attraper pour avoir obturé le nid avec boules de papier journal. Je crains que, dès lors qu'il est commencé, les actions possibles ne soient limitées. Les oiseaux ont déjà consommé de leurs forces pour ce début de nid, imagine si tu détruisais les fondations à peine coulées d'une maison.
Adopter un chat dans le but plus ou moins avoué qu'il attaque les hirondelles tomberait donc sous le coup de la loi : au propriétaire du chat de payer ses actes ou simplement de l'empêcher d'enquiquiner les piafs.
Il est plutôt recommandé de prendre conseil auprès de la LPO locale qu'auprès du site de Rincevent.
Citation de: Telescopium le 25 Juillet 2021 à 19:13:14
Adopter un chat dans le but plus ou moins avoué qu'il attaque les hirondelles tomberait donc sous le coup de la loi : au propriétaire du chat de payer ses actes ou simplement de l'empêcher d'enquiquiner les piafs.
T'as déjà vu un chat faire ce que son maître lui a demandé ? [:aie] [:aie]
(Et on appelle encore un propriétaire de chat son '' maître " [:lol] )
Alors je dispose déjà d'un chat mais celui-ci n'accède pas au sous-sol et mon intention n'est pas de nuire à la reproduction de la reproduction de ces oiseaux.
Je vais laisser faire cette année et une fois que les petits seront partis je retirerai le nid et empêcherai l'accès la saison prochaine si cela m'a causé trop de dégât cette année.
Je ne sais pas si c'était des hirondelles mais nous ce qu'on a eu c'était des piafs qui étaient venus arracher l'isolant pour installer leur nid entre l'isolation et les gouttières. On avait retrouvé plein de petits bouts d'isolants devant la porte, puis il me semble que mon vieux avait demandé à une entreprise qui venait pour je ne sais plus quoi s'ils pouvaient arranger ça. Je crois qu'ils avaient comblé. [:fufufu]
Citation de: Byaku le 25 Juillet 2021 à 20:16:13
T'as déjà vu un chat faire ce que son maître lui a demandé ? [:aie] [:aie]
(Et on appelle encore un propriétaire de chat son '' maître " [:lol] )
Comme pour les chiens, le degré de domination que le chat a sur toi en touche une au juge sans faire bouger l'autre. :o
Tu es responsable de tes chiens/chats/gosses, point. Ils cassent, tu payes.
Citation de: Kodeni le 25 Juillet 2021 à 21:04:15
Alors je dispose déjà d'un chat mais celui-ci n'accède pas au sous-sol et mon intention n'est pas de nuire à la reproduction de la reproduction de ces oiseaux.
Je vais laisser faire cette année et une fois que les petits seront partis je retirerai le nid et empêcherai l'accès la saison prochaine si cela m'a causé trop de dégât cette année.
Encore une fois, attention ! Ce pourrait même être pire.
Vraiment, je pense que le mieux serait de demander à la LPO, qui a l'expérience de ces situations.
Citation de: Telescopium le 25 Juillet 2021 à 23:16:43
Comme pour les chiens, le degré de domination que le chat a sur toi en touche une au juge sans faire bouger l'autre. :o
Tu es responsable de tes chiens/chats/gosses, point. Ils cassent, tu payes.
J'ai rien de tous ces nuisances, suis safe [:fufufu]
Pas moyen de mettre des cartons au sol? Ça limiterait déjà les dégâts de fientes...
Citation de: Dizzy le 26 Juillet 2021 à 01:35:26
Pas moyen de mettre des cartons au sol? Ça limiterait déjà les dégâts de fientes...
130m² de sous-sol à couvrir c'est pas top.
Parce qu'au-delà de par-dessus leur éventuel nid (pas revenus depuis hier soir, passent uniquement quand mes portes de sous-sol sont ouvertes et s'hasardent très rarement par les fenêtres) des lieux où elles peuvent stationner et déféquer ça ne manque pas...
Les articles que j'ai trouvés parlent souvent de fixer une planchette juste sous le nid, pour les déjections (et aussi pour rattraper les oisillons qui tombent). Ils ne semblent pas indiquer d'en mettre ailleurs. Peut-être que les oiseaux, une fois installés, ne se baladent pas trop ailleurs ?
Citation de: Rincevent le 24 Juillet 2021 à 21:16:32
Après j'ai été surpris d'apprendre que dans le sud du Brésil ils ont de la neige, parfois tous les ans à certains endroits. [:chiyo1]
Pour rebondir
https://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Une-tempete-de-neige-rarissime-frappe-le-Bresil-1750755
Tain ! [:chiyo1]
Maintenant
@Aresielle les plantes tropicales peuvent faire la gueule [:aie]
Et Bolsonaro pourra contester le réchauffement climatique parce qu'il ne distinguera pas climat et météo.
Pendant qu'il neige au Brésil, ça fond au Groënland... [:chiyo1]
https://www.huffingtonpost.fr/entry/au-groenland-une-etendue-de-glace-grande-comme-la-floride-a-fondu-en-un-jour_fr_6104459ee4b0d1b96e65ca4a
En fait en règle générale vaut mieux parler de dérèglement climatique que de réchauffement, parce qu'effectivement sinon y'aura toujours des débiles pour sortir "bah vous voyez que le réchauffement climatique c'est du pipeau, y neige en juillet, et au Brésil en plus (https://forum-images.hardware.fr/images/perso/teethgrinder.gif)" [:aie]
Et ouais. Tout va bien, dormez tranquilles, bonnes gens. [:haha pfff] [:facepalm]
Très jolie pulsation végétale.
https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/ow8r6v/vegetation_intensity_of_india_from_2000_to_2020/
Ah. Il me semblait bien aussi. [:petrus jar]
(https://preview.redd.it/vh0vkixi95f71.jpg?width=320&crop=smart&auto=webp&s=c2434c1af2ce86262ef6a9960cf1366e8eac13db)
(https://preview.redd.it/udkai01j95f71.jpg?width=640&crop=smart&auto=webp&s=1dc65b4bb49a46df90607911da0abfe2303b688c)
https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/ox3el9/france_escaping_one_of_the_hottest_july_in_the/
En effet. [:petrus yes]
Les bilans de Météo France sont assez éloquents : températures dans les moyennes mais moins de soleil et beaucoup plus de pluie que la normale.
https://meteofrance.com/actualites-et-dossiers/actualites/climat/juin-2021-orageux-et-chaud
https://meteofrance.com/actualites-et-dossiers/actualites/climat/juillet-2021-souvent-frais-et-pluvieux
Je kiffe cet été, putain [:onion tears]
Pal n'aime pas non plus les grosses chaleurs. :o
Citation de: Rincevent le 03 Août 2021 à 20:03:41
Pal n'aime pas non plus les grosses chaleurs. :o
Et ça va de paire avec son avatar [:lol] :D
Citation de: Rincevent le 03 Août 2021 à 20:03:41
Pal n'aime pas non plus les grosses chaleurs. :o
Donc il aime les étés pourris ? [:lol]
Un peu de beauté d'orient.
https://theconversation.com/au-japon-des-histoires-deau-et-de-fleurs-bleues-165563
Encore heureux. [:petrus]
Citation
La reconstitution de la couche d'ozone a évité un réchauffement supplémentaire de notre planète
Nina Schretr
La reconstruction de la couche d'ozone apporte des bénéfices "plus importants qu'on ne le pensait", se réjouit le Financial Times, qui relaie une étude publiée le 18 août dans la revue Nature. Elle "aide la planète à éviter un potentiel réchauffement de 2,5 °C" d'ici la fin du siècle.
À lire aussi: Urgence. Mieux détecter les émissions de gaz nocifs pour l'environnement
En 1987, le protocole de Montréal bannissait l'usage des chlorofluorocarbones (CFC) - des substances destructrices de la couche d'ozone - à partir de l'année 2000 dans les pays développés et une décennie plus tard dans les pays en développement, rappelle le quotidien financier britannique. Avant l'adoption du traité international, les CFC étaient très présents dans les sprays aérosols, les réfrigérants et les emballages en polystyrène.
Moins de gaz à effet de serre
On savait déjà, souligne la MIT Technology Review, que la plupart de ces substances étaient de puissants gaz à effet de serre, et que l'arrêt de leur utilisation éviterait un probable réchauffement. Mais une nouvelle étude d'une équipe britannique et américaine montre qu'elles ont "un avantage crucial, bien qu'involontaire".
À lire aussi: Climat. Comment rester au frais sans griller la planète ?
Anna Harper, professeure de science du climat à l'université d'Exeter (Angleterre) et coautrice de l'étude, confie au magazine scientifique que le protocole de Montréal a permis d'éviter "un effondrement catastrophique des forêts et des terres cultivées" qui aurait généré des milliards de tonnes de carbone dans l'atmosphère.
L'ozone protège les plantes des ultraviolets
Les plantes sont sensibles aux rayons ultraviolets du Soleil : ces derniers ralentissent la croissance des végétaux et inhibent la photosynthèse, un processus par lequel les végétaux synthétisent des matières organiques en absorbant le gaz carbonique de l'air. Ainsi, selon les chercheurs, les végétaux endommagés auraient pu libérer "entre 325 et 690 gigatonnes de carbone" dans l'atmosphère d'ici 2100, relate Vice.
Ce 'monde évité' aurait pu être confronté à une augmentation de la température de 2,5 °C - en plus de [celle] déjà prévue d'ici la fin du siècle - dont 0,50 à 1 °C spécifiquement liés aux dommages causés aux plantes par les UV."
Pour parvenir à ces résultats, l'équipe a modélisé trois mondes, en se concentrant sur les conséquences pour les plantes, détaille le site américain : un monde correspondant à notre réalité, un autre avec une concentration actuelle en CFC similaire à celle relevée dans les années 1960, et un dernier sans protocole de Montréal. Dans le dernier cas, les plantes auraient perdu 80 % de leur efficacité à absorber du carbone dans les tropiques en 2090, et même jusqu'à 90 % en 2050 dans les zones plus tempérées.
"Faire quelque chose de similaire avec le climat."
Interrogé par le Financial Times, Paul Young, chercheur en science de l'atmosphère à l'université de Lancaster et premier auteur de l'étude, estime que le succès du protocole de Montréal doit inspirer les prochains traités sur le changement climatique :
Le monde a agi et a évité un monde qui aurait été assez terriblement affreux. L'espoir est que nous puissions faire quelque chose de similaire avec le climat. Mais ce ne sera pas aussi facile."
https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/bonne-nouvelle-la-reconstitution-de-la-couche-dozone-evite-un-rechauffement
J'aime bien cette compétition pour trouver un moyen de contourner la loi littoral...
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-philibert-56470/morbihan-des-chantiers-ostreicoles-transformes-en-maisons-6113859
https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/plouharnel-le-chantier-ostreicole-n-est-pas-une-maison-07-12-2011-1525081.php
Ici, mention spéciale au berger qui se plaint de ne pas avoir d'endroit où déménager son bâtiment alors qu'il possède déjà une parcelle suffisante, mais aussi à l'élu de la Nation qui le soutient et pousse à une exception... pour que son pote puisse agrandir son golf. [:delarue2] [:delarue4]
http://manche-nature.fr/bergerie-de-genets-la-grande-entourloupe/
https://actu.fr/normandie/genets_50199/deux-jours-organises-pour-sauver-la-bergerie-dans-la-baie-du-mont-saint-michel_43740074.html
Il a plu sur le sommet du Groënland...
https://www.lepoint.fr/environnement/climat-une-pluie-inedite-s-est-abattue-au-sommet-du-groenland-20-08-2021-2439609_1927.php (https://www.lepoint.fr/environnement/climat-une-pluie-inedite-s-est-abattue-au-sommet-du-groenland-20-08-2021-2439609_1927.php)
Spoiler
CitationPublié le 20/08/2021 à 20h30 - Modifié le 21/08/2021 à 11h48
Un événement historique. Samedi 14 août, de la pluie est tombée pour la première fois au sommet du Gunnbjørn, c'est-à-dire à 3 694 mètres d'altitude, au Groenland, a alerté la station Summit du National Snow & Ice Data Center, rapporte L'Obs, vendredi 20 août. En cause : une chaleur record pour cette île de l'océan Arctique, où la température est restée au-dessus de 0 degré pendant plusieurs heures.
Les premières gouttes de pluie se sont abattues vers 5 heures du matin (heure locale), samedi dernier, et ont continué à déferler sur le sommet pendant neuf heures, jusqu'à ce que la température repasse sous zéro. Au total, 7 milliards de tonnes d'eau sont tombées. Cette pluie a entraîné une importante fonte de la calotte glaciaire. Elle a également touché des zones qui ne fondent pas d'ordinaire.
Un phénomène qui risque de se reproduire
S'il n'avait jamais plu avant au sommet du Gunnbjørn, en plus d'un siècle, c'est toutefois la quatrième fois que de la neige y fond. En juillet, déjà, un épisode de fonte de glace avait eu lieu au Groenland, selon les glaciologues. Cet été, dans le nord de l'île, le mercure a même dépassé de plus de 20 degrés les records locaux, selon l'institut météorologique danois DMI relayé par l'hebdomadaire.
Un phénomène qui risque de se reproduire et qui est de mauvais augure. Le rapport du Giec a par ailleurs rappelé que le réchauffement climatique allait entraîner une hausse des précipitations dans le monde.
Non, mais tout va bien, hein. Ne changez rien ! [:daria]
Tain... [:facepalm]
Ah oui...
(https://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_940/public/illustrations/thumbnails/hs_atlas2021_climat_web.png?itok=AviXPCFV)
https://www.courrierinternational.com/grand-format/infographie-kyoto-la-floraison-des-cerisiers-est-de-plus-en-plus-precoce
Je ne sais pas très bien comment interpréter ça. L'éclairage urbain global a-t-il tellement décliné ? [:fufufu] La carte énorme donc je ne la poste pas directement.
https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/px29vg/map_of_changes_in_light_intensity_in_the_world/
Comme l'indique la légende de la carte c'est parfois une réduction due à des mesures anti pollution lumineuse. [:aloy]
Oui mais à ce point-là ? Ça peut pas être un passage à un éclairage led, ou je ne sais quoi ? [:what]
Il peut y avoir ça, oui. Mais aussi des lampadaires moins puissants et éclairant le sol au lieu d'éclairer aussi les façades des maisons voisines, faisant que moins de lumière est réfléchie vers le ciel, ainsi que l'extinction d'une grande partie de l'éclairage passé une certaine heure. [:aloy]
Ah merde, c'est vicelard, ça...
CitationCitationLe coupable serait donc une algue ? Mais comment pourrait-elle avoir eu raison de deux adultes en bonne santé, d'un bébé et d'un chien ?
Le département de la santé publique de Californie a lui-même indiqué n'avoir jamais eu connaissance d'humains tués par exposition à l'anatoxine-a (la substance paralysante produite par les cyanobactéries). Interrogé par le San Francisco Chronicle, le professeur Taylor Weiss, spécialiste des algues à l'université de l'Arizona, a envisagé un scénario. Les marcheurs n'ont probablement pas bu l'eau de la rivière mais peut-être ont-ils été arrosés par le chien ? Ont-ils touché l'animal qui s'était ébroué dans la rivière ? « La tolérance dermique est faible, explique-t-il. Une fois sur le corps, la toxine n'a pas de peine à s'infiltrer dans le corps. Il faisait très chaud. Ils ont sûrement transpiré. »
L'examen toxicologique complet des victimes n'a pas encore été rendu public. Mais rien ne dit qu'il fournira des réponses définitives : l'anatoxine-a se disperse rapidement dans l'organisme, selon les experts. Entre 2017 et 2019, le contact avec des algues toxiques a conduit 321 Américains aux urgences, selon un rapport officiel. Mais jamais aucun décès n'avait été répertorié.
La mort de la famille Gerrish a été suivie d'une multiplication de témoignages sur les dangers des algues. Effet de la canicule qui a élevé la température dans les rivières ?
A la mi-septembre, quatre chiens sont morts dans l'Etat de Washington, moins de vingt minutes après s'être trempés dans l'eau de la Columbia. La baignade a été interdite sur plusieurs plages du Lac Mead (Nevada).
Selon le professeur Weiss, l'anatoxine-a opère de la même façon que le gaz VX, un agent innervant qui inhibe la capacité à contrôler les muscles et conduit à la paralysie. Les services secrets, comme la CIA, en faisaient des stocks pendant la guerre froide. Le composant était surnommé « very fast death factor » : l'assurance d'une mort très rapide. Comme celle de la famille Gerrish, probable victime d'un prédateur ultime, en pleine nature, sur un sentier de grande randonnée.
https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/29/en-californie-des-algues-toxiques-suspectees-dans-la-mort-d-une-famille-de-randonneurs-et-de-leur-chien_6096369_3210.html
Du coup, est-ce que ça va relancer le débat sur les algues vertes en Bretagne ? :o
Félicitations. C'était vraiment une très bonne idée. :o
https://www.lefigaro.fr/flash-actu/afrique-du-sud-catastrophe-environnementale-apres-une-pollution-maritime-provoquee-par-les-emeutes-20211003
La légendaire intelligence des foules. :o
Bande de cons ! [:daria]
Je n'avais jamais fait attention aux robinets de la maison jusqu'à ce que mon vieux me montre, tout content, un mousseur (ou aérateur) qu'il avait eu via la communauté de communes. Le machin permet de passer d'une consommation de 13 à 5 litres par minute. Dubitatif, il a fait le test et a constaté un débit passant de 12,45 litres à 5,5... Je débarque sans doute mais je trouve ça très intéressant. [:fufufu]
Je confirme : tu débarques ! :haha:
[:aie]
Citation de: Bouloche Le Foufounet le 11 Octobre 2021 à 19:04:12
Je confirme : tu débarques ! :haha:
[:aie]
C'est même un sacré saut spatio-temporel [:chiyo1]
Ben ouais, j'avais jamais entendu parler de ça. [:aie]
Intéressante présentation du paysage agricole français. Je pensais que la part des vaches laitières bretonnes était un peu plus importante. [:fufufu]
https://theconversation.com/comprendre-la-carte-de-la-france-agricole-168029
Ah ben c'est sympa, tout ça... [:beuh]
https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/10/17/dechets-les-grands-mensonges-du-recyclage-sur-m6-en-france-la-grande-tricherie-du-tri-des-dechets_6098747_3246.html
Ah tiens, je ne pensais pas que ça prenait autant de temps à s'infiltrer dans la nappe phréatique. Mais du coup ça veut dire autant de temps avant d'en partir...
https://theconversation.com/moins-de-nitrates-dans-leau-une-vraie-course-de-fond-165474
Oh, surprenant ! Je me demande comment il n'est pas encore tombé... [:fufufu]
https://www.youtube.com/watch?v=qDYTSvPEbxA
Ooooh ! [:nicenice]
https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/01/les-arbres-ressuscites-de-talensi-dans-le-nord-du-ghana_6100534_3244.html
Les écologistes semblent enfin cesser de bouder l'énergie nucléaire. [:pfft]
https://www.lepoint.fr/societe/cop-26-le-retour-en-grace-du-nucleaire-07-11-2021-2450941_23.php
Citation de: Volcano le 08 Novembre 2021 à 07:49:56
Les écologistes semblent enfin cesser de bouder l'énergie nucléaire. [:pfft]
https://www.lepoint.fr/societe/cop-26-le-retour-en-grace-du-nucleaire-07-11-2021-2450941_23.php
Merde ... les poules vont avoir des dents [:aie]
Pendant ce temps les Aussies font un gros doigt d'honneur à tout le monde...
https://www.ouest-france.fr/monde/australie/cop26-l-australie-s-engage-a-vendre-du-charbon-pendant-encore-des-decennies-a533de14-4056-11ec-a39a-c04580a10b44
Edit : mais bon sang ! [:wtf0]
https://www.lefigaro.fr/international/la-yamuna-riviere-indienne-sacree-se-couvre-d-une-mousse-toxique-20211108
https://www.dna.fr/environnement/2021/11/09/tarn-des-riverains-proches-d-un-parc-eolien-indemnises
Voilà qui va compliquer le secteur de l'éolien. S'il peut être prouvé que les éoliennes ont un effet nocif sur la santé et qu'il y a des précédents juridiques, il va falloir revoir la copie qui voudrait qu'on en plante absolument partout.
Citation de: Le Passant le 09 Novembre 2021 à 09:14:01
https://www.dna.fr/environnement/2021/11/09/tarn-des-riverains-proches-d-un-parc-eolien-indemnises
Voilà qui va compliquer le secteur de l'éolien. S'il peut être prouvé que les éoliennes ont un effet nocif sur la santé et qu'il y a des précédents juridiques, il va falloir revoir la copie qui voudrait qu'on en plante absolument partout.
Pour avoir vu un reportage sur eux dans un JT je les ai trouvé très fragiles... de nature... [:tsss]
La renaissance d'un village roumain et de son environnement quasiment ruiné par le régime communiste. [:shinobu1]
https://theconversation.com/how-a-romanian-village-resurrected-the-danube-delta-after-the-fall-of-the-iron-curtain-169180
Ah bon ? Tiens donc, c'est intéressant.
Spoiler
CitationEn Afrique du Sud, du cannabis pour dépolluer les mines??
Née de la découverte d'un filon d'or à la fin du XIXe siècle, Johannesburg vit aujourd'hui perchée sur cet héritage de pratiques minières à la fois "hautement profitables, cavalières et irresponsables", écrit le Mail & Guardian.
À lire aussi: Vidéo. En Afrique du Sud, une étonnante ruée vers de prétendus diamants
Alors que de nombreuses mines ont fermé au cours des vingt dernières années, Tiago Campbell, chercheur à l'université du Witwatersrand, étudie la capacité du cannabis à décontaminer les sites à l'abandon, rapporte l'hebdomadaire sud-africain Mail & Guardian.
Johannesburg compte au moins 380 sites liés aux anciennes mines qui présentent des niveaux élevés de métaux toxiques et parfois radioactifs comme l'arsenic, le zinc, le cobalt, le cuivre ou l'uranium, d'après Mariette Liefferink, directrice de la Fédération pour un environnement durable, une organisation environnementale sud-africaine, citée par le Mail & Guardian.
Utilisé à Tchernobyl
"L'ampleur de la toxicité de l'environnement n'est pas vraiment comprise", estime Tiago Campbell. Dans son laboratoire, l'étudiant en master des sciences de l'environnement a fait pousser près de 1?000 plants de cannabis dans une terre prélevée sur les anciens sites miniers contaminés aux métaux lourds.
"[Le cannabis] est une mauvaise herbe, une plante opportuniste qui tire profit de son environnement, ce qui la rend résistante aux sols contaminés", explique le chercheur. Résistant à la pollution, le cannabis fonctionne comme une "serpillière" dans les sols contaminés, un processus appelé phytoremédiation.
L'aptitude du cannabis à dépolluer les sols est un phénomène connu depuis longtemps. Dans les années 1990, il est utilisé dans la zone de Tchernobyl contaminée par des rejets radioactifs. Un institut d'étude ukrainien qui a analysé les résultats de l'expérience conclut alors que le cannabis a de "très hautes capacités" à absorber les métaux lourds tels que le plomb, le nickel ou le zinc, rappelle le Mail & Guardian.
Plus récemment, le cannabis a été utilisé par des agriculteurs italiens à proximité de la plus grande usine d'acier d'Europe, afin de nettoyer des dioxines présentes dans les sols qui rendaient leur production impropre à la consommation.
Croissance ultrarapide
Si le cannabis n'est pas la seule plante capable de dépolluer les sols, il présente en revanche un taux de croissance ultrarapide, "surpassé uniquement par le bambou", souligne le Mail & Guardian. Il possède également des racines très profondes qui le rendent particulièrement efficace. À la différence d'autres plantes, il permet, surtout, de dépolluer les sols tout en les valorisant.
Les anciens sites miniers sud-africains ne peuvent être reconvertis ni en terres agricoles ni en zone d'habitation du fait de la contamination aux métaux lourds. De la même manière, il est inconcevable d'y cultiver un cannabis à usage médical ou récréatif, mais les recherches de Tiago Campbell suggèrent que les plants utilisés dans la dépollution des sols peuvent être exploités à des fins industrielles.
Les fibres de chanvre, une variété de cannabis qui présente une très faible teneur en THC, la principale substance psychoactive du cannabis, peuvent ainsi servir à fabriquer du bioplastique, des tissus et même des briques utilisées dans la construction. D'après l'Agence de protection de l'environnement américaine, la phytoremédiation coûte environ 20 % de moins que les méthodes traditionnelles de décontamination des sols. Mais comme le résume Tiago Campbell :
Il y a beaucoup d'avantages à utiliser le cannabis. Le problème, c'est de convaincre les gens."
https://www.courrierinternational.com/article/innovation-en-afrique-du-sud-du-cannabis-pour-depolluer-les-mines
En général on voit plutôt les gens dire que le cannabis est une sorte de chanvre avec beaucoup de thc et pas que le chanvre est du cannabis pauvre en thc. [:lol]
Très intéressant, voilà une vertu vraiment utile du cannabis mais pas assez connue, hélas. Et j'aime bien la façon dont cette plante est remise à sa place, rapport à l'utilisation qui en est faite habituellement : "une mauvaise herbe". [:aloy]
Citation de: Volcano le 25 Novembre 2021 à 10:48:15
Très intéressant, voilà une vertu vraiment utile du cannabis mais pas assez connue, hélas. Et j'aime bien la façon dont cette plante est remise à sa place, rapport à l'utilisation qui en est faite habituellement : "une mauvaise herbe". [:aloy]
Comme disait mon professeur d'agronomie : "il n'y a pas de mauvaises herbes, seulement des herbes indésirables."
Oui, il ne faut pas oublier que les plantes et les animaux qualifiés de nuisibles ne le sont que par rapport aux activités humaines et qu'ils ont une réelle utilité écologique.
Le véganisme est peut-être relativement bénéfique pour la santé, mais pour l'environnement c'est une autre paire de manches...
https://fr.news.yahoo.com/impact-consommation-viande-environnement-152337426.html
Excuse moi te dire mais l'article est relativement douteux, Pebble est pas vraiment un magazine vraiment pertinent la dessus, un enieme truc livestyle.
C'est connu que la culture des avocats est un desastre ecologique mais les oranges, les patates et un tas de legumes sont considerablement moins nocifs pour l'environnement. En plus une bonne partie des legumes/cereales sont cultives pour nourrir les animaix d'elevage (heureusement que un paquet de Indien sont vegetarien a cause de leur religion, sinon on serait dans une mouise encore plus cosmique).
Je dis cela et je mange de la viande.
De toute façon le plus gros problème c'est le gaspillage non? Il n'y a pas un truc comme quoi la moitié de ce qui est produit est jeter ?
Oui c'est un des gros soucis, le jour ou on arrive a reduire le gaspillage en diminuant la consommation et en la gerant beaucoup plus rationnellement, on aura fait un grand pas.
Oh super, un nouveau joujou pour les riches ! [:trollface]
https://twitter.com/Djebbari_JB/status/1463977549915205632
Sinon en IDF il y a les transports en commun qui sont bien plus écologiques et qui ont besoin de sérieux investissements. ::)
Oui ce machin-là j'avais partagé une vidéo de démonstration dans les conneries. Ils en ont sorti une autre où ils restaient en forêt. À votre avis, quels bruitages ont-ils pu mettre pour rendre ça plus cool ?
Spoiler
(https://m.media-amazon.com/images/I/41L4eYFLyeL._AC_SY580_.jpg)
Oui, je trouve ça éhonté... [:aie]
C'était quand, cette vidéo ? Je crois que j'ai dû la zapper. [:fufufu]
Là :
https://www.youtube.com/watch?v=NSCvsW-z2LE
C'est pas du tout flippant... [:sweat]
https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-au-canada-il-fait-une-chaleur-estivale-alors-que-lhiver-approche
Très intéressant.
https://theconversation.com/dans-la-rade-de-brest-les-effets-irreversibles-de-la-pollution-humaine-sur-le-plancton-170354
Intéressant, en effet. Avec toutefois une belle coquille dans le premier tiers de l'article :
CitationCes mêmes signatures chimiques ont été retrouvées en teneurs similaires sur d'autres sites de guerre navale, tels que Pearl Harbor à Hawaï où l'aviation japonaise a détruit la flotte américaine en 1945.
[:aie]
Hum, Pearl Harbor, c'est bien avant le débarquement en Normandie en 1944, non ? [:fufufu]
C'est juste un gros film tout nul qui a essayé d'imiter à la fois Titanic et Il faut sauver le soldat Ryan. :D
Citation de: Volcano le 06 Décembre 2021 à 01:46:33
Intéressant, en effet. Avec toutefois une belle coquille dans le premier tiers de l'article : [:aie]
Oh la vache [:aie]
Confondre le ''Pearl Harbor'' géographique et le navire en lui-même [:aloy]
Je ne suis pas sûr que tu aies compris, ils se sont plantés sur la date : l'attaque de Pearl Harbor a eu lieu en 1941, pas en 1945. [:aie]
Intéressant,
Spoiler
Citation
Le palais impérial, îlot de biodiversité en plein coeur de Tokyo
Six mille. Si surprenant que cela puisse paraître, c'est le nombre d'espèces d'animaux et de variétés de plantes qu'on trouve dans le palais impérial du Japon, situé en plein coeur de la capitale japonaise où vivent 13 millions de personnes. C'est ce qu'ont révélé les vingt-cinq années d'études menées par le Musée national de la nature et des sciences de Tokyo, lancées en 1996 sous les auspices de l'ancien empereur Akihito [fils de l'empereur Hirohito], connu pour être spécialiste de la biologie marine.
Ainsi, la forêt du palais abrite une quarantaine d'espèces de libellules et sert de lieu de reproduction pour des oiseaux, comme l'autour des palombes, un rapace considéré par le ministère de l'Environnement comme une espèce quasi menacée.
"Sur ce site de 115 hectares, la plus grande concentration d'animaux et d'insectes se niche dans le jardin de Fukiage. C'est une forêt dense, constituée d'arbres à feuilles persistantes comme le chêne, loin de l'image somptueuse du palais impérial. Cet endroit fut utilisé comme jardin pendant l'époque d'Edo (1600-1868), et puis comme terrain de golf avant la guerre du Pacifique. Or l'ancien empereur Hirohito (père d'Akihito) a interdit tout travail de maintien dans la zone après la fin du conflit, donnant naissance à une forêt profonde en plein coeur de la mégalopole tokyoïte", explique le journal Mainichi, qui a consacré un article sur l'étonnante biodiversité du palais.
Le jardin étant tout près des douves, les insectes et animaux préférant l'environnement aquatique y trouvent également un havre de paix. Ainsi, le Dineutus orientalis Modeer, une sorte de scarabée qui vit dans l'eau et appartient à la famille de Gyrinidae, subsiste toujours dans le palais, alors que l'espèce est déjà éteinte dans les 23 arrondissements de Tokyo.
La lutte antipollution
"L'analyse de l'écosystème d'une zone relève souvent de la gageure, le nombre d'espèces concernées pouvant être trop élevé ou le site en question trop vaste. Or les conditions géographiques du palais impérial, circonscrit par des routes bétonnées, ressemblent à celles d'une île. Cet environnement offre un terrain propice pour suivre l'évolution de l'écosystème", explique Shuhei Nomura, scientifique du Musée national de la nature et des sciences de Tokyo, qui s'est rendu plus d'une centaine de fois sur place.
Pour Yoshito Omura, qui travaille lui aussi pour l'établissement national, la richesse biologique du palais s'explique par le succès de la politique de contrôle de la pollution aérienne mise en place par le gouvernement métropolitain de Tokyo. En 2003, celui-ci a banni les voitures diesels, grâce à quoi la teneur de dioxyde de soufre dans la ville a baissé de 0,013 ppm en 1996 à 0,003 ppm en 2005.
Dans la forêt du palais impérial, Omura étudie notamment Parmotrema tinctorum, une variété de champignon lichénisé très sensible à la pollution de l'air. Elle sert d'"indicateur environnemental", jargon scientifique désignant les espèces d'animaux ou de variétés de plantes permettant de mesurer le niveau de la pollution dans un endroit particulier.
Les effets du réchauffement climatique
Lors du premier volet des études de terrain, effectué entre 1996 et 2000 par le Musée national, les scientifiques n'ont constaté que quatre variétés de lichen, sans Parmotrema tinctorum. Or, dans le cadre du deuxième volet du projet (2009-2013), ils ont trouvé 16 variétés, y compris Parmotrema tinctorum. "La première fois que je l'ai trouvé, je n'en croyais pas mes yeux. Lors des études de terrain de cette année, on a constaté que leur population continue de croître. Je suis rassuré", raconte Omura au journal.
Cependant, les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus sentir dans cet îlot de biodiversité : les entomologues y constatent la présence croissante d'espèces de papillons qui aiment le climat chaud et tropical.
Pour le troisième volet du projet, qui vient d'être lancé en août, les scientifiques tentent de rendre compte de la mutation de l'écosystème, en croisant les données acquises lors des précédentes études. "Jusqu'ici, les biologistes avaient tendance à éviter les écosystèmes des parcs ou jardins en ville, considérant que ce genre d'environnement est pauvre en biodiversité. Mais nos études ont révélé plein de choses intéressantes. Notre équipe compte des scientifiques spécialisés dans des domaines divers. En accumulant leurs expertises, on peut comprendre comment et en quoi l'écosystème mute sur le long terme", souligne Omura.
https://www.courrierinternational.com/article/antipollution-le-palais-imperial-ilot-de-biodiversite-en-plein-coeur-de-tokyo
L'emplacement en question :
(https://www.pointdevue.fr/storage/images/content_810/2019/04/gettyimages-495340820.jpg)
Planter des arbres pour capter le CO2 c'est bien. Du moins sur le papier. Dans la pratique ce n'est pas toujours fait comme il faudrait.
https://www.huffingtonpost.fr/entry/planter-des-arbres-pour-le-climat-est-mauvaise-idee-si-on-le-fait-mal_fr_60c226c0e4b0db857052a6dc
Oui, ça me semble assez évident que si on s'amuse à ne planter qu'une seule variété d'arbre particulièrement hydrophage, ça ne va pas du tout faire de bien. Mais bon, ça met bien en lumière la façon dont certains tentent de s'acheter une virginité verte à peu de frais. D'autant plus que :
https://www.courrierinternational.com/article/environnement-les-forets-tropicales-peuvent-se-regenerer-en-seulement-vingt-ans-sans
[:delarue6] [:sparta1] [:sparta2]
Ca ne concerne pas que les variétés d'arbre, mais aussi les endroits où ils sont plantés. [:aloy]
Et maintenant, la météo ! 2021 fut une année fraîche et assez arrosée, parcourue de passages pluvieux en dépit de situations locales contrastées, qui ne préjugent pas du potentiel cataclysmique de l'année 2022. Bref, un court répit dans une succession de canicules qui viendront sans doute à bout de l'espèce humaine. [:^^]
Spoiler
CitationClimat : l'année 2021 a été moins chaude que les précédentes mais marquée par des anomalies en France
Audrey Garric
Pour la première fois depuis six ans, le pays n'a pas subi de canicule généralisée. Une forte variabilité mensuelle des températures a été relevée.
Le dérèglement climatique a tellement donné l'habitude d'un enchaînement de records et d'extrêmes qu'une année sortant moins du lot semble presque surprenante. C'est le sentiment qui prédomine à la lecture du bilan météorologique de l'année 2021 en France, dont Météo France publie une version provisoire, mercredi 15 décembre – elle sera finalisée courant janvier 2022. Il en ressort que 2021 devrait se classer comme la 21e année la plus chaude depuis 1900. Loin derrière 2020, année la plus chaude jamais enregistrée.
Avec une anomalie de + 0,2 °C par rapport à la période 1981-2010, 2021 reste donc plus chaude que les normales, mais moins que les sept années précédentes. Cela s'explique d'abord parce que la France a connu le passage de nombreuses masses d'air froid. Ensuite parce que le premier semestre, au niveau mondial, a été marqué par le phénomène La Niña, un refroidissement des eaux de surface de l'est du Pacifique équatorial qui diminue la température globale de la planète. Ce phénomène est de retour depuis quelques semaines et devrait durer jusqu'au premier trimestre 2022.
Multiplication des événements extrêmes
« Ce classement ne change rien à la tendance de fond du réchauffement climatique », prévient Matthieu Sorel, climatologue à Météo France, rappelant que la France s'est déjà réchauffée de 2 °C depuis 1961-1990. « La variabilité naturelle du climat module l'effet du réchauffement : elle peut entraîner des refroidissements certaines années ou dans certaines régions, rappelle le climatologue Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS. Cette année, elle a masqué en France la tendance au réchauffement, tandis que, l'an dernier, elle l'a amplifiée. » « Si le changement climatique n'empêche pas les vagues de froid de survenir, il en diminue la probabilité », ajoute-t-il.
A l'échelle mondiale, 2021 devrait se classer comme la cinquième, voire sixième ou septième année la plus chaude et les sept dernières années sont en passe de devenir les plus chaudes jamais enregistrées, selon l'Organisation météorologique mondiale. Des records de températures ont été battus au Canada (49,6 °C) ou dans la Vallée de la Mort en Californie (54,4 °C), et les événements extrêmes se sont multipliés : inondations et précipitations catastrophiques, vagues de chaleur et incendies. « C'est frappant de voir qu'on a atteint des niveaux de température globale très élevés malgré La Niña, explique Christophe Cassou. Au niveau mondial, 2021 est l'année la plus chaude jamais enregistrée avec un épisode La Niña. »
Forte variabilité mensuelle
En France, l'année a été marquée par une forte variabilité mensuelle des températures, avec des mois de février, juin et septembre très chauds, tandis qu'avril et mai ont été froids, en raison d'une descente d'air arctique qui a provoqué un épisode remarquable de gel tardif et des dégâts pour l'agriculture. De même, l'été, frais et maussade, a détonné par rapport aux précédents, chauds et ensoleillés.
Pour la première fois depuis six ans, le pays n'a pas subi de canicule généralisée. La température maximale a été enregistrée à Trets (Bouches-du-Rhône) le 13 août, avec 41,2 °C, loin du record absolu de 46 °C établi à Vérargues, dans l'Hérault, en juin 2019. « Les anomalies chaudes sont bien plus importantes cette année que les anomalies froides, explique Matthieu Sorel. Au total, l'anomalie était légèrement positive sur l'ensemble du pays, et elle était un peu plus marquée sur l'arc méditerranéen. » Quant à l'ensoleillement, il s'est avéré, de manière inversée, excédentaire au nord et déficitaire au sud.
Du côté des pluies, le cumul annuel, avec 880 millimètres, est conforme aux normales. Il est toutefois marqué par une alternance de mois secs et humides et des disparités régionales : le nord de la Seine, le Centre-Est et le Nord-Est ont enregistré un excédent de précipitations contre un déficit pour les Pyrénées et l'arc méditerranéen. L'année a donné lieu à de forts épisodes de pluies qui ont entraîné des inondations, particulièrement dans le Sud-Ouest, avec les crues de la Garonne et de l'Adour en janvier-février et en décembre.
L'enneigement a, lui aussi, varié. Après un bon début de saison dans les Alpes et les Pyrénées, il a connu un déclin très rapide et très important à partir de mars. « Depuis décembre, l'enneigement est remarquable dans les Alpes, voire exceptionnel dans les Pyrénées », affirme Matthieu Sorel. Enfin, la France a connu moins de tempêtes hivernales cette année : seulement quatre (Gaetan et Hortense en janvier, Zyprian en juillet et Aurore en octobre), contre une moyenne de 5 à 10 depuis 1980.
Les outre-mer, quant à eux, ont connu d'importants épisodes de sécheresse. A la Guadeloupe, 2021 se classe comme l'une des dix années les plus sèches, tandis qu'il s'agit de la quatrième année d'affilée avec une pluviométrie basse à la Martinique. La sécheresse est également sévère à La Réunion et en Polynésie. Les pluies ont été, à l'inverse, bien plus importantes que la normale en Nouvelle-Calédonie et en Guyane, où le fleuve Maroni a été en crue entre avril et juillet.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/15/climat-l-annee-2021-a-ete-moins-chaude-que-les-precedentes-mais-marquee-par-des-anomalies-en-france_6106147_3244.html
Les enseignes françaises boycottent les produits à base de bœuf brésilien produit sur des terres issues de la déforestation.
https://www.20minutes.fr/planete/3199063-20211216-deforestation-supermarches-europeens-retirent-produits-base-buf-bresilien (https://www.20minutes.fr/planete/3199063-20211216-deforestation-supermarches-europeens-retirent-produits-base-buf-bresilien)
C'est bien, mais d'une manière générale il faudrait même ne pratiquement pas importer de viande de l'étranger et se contenter de la production locale. Ce serait encore mieux pour l'environnement. [:aloy]
La viande de pangolin c'était pas une bonne idée, en effet. :o
https://www.bfmtv.com/societe/insolite/cette-ville-de-la-marne-piege-ses-habitants-qui-ne-ramassent-pas-les-crottes-de-leurs-chiens_AN-202112170146.html
:D
Citation de: AZB le 31 Juillet 2021 à 09:04:10
En fait en règle générale vaut mieux parler de dérèglement climatique que de réchauffement, parce qu'effectivement sinon y'aura toujours des débiles pour sortir "bah vous voyez que le réchauffement climatique c'est du pipeau, y neige en juillet, et au Brésil en plus (https://forum-images.hardware.fr/images/perso/teethgrinder.gif)" [:aie]
Je sais que ça remonte mais...
Ça serait encore plus inquiétant s'il neigeait au Brésil en février plutôt qu'en juillet ! [:aloy]
Nom de Zeus Osiris ! Il a neigé en Égypte ! [:chiyo1]
https://m.huffingtonpost.fr/entry/egypte-neige-alexandrie-premiere-fois-10-ans_fr_61c18222e4b0c7d8b893fa2a
Citation de: Rincevent le 21 Décembre 2021 à 19:35:04
Nom de Zeus Osiris ! Il a neigé en Égypte ! [:chiyo1]
https://m.huffingtonpost.fr/entry/egypte-neige-alexandrie-premiere-fois-10-ans_fr_61c18222e4b0c7d8b893fa2a
Plus qu'à installer les équipes de tournage pour faire un épisode feat Crystal [:trollface]
Citation de: Rincevent le 21 Décembre 2021 à 19:35:04
Nom de Zeus Osiris ! Il a neigé en Égypte ! [:chiyo1]
https://m.huffingtonpost.fr/entry/egypte-neige-alexandrie-premiere-fois-10-ans_fr_61c18222e4b0c7d8b893fa2a
(https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTfyPC7NOvjcZQR1qYaEEl843bq8dDBrDxot0a1W4dmR3zaZ3sY5gPV2FbnLQfPK3DhofU&usqp=CAU)
[:chiyo1] [:homer1] [:wtf0] [:onion blah]
https://www.letelegramme.fr/monde/en-angleterre-mer-et-rivieres-transformees-en-egouts-a-ciel-ouvert-22-12-2021-12894621.php
Et bon appétit, bien sûr !
Il doit faire un peu frais, là... [:aie]
https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/31/icemageddon-apres-un-record-de-chaleur-l-alaska-fait-face-a-un-tapis-de-glace_6107779_3244.html
Oui, effectivement, on n'y pense pas assez, même si je l'avais déjà lu au sujet des bisons polono-biélorusses.
Spoiler
Citation
Les murs frontaliers sont une catastrophe écologique
George Monbiot
C'est au XXIe siècle que convergent les catastrophes humanitaires et environnementales. L'effondrement climatique a contraint des millions de personnes à fuir de chez elles, et des centaines de millions d'autres risquent le même sort. La famine qui dévaste actuellement Madagascar est la première que les Nations unies ont qualifiée de conséquence probable de l'urgence climatique [un lien contesté]?; elle ne sera pas la dernière. De grandes métropoles s'approchent dangereusement de la pénurie d'eau à mesure que les nappes souterraines sont vidées. La pollution de l'air tue 10 millions de personnes par an. Les produits chimiques de synthèse qui se trouvent dans les sols, l'air et l'eau ont des retentissements indicibles sur les écosystèmes et les êtres humains.
Mais, à l'inverse, les catastrophes humanitaires, ou plus précisément les réactions cruelles et irrationnelles des gouvernements face à ces crises, peuvent aussi déclencher des désastres écologiques. L'exemple le plus frappant est la construction de murs frontaliers.
À lire aussi: Vu d'Italie. Sur la question des murs aux frontières, la position de l'UE est floue et hypocrite
En ce moment, avec l'aide de 140 ingénieurs militaires britanniques, la Pologne entame la construction d'une paroi en acier de 5,5 mètres de haut sur 180 kilomètres, le long de sa frontière avec la Biélorussie. L'aide des militaires britanniques facilitera la signature d'un nouveau contrat d'armement entre le Royaume-Uni et la Pologne, d'un montant approximatif de 3 milliards de livres.
L'illusion de la chute du mur
Le mur est présenté comme une mesure de "sécurité". Pourtant, il protège l'Europe non pas d'une menace mais du dénuement absolu de personnes parmi les plus vulnérables du monde, en particulier des réfugiés venus de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan qui fuient les persécutions, la torture et les massacres. Ils ont été cruellement exploités par le gouvernement biélorusse, qui s'est servi d'eux comme arme politique. Ils sont maintenant piégés à la frontière en plein hiver, gelés et affamés, sans nulle part où aller.
À la chute du mur de Berlin, on nous a promis l'avènement d'une nouvelle époque plus libre. Depuis, beaucoup plus de murs ont pourtant été érigés qu'abattus. Depuis 1990, l'Europe a construit des murs frontaliers six fois plus longs que celui de Berlin. À l'échelle mondiale, le nombre de frontières clôturées est passé de 15 à 70 depuis la fin de la guerre froide : il existe actuellement 47?000 kilomètres de frontières matérialisées par des barrières.
Pour ceux qui sont piégés derrière ces obstacles, la cruauté du capitalisme est difficile à distinguer de la cruauté du communisme.
Les répercussions humanitaires de ces murs sont attestées. Mais leurs conséquences écologiques sont également terribles. Les routes et les champs isolent la faune, mais rien n'enserre plus certaines espèces que les murs frontaliers. Nous comprenons de mieux en mieux l'importance du tissu écologique, mais nous morcelons plus que jamais les habitats naturels.
Des espèces piégées
Nous savons aujourd'hui que, même au sein de grandes réserves naturelles, les espèces sauvages peuvent décliner et risquer la disparition si elles n'ont pas la possibilité de se disperser et de se mélanger à des populations plus lointaines. Leur diversité génétique s'amoindrit, ce qui réduit leurs chances de se reproduire et aggrave leur vulnérabilité aux maladies. Les clôtures les empêchent de se déplacer au gré des évolutions de leur habitat. Et leur habitat change aujourd'hui à toute vitesse en raison de l'effondrement climatique. Une population piégée est souvent condamnée.
Le nouveau mur entre la Pologne et la Biélorussie divisera en deux la forêt de Bialowieza, l'une des plus grandes forêts primaires d'Europe, entre autres impacts terrifiants. Des barbelés provisoires ont déjà été déroulés au coeur de cette forêt, ce qui entrave les déplacements de sa faune pourtant admirée : les bisons, les loups, les sangliers, les lynx, les cerfs et les élans, parmi d'autres?; les barbelés empêchent aussi les ours de repeupler ces bois, alors qu'ils commençaient tout juste à se réimplanter.
Malgré tout le travail de scientifiques comme Katarzyna Nowak, de la station géobotanique de Bialowieza, ces conséquences écologiques de grande ampleur sont complètement négligées. Aucune évaluation de l'impact environnemental n'a été réalisée au sujet du mur polonais, qui enfreint la directive européenne relative aux habitats naturels ainsi que des traités internationaux.
Des catastrophes du même acabit se produisent ailleurs dans le monde. La clôture frontalière installée en 2015 entre la Slovénie et la Croatie risque d'entraîner la disparition progressive du lynx dans les Alpes dinariques. À plusieurs endroits, des carcasses de cerfs ont été retrouvées - ils sont morts dans de grandes souffrances après s'être coincés dans les barbelés.
Écologisme de droite
La séparation entre l'Inde et le Pakistan a provoqué un effondrement de la population du markhor, une espèce rare de chèvre à cornes en spirale. La plus longue clôture frontalière sépare la Chine, la Mongolie et la Russie. Ces trois pays ont ainsi isolé ce qu'il restait des populations d'ânes sauvages, de gazelles à queue blanche et d'autres espèces menacées des steppes. Le mur de Trump érigé entre les États-Unis et le Mexique est dangereux pour plusieurs espèces rares de mammifères, ainsi que pour la chevêchette, une chouette qui vole bas et se trouve ainsi entravée. Dans le désert, les animaux survivent en se déplaçant quand la sécheresse les pousse à quitter une zone. Dans de nombreux cas, le mur les empêche de se réimplanter ailleurs.
Depuis au moins un siècle, il existe un environnementalisme de droite selon lequel l'immigration équivaut à de la pollution. Madison Grant est l'un des fondateurs du mouvement naturaliste américain et du réseau de parcs nationaux. Il est aussi l'auteur d'un livre paru en 1916 et intitulé Le Déclin de la grande race, un ouvrage qu'Adolf Hitler a décrit comme étant sa "bible".
Madison Grant était convaincu qu'en préservant les écosystèmes d'Amérique du Nord il protégeait le domaine de la "race suprême" nordique qui était "submergée" aux États-Unis par "des types raciaux bons à rien". À son poste de secrétaire de la Société zoologique, il a fait en sorte qu'Ota Benga, un homme congolais qui avait été fait prisonnier, soit exhibé dans la cage des singes au zoo new-yorkais du Bronx.
En 2018, un éditorialiste de Fox News, Tucker Carlson, a déclaré :
Je déteste les détritus, c'est l'une des raisons pour lesquelles je suis fermement opposé à l'immigration clandestine."
L'extrême droite européenne a soudain cessé de nier la crise environnementale et s'en sert maintenant d'argument pour exclure les immigrés, faisant valoir que les personnes venues d'ailleurs ne partagent pas "nos" valeurs environnementales. Cette insulte n'est pas difficile à réfuter : nombre de sondages montrent depuis longtemps que les populations des nations les moins riches se soucient plus de la nature.
À lire aussi: Télévision. Tucker Carlson, l'héritier de Trump
Non seulement ces attitudes sont en contradiction avec les plus grandes qualités de l'environnementalisme - son empathie et son attention pour tous les êtres humains et toutes les vies non humaines - mais, par ailleurs, leurs politiques de séparation et de morcellement sont une catastrophe écologique. Si les murs frontaliers sont source de grandes souffrances et de nombreuses morts, et moyennement efficaces pour arrêter les personnes, ils sont extrêmement efficaces pour bloquer de nombreuses autres espèces.
Ceux qui se soucient des êtres humains n'ont pas besoin d'arguments supplémentaires pour dénoncer les politiques odieuses qui nous séparent les uns des autres. Mais il existe bel et bien d'autres arguments, et ils sont puissants. Les murs frontaliers accélèrent l'extinction massive des espèces et contribuent à l'effondrement des écosystèmes. Au même titre que l'humanité, la faune est sans frontière. Il n'est pas contradictoire de se soucier de la planète et des personnes. C'est même tout le contraire.
https://www.courrierinternational.com/article/faune-les-murs-frontaliers-sont-une-catastrophe-ecologique
On pourra peut-être bientôt espérer une baisse de la pollution sonore due aux moteurs et pots d'échappement trafiqués. [:aloy]
https://www.huffingtonpost.fr/entry/radar-sonore-yvelines-france-amende_fr_61d2a086e4b0bcd21954f6e9
https://www.lepoint.fr/automobile/dans-les-yvelines-un-radar-sonore-va-faire-la-chasse-aux-motards-trop-bruyants-03-01-2022-2458975_646.php
Tiens, c'est étrange mais assez bucolique.
https://www.koreus.com/video/arbre-fontaine-haute-savoie.html
Oh, très intéressant.
Spoiler
CitationEaux usées traitées : « L'infiltration dunaire pourrait être bénéfique à de nombreux sites côtiers »
Actu-environnement : Des travaux de recherche sont menés depuis plusieurs années sur le site d'infiltration des eaux usées traitées d'Agon-Coutainville, dans le département de la Manche. Quelle est la particularité de ce site?
Marie Pettenati : Tout d'abord, il faut savoir que le site d'Agon n'est pas conçu comme un site de recharge de nappe, même s'il l'est finalement. C'est pour éviter le rejet direct en mer des eaux en sortie de station d'épuration que les collectivités ont, depuis plus de vingt ans, opté pour un traitement extensif naturel par une roselière et un filtre de dunes.
L'objectif premier est de protéger une zone sensible de production de coquillages ainsi que l'activité touristique. C'est un enjeu économique important pour la commune, située en Normandie, entre la pointe de la Hague et la baie du Mont-Saint-Michel. Autre enjeu à prendre en compte pour cette zone côtière : les eaux souterraines sont sujettes à la salinisation.
La station d'épuration traite et infiltre près de 2 000 m3 par jour. Lorsqu'elles en sortent, les eaux usées urbaines traitées s'écoulent par gravité vers l'un des trois bassins d'infiltration. Ensuite, elles s'infiltrent à travers les roselières pour recharger l'aquifère côtier composé d'une couche de sable. Cela permet d'avoir un laboratoire vivant d'étude et d'envisager une réutilisation future de l'eau derrière ce genre de système. Dans le cas d'Agon-Coutainville, ce pourrait être l'irrigation du golf pendant la saison sèche.
Sur le site, historiquement, le premier projet que nous avons mené est celui d'Aquanes, de 2016 à 2019. Il visait à étudier des solutions fondées sur la nature, combinées à des solutions de traitement d'ingénierie intensif, et à regarder leur intérêt et leur fiabilité dans le temps.
AE : Quels sont les principaux résultats obtenus ?
MP : Dans le cadre du projet Aquanes, nous avons notamment travaillé sur des outils non-target screening [de dépistage non ciblé] pour réaliser des photographies, déterminer les contaminants émergents se retrouvant dans les eaux et identifier comment aller plus loin dans la caractérisation des molécules filles. Car une des questions, c'est que la molécule première se dégrade : ce n'est pas parce que nous ne la retrouvons pas que la pollution a disparu. Nous partageons nos résultats sur le plan européen pour préconiser des priorités quant aux molécules à suivre. Nous avons également effectué, avec des collaborateurs européens, des bioessais, accompagnés de caractérisations écotoxicologiques des eaux en différents points du système.
Nous avons aussi réalisé, par l'intermédiaire de l'exploitant de la station, un suivi de la qualité des eaux en sortie de l'installation et dans l'aquifère sableux. Les paramètres surveillés correspondent à ceux demandés par la réglementation, auxquels ont été ajoutés des micropolluants tels que des substances pharmaceutiques ainsi que des mesures physico-chimiques, comme la température et la salinité.
Parmi les résultats, nous constatons que le système entraîne une réduction de la salinité entre la sortie de la station et l'aquifère sableux. Il permet de réduire les concentrations en éléments traces organiques, des contaminants émergents comme, un anti-inflammatoire, le diclofénac, qui baisse en dessous des valeurs seuils recommandées. Par ailleurs, nous n'avons pas retrouvé de métaux traces en grande quantité. Nous avons également observé une hausse significative - de 0,50 à 1 m - de la nappe phréatique dans l'aquifère des dunes. Sa recharge améliore également la protection contre l'intrusion saline. Au final, ce système préserve la qualité des eaux littorales.
Au fil de ces années, nous avons créé un lien étroit avec les parties prenantes et réalisé plusieurs animations de partage de connaissances ou des besoins avec les acteurs locaux. Et, dans le cadre d'un nouveau projet, Eviban, nous allons désormais essayer de comprendre comment nous pouvons installer ce type de solution plus largement sur l'ensemble du bassin-versant. Un certain nombre de rejets de station d'épuration pourraient, en effet, poser des difficultés pour la conchyliculture dans cette zone côtière.
AE : Comment se déroule le projet Eviban ?
MP : L'idée est de concevoir une méthodologie et de l'appliquer de façon opérationnelle. Le projet se termine à la fin de l'année, nous sommes encore dans la phase de coconstruction avec les parties prenantes locales. Nous échangeons avec l'agence de l'eau, l'agence régionale de santé, le Sage, des élus d'Agon-Coutainville et des maires d'autres communes pour comprendre les besoins du territoire et trouver comment cette solution peut répondre à leurs attentes.
Dans cette optique, nous avons réalisé des questionnaires pour identifier les indicateurs les plus importants pour les parties prenantes dans la mise en place de cette solution dans leur territoire, mais également organiser des animations afin de rappeler les résultats principaux issus du projet Aquanes. Un des outils en construction permettra de repérer sur une carte les sites à équiper préférentiellement.
Nous n'avons pas encore traité les données issues des questionnaires. Nous avons toutefois appris qu'il existe déjà des sites où la station est équipée d'un traitement supplémentaire, qui infiltre aussi dans la dune, mais qui ne sont pas étudiés. Il y a une réflexion à mener autour de l'identification de l'existant.
AE : Quelles suites pourraient être données à ces projets ?
MP : Nous voudrions aller plus loin sur les caractéristiques du site en mettant en place de nouveaux indicateurs. Nous voudrions également comprendre l'influence des eaux qui arrivent en amont de la nappe pour élargir nos connaissances sur le système.
https://m.actu-environnement.com/actualites/eaux-usees-traitees-infiltration-dunaire-benefique-sites-cotiers-38867.html
Classe... [:haha pfff]
https://www.courrierinternational.com/article/video-au-chili-un-cimetiere-de-vetements-en-plein-desert-datacama
Mmm, intéressant. [:fufufu]
https://m.actu-environnement.com/actualites/numerique-impact-environnemental-arcep-ademe-38953.html
Citation de: Rincevent le 14 Janvier 2022 à 20:36:30
Classe... [:haha pfff]
https://www.courrierinternational.com/article/video-au-chili-un-cimetiere-de-vetements-en-plein-desert-datacama
Quel innommable gâchis. [:beuh]
Citation de: Rincevent le 21 Janvier 2022 à 21:08:22
Mmm, intéressant. [:fufufu]
https://m.actu-environnement.com/actualites/numerique-impact-environnemental-arcep-ademe-38953.html
Une forme de recyclage. [:aloy]
Citation de: Rincevent le 11 Décembre 2021 à 08:54:08
Oui, ça me semble assez évident que si on s'amuse à ne planter qu'une seule variété d'arbre particulièrement hydrophage, ça ne va pas du tout faire de bien. Mais bon, ça met bien en lumière la façon dont certains tentent de s'acheter une virginité verte à peu de frais. D'autant plus que :
https://www.courrierinternational.com/article/environnement-les-forets-tropicales-peuvent-se-regenerer-en-seulement-vingt-ans-sans
[:delarue6] [:sparta1] [:sparta2]
Un peu plus de détails sur cette étude, très très intéressante :
https://theconversation.com/des-donnees-inedites-sur-la-capacite-des-forets-tropicales-a-se-regenerer-rapidement-175535
C'est sûr que vu comme ça... [:onion alone]
https://twitter.com/Echangesclimat/status/1486067801349660674
Ah oui... :'(
La masse de minerai ?
Ca ne serait pas plutôt le volume ?
Et puis, pour que ce soit encore plus parlant, il aurait fallu mettre cette sphère à coté d'un humain, ou de n'importe quoi pouvant donner une échelle de taille...
Oui parce qu'une masse peut occuper divers volume selon la densité du matériau en question.
Intéressant. 200% pour l'Islande ? [:fufufu]
Spoiler
(https://preview.redd.it/e6bugx4agud81.jpg?width=640&crop=smart&auto=webp&s=4a01ada89e7bae61b69c376ac3b7f3b3ea427981)
Citation de: Rincevent le 26 Janvier 2022 à 11:03:08
Intéressant. 200% pour l'Islande ? [:fufufu]
Spoiler
(https://preview.redd.it/e6bugx4agud81.jpg?width=640&crop=smart&auto=webp&s=4a01ada89e7bae61b69c376ac3b7f3b3ea427981)
Les matheux à vos calculettes [:aie]
Ça veut dire qu'il y avait un arbre dans un jardin, maintenant y en a trois. [:lol]
Du coup je découvre qu'ils mènent une campagne de reforestation pour compenser les dégâts provoqués par la colonisation humaine, à l'époque des vikings. [:aie]
https://inhabitat.com/iceland-is-regrowing-its-forests-1000-years-after-vikings-razed-them/
https://www.youtube.com/watch?v=-hgAf8awLmQ
Oui, il y a très peu de forêts en Islande car tout a été rasé dans le passé.
D'ailleurs, une blague locale rebondit sur le sujet : comment fait-on, en Islande, pour s'échapper d'une forêt dans laquelle on est perdu ?
Spoiler
On se met debout. :D
Avec l'essor récent de l'usage du vélo comme moyen de transport urbain, de plus en plus de gens se plaignent de la place excessive accordée aux voitures et du comportement des conducteurs. Mais certains avaient déjà fait le constat des effets négatifs de cette masse de voitures 50 ans plus tôt...
https://twitter.com/Jtrace_a_stras/status/1490292174767992832
Pourquoi pas ? [:fufufu]
https://theconversation.com/un-filet-de-peche-biodegradable-pour-limiter-la-pollution-plastique-175881
Bien fait ! [:sarko]
https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/02/15/vols-d-arbres-centenaires-en-ariege-le-forestier-condamne-a-neuf-mois-de-prison-ferme-et-a-de-fortes-amendes_6113811_3244.html
Voler des... arbres ??? [:what]
[:facepalm] [:daria]
Citation de: Bouloche Le Foufounet le 16 Février 2022 à 09:43:35
Voler des... arbres ??? [:what]
[:facepalm] [:daria]
Le prix du bois qui augmente + "y a pas de petit profit".
Citation de: Moïra le 16 Février 2022 à 10:47:11
Le prix du bois qui augmente + "y a pas de petit profit".
Non mais merci, j'avais bien compris le principe... [:lol]
C'est juste que niveau "discrétion", c'est pas ouf' ! :D
Pendant
des années, le mec part en forêt tranquillou pour abattre des arbres, part avec des grumes... et personne ne remarque rien.
Ben si c'est des parcelles isolées, loin des habitations... Il me semble que quand ils avaient découvert ça ils étaient ébahis parce que personne n'avait rien entendu ni remarqué, justement.
Citation de: Bouloche Le Foufounet le 16 Février 2022 à 11:15:12
Non mais merci, j'avais bien compris le principe... [:lol]
C'est juste que niveau "discrétion", c'est pas ouf' ! :D
Pendant des années, le mec part en forêt tranquillou pour abattre des arbres, part avec des grumes... et personne ne remarque rien.
T'as jamais entendu du parler d'espagnols qui avaient dévasté une clairière française entière à la frontière ? [:chiyo1]
Je sais même pas où en est l'affaire... [:tsss]
Édit : au temps pour moi ça semble être la même affaire
Ben c'est celle-là, non ?
Citation de: Rincevent le 16 Février 2022 à 12:35:38
Ben c'est celle-là, non ?
A priori, j'ai demandé à Google où était l'Ariège [:aie]
Moi et la géographie ... meooow [:cat]
Les Arièges, je les connais bien, mon grand-père y avait été envoyé en 39, pour surveiller l'arrivée des Allemands. Ben en attendant, on dira ce qu'on voudra, mais ils sont pas passés par son secteur ! [:kred] .. Hein ? Les Ardennes ? C'est pas pareil ? [:aie]
Citation de: Bouloche Le Foufounet le 16 Février 2022 à 11:15:12
Non mais merci, j'avais bien compris le principe... [:lol]
C'est juste que niveau "discrétion", c'est pas ouf' ! :D
Pendant des années, le mec part en forêt tranquillou pour abattre des arbres, part avec des grumes... et personne ne remarque rien.
Ben non, personne ne remarque des bûcherons et des grumiers qui défilent si on vit dans une région où les forêts sont nombreuses, et/ou domaniales où l'ONF sous-traite une part de l'exploitation.
Très intéressant article. Par contre les images de la forêt morte d'Argonne c'est flippant. [:chiyo1]
https://theconversation.com/pourquoi-la-foret-francaise-a-besoin-dun-traitement-de-fond-177006
Vu à la télé le mois dernier. Une petite entreprise française produit un vélo à assistance électrique sans batterie, qui ne nécessite donc aucune recharge et dont la fabrication n'utilise pas d'éléments rares. A la place de la batterie ? Un super-condensateur qui stocke de l'électricité de façon temporaire et se recharge en pédalant ! [:aloy]
https://www.leparisien.fr/loiret-45/pipop-un-velo-electrique-sans-batterie-made-in-loiret-14-01-2022-VOKYTEIFYFDZFHXHOQJCBSEIW4.php
Allez, parce qu'il y a quand-même quelques bons trucs de temps en temps. -_-
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/02/24/en-cote-d-ivoire-la-vitesse-de-reconstitution-de-la-foret-tropicale-surprend-les-chercheurs_6115119_3212.html
Primitive Technology est de retour avec une nouvelle vidéo !
https://www.youtube.com/watch?v=0tZLCCLMws4
Ça pourrait aussi bien aller dans le sujet histoire, mais mettons ça là.
Spoiler
Citation
Dans le Sahara algérien, un ancestral système d'irrigation menacé
Hanan Btash
Le Sahara algérien renferme l'un des plus anciens systèmes d'irrigation et d'alimentation en eau au monde, nommé el-foggara. Ce système est aujourd'hui menacé d'extinction, ce qui pourrait entraîner le dessèchement de nombreux palmiers et la désertification de nombreuses oasis.
D'après les historiens, les premières foggaras auraient été construites en Iran au XIe siècle. Ces réseaux de puits reliés à une nappe d'eau souterraine située à haute altitude permettent d'acheminer l'eau en aval, jusqu'aux terres habitées et cultivées où elle est utilisée, entre autres, pour l'irrigation et la consommation. Alors que le changement climatique se poursuit, les peuples de ces régions sont eux aussi témoins des lentes transformations que subit leur environnement. [Néanmoins], les habitants d'Adrar, dans le sud-ouest de l'Algérie, s'en remettent encore à leurs foggaras, qui alimentent la région en eau potable depuis des décennies.
Tous ceux qui se sont un jour rendus dans le désert du Sahara peuvent en témoigner : le temps semble y être suspendu. Pourtant, aucune autre région au monde n'a connu de telles transformations. Il y a onze mille ans, juste après la fin de la dernière période glaciaire, cette région d'Afrique du Nord, aujourd'hui aride, était recouverte de végétation verdoyante et d'eau douce.
Saleh Talbi, 39 ans, craint que ses deux enfants n'aient jamais l'occasion de connaître les foggaras ni de comprendre leur fonctionnement. "Quand j'étais petit, nous avions de l'eau en permanence, grâce à une foggara nommée Elswihla El-Belkassmya. On utilisait cette eau pour boire, se laver, se baigner, c'était notre système de canalisation. Malheureusement, notre foggara est tarie depuis cinq ans, car le niveau de la nappe phréatique est trop bas", déplore-t-il.
Des savoir-faire ancestraux
Comme Talbi, de nombreux Algériens estiment que l'eau fournie par ces réseaux de puits est plus propre et plus pure que celle du robinet. Les foggaras ne tiennent pas seulement lieu de canalisations pour alimenter les hommes en eau, elles servent aussi à l'irrigation, elle-même indispensable à la survie d'autres espèces, notamment certains oiseaux migrateurs, cervidés ou poissons. Des chercheurs ont d'ailleurs montré qu'il s'agissait du seul système hydraulique adapté à un environnement aride, et qu'il protégeait l'écosystème de la sécheresse. Par ailleurs, les foggaras font appel à des savoir-faire ancestraux et jouent un rôle social via le partage équitable de l'eau.
L'antique ksar de Tamentit, à 15 kilomètres à peine d'Adrar, offre le meilleur exemple de détérioration des foggaras de tout le Sahara. Ce site fortifié, bâti selon des techniques traditionnelles lorsque la région était encore un carrefour marchand pour les caravanes traversant le désert, est unique en son genre. Bien que peu d'Adraris y vivent encore, le ksar, particulièrement bien conservé, est apprécié des touristes.
Salaheddin Al-Idrisi et d'autres jeunes Adraris tentent de préserver les foggaras de la région. Avec quelques amis, il a créé l'Organisation spéciale pour la protection des foggaras et de l'oasis de la région de Tamentit. "Seuls trois des 360 foggaras de Tamentit fournissent encore de l'eau potable. Malheureusement, nous craignons qu'elles s'assèchent à leur tour, ce qui sonnerait le glas de toute cette oasis historique, regrette le jeune homme. C'est la conséquence directe du manque d'entretien des foggaras. Résultat, la désertification s'intensifie et le sable s'accumule."
Une biodiversité unique
En 2002, la zone humide de Tamentit et l'oasis d'Ouled Yahia, dont la superficie totale est estimée à 12?000 hectares, ont été inscrites sur la liste des écosystèmes protégés dans le cadre de la convention de Ramsar [traité international pour la conservation des zones humides]. La région doit sa classification à la présence des foggaras, qui ont permis le développement d'une biodiversité unique, avec des variétés de palmiers et des espèces de poissons rares présentes uniquement dans ce type d'environnement.
Cette zone constitue également une étape importante dans le parcours des oiseaux migrateurs. En 2021, 2?466 oiseaux de treize espèces différentes y ont été répertoriés. Mais leur présence diminue, alerte le Bureau des statistiques sur les oiseaux migrateurs : 3?221 individus de vingt espèces différentes avaient été recensés en 2018.
"Il y avait autrefois beaucoup d'animaux qu'on ne voit plus aujourd'hui, explique Mohamed, un ancien de Tamentit. Les foggaras abritaient diverses espèces de poissons, qui nageaient chaque matin jusqu'à l'embouchure en quête de nourriture, car c'est là que poussent les plantes", se souvient-il, un brin nostalgique.
L'assèchement des foggaras inquiète tous les habitants de la région. Les propriétaires d'oasis et les cultivateurs de palmiers dattiers utilisent désormais des pompes pour arroser leurs cultures et les protéger de la sécheresse. Mais cette eau, puisée de plus en plus profondément, est parfois trop chargée en sel pour les cultures.
Aujourd'hui, plus de 47?000 cultivateurs utilisent l'eau des foggaras, et près de 30 millions de palmiers sont arrosés grâce à ces constructions dans les régions du Touat, du Gourara et du Tidikelt [dans le Sahara algérien]. Certains agriculteurs et propriétaires de foggaras ont d'ailleurs déposé plainte contre les cultivateurs qui empiètent sur le territoire des foggaras pour y installer des pompes.
Des métiers qui disparaissent
La disparition de ces réseaux d'approvisionnement séculaires ne se traduit pas uniquement par la destruction d'une part importante de l'écosystème naturel de la région. Elle met également en péril un écosystème économique et social implanté depuis de nombreuses générations. Certains métiers vieux de plusieurs siècles sont aujourd'hui voués à disparaître. C'est notamment le cas des distributeurs d'eaux, el-kayal, chargés de répartir équitablement la précieuse ressource entre les cultivateurs de l'oasis.
Les neffad, chargés de garantir la bonne circulation de l'eau des puits jusqu'à l'oasis, jouaient également un rôle crucial dans la préservation des foggaras. Chaque année, les habitants se rassemblaient pour effectuer des travaux d'entretien sur les ouvrages, un rituel important pour la cohésion de la communauté. Aujourd'hui, tous ces métiers disparaissent peu à peu.
L'Agence nationale des ressources hydrauliques (ANRH) veille à restreindre le forage de nouveaux puits à proximité des foggaras, afin de les préserver de l'assèchement. "Les foggaras protègent nos oasis de la désertification, car les palmeraies qu'elles irriguent forment une sorte de bouclier contre les tempêtes de sable et l'érosion", explique Taha Ansari, directeur régional de l'ANRH. Parmi les 1?890 foggaras de la région, seules 330 sont encore irriguées et en bon état. Les autres sont complètement inutilisables à cause du sable qui s'est accumulé, faute d'entretien, et des constructions urbaines modernes. "De nombreuses foggaras s'effondrent, principalement à cause de l'urbanisation", regrette Khawla Guerrout, spécialiste en études hydrologiques et directrice de la communication de l'Observatoire des foggaras [d'Adrar].
Plusieurs zones urbaines se sont développées à la surface des foggaras, qui sont désormais traversées par divers réseaux d'assainissement et d'alimentation en eau potable. Or ces installations nuisent à l'intégrité des ouvrages séculaires, car les forages, notamment, endommagent les conduits.
L'Observatoire des foggaras élabore des méthodes de préservation de ce patrimoine. "Nous proposons des technologies modernes, comme des caméras spéciales qui permettent de voir l'intérieur des galeries. Nous formons également des professionnels et fournissons des machines pour extraire la boue accumulée dans les conduits", explique Youcef Boutadara, le directeur de l'Observatoire.
Les générations passées ont bâti une civilisation entière grâce à l'eau offerte par les foggaras et ont créé un système socio-économique qui a perduré pendant des décennies. Mais aujourd'hui, cet héritage est de plus en plus menacé par la modernité.
https://www.courrierinternational.com/article/eau-dans-le-sahara-algerien-un-ancestral-systeme-dirrigation-menace
On a les même. Mon vieux me parlait de communes qui avaient demandé à ne pas apparaître dans le classement des communes sujettes à submersion à long terme. Entendre des gens se plaindre au sujet de leur baraque à 500 000€ alors que justement elle ne les vaut plus puisqu'elle est condamnée à être engloutie, ça doit être usant pour les élus... [:haha pfff]
Citation
Dans la presqu'île de Rhuys, les habitants observent sans s'alarmer le réchauffement
Rémi Barroux
Espèces invasives, érosion des côtes, risque de submersion... A Arzon ou à Sarzeau, dans le Morbihan, les maires s'inquiètent. Mais la population, souvent, refuse d'envisager le pire.
« Location, les pieds dans l'eau ». L'écriteau, apposé sur le portail d'une villa, non loin de Port-Navalo, à l'extrême pointe ouest de la commune d'Arzon (Morbihan), serait-il prophétique ? La mer absorbera-t-elle le petit bout de terre qui la sépare du jardin ? Ici, sur la presqu'île de Rhuys, à la pointe sud du golfe du Morbihan, le changement climatique pourrait avoir, et a déjà, des conséquences importantes. Le quotidien régional Ouest France a ainsi titré, le 5 mars, un de ses articles : « Réchauffement climatique : et si Arzon devenait une île ? »
Hypothèse : les eaux de l'océan Atlantique finiraient par rejoindre, au niveau du petit village du Net, celles du golfe du Morbihan, isolant la commune d'Arzon. Pas de quoi inquiéter Gisela Vacher, une Allemande de 68 ans, qui habite ici depuis plus de vingt-cinq ans. Ce jeudi 10 mars, elle promène, comme chaque jour, son jeune setter anglais sur une plage proche de Port-Navalo. « Si j'étais catastrophiste, j'aurais déjà vendu ma maison. Mais, si la montée des eaux est inéluctable, même les scientifiques ne savent pas dire si la menace est pour dans cinquante ou cent ans », avance cette enseignante à la retraite.
Le scénario n'angoisse guère non plus Chantal Tilly, 57 ans, qui propose des crêpes à emporter dans sa « Billig mobile », une camionnette qu'elle installe sur les marchés de la presqu'île. Résidant au Tour-du-Parc, une commune au sud-est de Sarzeau, elle ne se sent guère menacée. « Le dérèglement existe, je suis d'accord avec les études scientifiques, mais je suis sûre qu'il y aura un changement de temps, que cela tournera dans l'autre sens », veut croire la commerçante.
« Ils ont du mal à se projeter »
Difficile pour nombre de ces habitants de se projeter dans un avenir lointain. D'autant que des submersions, la presqu'île en a déjà connu. L'Atlas des risques littoraux sur le département du Morbihan, un livret publié par la Direction départementale des territoires et de la mer en octobre 2011, fait état d'« environ 140 dates de tempête (ayant occasionné des dommages) identifiées dans les archives entre 1705 et 2010 » : digues rompues, bateaux naufragés, marais salants ensevelis ruinant les paludiers, routes submergées, villages inondés, et des victimes emportées par les eaux. Les archives font ainsi état d'une tempête, en 1877, qui a provoqué la coupure de la presqu'île, la mer rejoignant les eaux du golfe, en envahissant les terres basses.
Alors pourquoi s'inquiéter des prévisions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), dont le dernier rapport a été publié le 28 février 2022 ? Les eaux, au niveau planétaire, s'élèveraient de 4 millimètres par an depuis cinquante ans. Et la prévision serait de plus un mètre d'ici à la fin du siècle. Une carte du Bureau de recherches géologiques et minières montre les nombreux points d'impact sur le golfe du Morbihan. Le parc naturel régional fait ses études sur le trait de côte, et chaque commune du littoral dispose d'un plan de prévention des risques littoraux élaboré par le préfet.
Le risque est bien documenté, et il est difficile de l'occulter. « Les gens se sont déjà retrouvés les pieds dans l'eau, mais ils ont du mal à se projeter dans le futur lointain de la remontée du niveau marin », explique Mouncef Sedrati, du laboratoire Geo-Ocean. Selon ce scientifique, spécialiste en géomorphologie du littoral, l'insouciance n'est cependant pas de mise partout. « Je faisais une conférence, le 26 février, sur l'île d'Arz [dans le golfe du Morbihan], et la cinquantaine de personnes présentes ne me questionnaient que sur l'élévation du niveau des eaux. »
Envasement des anses
Le maire (sans étiquette) d'Arzon – 2 500 habitants, 25 000 avec les résidences secondaires et 45 000 l'été –, Roland Tabart, raconte la même chose. Le réchauffement, beaucoup le constatent aussi avec l'envasement des anses, la prolifération d'espèces invasives, l'érosion qui grignote les falaises. « Nombre d'anciens me disent que la mer, plus haute, se retire moins loin, et qu'ils trouvent moins de palourdes ou d'arénicoles [vers pour pêcher], qu'ils voient moins de bernaches. Le goémon a disparu au profit d'algues sargasses que l'on trouve dans les mers chaudes », avance le dynamique édile de 75 ans.
Son comparse, maire (divers droite) de la commune voisine de Sarzeau – 9 000 habitants, 6 500 résidences secondaires et 50 000 personnes l'été –, s'inquiète aussi de l'avenir. « Notre préoccupation principale n'est pas tant le grignotage du trait de côte que la multiplication de conditions climatiques extrêmes, la conjugaison de coefficients de marée importants avec de forts vents et la pression que cela met sur certaines zones », explique Jean-Marc Dupeyrat.
Certains souffrent déjà des évolutions climatiques. Pour Frédéric Nicolazo, président du syndicat ostréicole de la rivière de Pénerf, les effets du changement sont déjà là. « Pendant quarante ans, on entrait dans l'eau avec des cuissardes pour aller dans les parcs, maintenant il faut une combinaison de plongée, tellement le niveau est monté », témoigne le sexagénaire. Et les solutions sont difficiles à mettre en place. Pas question de remonter les parcs vers la côte, car, explique-t-il, il y a des conflits d'usage avec les plaisanciers qui mouillent leurs bateaux. Autre conséquence du réchauffement climatique, « avec des hivers plus doux, une eau moins froide, les huîtres se retrouvent toute l'année en croissance, sans pouvoir se reposer l'hiver, et elles sont plus vulnérables aux problèmes sanitaires », raconte cet ostréiculteur au Tour-du-Parc.
Certains ont donc décidé de s'attaquer activement au problème. Agnès Le Goff, bénévole au Réseau initiatives des éco-explorateurs de la mer, vient faire régulièrement ses relevés sur la grande plage de sable du Fogeo, au sud-est d'Arzon. Quelques photos à prendre, selon un angle bien précis délimité par des piquets rouges, des niveaux de sable à noter, et des algues rouges, quand il y en a sur la grève, à entasser dans des « algobox », de petits enclos entourés de piquets pour retenir le sable en permettant la croissance de plantes tels les oyats, aux racines très profondes. « Cela permet de fixer les dunes, de stabiliser la végétation », assure la postière de 61 ans. Cet engagement est une bonne nouvelle pour Mouncef Sedrati. « Dans certains endroits, c'est déjà trop tard, juge-t-il, mais nous avons besoin que les gens s'impliquent dans la gestion du territoire. »
https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/article/2022/03/11/dans-la-presqu-ile-de-rhuys-les-habitants-observent-sans-s-alarmer-le-rechauffement_6117076_6059010.html
https://www.cnews.fr/france/2020-08-01/climat-voici-les-villes-de-france-qui-devraient-etre-englouties-par-la-montee-des
Un prédateur marin unicellulaire doté d'un féroce appétit pour le CO2 a été découvert dans les eaux australiennes. [:nicenice]
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/ocean-ce-predateur-microscopique-raffole-co2-97315/
A tous ceux qui croient encore que privilégier le vélo à la voiture c'est bon pour les bobos/caviar.
https://twitter.com/VelotaffeurN/status/1508828570658947080
Forcément c'est Nantes, la ville aux routes estropiées par les voies cyclistes :o
Merci, Pierre Chasseray, d'exciter les auto-débilistes qui manient une arme d'une tonne qui tue des centaines de personnes chaque année. :o
https://twitter.com/AurelienNaoned/status/1509427478363791363
Intéressante représentation.
https://www.youtube.com/watch?v=jWoCXLuTIkI
Intéressant en effet. On voit que la Deuxième Guerre Mondiale a eu un sacré impact climatique avec les énormes quantités de carburant brûlées pendant ces quelques années. Ensuite l'impact humain sur le climat réduit de nouveau jusque vers les années 70-80 où là on entame une augmentation inexorable des températures moyennes. [:onion sweat]
Je veux pas dire, mais c'est joli, de quoi se la péter en réunion avec des graphiques pareils [:delarue6]
A l'instant à la télé, un reportage sur la canicule de février ( [:aie]) à Los Angeles, et sur les palliatifs mis en œuvre par la municipalité pour en atténuer les effets. Depuis plusieurs années la ville a entrepris de repeindre le revêtement de ses rues dans une couleur plus claire afin qu'il absorbe moins de chaleur.
https://reporterre.net/En-Californie-une-vague-de-chaleur-en-plein-hiver
https://www.linfodurable.fr/sante/etats-unis-los-angeles-le-bitume-repeint-en-blanc-pour-reduire-les-temperatures-3484
https://www.laterredufutur.com/accueil/pour-lutter-contre-les-ilots-de-chaleurs-los-angeles-peint-ses-rues-en-blanc/
Ce n'est pas exactement du blanc comme l'affirme les articles, mais plutôt du gris. Le blanc serait trop éblouissant en plein soleil. Et le reportage montrait une photographie aux infrarouges de Los Angeles prise depuis l'ISS : si les rues non repeintes y apparaissent en rouge-orangé, les rues repeintes y figurent dans une teinte annonçant un différentiel de température de 10°C ! [:chiyo1] Car avec la nouvelle couleur le revêtement n'absorbe plus que 60% de la chaleur, contre 95% autrement ! [:nicenice]
Il faudrait qu'on s'y mette aussi par chez nous, avec les vagues de chaleur qui s'aggravent et se produisent désormais avant le début de l'été. [:sparta1]
Oh, j'aime bien l'idée ! [:nicenice]
Moi aussi.
Ah tiens, intéressant.
Spoiler
Citation
« Quand le désert approche », sur France 5 : cinq exemples de lutte contre la désertification
Catherine Pacary
Un documentaire très réussi, présenté dans le magazine « Sur le front », évoque le reboisement de la « muraille verte » au Sénégal, la réintroduction d'oryx algazelles au Tchad ou un écoquartier aux Emirats arabes unis... De belles découvertes et de petits miracles.
FRANCE 5 – LUNDI 4 AVRIL À 21 H 00 – MAGAZINE
« Quand le désert avance/C'est la vie qui s'en va », chantait déjà France Gall en 1987, sur des paroles de Michel Berger, inspirées au couple par un voyage au Mali. Trente ans plus tard, pas de progrès notoire, à en croire le Journal of Climate, qui publiait, en 2018, une étude réalisée par des chercheurs du Maryland. Ils y affirmaient que le désert du Sahara s'était agrandi de 10 % entre 1920 et 2013, gagnant une superficie équivalente à celle de la France. En cause, selon eux, pour deux tiers un phénomène naturel et pour un tiers le réchauffement climatique.
L'épisode de vent saharien qu'a vécu le sud de l'Europe en mars remet le sujet dans l'actualité. Même si elles sont connues, les remontées de sirocco offrent des images qui marquent les esprits. Elles fournissent aussi l'occasion à Hugo Clément, du magazine « Sur le front », de présenter le très réussi documentaire de Félix Seger consacré aux populations qui mènent des actions soit pour lutter contre la progression du sable soit pour s'y adapter.
Ne pas se fier à l'introduction, comme souvent alarmiste : elle ne laisse en rien présager des belles découvertes et des petits miracles qui vont suivre. Après un passage par les Pyrénées, direction l'Afrique et les Emirats arabes unis pour cinq reportages.
Bataille de l'eau
Tout d'abord en Mauritanie, à Chinguetti, cité partiellement engloutie par le sable, aux paysages presque irréels pour ceux qui ne connaissent pas le lieu – la « Sorbonne du désert », dont les bibliothèques recèlent des ouvrages rares. Premier miracle : en plein tournage, la pluie se met à tomber.
Découverte totale, en revanche, en Namibie, où la bataille de l'eau oppose l'homme et l'animal. Plus précisément, les lionnes et les éléphants assoiffés, et les villageois. Félix Vallat, guide naturaliste depuis quinze ans, fait partager ses nuits à guetter les félins et ses journées à s'assurer que les pachydermes vont pouvoir s'abreuver.
Aux Emirats arabes unis, pays qui, lui aussi, doit sans cesse repousser les assauts du sable, la surprise vient d'une oasis urbaine. Karim El-Jisr, responsable développement durable, fait visiter cet écoquartier surgi du désert de sable blanc en dix ans et truffé d'innovations prometteuses – comme des serres refroidies par évaporation de l'eau, très peu énergivores.
Découverte encore au Sénégal, où les habitants participent au reboisement de la « muraille verte ». Ce projet titanesque consiste à replanter, souvent à la main, des arbres sur une vaste bande de territoire qui s'étend d'est en ouest sur la grande largeur de l'Afrique.
Parce que les espèces animales contribuent aussi à freiner l'avancée du désert, le Tchad a, quant à lui, décidé de réintroduire des oryx algazelles, après que cette espèce de grande antilope a été déclarée éteinte à l'état sauvage, en 2000. Le film offre alors l'occasion unique de suivre la réintroduction de vingt-cinq mâles, soit trente heures d'un voyage complexe depuis les Emirats, où ils sont élevés jusqu'à ce qu'ils soient relâchés, libres, en pleine nature.
L'opération, entièrement financée par les Emiratis, nécessite « des moyens colossaux pour vingt-cinq animaux » (sur les 500 qui doivent être in fine réintroduits). Le juste prix de la diversité, selon Hugo Clément, qui poursuit, soudain optimiste : « Il est possible de lutter contre la désertification. » A suivre.
Quand le désert approche, de Félix Seger (Fr., 2022, 52 min). France 5
https://www.lemonde.fr/culture/article/2022/04/04/quand-le-desert-approche-sur-france-5-cinq-exemples-de-lutte-contre-la-desertification_6120576_3246.html
EDIT : c'est pas faux...
Spoiler
Citation
« Nous détruisons la nature, mais nous ne prenons jamais pleinement conscience de l'ampleur des dégâts »
Audrey Garric
Le psychologue américain Peter H. Kahn, spécialiste des interactions entre les humains et la nature, est à l'origine de la notion « d'amnésie générationnelle environnementale ».
Peter H. Kahn est professeur au département de psychologie et à l'école des sciences environnementales et forestières de l'université de Washington, et directeur d'un laboratoire qui travaille sur les interactions des humains avec la nature et la technologie. Il appelle à repenser notre relation à la nature et aux autres humains afin de résoudre la crise climatique.
Les scientifiques alertent sur la crise environnementale depuis plusieurs décennies, son impact s'aggrave partout dans le monde, et pourtant la mobilisation reste faible. Pourquoi n'agissons-nous pas à la hauteur de l'urgence ?
Il y a de nombreuses raisons qui y contribuent : l'accent mis par les gens sur le court terme et sur leur désir de consommation, apparemment sans fin ; les grandes entreprises, lorsque leurs business models profitent des dommages causés à l'environnement et contribuent parfois à la désinformation ; les politiques de division, où l'identité des groupes se construit autour du scepticisme envers la science en général, et la science du climat en particulier. Il y a également le fait de rejeter la responsabilité sur les autres. Ou encore de reporter l'effort à plus tard, comme un toxicomane qui remet au lendemain sa cure de désintoxication. Mais demain n'arrive jamais. Enfin, il y a le problème de l'amnésie générationnelle environnementale.
De quoi s'agit-il ?
Nous construisons tous une conception de ce qui est normal du point de vue de l'environnement sur la base du monde naturel que nous rencontrons dans notre enfance. Le nœud du problème est que le degré de dégradation de l'environnement augmente à chaque génération, mais chaque nouvelle génération a tendance à considérer cette condition dégradée comme la condition non dégradée, comme l'expérience normale. Par exemple, mes recherches montrent que les enfants qui grandissent dans des villes très polluées savent à peine que leur ville est polluée, car la pollution est normale pour eux. Ainsi, en tant qu'êtres humains, nous détruisons la nature, mais nous ne prenons jamais pleinement conscience de l'ampleur des dégâts et des pertes, parce que nous nous référons à une nature que nous avons connue lorsque nous étions enfants.
La population fait pourtant l'expérience directe de plus en plus d'événements climatiques extrêmes...
Nous commençons également à normaliser les conditions météorologiques extrêmes. Les événements qui, nous dit-on, ne sont censés se produire que tous les cent ans, ou tous les mille ans, ont désormais lieu régulièrement. Et, à mesure que cela s'accélère, nous commençons à accepter que nous sommes dans une nouvelle ère. Il n'y a pas de révolution, de mouvement de masse qui appelle à changer de mode de vie.
Comment pouvons-nous agir face au changement climatique ?
Sur autant de fronts que possible. Si chacun agit, à son échelle, cela compte. Pour ma part, dans le cadre de mon programme de recherche, j'ai montré comment concevoir l'environnement bâti – et les systèmes éducatifs – afin de favoriser l'interaction avec la nature. Par exemple, à Seattle, la région a réutilisé une ancienne ligne de chemin de fer et créé un sentier de 30 km, dont une grande partie longe un lac. Cela permet de vivre une expérience de la nature plus profonde – plus longue, plus variée et plus stimulante, et qui sollicite davantage les sens – que de faire le tour d'un pâté de maisons ou de marcher sur un tapis roulant. L'idée est de passer de la diminution à l'augmentation, c'est-à-dire à une profondeur, une intimité et un amour accrus pour le monde naturel. Lorsque nous aimons quelque chose, nous en prenons soin.
Essayez-vous, de cette façon, de renouveler le lien entre les humains et la nature ?
Oui, exactement. J'aime ce mot « renouveler », de même que « redécouvrir ». Parce que c'est un lien que nous avons eu pendant des dizaines, voire des centaines, de milliers d'années dans notre histoire évolutive, pendant l'ère paléolithique. Mais, avec l'avènement de l'agriculture, les choses ont radicalement changé et nous ont conduits là où nous sommes aujourd'hui, dans des cultures pour beaucoup basées sur la domination. Tant que nous nous considérerons comme dominant les autres et la nature, il sera peut-être impossible de résoudre la crise climatique. Nous devons passer à une éthique de l'amour, de la relation avec la nature.
Y a-t-il plus d'écoanxiété qu'auparavant, dans la société ?
Ce n'est pas sûr. D'un côté, dans les dix à soixante prochaines années, le changement climatique pourrait mettre fin au monde tel que nous le connaissons. De ce point de vue, les gens sont plus écoanxieux que jamais, et ils ont de bonnes raisons de l'être. D'un autre côté, en raison de l'amnésie générationnelle environnementale, les gens ne saisissent pas pleinement ce qui a été perdu et ce qui sera perdu, ce qui atténue l'écoanxiété.
La technologie peut-elle nous aider à résoudre la crise climatique ?
Nous sommes une espèce technologique, donc nous continuerons à essayer. Mais, en général, les nouvelles technologies, si elles parviennent à résoudre les problèmes pour lesquels elles ont été conçues, en créent de nouveaux. Par exemple, les installations de panneaux solaires à grande échelle dans de nombreuses régions du monde entraînent des dommages environnementaux involontaires, tels que la destruction d'écosystèmes arides et semi-arides, la perte d'habitats et l'utilisation de matériaux très dangereux dans le processus de fabrication. La crise climatique n'est pas un échec de la technologie. C'est un échec de la sagesse et de la bonté humaines.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/04/05/nous-detruisons-la-nature-mais-nous-ne-prenons-jamais-pleinement-conscience-de-l-ampleur-des-degats_6120683_3244.html
Il y a encore des progrès à faire en matière environnementale, mais nous n'en sommes pas moins sur la bonne voie et il ne faut pas relâcher nos efforts ! [:aloy]
https://youtu.be/LxgMdjyw8uw
Mouais. Je reste très dubitatif quant aux espoirs que la technologie peut nous offrir, parce qu'elle apportera forcément (ou au moins probablement) d'autres problèmes.
Tant que la technologie sera utilisée dans des buts de fliquage, d'harceler son voisin et/ou de contrôler les masses, c'est certain. Alors qu'elle était censée être à l'origine un outil d'échanges et de communication mondiale, ainsi qu'améliorer le quotidien. Il y en aura toujours pour détourner la mission première d'une idée bienveillante, malheureusement.
@Samantha Rosenwood Rien à voir avec une quelconque histoire de flicage, ici. [:aie] Il est question de technologies basées sur les.combustibles fossiles et de celles basées sur les énergies renouvelables. [:lol]
Merci,
@Volcano! Oui, là, c'est autre chose!
@Rincevent Voici une vidéo qui fait écho à un article que j'avais posté en décembre dernier. (http://forum.saintseiyapedia.com/index.php/topic,4424.msg883287.html#msg883287) Comment la Chine tenta de stopper l'expansion du Désert de Gobi à partir de la fin des années 1970 :
https://www.youtube.com/watch?v=yu_qTrxTEEA
[:aloy]
Ben ils peuvent y mettre de l'argent, ce sont eux qui ont deforesté comme des tarés. Et grâce à eux les voisins profitent aussi des tempêtes de sable.
Jésus-cuit, quelle horreur ! [:wtf0]
Spoiler
(https://preview.redd.it/kim01cf5ojw81.jpg?width=640&crop=smart&auto=webp&s=890d9036702ced6ad78378068a994ec9f2caafc4)
https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/uexaed/the_current_extreme_heatwave_in_pakistan_and/
Oui, c'est rouge sang!
Et même chauffé à blanc à certains endroit. [:sweat]
Purée... [:sweat]
Ils n'ont qu'à demander de l'air frais à leurs pote russes [:hurle] [:trollface]
Ou tout simplement se mettre plus sérieusement au nucléaire. [:aloy]
https://www.youtube.com/watch?v=4aUODXeAM-k
Et d'ailleurs, j'avais lu que l'Inde a lancé un programme de développement de centrales nucléaires utilisant le cycle du thorium (https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_du_combustible_nucl%C3%A9aire_au_thorium), bien plus viable à long terme en raison de la forte abondance du thorium sur Terre, tandis que l'uranium est plutôt rare et que le plutonium est pratiquement inexistant à l'état naturel.
Citation de: Volcano le 01 Mai 2022 à 15:20:35
Ou tout simplement se mettre plus sérieusement au nucléaire. [:aloy]
Je ne sais pas pourquoi , mais moi ce pays couplée avec cette technologie... je serai pas rassuré [:beuh]
Mais qu'est-ce que... [:crom] / [:delarue1]
https://www.liberation.fr/environnement/biodiversite/chine-la-decouverte-rare-dune-foret-primaire-dans-un-gouffre-pourrait-constituer-un-conservatoire-despeces-reliques-20220520_3YYNJDT2LBEE7DGVUVD6B2HCSI/
Quelqu'un est peut-être déjà passé par là
(https://64.media.tumblr.com/746d9548cd3e7c466d2dee4396095959/tumblr_mtphc3ZMYH1s7fyufo1_r1_500.gifv)
J'adore ce genre de découverte.
Le gif Tomb Raider est parfaitement pensé pour le coup.
Moi j'ai imaginé la vie autour de la météorite dans le film « Évolution ».
Le problème maintenant ça va être de trouver comment empêcher le public de s'y rendre.
Au hasard: on pourra pas? [:delarue6]
En ne divulguant pas l'emplacement, déjà, peut-être ?
Bof, si y'a du fric à se faire en en faisant un piège un touriste, ça se fera :o
Ils ne sont pas tous en quarantaine en Chine en ce moment ?
Si et pour un moment encore. Mais je pensais à l'autre site dont ils parlaient, en Australie.
La montagne, son air pur, ses eaux crades...
https://theconversation.com/pyrenees-francaises-un-cocktail-toxique-impressionnant-detecte-dans-les-lacs-de-montagne-181860
Ah bon ? C'est pas une initiative que j'aurais pensé savoir en cours de réalisation.
https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-l-espagne-demolit-des-barrages-pour-liberer-ses-cours-d-eau
Surprenant.
https://www.courrierinternational.com/article/incendies-les-savoirs-autochtones-contribuent-a-devoiler-l-histoire-des-forets-californiennes
La réalité a rattrapé la fiction seulement 8 ans plus tard... :'(
https://twitter.com/alma_dufour/status/1537316705621385216
Les éboueurs n'ont pas intérêt à être en grève à ce moment-là. [:aie]
https://www.huffingtonpost.fr/entry/marseille-sera-touche-par-un-tsunami-dici-30-ans-cest-quasi-sur-selon-lunesco_fr_62b56f23e4b04a6173686ab5 (https://www.huffingtonpost.fr/entry/marseille-sera-touche-par-un-tsunami-dici-30-ans-cest-quasi-sur-selon-lunesco_fr_62b56f23e4b04a6173686ab5)
Ah ben si ils espère que la vague enlèvera les déchet. [:trollface]
V'la autre chose tiens. [:shinobu1]
Brice de Nice pourra enfin faire du surf ! ;)
Et ce sera peut-être plus tôt que prévu... :o
https://fr.euronews.com/2022/06/30/etats-unis-la-cour-supreme-limite-les-moyens-de-letat-federal-pour-lutter-contre-le-rechau (https://fr.euronews.com/2022/06/30/etats-unis-la-cour-supreme-limite-les-moyens-de-letat-federal-pour-lutter-contre-le-rechau)
[:facepalm]
Pour sauver la planète, mangez un jet privé. [:pfft]
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/l-impact-ecologique-demesure-des-jets-prives_164673
Citation de: Volcano le 04 Juillet 2022 à 18:45:03
Pour sauver la planète, mangez un jet privé. [:pfft]
Oui mais de qui ? [:aie]
>>>>>>> [EXIT]
https://www.airparif.asso.fr/surveiller-la-pollution/la-pollution-en-direct-en-ile-de-france
Punaise. On est actuellement dans l'un des pires pics de pollution que j'aie vu en IDF depuis que j'y suis installé. Et ce pic d'ozone n'est même pas centré sur Paris ! [:chiyo1]
Je connais pas ce coin-là, y a quoi ? De l'industrie, des gros cultivateurs ?
À l'Est de cette zone se trouve Cergy-Pontoise, préfecture du Val d'Oise. Et au sud il y a Mantes la Jolie, Yvelines. Donc deux des plus grosses villes d'IDF. Mais oui, vers le centre de cette zone de pollution c'est la campagne.
Edit. Et maintenant ça change. La pollution à l'ozone s'étend vers l'est du Val d'Oise et est de plus en plus proche de Paris. Et le sud de la capitale se couvre lui aussi d'un manteau d'ozone.
Merci à qui pour avoir empêché la réalisation de travaux d'aménagement qui auraient facilité la tâche des pompiers dans la lutte contre l'incendie à la Teste de Buch ? Merci à ces crétins d'écologistes ! :o
https://twitter.com/vinceflibustier/status/1548193933150154753
Bien !
https://www.courrierinternational.com/article/botanique-une-immense-foret-de-camphriers-presumes-presque-eteints-decouverte-a-sumatra
Gnarf... [:petrus]
https://theconversation.com/comment-les-forets-de-yellowstone-se-sont-regenerees-apres-les-terribles-feux-de-1988-187312
Les arbres peuvent repousser, mais le CO2 lâché dans l'atmosphère pendant les incendies ne partira pas si facilement... on n'a pas besoin de ça en plus du reste !
Citation de: Moïra le 20 Juillet 2022 à 00:52:25
Les arbres peuvent repousser, mais le CO2 lâché dans l'atmosphère pendant les incendies ne partira pas si facilement... on n'a pas besoin de ça en plus du reste !
Ça nourrira les arbres environnants sur le chemin des fumées, en principe [:aloy]
Citation de: Byaku le 20 Juillet 2022 à 04:53:43
Ça nourrira les arbres environnants sur le chemin des fumées, en principe [:aloy]
Si la fumée n'a pas eu la courtoisie de rester sur son lieu de production, le CO2 non plus... https://www.nouvelobs.com/ecologie/20220719.OBS61104/l-odeur-de-brule-et-la-fumee-des-incendies-de-gironde-atteignent-paris.html (https://www.nouvelobs.com/ecologie/20220719.OBS61104/l-odeur-de-brule-et-la-fumee-des-incendies-de-gironde-atteignent-paris.html)
Les incendies ne vont pas s'arranger au fil des décennies, et celui qui a touché la Bretagne ces derniers jours risque fort de ne pas être le dernier...
https://www.huffingtonpost.fr/entry/les-incendies-de-gironde-expliques-en-chiffres-et-cartes_fr_62d6cb91e4b008a2d03f2a15
Citation de: Moïra le 20 Juillet 2022 à 07:22:29
Si la fumée n'a pas eu la courtoisie de rester sur son lieu de production, le CO2 non plus... https://www.nouvelobs.com/ecologie/20220719.OBS61104/l-odeur-de-brule-et-la-fumee-des-incendies-de-gironde-atteignent-paris.html (https://www.nouvelobs.com/ecologie/20220719.OBS61104/l-odeur-de-brule-et-la-fumee-des-incendies-de-gironde-atteignent-paris.html)
C'est petit comparé au cramage de nooooootreuuuh daaaameeeuuh [:trollface]
Citation de: Volcano le 20 Juillet 2022 à 07:23:02
Les incendies ne vont pas s'arranger au fil des décennies, et celui qui a touché la Bretagne ces derniers jours risque fort de ne pas être le dernier...
https://www.huffingtonpost.fr/entry/les-incendies-de-gironde-expliques-en-chiffres-et-cartes_fr_62d6cb91e4b008a2d03f2a15
M'en fout y a que des rochers et du sable ou je suis :o
Ouais égoïste [:aie]
C'est sûr que, rapporté au volume de la Terre, ça fait peu. [:chiyo1] [:aie]
https://twitter.com/EricLagadec/status/1550169683428524034
Ho ho ! [:nicenice]
http://www.slate.fr/story/231200/castors-meilleurs-allies-contre-effets-du-rechauffement-climatique (http://www.slate.fr/story/231200/castors-meilleurs-allies-contre-effets-du-rechauffement-climatique)
C'est donc une bonne chose que les populations européennes sont en croissance depuis un siècle.
(https://sp-ao.shortpixel.ai/client/to_webp,q_glossy,ret_img,w_1024/https://cartographymaster.eu/wp-content/uploads/2019/07/Beinder_1600px-512x362@2x.jpg)
https://cartographymaster.eu/studentwork/the-return-of-the-european-beaver/
Les petites taches jaunes c'est les populations au début du XXe, les taches vertes c'est aujourd'hui.
@Rincevent Oui, c'est une très bonne chose. Bien sûr cet "effet kiss cool" ne va pas enrayer le réchauffement climatique, mais ça fera probablement partie des petits trucs qui peuvent contribuer à l'atténuer en se cumulant. [:aloy]
Tiens donc.
https://www.courrierinternational.com/article/agriculture-au-zimbabwe-un-retour-force-aux-cereales-locales
L'autre jour je suis tombé sur ce twitt, qui m'a laissé perplexe. Après recherche, il s'avère qu'en effet, le coton est une ressource de base pour fabriquer du nitrocellulose, fulmicoton ou coton-poudre, un explosif moins efficace mais moins cher que la poudre à canon...
https://mobile.twitter.com/kamilkazani/status/1542969680826187777
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Nitrocellulose
https://www.universalis.fr/encyclopedie/coton-poudre/
Une mer entière rayée du globe juste pour faire des munitions moins chères. [:haha pfff]
Encore une preuve du réchauffement climatique : le Cirque de Gavarnie a perdu la quasi totalité de ses neiges éternelles. :'(
https://www.francetvinfo.fr/meteo/neige/pyrenees-les-neiges-eternelles-de-gavarnie-se-font-de-plus-en-plus-rares_5284195.html
Qui est l'un des plus gros pollueurs de la planète ? Une entreprise qui produit le plus célèbre soda au monde. :o
https://twitter.com/ARTEfr/status/1554497255926792199
J'en bois aucun des deux. :o
Il faut dire que si c'était Jojo et sa TPE qui vend à ses voisins la société produisant le plus de déchets plastiques il y aurait de quoi être surpris. [:aie]
Citation de: Volcano le 02 Août 2022 à 19:02:50
Qui est l'un des plus gros pollueurs de la planète ? Une entreprise qui produit le plus célèbre soda au monde. :o
https://twitter.com/ARTEfr/status/1554497255926792199
Pas tellement nouveau comme info ; à ajouter à la surconsommation d'eau là où ils passent :
https://reporterre.net/Au-Mexique-la-population-manque-d (https://reporterre.net/Au-Mexique-la-population-manque-d)
Ca par contre, c'est une nouveauté... [:beuh]
http://www.slate.fr/story/231715/eau-pluie-contient-produits-chimiques-eternels-cancerigenes-pfas-cancer-maladies
Déprimant. [:tsss] [:haha pfff]
Et je dis oui ! [:holl3] [:valls]
https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2022-08-02/qu-est-ce-que-l-effet-d-albedo-cette-solution-non-polluante-qui-permet-de-reduire-la-chaleur-en-ville-3bef491e-7d43-42bf-9f13-54ba7ff18051
Il est plus que temps qu'on s'y mette, nom d'un chien !
Et j'avais déjà parlé début avril du cas de Los Angeles évoqué dans l'article. [:aloy]
http://forum.saintseiyapedia.com/index.php/topic,4424.msg894449.html#msg894449
Oui mais là le mec pousse la logique plus loin en voulant étendre l'éclaircissement aux toits de maison et de voiture.
Question de bon sens, et il est plus que temps de se décider à déminéraliser un peu le sol des villes. Mais évidemment, ça aura ses contraintes et ses coûts...
Ne pas le faire engendrera plus de frais : frais de santé publique pour soigner les victimes des canicules, frais d'électricité pour faire fonctionner des climatiseurs, notamment.
En intégrant l'albédo des surfaces aux mesures de lutte contre le réchauffement climatique, on réalise donc des économies. [:aloy]
Quand on voit que juste demander un audit c'est trop lourd on peut craindre de voir ça arriver...
https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/08/03/passoires-thermiques-l-entree-en-vigueur-de-l-audit-obligatoire-de-nouveau-reportee_6137062_3224.html
Paris le 18 juin dernier, en pleine vague de chaleur.
https://twitter.com/mairie15/status/1554767037842558977
Hier j'ai lu un témoignage d'un couple qui en était arrivé à aller dormir sur le matelas qu'ils avaient installé dans leur jardin ouvrier pour que ça soit supportable. [:petrus jar]
Citation de: Volcano le 04 Août 2022 à 13:14:37
Ne pas le faire engendrera plus de frais : frais de santé publique pour soigner les victimes des canicules, frais d'électricité pour faire fonctionner des climatiseurs, notamment.
En intégrant l'albédo des surfaces aux mesures de lutte contre le réchauffement climatique, on réalise donc des économies. [:aloy]
Entièrement vrai, mais nécessite d'avoir une vision à long terme et d'ensemble. Modifier la ville, planter des arbres, changer les revêtements, faire de l'ombre, c'est surtout le budget de la mairie qui va prendre et électoralement c'est un risque. Alors que ce n'est pas majoritairement la mairie qui payera la climatisation dans les logements ni les frais de santé.
En somme, comme d'habitude, chacun va se renvoyer la balle. Et à coup sûr, certains diront que ça ne vaut pas la peine de faire des frais pour un problème saisonnier : du genre, si on plante des arbres, il faudra les entretenir, veiller à ce qu'ils n'aient pas de parasites, ramasser les feuilles, le pollen allergisant, le risque de chutes de branches, les racines qui déforment les trottoirs ou qui vont trop profondément... bref d'aucuns considéreront que c'est beaucoup d'ennuis pour un bénéfice trop court.
En bref, le changement c'est chiant et ça coûte cher, même si c'est pour essayer de sauver nos miches...
Hier je lis un article où un bled du Var a été contraint d'installer des limitations d'eau, les sources étant à sec. Donc 150 litres par personne et par jour, mais certains l'ont découvert un peu brutalement et ont râlé un peu. Mon vieux, qui surveille attentivement toutes ces dépenses, me fait remarquer que nous on tient depuis des années à 92 litres par personne, et on a lave-vaisselle, lave-linge, deux salles de bain, etc. Enfin on vit pas au XIXe, quoi. Comment font ces gens ?? 20 000 litres par jour ?! Sérieusement ??? [:chiyo1]
Spoiler
CitationLa douche avec la casserole, ça remet les idées en place »
Ravitaillée par camion-citerne, Seillans, dans le Var, limite la consommation d'eau à 150 ou 200 litres par personne et par jour
Sofia Fischer
Seillans (Var) - envoyée spéciale - Partout, la végétation jaunit. Sous les pieds, la terre crisse. Même les oliviers, pourtant reconnus pour leur robustesse face au manque d'eau, se recroquevillent. La source du Baou-Roux et le forage dans la nappe phréatique, qui alimentent la commune de Seillans (Var), sont à sec. Une partie du village a dû limiter sa consommation à 150 litres par personne par jour, début mai. Depuis fin juillet, les quartiers qui étaient jusqu'alors épargnés doivent, eux aussi, économiser au robinet : 200 litres maximum par personne par jour pour les plus chanceux.
Dans les maisons, des bassines en plastique sont disposées dans les éviers pour récupérer l'eau de cuisine et de vaisselle. Elise Dartmour, artiste et enfant du pays, s'est mise à récupérer l'eau des pâtes. « Il faut que les gens comprennent qu'un jour, ils ouvriront le robinet, et il n'y aura plus d'eau. » Les mesures de plus en plus coercitives visent à éviter ou, au moins, à retarder le pire : la coupure totale. A Bargemon et à Ollières, deux autres communes du département, l'eau est même devenue impropre à la consommation car les nappes étaient trop asséchées et les pompes, en raclant le fond, prélevaient aussi des sédiments.
Sur la colline, Daniel, 77 ans, vide les 8 000 litres de son camion-citerne dans la réserve d'eau de Seillans. Acheté pour l'occasion par la communauté de communes, le véhicule zigzague six fois par jour sur les hauteurs du village pour ravitailler le bâtiment rectangulaire depuis une borne incendie de la ville voisine, qui dépend d'un autre cours d'eau, la Siagnole . Cet ancien routier se réveille à 4 heures pour remplir son camion à la borne de Fayence, en contrebas.
« Pas très loin de la rupture »
A l'entrée du château d'eau, comme un signe de dernier espoir, trône un oratoire. Mais à la mairie, le constat est sans appel : vu la vitesse record à laquelle baisse le débit de la Siagnole, elle ne tiendra peut-être pas le coup avec l'arrivée des touristes d'août. L'été, le village attire des visiteurs du monde entier et double sa population.
Pour les quartiers soumis aux restrictions les plus strictes, 150 litres par personne, c'est de quoi faire tourner une machine, cuisiner, et prendre une douche. Sur l'en-tête des courriers envoyés aux usagers, la mairie a choisi cette citation : « Quand tu portes ton propre seau d'eau, tu connais la valeur de chaque goutte ». Afin de préserver la continuité du service public, « seul un partage équilibré de l'eau permettra de décaler voire d'éviter les coupures », précise la lettre. Le sens de l'effort et du partage, c'est les mots que martèle René Ugo, maire (sans étiquette) de Seillans.
A ses côtés, le directeur de la régie des eaux, Eric Martel, est sur le pont. Il ne partira en vacances « que quand il pleuvra ». Ses équipes techniques surveillent quotidiennement les niveaux et décident de la répartition de la dotation en eau pour les huit communes qui dépendent de la Siagnole. Le week-end du 14 juillet, déjà, Eric Martel l'a vécu dans l'angoisse : « Il y a eu un pic, on n'est pas passé très loin de la rupture. »
La mairie s'est retrouvée obligée de surveiller les consommations. Pour les foyers qui dépassaient l'allocation autorisée, une « pastille » qui réduit de six fois le débit d'eau est installée. Dans leur maison au sud de village, les Caporossi en ont fait les frais, en juin. Désormais, impossible de prendre une douche pendant qu'une machine tourne ou d'allumer deux robinets en même temps. La piscine, dont l'eau s'évapore, se vide. Ghislaine maintient juste un petit carré de fleurs avec l'eau du Jacuzzi que le couple n'utilise plus. « Au départ, on n'avait pas compris, assurent-ils. Et puis, 150 litres d'eau, c'est vraiment abstrait : on ne sait pas vraiment ce qu'on consomme. »
1 500 euros par semaine
Aux habitants qui pestent sur une « mauvaise gestion du réseau » , le maire a préparé sa réponse : une entreprise a été mandatée pour colmater les fuites. « Les gens ne veulent pas voir que le changement climatique, ce n'est plus à l'autre bout du monde, chez les autres. C'est là. Nous sommes les premiers à vivre ça en France, et cela va se généraliser » , prédit l'élu. En quelques semaines, il est devenu spécialiste des nappes et des sources du coin, dont il connaît désormais les emplacements et les débits par cœur. Mais les habitudes sont longues à se mettre en place, et le temps presse. « Seillans est un laboratoire de ce qui arrive pour les autres. »
Malgré l'impression initiale d'avoir été sanctionnés comme des mauvais élèves, les Caporossi se plient aux restrictions de bonne grâce. Ils limitent les douches, récupèrent l'eau de cuisson, ont abandonné l'arrosage du jardin. « La situation est terrible, concède Ghislaine, on doit tous faire notre part. » Mais comme beaucoup d'habitants, ils ont le sentiment « que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne ». Sur les hauteurs, des maisons secondaires plus grandes que la leur font grimper le compteur jusqu'à 20 000 litres par jour, soit plus de cent fois la limite autorisée. La mairie a compté encore six à sept cents maisons à « pastiller » dans les huit communes. Une amende de 1 500 euros par semaine est prévue pour les abus, « mais certains ont l'impression que l'argent permet de tout acheter » , estime la mairie.
« Ce n'est pas possible d'avoir une petite mamie dans le village qui utilise 60 mètres cubes par an et des villas qui pompent deux cents fois ça pour arroser leurs gazons pour deux semaines de vacances par an, concède M. Martel. 1 500 euros, pour certains, ce n'est rien, alors que prendre sa douche avec une casserole, ça, ça remet les idées en place. » Les gîtes et hôtels du coin n'ont pas été soumis aux restrictions, même si certains demandent aux clients de faire attention. Bruno, un voisin des Caporossi, a dû abandonner son potager à contrecœur : « Quand je regarde mes plants mourir en entendant les gens dans les gîtes autour sauter dans les piscines toute la journée, c'est vraiment dur. »
https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/08/03/prendre-sa-douche-avec-sa-casserole-ca-remet-les-idees-en-place-dans-le-var-laboratoire-de-la-secheresse_6136999_3244.html
Ils remplissent une piscine géante à chaque fois qu'ils veulent faire trempette ?
Bah c'est ça un peu, il doit avoir surement des gens fortunés en vacance là. Sans compter les paysans qui ont besoin de beaucoup d'eau eux aussi pour leur exploitation. [:shinobu1]
Vous avez jamais vu (ou lu) Manon des Sources genre? L'eau a toujours manqué dans le Sud mais là on atteints des niveau critiques, des restrictions d'eau on en a depuis toujours en fait certains été (j'ai toujours connus ça moi), même dans ma ville, pas le droit d'arroser etc... Par contre après quand la pluie arrive il pleut autant qu'en Bretagne... mais d'un coup. [:aie] [:lol] (et ça sera pas avant cet automne quoi si tout va bien.)
Citation de: Benji le 05 Août 2022 à 09:04:24(et ça sera pas avant cet automne quoi si tout va bien.)
En espérant qu'il y ait un automne, déjà [:shinobu1] [:trollface]
Citation de: Benji le 05 Août 2022 à 09:04:24
Vous avez jamais vu (ou lu) Manon des Sources genre?
Genre s'il y a des restrictions d'eau en ce moment, c'est parce qu'une nana a bouché le lac souterrain qui alimente toutes les sources du coin parce qu'elle voulait venger son père ? [:chiyo1]
La chèvre du grand-père de Benji avait fait tomber la porte de la cabane du père de la nana. Même si elle était vermoulue, ça exige des excuses. [:kred]
Il y a un truc qui me chiffonne : 150 l/j/personne, c'est le ratio moyen normal de consommation d'eau potable en France en fait. 200 l/j/personne dans certaines villes / régions mais pas plus. Donc, fixer ce ratio ne me semble pas être synonyme d'économies... J'ai entendu sur d'autres canaux un ratio de 150 l/j/foyer ce qui en l'occurrence est autrement plus contraignant, par contre. A clarifier, donc.
Sinon, je partage sans réserve les avis ci-dessus sur la nécessité de désimperméabiliser les villes : diminution des ICU (îlots de chaleur), rafraichissement global (évapotranspiration des végétaux) mais également recharge des nappes plus homogène, amélioration de la teneur en eau des sols de surface, réduction du ruissellement et donc des risques d'inondation, etc.
Hormis les coûts associés (et effectivement, cela nécessite de fait une vision long terme que n'ont pas les politiques avides de réélection...), il y aussi le sujet de la pollution des sols. Dans les zones urbaines notamment, la gestion du risque pollution passe bien souvent par du recouvrement : béton, bitume ou dans le meilleur des cas apport de terres saines par dessus les terres de mauvaise qualité. Desimperméabiliser dans certains secteurs revient donc à remettre en contact des terres "pas glop" avec les usagers, problème encore plus important dans le cas d'établissements sensibles (établissements scolaires, EHPAD, etc). Donc cela passe par des études de risques complémentaires et potentiellement des changements d'usage.
Citation de: Alaiya le 05 Août 2022 à 10:16:48
Il y a un truc qui me chiffonne : 150 l/j/personne, c'est le ratio moyen normal de consommation d'eau potable en France en fait. 200 l/j/personne dans certaines villes / régions mais pas plus. Donc, fixer ce ratio ne me semble pas être synonyme d'économies... J'ai entendu sur d'autres canaux un ratio de 150 l/j/foyer ce qui en l'occurrence est autrement plus contraignant, par contre. A clarifier, donc.
Le mode de consommation n'est peut-être pas le même non plus d'un bout à l'autre de la France. J'aurais tendance à soupçonner que tout ceux qui ont leur grosse maison (construite dans les bois de manière plus ou moins légale, difficile d'accès pour les pompiers et logiquement plus exposée aux feux de forêt) avec piscine énorme youpi tralala on s'en fout on a du blé ne sont pas du genre à surveiller les dépenses et encore moins l'impact écologique. L'autre jour c'était un petit vieux qui se faisait aligner parce qu'il était en train d'arroser le jardin en mode "ah bon, ah je savais pas qu'il y avait la sécheresse...".
Enfin je sais pas, je suis allé voir ce qu'une piscine ça représentait en volume d'eau (il a aussi fallu que je me rafraîchisse la mémoire : 1 m³ = 1000 litres :o), et on voit bien où est le problème.
Citationpotentiellement des changements d'usage.
Et on sait à quel point ça va être facile. :'(
Entre ceux qui nient le problème, ceux qui ne veulent pas le voir, ceux qui ne voudront pas payer, ceux qui s'en foutent (essentiellement des retraités qui gueulent comme des putois à la moindre restriction liberticide qu'on leur impose), on n'est pas sortis de l'auberge. ::)
On touche aux limites de l'individualisme forcené. Sans tomber dans le collectivisme non plus, la situation actuelle rappelle que la liberté individuelle a des limites, dont le respect de celles fondamentales d'autrui et la responsabilité. Sans compter qu'une société ne fonctionne pas que comme une somme d'individus indépendants.
Citation de: Rincevent le 05 Août 2022 à 11:05:20J'aurais tendance à soupçonner que tout ceux qui ont leur grosse maison (construite dans les bois de manière plus ou moins légale, difficile d'accès pour les pompiers et logiquement plus exposée aux feux de forêt) avec piscine énorme youpi tralala on s'en fout on a du blé ne sont pas du genre à surveiller les dépenses et encore moins l'impact écologique.
(https://forum-images.hardware.fr/images/perso/9/el_fiasco.gif)
Hé ben justement, qu'on fasse d'abord chier ces gens-là qui vivent dans leur petit monde avant de penser à péter les couilles au pékin moyen, ça réglera déjà une grosse partie du problème comme par magie. Ooooooooooooh! (https://forum-images.hardware.fr/images/perso/pampers.gif) [:aloy]
Non parce que pleins de gorets pauvres ça peut avoir autant voire plus d'impact que quelques gros porcs extravagant.
Moi j'ai rien fay (http://www.simpsonspark.com/framegrabs/1f11/thumbs/frame178.jpg)
C'est ça. :o
Citation de: Rincevent le 05 Août 2022 à 12:39:35
Non parce que pleins de gorets pauvres ça peut avoir autant voire plus d'impact que quelques gros porcs extravagant.
Il y a tout de même des gros porcs extravagants qui ont autant d'impact que plusieurs milliers de gorets pauvres. [:aloy]
Mais la morale de l'histoire, c'est qu'il faut que chacun y mette du sien pour qu'on se sorte le cul des ronces. Les gros porcs comme les petits gorets. :o
C'est pour ça qu'il ne faut épargner personne. [:pfft]
Faudra peut-être aussi que l'agriculture s'adapte et adopte des variétés moins gourmandes en eau, comme ce type que j'avais vu y a déjà plusieurs années. Les cultivars qui donnent beaucoup mais qui ne supportent pas le moindre stress climatique (gel comme sécheresse), ça n'a peut-être plus beaucoup d'avenir.
https://youtu.be/uxfYSThgj30
Oui lui, tiens, j'aime beaucoup l'analogie avec la grenadine.
https://youtu.be/-kJvPjAaokY
Les Gorges du Verdon sont quasiment à sec. [:mouaisok]
https://twitter.com/brutofficiel/status/1556888003317989376
Et ouais, voilà... Pas faute d'alerter sur ce sujet depuis des années. Maintenant, va-t-il y avoir un moment où il va falloir considérer que partir en vacances c'est désormais un luxe ?
Citation de: Rincevent le 10 Août 2022 à 12:44:57
Et ouais, voilà... Pas faute d'alerter sur ce sujet depuis des années. Maintenant, va-t-il y avoir un moment où il va falloir considérer que partir en vacances c'est désormais un luxe ?
NON MAIS TU RÊVES !!
Déjà rien qu'avec 1 an ou 2 de confinement, les gens n'en
"pouvaaaaaaaaient pluuuus" et se sont tous rués pour partir dès qu'ils l'ont pu...
Ceux qu'on interrogeait à la télé, pardon...
"ça fait 2 ans qu'on n'est plus partis, on a réservé dès qu'on a pu!!!!" (holala oui, la mort, sinon !!)
Et que dire des secteurs de l'aviation et du tourisme qui ont failli mourriiiiiiiir !! [:cri]
Si partir en vacances devient un luxe, sale temps pour les cambrioleurs!
Citation de: Volcano le 10 Août 2022 à 10:08:59
Les Gorges du Verdon sont quasiment à sec. [:mouaisok]
On est allés au Gorges de Pennafort fin juin avec ma conjointe et autant l'année dernière, d'après les photos que j'ai vu lorsqu'elle y était allé avec sa soeur, il y avait de l'eau courante, autant là, ben, c'était soit à sec, soit avec des trous d'eau verdâtre [:mouaisok].
Citation de: Poseidon le 10 Août 2022 à 14:36:02
NON MAIS TU RÊVES !!
Déjà rien qu'avec 1 an ou 2 de confinement, les gens n'en "pouvaaaaaaaaient pluuuus" et se sont tous rués pour partir dès qu'ils l'ont pu...
Ceux qu'on interrogeait à la télé, pardon... "ça fait 2 ans qu'on n'est plus partis, on a réservé dès qu'on a pu!!!!" (holala oui, la mort, sinon !!)
Et que dire des secteurs de l'aviation et du tourisme qui ont failli mourriiiiiiiir !! [:cri]
Ben quand les gens auront tous constaté que y a plus de rivières en été, qu'il est impossible de sortir l'été à cause de la chaleur, qu'il n'y a plus de neige en hiver, que les forêts brûlent et que les mers se peuplent de machins qui piquent ou qui mordent qui n'étaient pas là avant (des collègues m'ont parlé d'une espèce invasive qui mord les baigneurs), ben le choix sera vite fait : se terrer dans une cave. [:kukuku]
Le truc, c'est que quand tu vis en ville, tu n'as qu'une envie l'été venu: fuir.
Perso, j'habiterais à la campagne dans une maison en pierre avec jardin, je pense que je considérerais d'avantage la question. Mais en l'état, quand je ne pars pas l'été c'est vraiment faute de moyen ou d'avoir pu me greffer sur un projet entre potes ou familial.
Ah je dis pas que ce n'est pas un besoin incompréhensible, hein. Évidemment il y a plein de circonstances qui font que se barrer est une nécessité. Sauf que la faisabilité de la chose va aller diminuant, à mon avis. Et que si les riches pourront continuer à se le permettre (à quoi bon être riche, sinon ?), la classe moyenne - ou ce qu'il en reste - pourra s'asseoir sur ses souhaits. Quant aux pauvres, n'en parlons pas.
Les pauvres ne partaient déjà pas en vacance donc la question ne se pose pas. :o
Citation de: Volcano le 10 Août 2022 à 10:08:59
Les Gorges du Verdon sont quasiment à sec. [:mouaisok]
https://twitter.com/brutofficiel/status/1556888003317989376
La grognasse qui accuse les jets et les voitures, je la sens bien LFIst... [:tsss]
C'est quand même un fait qu'il y a des "riches", des peoples et autres qui ne font pas beaucoup d'efforts pour limiter leur impact environnemental. :o
Les incendies de forêt dans le Sud-Ouest ont un effet inattendu ! [:aie]
https://twitter.com/Meteovilles/status/1557406367605981185
Wtf ??! 100 000 litres ? Quotidiens ? Et ça râle en plus ? Mais putain ! [:paraevil]
Spoiler
A Seillans, des réducteurs de débit imposés pour limiter la consommation d'eau
Sofia Fischer
La sécheresse a conduit la régie des eaux de cette commune du Var à surveiller et à imposer un rationnement de l'eau. Au-delà de 150 litres par jour et par personne, le débit est diminué au moyen d'un dispositif installé sur le compteur.
« Bonjour, c'est la régie des eaux ! » Il est 10 heures, l'ado qui a ouvert la porte ne semble pas bien comprendre ce qu'il se passe. « Vous avez consommé plus de 1 500 litres par jour, mais nous sommes en période de sécheresse et limités à 150 litres par personne. Je vais donc devoir réduire votre débit au compteur », explique le technicien. Le jeune est en vacances à Seillans, dans le Var, avec ses parents. Ils sont venus de Belgique pour profiter de cette superbe villa en pierre aux balconnets arrondis. Dans le jardin, scintille une piscine bleu turquoise.
A trois, la famille n'aurait pas dû dépasser les 450 litres par jour : depuis que la source du Baou-Roux et la nappe phréatique qui alimentent d'habitude Seillans sont à sec, une partie du village a dû restreindre sa consommation dès début mai. Pour les quartiers plus épargnés, la limitation a été décidée fin juillet, à 200 litres maximum par personne et par jour. Partout dans la région, les mairies mettent en place des mesures de plus en plus coercitives. Certaines distribuent même des bouteilles, faute d'eau au robinet. Avec son camion-citerne, un ancien routier de 77 ans emprunte six fois par jour les routes en zigzag de la colline afin de ravitailler la réserve de la commune.
« Seul un partage équilibré de la ressource permettra de décaler voire d'éviter les coupures. » René Ugo, maire de Seillans
Pour tenter « de repousser le pire », c'est-à-dire la coupure totale, les agents de la « régie » du Pays de Fayence (communauté de communes dont fait partie Seillans) tentent désespérément de faire appliquer l'arrêté municipal. Le problème, c'est que « pour 90 % des gens qui font attention, il y en a 10 % qui se croient tout permis », tempête René Ugo, le maire de Seillans et président de la communauté de communes. « Seul un partage équilibré de la ressource permettra de décaler voire d'éviter les coupures », rappelle l'élu. « Sens de l'effort », « partage »... Il ne cesse de marteler ces mots. Dans la garrigue, des villas pompent parfois plusieurs dizaines de milliers de litres par jour. « Les gens viennent en vacances et pensent que c'est du all inclusive : puisqu'ils ont de l'argent, alors ils peuvent consommer toute l'eau qu'ils veulent. Mais l'eau, il n'y en a plus. »
« Ils n'auront qu'à boire leurs billets », peste un employé de la régie. Dans des locaux flambant neufs, le service des eaux surveille la consommation hebdomadaire des habitants. Sur un document Excel, à chaque compteur, une ligne : nom, adresse, nombre d'occupants, dont chiens et chats. Et, bien sûr, la quantité de litres utilisés. Si la limite est dépassée, la case s'affiche en rouge. Dans ce cas, après un rappel d'usage, les techniciens se déplacent pour « pastiller » le compteur : en plaçant un bout de plastique de la taille d'un jeton de Caddie, percé d'un trou de 2 millimètres, ils réduisent de six fois le débit.
De quoi prendre une douche et cuisiner, mais pas en même temps. Une amende de 1 500 euros par semaine est prévue en cas d'abus malgré l'installation du dispositif. Pour les plus gros consommateurs, le jeton est percé d'un millimètre seulement. Une villa, connue pour son jardin en jungle tropicale et l'utilisation tous les étés de 100 000 litres quotidiens, en a fait les frais, début juillet. Avec un passage pour l'eau d'un millimètre de diamètre, difficile « de faire n'importe quoi. C'est le seul moyen de limiter ceux qui s'en fichent royalement de payer des amendes », estime le maire. Selon ses services, il reste encore 600 à 700 villas à « pastiller ».
Loupés et jet de tomates
Après la famille belge, Christophe (son prénom a été modifié) doit retourner limiter le débit d'une maison isolée au bout d'un chemin. Il pose une pastille de 2 millimètres, mais n'ose pas monter informer les propriétaires, réputés être « difficiles ». Les techniciens sont parfois malmenés. L'un d'eux a même reçu un jet de tomates, le mois dernier. Parfois, aussi, il y a des loupés : les relevés de compteur sont effectués chaque semaine et les locataires peuvent se retrouver à payer les excès de leurs prédécesseurs. A cela, la régie tente de s'adapter, enlève les pastilles une semaine sur l'autre s'il le faut.
Et puis il y a ceux qui sont persuadés « de faire attention », alors que le compteur explose, comme cette famille néerlandaise qui barbotte dans une piscine et dont le patriarche semble sincèrement interloqué. D'autres sont carrément de mauvaise foi, à l'image de ce quinquagénaire suisse. Corps bronzé et dents blanchies, pieds nus dans les flaques des plantes qu'il vient d'arroser copieusement, l'homme refuse pourtant d'admettre qu'il consomme 1 740 litres par jour. « Parfois, c'est dur de rester calme », concède Christophe.
Il n'est pas seul à grincer des dents. Dans les villages, des habitants se sont mis à appeler les policiers municipaux pour dénoncer les voisins. « Bon, dit le maire, les gens ont toujours l'impression que l'herbe est plus verte ailleurs. » Les gîtes et hôtels du coin ne sont pas soumis aux restrictions, et beaucoup pensent ne pas être « logés à la même enseigne ». Près de Fayence, une villa somptueuse où la princesse Diana était venue se remettre de son divorce pose de gros problèmes à la régie : elle pompe à elle seule 23 000 litres d'eau par jour. Mais le propriétaire, caché derrière une SCI, est injoignable, et les techniciens ne veulent pas se rendre sur place seuls. Ils ont finalement posé une pastille, le 8 août, en présence du maire.
https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2022/08/11/a-seillans-des-reducteurs-de-debit-imposes-pour-limiter-la-consommation-d-eau_6137736_4500055.html
Citation de: Rincevent le 11 Août 2022 à 13:07:10
Wtf ??! 100 000 litres ? Quotidiens ? Et ça râle en plus ? Mais putain ! [:paraevil]
Eh oui mon bon, le plus problème de mon coin de France il est surtout là. [:aie]
Le truc sur le Verdon ça fait peur et là j'ai vu aussi que le Rhin est si bas qu'ils commencent à avoir des problèmes de navigation. [:aie]
Au point où on en est, j'crois que d'ici l'été prochain, va falloir organiser un grand casting national "deviens le nouvel Assurancetourix" (https://forum-images.hardware.fr/images/perso/labbaipierre.gif)
Spoiler
(https://www.zupimages.net/up/22/25/2w3z.jpg)
Surtout pas. Déjà hier je lisais que les météorologues pouvaient envisager avec une certaine confiance que de fortes dépressions allaient naître en Méditerranée (la mer chaude qui réagit à la baisse des températures de l'atmosphère : l'air chaud est plus léger → il monte et ça crée des perturbations) et s'abattre violemment sur le Sud. Sauf que... pour que la pluie soit bénéfique faut qu'elle tombe en petite quantité et très régulièrement, pour humecter le sol et le rendre progressivement capable d'absorber l'eau. Si tout tombe d'un coup... ça ne reste pas.
Citation de: Benji le 11 Août 2022 à 13:17:55
Eh oui mon bon, le plus problème de mon coin de France il est surtout là. [:aie]
Mais sérieusement là faut intervenir avec l'aide de la maréchaussée si nécessaire, c'est pas croyable. [:tsss]
Citation de: Rincevent le 11 Août 2022 à 14:46:00
Surtout pas. Déjà hier je lisais que les météorologues pouvaient envisager avec une certaine confiance que de fortes dépressions allaient naître en Méditerranée (la mer chaude qui réagit à la baisse des températures de l'atmosphère : l'air chaud est plus léger → il monte et ça crée des perturbations) et s'abattre violemment sur le Sud. Sauf que... pour que la pluie soit bénéfique faut qu'elle tombe en petite quantité et très régulièrement, pour humecter le sol et le rendre progressivement capable d'absorber l'eau. Si tout tombe d'un coup... ça ne reste pas.
Oui ça risque de tomber grave en plus. Des orages probablement très musclés. [:aie]
Sinon oui comme a dit l'intervenant sur la vidéo du Verdon, les seuls moments par chez nous où c'est bon pour les nappes phréatiques, c'est vers l'automne/hiver, si jamais il pleut pas, on va être grave dans la mouise. [:sweat]
Citation de: Rincevent le 11 Août 2022 à 14:46:00
Surtout pas. Déjà hier je lisais que les météorologues pouvaient envisager avec une certaine confiance que de fortes dépressions allaient naître en Méditerranée (la mer chaude qui réagit à la baisse des températures de l'atmosphère : l'air chaud est plus léger → il monte et ça crée des perturbations) et s'abattre violemment sur le Sud. Sauf que... pour que la pluie soit bénéfique faut qu'elle tombe en petite quantité et très régulièrement, pour humecter le sol et le rendre progressivement capable d'absorber l'eau. Si tout tombe d'un coup... ça ne reste pas.
Mais sérieusement là faut intervenir avec l'aide de la maréchaussée si nécessaire, c'est pas croyable. [:tsss]
Pour que la pluie soit la plus bénéfique il faut aussi qu'elle tombe en automne et en hiver, quand l'évaporation due à la chaleur est minimale et que la plus grande partie de l'eau ira remplir les aquifères. [:aloy]
Ça, vu comment la terre est desséchée et dure comme de la pierre, le prochain épisode cévenol va nous provoquer de sacrées inondations.
Quand à la surconsommation en eau de certaines villas, je ne connaissais pas le coup du pastillage. Je crains que certains ne retirent la pastille en cachette ou ne se mettent à pirater le réseau. Je suggérerais bien une tarification croissante du mètre cube (plus tu consommes, plus tu payes), mais je crains que ça n'arrête pas les blaireaux ultra-pétés de thune qui se croient tout permis.
Concernant les piscines, ils faudrait distinguer celle qui ont un système de filtrage des machins que tu remplis à chaque fois. L'avantage des premières c'est que tu n'as pas besoin de la remplir : c'est la même eau pendant des années, sauf intervention nécessaire qui impliquerait de vider le bassin. Le désavantage, c'est que si le niveau d'eau descend trop et passe sous un certain seuil, la filtration va prendre un sacré coup car elle n'est pas faite pour filtrer de l'air...et couper la filtration complètement implique, surtout par cette chaleur, de vider toute l'eau car elle va devenir dégueulasse.
Donc il faut remplir un peu quand il fait très chaud, histoire de compenser l'évaporation. Ne pas le faire risque d'être beaucoup, beaucoup plus coûteux en eau.
Il me semble qu'il y a moyen d'éviter l'évaporation, ou du moins de la réduire fortement, en recouvrant la surface de pleins de petites balles plastiques qui bloquent la lumière. Après tout c'est ce qui se fait sur des lacs alors pourquoi pas des piscines ? Ça doit sans doute garder l'eau fraîche, en plus.
https://www.youtube.com/watch?v=uxPdPpi5W4o
Et ensuite des micro-particules de plastique partent dans l'eau et on les consomme...
Dans le cas de ces balles il s'agit de plastique de qualité alimentaire, ce qui réduit le risque sanitaire.
Citation de: Moïra le 11 Août 2022 à 19:45:31
Et ensuite des micro-particules de plastique partent dans l'eau et on les consomme...
Je n'ai pas bien compris en quelle matière c'est fait mais apparemment c'est safe. La vidéo montre un réservoir d'eau potable donc je pense qu'ils surveillent ça aussi.
@Rincevent C'est du plastique de qualité alimentaire coloré au noir de carbone. [:aloy] Si je me souviens bien de ce que dit la vidéo, que j'ai vue il y a un moment (et que j'avais postée dans un autre sujet) ils disent "food-grade plastic". [:fufufu]
Citation de: Rincevent le 11 Août 2022 à 19:37:19
Il me semble qu'il y a moyen d'éviter l'évaporation, ou du moins de la réduire fortement, en recouvrant la surface de pleins de petites balles plastiques qui bloquent la lumière. Après tout c'est ce qui se fait sur des lacs alors pourquoi pas des piscines ? Ça doit sans doute garder l'eau fraîche, en plus.
Un bon volet à fermer lorsqu'on ne se baigne pas ou qu'on est absent aide aussi, tout simplement. Par contre, si ça cogne quand on se baigne, ça s'évaporera, puisque le soleil va cogner dessus.
La Grande-Bretagne a pris cher. [:sweat]
https://twitter.com/spatialanalysis/status/1557368404461355009
Je ne comprends pas bien ce qu'il faut voir... [:what]
Je crois que le jaune est normalement vert sur les photos satellites.
Citation de: Bouloche Le Foufounet le 12 Août 2022 à 14:16:44
Je ne comprends pas bien ce qu'il faut voir... [:what]
@Bouloche Le Foufounet Voilà une vue satellite normale : http://systemeeducatif.canalblog.com/albums/angleterre/photos/9018863-image_satellite_de_la_grande_bretagne.html
Okiiiiiiiiiiii !
Ah.
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/08/12/quatre-cartes-et-graphiques-qui-montrent-la-secheresse-exceptionnelle-qui-a-commence-des-janvier_6137873_4355770.html
C'est ce dont on a parlé justement avec mes sœurs, une d'entre elle avait remarqué qu'il n'avait pas neigé cette année quand elle est montée en vacances à la montagne. [:aie]
Après ça dépend des régions, en Franche-Comté mes cousins en avaient reçu pas mal, je crois. Mais bon, quelques épisodes intenses et localisés ne masquent ni ne compensent pas une tendance générale.
EDIT : la tristesse...
https://www.lefigaro.fr/sciences/secheresse-les-photos-impressionnantes-des-cours-d-eau-francais-asseches-20220813
Il y en a à côté desquels l'état du Verdon relève presque de la rigolade. [:homer1]
La Loire réduite à la taille d'un ruisseau... [:cat]
Oui, c'est ultra triste à voir. [:shinobu1]
Citation de: Benji le 14 Août 2022 à 09:57:26
C'est ce dont on a parlé justement avec mes sœurs, une d'entre elle avait remarqué qu'il n'avait pas neigé cette année quand elle est montée en vacances à la montagne. [:aie]
Les boules de pétanque gelées c'est la nouvelle version de la neige ancestrale [:trollface]
Pourquoi pas. [:fufufu] [:what]
https://www.thedailybeast.com/artificially-inducing-phytoplankton-blooms-could-lower-carbon-dioxide-levels-and-fight-climate-change?ref=scroll
Si vous faites des tas de cailloux sur le bord du chemin, ben faut arrêter :o
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-billet-vert/environnement-halte-aux-cairns_5253718.html
Que les gens sont cons. Faut toujours qu'il y en ait un qui initie un truc que tout le monde s'empresse d'imiter. [:haha pfff]
La plaie des réseaux sociaux, again... [:daria]
Impressionnante démonstration. [:chiyo1]
https://twitter.com/UniofReading/status/1557350976725581824
EDIT : ah oui... [:petrus]
Spoiler
(https://i.redd.it/qcfgi0ygnwh91.png)
Sur un autre sujet, dans cette vidéo de LGF arrivée dans mes suggestions j'apprends qu'une nouvelle espèce de frelon invasive a été repérée chez nous. [:petrus]
https://www.youtube.com/watch?v=4mmdJkch9b0
https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-une-nouvelle-espece-de-frelon-asiatique-tres-dangereuse-decouverte-pour-la-premiere-fois-en-france-2281225.html
Ca aurait pu aller dans le sujet animaux, mais une espèce invasive c'est aussi un problème environnemental, donc bon. [:petrus]
Sacré morceau.
Apparemment cela fait 500 ans que l'Europe n'avait pas connu une telle sécheresse... [:chiyo1]
https://france.representation.ec.europa.eu/informations/secheresses-en-europe-la-situation-actuelle-la-pire-depuis-500-ans-2022-08-23_fr
Citation de: Rincevent le 18 Août 2022 à 06:19:34
Sacré morceau.
@Rincevent Quelques vidéos de sa chaîne montrent des nids de frelons asiatiques bien plus gros que celui-ci, qui étaient cachés dans les branches au sommet de grands arbres, et dont le volume s'approche de celui d'un lave-linge... [:onion sweat]
https://www.youtube.com/watch?v=F86aTfmww6w
https://www.youtube.com/watch?v=-aRACCYR56U
https://www.youtube.com/watch?v=H8JCTgNGT_8
Au cours du XX° siècle des carpes ont été introduites dans des bassins d'eaux usées aux USA afin de contenir la prolifération d'algues. Mais à cause des inondations elles ont fini par se répandre dans plusieurs fleuves américains, dont elles ne sont pas originaires, et y ont supplanté les espèces de poissons locales. Pour empêcher ces carpes invasives de rejoindre les Grands Lacs en passant par un canal servant au transport de marchandises par barges vers les Grands Lacs, une solution radicale fut mise en place. [:chiyo1]
https://www.youtube.com/watch?v=t3oLeSPINOk
Citation de: Volcano le 25 Août 2022 à 22:35:20
Au cours du XX° siècle des carpes ont été introduites dans des bassins d'eaux usées aux USA afin de contenir la prolifération d'algues. Mais à cause des inondations elles ont fini par se répandre dans plusieurs fleuves américains, dont elles ne sont pas originaires, et y ont supplanté les espèces de poissons locales. Pour empêcher ces carpes invasives de rejoindre les Grands Lacs en passant par un canal servant au transport de marchandises par barges vers les Grands Lacs, une solution radicale fut mise en place. [:chiyo1]
Spoiler
https://www.youtube.com/watch?v=t3oLeSPINOk
Appelé également "méthode Homer" :
https://www.youtube.com/watch?v=pFcZvGvv_-g (https://www.youtube.com/watch?v=pFcZvGvv_-g)
Mmm ! [:akilucky]
https://www.huffingtonpost.fr/environnement/article/le-royaume-uni-jette-ses-eaux-usees-dans-la-manche-des-eurodeputes-francais-en-colere_206954.html
Quel contraste !
Spoiler
Citation
Sous le même cagnard, l'Irak suffoque, le Koweït au frais
Courrier international
Le dérèglement climatique est vécu de manière inégale entre riches et pauvres. Les cas de Bassora, en Irak, et de la capitale du Koweït, à 130 kilomètres de distance, illustre parfaitement cette dystopie "terrifiante" raconte "The Times" dans un long reportage.
Une goutte de sueur dans l'oeil fait cligner la paupière de Chama Mustafa, dans sa maison coiffée d'un toit de tôle à Bassora, à quelques centaines de mètres des flots du Chatt-el-Arab. Ses enfants sont assis par terre, luisants de sueur, les cheveux collés par paquets, la bouche ouverte. Il fait 52 °C, et voilà quinze jours que le courant est coupé. La famille est désarmée devant cette fournaise qui s'abat sur elle comme un fer à vapeur sur la ville irakienne.
L'eau qui coule du robinet est chaude. Le sol sur lequel ils s'allongent pour se reposer est chaud. Les murs sont chauds, le toit est chaud. Ils ne peuvent pas dormir, hormis quelques heures grappillées çà et là quand l'air daigne fraîchir. S'ils sortent, ils risquent l'insolation. Les enfants ne peuvent pas aller à l'école, où - avec 40 élèves entassés dans la même pièce - il fait encore plus chaud qu'à la maison.
À deux heures de route au sud, à Koweït, une autre famille est à table pour dîner. Dehors, il fait la même température qu'à Bassora. Dans le désert, des brumes de chaleur miroitent au-dessus des routes. Mais à l'intérieur, la climatisation est tellement forte qu'un invité frissonnant a dû s'enrouler dans une couverture.
Ils sont allés au centre commercial aujourd'hui et se sont dégourdi les jambes dans les avenues vitrées [couvertes]. Le seul moment où ils sont sortis, c'était pour monter dans leur voiture climatisée ou pour en descendre.
Une des régions les plus chaudes de la planète
Les deux villes situées au nord du golfe Arabo-Persique ne sont séparées que par 130 kilomètres. C'est une des régions les plus chaudes du globe, posée sur un gisement de pétrole si vaste qu'à Bassora il suinterait jusque dans les rues.
Au Koweït, on ne manque pas d'électricité. Les Koweïtiens nagent dans des piscines à 18 °C et, le soir, vont se promener au parc dans la brume rafraîchissante pulvérisée par des rampes au-dessus de leurs têtes. Même les pauvres ont la climatisation dans leur voiture et chez eux.
Dans les exploitations agricoles, les animaux boivent de l'eau fraîche. Les élevages de poulets sont climatisés à 22 °C. Les écuries et les centres équestres sont, eux aussi, maintenus au frais.
À Bassora, la chaleur harassante ne baisse même pas la nuit, où la température peut rester au-dessus de 40 °C. Les enfants pleurent, les parents fatigués se mettent en colère. Le bétail meurt. Les cours d'eau s'assèchent, l'eau devient verte et nauséabonde.
Tel est l'avenir que nous promet le dérèglement climatique : une dystopie terrifiante où les riches survivent, naviguant d'un îlot climatisé à un autre, et où les pauvres tirent la langue dans la fournaise, ou sont contraints de fuir.
Il y a dix ans, "le désert était verdoyant"
Après une semaine où la température a franchi pour la première fois la barre des 40 °C en Grande-Bretagne, c'est un avenir que beaucoup de gens - habitués à vivre dans des régions naguère fraîches - commencent à toucher du doigt, et à redouter.
Pour les habitants de Koweït et de Bassora, cette dystopie n'est pas une idée abstraite mais une réalité qui se fait déjà sentir. On la voit aux palmiers moribonds, à la température de l'eau et au soleil accablant, implacable, qui semble taper chaque année un peu plus fort.
"Bien sûr, sans la climatisation, ce ne serait pas vivable ici, rit Adel Al-Yahya, avocat koweïtien, assis sur un banc dans un centre commercial climatisé. Ce ne serait pas tenable."
Dehors, à Bassora comme à Koweït, la fournaise est partout. Selon le degré d'humidité, on a l'impression d'avoir de la soupe dans la bouche ou du piment dans le gosier. Dans le pire des cas, il faut placer la langue derrière les dents de devant, tant respirer fait mal. Vous avez les yeux qui picotent et qui sèchent.
Ça n'a pas toujours été comme ça. Cette partie de la Mésopotamie méridionale, où le Tigre et l'Euphrate se jettent dans le golfe Arabo-Persique, était si fertile que certains chercheurs supposent qu'elle pourrait avoir accueilli le jardin d'Éden de la Bible.
Il y a dix ans encore, tous les gens à qui nous parlions dans les deux villes convenaient que les étés étaient tenables. Les enfants pouvaient jouer dehors et les familles pique-niquer au bord de l'eau, à l'ombre des palmiers. En octobre, on enfilait même un pull. À Bassora comme à Koweït, des gens se souviennent de l'époque où le désert était verdoyant. Des plantes y poussaient : des arbustes, des arbres, des palmiers dattiers. Et même des tomates, à l'ombre.
"C'était verdoyant, ça poussait partout. Et ça maintenait la fraîcheur de l'air", se souvient Chabib Al-Ajmy, la quarantaine, agriculteur et homme d'affaires. Enfant, relate-t-il, il jouait dehors et gardait les moutons sous les arbres.
Clim, Pepsi et téléphone
Aujourd'hui, son fils de 10 ans passe le plus clair de son temps à l'intérieur, à boire du Pepsi et à jouer sur son téléphone. Le seul autre endroit où il peut aller, c'est la serre climatisée de la famille, où Chabib fait pousser des figues et des bananes et qui, à 30 °C, semblerait presque fraîche.
[L'Irak et le Koweït] se situent dans l'une des régions désormais les plus chaudes. En 2016, on a mesuré 54 °C à [la station météo de] Mitribah, à 65 kilomètres de la capitale. Ailleurs dans le monde, il n'y a que dans certaines régions reculées de Californie ou de Tunisie que l'on a relevé des températures plus élevées.
En soixante ans, révèle Hassan Al-Dashti, responsable de la climatologie au service de météorologie du Koweït, les températures du pays ont augmenté de 1,8 °C, soit nettement plus que la hausse moyenne à l'échelle mondiale. Et l'amplitude entre les extrêmes, notamment en été, s'est creusée encore plus.
Conséquences désastreuses
"Ça a des répercussions sur beaucoup de choses, sur l'évaporation, sur le sol, sur l'océan, sur les espèces marines, sur les plantations, sur tout, sur la santé des personnes exposées à ces températures, poursuit Hassan. Les hospitalisations dues à la chaleur se multiplient. Vous n'avez plus la même vie sociale."
Au Koweït, mener la même vie que la génération de ses grands-parents - sans électricité, sous des tentes ou dans de petites maisons - serait tout bonnement impossible aujourd'hui avec ces températures.
En Irak, beaucoup d'agriculteurs n'essaient même plus de travailler la terre. Des quartiers informels poussent comme des champignons à Bassora, à mesure qu'agriculteurs et villageois se rapprochent de la ville, faisant peser un fardeau supplémentaire sur les infrastructures et accroissant le niveau de pauvreté.
D'après les scientifiques, si la hausse des températures en Irak est imputable en partie au dérèglement climatique planétaire, elle est aussi aggravée par la situation sur place, en particulier une piètre gouvernance et des infrastructures défaillantes.
Pollution et hausse des températures
Les compagnies pétrolières se sont vu autoriser à étendre leurs activités à leur guise autour de Bassora, empiétant sur les terres agricoles. La pollution et des démêlés au long cours avec la Turquie et l'Iran au sujet de l'approvisionnement en eau ont contribué à saliniser le Chatt-el-Arab, tuant plantes et animaux, et à assécher les marais voisins.
Autant de facteurs conjugués qui concourent à la hausse des températures. Avec un approvisionnement digne de ce nom en électricité et en eau potable, la vie serait déjà à peine supportable. Or les pénuries de l'une comme de l'autre se multiplient depuis des années. Les habitants pointent du doigt la corruption qui sévit au sein du gouvernement irakien.
Lire aussi Climat. L'Irak impuissant face aux tempêtes de poussière de sable à répétition
"Sous Saddam, il y avait un voleur. Aujourd'hui, il y a des voleurs partout", déplore Ahmed Hameed Aziz, 42 ans, dont la maison n'a que quelques heures d'électricité par jour, et jamais suffisamment pour faire tourner un climatiseur.
La colère engendrée par la dégradation des services publics a pris corps à plusieurs reprises ces dernières années à Bassora, sous forme de manifestations, dont certaines se sont terminées dans le sang, sous les balles des forces de l'ordre.
L'avenir semble bien sombre. Dans son bureau en ville, Falah Hassan Alamiri, militant et chercheur dont la thèse est consacrée à l'approvisionnement en électricité de l'Irak, juge que Bassora sera bientôt inhabitable. "Dans dix ans, ce sera une ville d'usines et de compagnies pétrolières, prédit-il. Les gens n'y vivront plus."
https://www.courrierinternational.com/article/inegalite-sous-le-meme-cagnard-l-irak-suffoque-le-koweit-au-frais
Ça fait beaucoup de flotte perdue, quand-même... 20% ?! Tain...
Spoiler
Citation
Fuites sur le réseau, gaspillage, modèle agricole : face à la sécheresse, des pistes pour économiser l'eau
Martine Valo
Alors que les mesures de restriction touchent 93 départements, réflexions et actions se multiplient pour préserver et utiliser plus efficacement la précieuse ressource.
La sécheresse qui touche la moitié de l'Europe « semble être la pire depuis cinq cents ans », avance le Centre commun de recherche de la Commission européenne. Pour confirmer cet accablant constat, il faudra attendre la fin de la saison, mais quelques pluies ne suffiront sans doute pas à remplir les rivières ni à rendre leur humidité aux sols avant l'automne.
Or, selon ces observations rendues publiques mardi 23 août par l'organisme bruxellois, la France, qui a beaucoup souffert des incendies depuis le début de l'été, figure parmi les pays les plus touchés. Elle a reçu 33 % de précipitations de moins que la moyenne de janvier à juillet et le phénomène concerne tout le territoire métropolitain, ce qui est inédit.
Les mesures de restriction d'eau touchent actuellement 93 départements, dont 78 sont « en crise », le niveau le plus élevé sur l'échelle des alertes sécheresse. A ce stade-là, il est interdit d'arroser potagers, espaces publics et golfs privés, de laver à grande eau sa voiture, sa terrasse, de remplir sa piscine, d'alimenter mares et fontaines, d'irriguer les cultures... à moins de bénéficier d'une dérogation sur décision préfectorale.
Dès le printemps, des élus locaux, anticipant les difficultés de l'été, avaient réservé des camions-citernes et commandé quantité de bouteilles d'eau minérale. A l'heure actuelle, 117 communes – souvent des villages – sont privées d'eau potable et des « quantités d'autres » suscitent des inquiétudes pour les semaines à venir, a indiqué Christophe Béchu, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, lors d'un déplacement dans l'Aude le 23 août. Répondant à BFM-TV, il a mis en avant la question des fuites dans les réseaux. Le taux de perte est en effet de 20 % en moyenne en France, autrement dit 1 litre sur 5 n'atteint pas son but, soit 937 millions de mètres cubes par an.
Usages inadaptés
Selon l'Observatoire des services publics de l'eau et de l'assainissement, toutes les autorités locales n'ont pas une connaissance fine de leur patrimoine, qui peut dater des années 1950. Viser un rendement de 100 % serait néanmoins illusoire dans les 895 000 kilomètres de canalisations d'eau potable, et les 423 000 kilomètres de canalisations pour l'assainissement, scrutés par des drones flottants ou volants, des détecteurs acoustiques et des outils d'intelligence artificielle.
Au demeurant, les performances françaises tiennent la comparaison avec celles des pays voisins. Elles sont variables selon les territoires, meilleures dans les grandes agglomérations, où elles peuvent atteindre plus de 90 %, comme à Paris, que dans les zones rurales, qui peinent à financer la réhabilitation de leurs infrastructures. Les taux de fuite grimpent aux alentours de 50 % dans les Antilles, à La Réunion, entre 50 % et 70 % dans les Alpes-de-Haute-Provence, la Meuse, le Cantal.
Or, la problématique hydrique ne se résume pas à ces questions de tuyaux. La sécheresse survient avec la chaleur et le manque de précipitations, mais résulte aussi d'usages inadaptés. En France, l'industrie consomme en moyenne 34 % du total, l'agriculture 45 % – mais 80 % en plein été –, les particuliers 21 % – leur part reste globalement stable alors que la population augmente. Les mesures de restriction décrétées dans l'urgence ne suffisent pas : faire face aux risques de pénuries implique d'inventer une nouvelle sobriété, de réduire les gaspillages mais aussi de lutter contre les contaminations qui rendent la ressource indisponible. A cause de pollutions – nitrates et pesticides surtout –, il a fallu fermer définitivement 4 300 captages d'eau potable en France depuis 1980.
« Plutôt qu'économiser l'eau, il faut considérer son efficience : il faut que chaque goutte soit efficace désormais », estime Guillaume Choisy, directeur général de l'Agence de l'eau Adour-Garonne. Cet établissement public veille sur un très vaste bassin hydrographique – il couvre la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie –, où la situation s'annonce tendue au moins jusqu'en septembre-octobre. Or l'alimentation de 60 % de la population y dépend pour moitié des cours d'eau.
« Actuellement, 38 % des 120 000 kilomètres de nos rivières sont en difficulté ou bien à sec. C'est du jamais-vu, témoigne M. Choisy. Cela nous rend vulnérables au ralentissement des débits dans les vallées isolées, nous sommes donc amenés à approvisionner des stations d'eau potable en camion. En parallèle, nous avons consacré 80 millions d'euros pour réaliser des interconnexions de réseaux dans le Cantal, ainsi que sur les plateaux du Lot et de l'Aveyron à la suite de la sécheresse de 2019. » Selon le directeur général, en dix ans, le bassin Adour-Garonne a nettement réduit sa consommation : « Avec 1 million d'habitants supplémentaires, soit 15 % en plus, nous sommes passés de 700 000 millions de mètres cubes par an à 688 000 millions. »
« Actions de résilience »
Lors du conseil des ministres du mercredi 24 août, le gouvernement a rappelé qu'en avril, alors que la sécheresse s'annonçait, il a autorisé les six Agences de l'eau à engager 100 millions d'euros supplémentaires – sur un budget annuel d'environ 2,5 milliards –, « pour financer des actions de résilience ».
Ce sont ces établissements qui sont chargés de la gestion et de la préservation de la ressource hydrique et des milieux aquatiques. Des gros chantiers pour créer des bassins de rétention de pluie ou des stockages pour les cultures – les bassines, une option très controversée –, aux chasses d'eau plus économes dans les écoles, des subventions pour des circuits fermés dans l'industrie aux réparations des canaux d'irrigation dans l'agriculture : on compte beaucoup sur elles. D'autant que l'évolution du climat impose d'imaginer des solutions nouvelles.
Avec le feu vert ministériel du 24 août, l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse, par exemple, a ajouté 22 millions d'euros à son programme de dépenses. Elle qui annonçait en juin vouloir parvenir à des économies de 30 millions de mètres cubes par an a notamment décidé d'aider deux communautés de communes du Doubs à moderniser leurs réseaux de distribution. Elle a aussi choisi d'apporter le tiers des financements nécessaires pour permettre à deux importants groupements de producteurs du Vaucluse de changer de systèmes d'irrigation, en particulier pour le goutte-à-goutte, moins gourmand. Résultats : les volumes épargnés par l'Association syndicale du canal de Carpentras sont évalués à 113 600 mètres cubes par an, ceux du canal de Cabedan-neuf à 80 000 mètres cubes.
Dans un registre moins classique, l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse subventionne aussi la « désimperméabilisation » d'une surface de 130 hectares dans l'agglomération du Grand Lyon. Car éviter que les précipitations ne ruissellent brutalement sur le bitume permet, d'une part, de désengorger les réseaux d'assainissement – donc de lutter contre la pollution – et, d'autre part, de laisser la pluie s'infiltrer, contribuant ainsi à la recharge des nappes souterraines.
Au total, l'agence déclare avoir attribué 67 millions d'euros d'aides à 353 projets depuis 2019, qui ont permis de générer 62 millions de mètres cubes de nouvelles économies d'eau. Ce bilan correspond à une réduction de 10,2 millions de mètres cubes grâce à une meilleure gestion de la ressource qui fournit l'eau potable, 5,7 millions gagnés du côté de process industriels et... 46 millions en modernisant les dispositifs d'irrigation agricoles.
Réduire la consommation agricole
Dans ce secteur-là, la marge de manœuvre apparaît encore importante. Aujourd'hui, l'usager paie 86 % de la redevance qui finance les actions en faveur de la préservation de la ressource : elle lui est facturée, selon les régions, deux à huit fois plus cher qu'à l'usager agricole. Voilà qui n'encourage pas les économies d'eau.
Les Agences de l'eau multiplient donc les initiatives et les appels à projets en direction des agriculteurs : puiser et asperger sans compter devrait devenir de plus en plus difficile dans le contexte de restrictions générales.
La chaire partenariale Eau, agriculture et changement climatique, montée à Montpellier par l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae), avec d'autres acteurs publics et privés, se penche notamment sur la problématique des eaux usées, auxquelles on a recours pour l'arrosage. « Il s'agit d'une piste intéressante, mais pas du gisement que certains espèrent, car elle est de portée limitée, estime Sami Bouarfa, chef adjoint du département Aqua à l'Inrae. Les stations d'épuration qui les produisent ont en effet déjà pour fonction de recharger les cours d'eau à l'étiage. Le recours aux eaux usées est envisageable pour l'agriculture périurbaine, mais ce serait trop coûteux de les transférer vers des parcelles rurales éloignées. »
Selon le chercheur, des matériels d'irrigation plus performants, des capteurs pour mesurer les taux d'humidité dans les sols et d'autres technologies permettraient de réduire de 20 % à 30 % la consommation agricole. Une autre solution a trait à l'adaptation des cultures, comme troquer le maïs pour le sorgho, qui n'a pas besoin d'être arrosé au moment où toute la nature a soif, par exemple.
Sami Bouarfa souligne enfin le rôle essentiel que peut jouer l'agroforesterie – ne pas laisser les sols à nu, leur fournir de l'ombre, les couper du vent par des haies, etc. – dans cette bataille pour économiser l'eau.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/08/27/face-a-la-secheresse-des-pistes-pour-economiser-l-eau_6139177_3244.html
On peut comparer avec l'Italie où ils perdent entre 40 et 70%... [:sweat]
Spoiler
Citation
En Italie, la vétusté des canalisations responsable d'un gaspillage d'eau permanent
Par Olivier Bonnel (Rome, correspondance)
En mars, les écoles étaient restées fermées dans une vingtaine de communes de la province de Chieti, dans les Abruzzes (centre), la distribution d'eau ayant été interrompue en raison de travaux de réparation sur des canalisations. Une semaine plus tard, elle n'était plus disponible que par intermittence dans les foyers de la région. « J'ai cessé de publier les avis de coupure d'eau sur mon profil Facebook, car les gens m'ont répondu qu'il y avait de toute façon des interruptions toutes les nuits », confiait alors, dépité, Filippo Paolini, le maire de Lanciano, l'une des communes touchées. Cet épisode est révélateur du gaspillage d'eau en Italie, un mal qui n'est pas nouveau mais qui resurgit avec acuité alors que la Péninsule est frappée par une vague de sécheresse historique.
« L'Italie est un pays qui a fait de l'eau un triste exemple de son incapacité à gérer intelligemment un bien crucial pour notre survie et notre bien-être », fustige l'organisation World Wide Fund for Nature (WWF), qui a, ces dernières semaines, tiré plusieurs fois la sonnette d'alarme face à la déperdition de l'eau. « Les Italiens consomment, mais il vaudrait peut-être mieux dire "gaspillent", plus d'eau que tous les Européens, poursuit l'ONG, avec une consommation individuelle quotidienne moyenne d'environ 220 litres d'eau. »
Selon les données de l'Institut national des statistiques italien, plus de 40 % de l'eau qui coule dans les canalisations italiennes se perd en cours d'acheminement. Dans un tiers des principales villes du pays, le taux de dispersion dépasse même les 45 %. La province de Chieti détient le triste record national avec 70 % de perte. Parmi les régions les plus touchées figurent également la Sicile ou la Basilicate (Italie méridionale).
Course contre la montre
Le principal problème réside avant tout dans la vétusté des installations : 60 % du réseau de canalisation italien a plus de trente ans, et 25 % de ces tuyaux ont été posés il y a plus de cinquante ans. La presse locale chronique régulièrement les ruptures de canalisations, transformant certaines rues en rivières, comme tout récemment encore à deux pas de la basilique Saint-Pierre, à Rome, où les poubelles ont été emportées par les eaux, sous les yeux médusés des touristes.
Le chantier de mise aux normes s'avère titanesque, l'Italie possédant un réseau de plus de 500 000 kilomètres de canalisations, mais le gouvernement, fort de ses investissements, a pour ambition de réduire les pertes d'eau de 15 % d'ici à 2026. Le plan national de relance et de résilience (PNRR), qui fixe les objectifs jusqu'à cette date, prévoit une ligne budgétaire de près de 4 milliards d'euros pour protéger les ressources hydriques, dont 900 millions pour la maintenance des infrastructures.
Dans la course contre la montre engagée pour lutter contre le gaspillage, Rome mise surtout sur les nouvelles technologies. Ainsi, de nombreuses entreprises de la Péninsule se sont lancées récemment dans des solutions innovantes. Créée début 2020 et spécialisée dans l'intelligence artificielle, la start-up Sensoworks a développé un système de capteurs sonores. Le jeu des vibrations, analysé par un algorithme, permet de localiser des fuites ou de futures ruptures de canalisations, sans avoir à creuser le sol. Un gain de temps précieux qui doit permettre de mieux organiser la maintenance des réseaux en ciblant prioritairement les structures les plus vétustes.
Sensoworks travaille déjà dans le Latium (centre) et en Campanie (sud-ouest). « Il y a beaucoup de potentiel en raison des ressources du PNRR qui doivent être allouées au contrôle et à l'optimisation de l'utilisation des ressources en eau », se félicite Niccolo De Carlo, fondateur de la start-up, qui a signé trois autres contrats dans la Péninsule.
Territoire au relief accidenté
Dans la province de Brescia (Lombardie, nord), une autre entreprise, PipeCare, s'est lancée sur le même créneau. En plus de « la surveillance virtuelle » des fuites et de la traque à distance des signes de corrosion des canalisations, elle propose un système pour colmater les fuites en injectant une résine organique révolutionnaire, qui « épouse la forme des tuyaux » sans être obligée de creuser des tranchées. PipeCare assure des réparations en deux semaines, là où un chantier classique peut durer plusieurs mois. Cet automne, ses interventions à Brescia, en association avec le fournisseur local d'énergie A2A, ont permis de réduire de près de 10 % les pertes d'eau, selon la municipalité.
Dans la plupart des régions, comme en Campanie, des équipes ont été mises sur pied pour surveiller les baisses de pression d'eau dans les sous-sols. Mais la tâche est ardue dans un territoire au relief aussi accidenté et où certaines communes restent isolées. Le temps presse pourtant pour remporter cette bataille contre la dispersion hydrique. Triste constat dans un pays où, il y a plus de vingt siècles, le génie de l'Empire romain inventa les aqueducs.
https://www.lemonde.fr/international/article/2022/08/14/en-italie-la-vetuste-des-canalisations-responsable-d-un-gaspillage-d-eau-permanent_6137997_3210.html
https://twitter.com/AsiaNews_FR/status/1569923550303371266
[:nicenice]
Très joli.
La débilité.
(https://media.discordapp.net/attachments/724408590462484500/1020788741436080189/4f762fbfcb90e20c80c84289f019fe81.jpg)
C'est le genre de chose qui doit plaire aux douillets qui ont la trouille de se casser un ongle en épluchant une orange sans couteau, et qui sont sans doute trop gauches même pour faire ça avec un couteau. [:trollface] Et tant que ça se vendra, je vois mal les producteurs arrêter de faire cette absurdité. [:poutpout]
Et encore il reste des excédents de peau... [:onion blah]
Tu exagères. La peau blanche des agrumes se mange sans problèmes. [:aloy]
https://www.republicain-lorrain.fr/sante-et-medecine/2019/03/20/la-peau-blanche-du-fruit
Citation de: Volcano le 18 Septembre 2022 à 18:20:50
Tu exagères. La peau blanche des agrumes se mange sans problèmes. [:aloy]
https://www.republicain-lorrain.fr/sante-et-medecine/2019/03/20/la-peau-blanche-du-fruit
(https://www.zupimages.net/up/22/37/zi8v.jpg)
Finis tes peaux d'agrumes ou tu seras puni ! [:kred]
Citation de: l_ecureuil le 18 Septembre 2022 à 17:08:26
La débilité.
Et c'est même pas un produit japonais...
J'ai aussi la fâcheuse tendance à retirer la peau blanche des agrumes depuis mon enfance, avant de les manger, et cela agace ma mère! Il faut dire que j'en enlève un maximum. Je déteste ces bouts de fils blancs, qui se glissent entre les dents. Les agrumes wifi, ce n'est pas encore pour demain.
Citation de: Rincevent le 18 Septembre 2022 à 19:04:11
Et c'est même pas un produit japonais...
Pourtant ça pourrait en être un. Dans l'une de ses vidéos, Louis-San montre quelques produits japonais qui n'ont rien à envier en matière d'absurdité à ces oranges vendues toutes épluchées. [:aie]
Citation de: Volcano le 18 Septembre 2022 à 23:08:27
Pourtant ça pourrait en être un. Dans l'une de ses vidéos, Louis-San montre quelques produits japonais qui n'ont rien à envier en matière d'absurdité à ces oranges vendues toutes épluchées. [:aie]
De mémoire je me rappelle avoir bouffé des yaourts particuliers au Japon en 97... 2 demi abricots, prisonniers d'une gelée translucide sans goût [:chiyo1]
@Benji a du croiser ça [:fufufu]
Oh non, moi niveau fruit de toute façon au japon c'était la banane, parce qu'un des fruits les plus abordable. [:lol]
Tiens donc. Un peu moins de polluants dans les années à venir, peut-être ?
https://www.pollinis.org/publications/toxicite-des-pesticides-pollinis-obtient-une-decision-historique-de-la-justice-europeenne/
[:chiyo1]
https://twitter.com/Ryo_Saeba_3/status/1573323269075537920
Les Cieux se sont déchirés !!! [:homer1]
(https://ornawebsites.s3.eu-west-3.amazonaws.com/websites/25/modules/medias/16/602d957164438.gif)
(C'est joli, sinon ! [:lol])
Surprenant.
Vous n'y êtes pas, les nuages butent contre un vaisseau spatial géant invisible [:poutpout]
Zeus a voulu imiter Moïse.
Citation de: Moïra le 23 Septembre 2022 à 19:16:44
Zeus a voulu imiter Moïse.
C'est le matin, et c'est au Japon. La responsable serait donc la déesse Amaterasu, plutôt. [:aloy]
Vous avez jamais vu ça par chez nous ? C'est rare mais ça se voit de temps en temps.
C'est-à-dire que chez moi, en dehors de cette année, on voit déjà pas le soleil donc une limite nette de couverture nuageuse comme ça, non évidemment. :o
Faut pas habiter en Isengard ou au Mordor, enfin. :o
À Nùmenor, rien de moins. [:pfft]
Citation de: Rincevent le 23 Septembre 2022 à 21:08:37
À Nùmenor, rien de moins. [:pfft]
Le Numenorbillan ?
Spoiler
Je suis déjà loooooooooooiiiiin
Restes-y. [:kred] Nùmenorbihan ! :haha: (Morbihan = mor (mer) + bihan (petite) → la petite mer / le golfe) [:lol]
Citation de: Rincevent le 24 Septembre 2022 à 10:53:28
Restes-y. [:kred] Nùmenorbihan ! :haha: (Morbihan = mor (mer) + bihan (petite) → la petite mer / le golfe) [:lol]
Arf... Faute de frappe, désolé.
Après, tout le monde ne connait pas forcément. :D
Citation de: Rincevent le 24 Septembre 2022 à 10:53:28
Restes-y. [:kred] Nùmenorbihan ! :haha: (Morbihan = mor (mer) + bihan (petite) → la petite mer / le golfe) [:lol]
Alors Samuel Lebihan, c'est Samuel "la petite" ? [:fufufu]
Contradictoire... [:aie] [:trollface]
Eh oui. Bihan = petit, Braz ou Meur = grand.
Et ça grignote et ça grignote. Adieu le littoral. Après quand y aura des inondations et vagues submersives ça viendra se plaindre. :o
Spoiler
Citation
En Bretagne, la loi « littoral » sapée par la course à l'urbanisation
Depuis 1986, ce texte pionnier protège les côtes. Mais des maires parviennent à le contourner. Dans le Finistère, des associations bataillent contre les constructions
Jérémie Szpirglas
page 8
page 9
Plonévez-Porzay, Plomodiern, Douarnenez, Crozon, Fouesnant, La-Forêt-Fouesnant (Finistère) - envoyé spécial - Le bitume a disparu quelques mètres plus tôt et le chemin de terre se termine face à un mur de hautes herbes. La pente permet toutefois de contempler la vue, et quelle vue ! La baie de Douarnenez s'étale sous le soleil, étincelante. A gauche, la petite ville et ses ports, puis la côte que l'on devine jusqu'à la pointe du Raz, perdue dans une brume de chaleur. A droite, la presqu'île de Crozon et les falaises vertigineuses du cap de la Chèvre. En contrebas, à une bonne centaine de mètres,la plage de Kervel, sur la commune de Plonévez-Porzay : 1 kilomètre de sable doré, léché par l'eau azur de la mer d'Iroise. Ce n'est cependant pas la vue qui intéresse Jean Hascoët – même si sa préservation le préoccupe au plus haut point : il préside l'association Baie de Douarnenez Environnement. S'aventurant d'un pas décidé sur le terrain en pente, il montre, là un coffre électrique, ici un tuyau en plastique qui s'enfonce dans la terre, là encore une plaque d'égout. Autant de preuves que tout était prêt, ici, pour l'aménagement d'un lotissement. « Si nous n'étions pas intervenus , affirme le professeur d'économie à la retraite, vous verriez une vingtaine de maisons. »
La justice a suspendu le chantier en 2016. Les ouvriers ont quitté les lieux. Ils ont toutefois eu le temps, avant l'arrêt des travaux, d'achever deux maisons : «?Quand on a commencé à attaquer, le promoteur a foncé pour les achever , continue M. Hascoët, le regard inquiet sous le bob qui protège son visage buriné par le soleil. Ce qui n'empêche pas ces maisons d'être aussi illégales que le reste du lotissement prévu. Mais elles resteront là. C'est le fait accompli : on détruit rarement un bâti, quand bien même son permis serait invalidé après coup par le tribunal. »
Combien sont-ils, en baie de Douarnenez et au-delà, dans le Finistère et toute la Bretagne, ces permis de construire illégaux qui contribuent à défigurer la côte?? Impossible de le savoir précisément. Dans la région, une poignée de collectifs militants tente de défendre la loi «?littoral?», attaquant des permis de construire, voire des plans locaux d'urbanisme (PLU) – ce qui peut représenter des dizaines de permis d'un coup. L'Association pour la sauvegarde du pays fouesnantais, dans le sud du Finistère, engage par exemple chaque année une trentaine de recours dans sa zone d'action (sept?communes, dont quatre en littoral).De leur côté, les Amis des chemins de ronde du Morbihan ont porté vingt-deux actions entre 2011 et 2021, demandant (et obtenant souvent) l'annulation partielle ou totale de six PLU et?du?schéma de cohérence territoriale du golfe du Morbihan.
Mais la crainte des défenseurs de l'environnement est que les cas connus ne représentent que la partie émergée de l'iceberg, des communes entières échappant à leur regard. D'autant plus que « les constructions sont loin d'être toutes déclarées » , selon Claude Fuchs, de la Fédération d'associations de protection de l'environnement du golfe du Morbihan.
« Jurisprudence évolutive »
La pression immobilière sur les littoraux, et particulièrement ceux qui ne sont pas encore excessivement construits, s'accentue chaque jour. Exode urbain, télétravail, ou tout simplement résidences secondaires (qui représentaient, selon une étude réalisée en 2018 par l'Insee, entre 15 % et plus de 70 % des habitations, selon les communes littorales du Finistère) : jusqu'ici épargnées, les côtes finistériennes attirent de plus en plus.
Or accorder des permis de construire est l'un des rares leviers qui restent aux maires – particulièrement les élus ruraux – pour améliorer les finances de leur commune. L'urbanisme demeure leur prérogative et accepter les nouvelles constructions est une solution simple pour dynamiser l'économie locale. C'est l'avis du maire (sans étiquette) de Plomodiern, Joël Blaize : « Accorder des permis, c'est d'abord avoir plus d'habitants , dit ce septuagénaire au regard ombrageux. On est dans un secteur où la population vieillit et il faut bien faire vivre sa commune, ses commerces, ses écoles, et tous les métiers de service. Pour moi, une année avec vingt permis est une bonne année. »
Un avis que d'autres édiles ne partagent pas. Daniel Goyat, par exemple, maire (sans étiquette) de La Forêt-Fouesnant, dans le sud du département, suggère « une réflexion plus globale, au sujet de la fiscalité des résidences secondaires par exemple » , pour apaiser la pression sur le foncier – notamment dans sa commune, dont le taux de résidences secondaires s'élève à 38 %. Car un permis de construire donné à un endroit enclenche parfois un engrenage d'urbanisation, en asseyant la constructibilité du lieu au regard de la loi. Apparent paradoxe?: pour dynamiser le tissu économique autour des activités touristiques des territoires, l'urbanisation contribue à abîmer l'attrait même de ces territoires, la beauté encore sauvage du littoral.
Quand elle est adoptée, en 1986, la loi «?littoral?» est saluée comme une avancée majeure du droit de l'environnement?: c'est la première, en France, à protéger le patrimoine environnemental et la biodiversité en régulant drastiquement l'artificialisation des sols – sans négliger l'économie locale. Depuis, la loi relative «?à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral?» est périodiquement remise au goût du jour. Sa mesure la?plus simple et la plus connue est l'interdiction, en dehors des espaces urbanisés, de bâtir à moins de 100 mètres de la « limite haute du rivage » . Cette interdiction ne tient pas simplement à la protection du littoral, mais aussi à la sécurité : selon Jean Hascoët, « la limite haute du rivage recule en de nombreux endroits. Sur la plage de Kervel, la mer a avancé de 7 à 8 mètres en quelques décennies ».
La prise de conscience des risques à bâtir dans ces endroits est pourtant relativement nouvelle : elle remonte à la tempête Xynthia, qui a ravagé la Vendée en 2010, faisant 65 morts et des dégâts chiffrés en milliards d'euros. Depuis, les élus y sont de plus en plus attentifs, comme en témoigne François-Xavier Deflou, adjoint(divers centre)à l'urbanisme de Crozon, sur la presqu'île du même nom : « Sur notre commune, on voit s'effondrer les falaises, comme celles qui dominent la plage du Porzic, et la route menant au centre-ville de Morgat menace de s'affaisser. » Pourtant, malgré les risques et la jurisprudence, certains particuliers et élus tentent encore leur chance dans la bande des 100 mètres.
La contrainte des 100 mètres (en théorie) inconstructibles n'est pas la seule disposition de la loi visant à protéger les côtes. « La règle de principe, c'est d'éviter la consommation d'espaces agricoles ou naturels sur le territoire littoral , explique Loïg Gourvennec, avocat au cabinet LGP, spécialiste du droit des collectivités. Toute extension de l'urbanisation, toute nouvelle construction, doit être réalisée en continuité d'un espace urbanisé. » Sauf que le législateur n'a pas défini précisément les notions d'« extension », d'« espace urbanisé » ou de « continuité ». « Au fil des ans, c'est le juge qui s'est saisi du contentieux et a défini les grandes lignes de la loi dans une forme de jurisprudence évolutive » , poursuit M. Gourvennec.
Dès la première mouture de la loi, le législateur a tout de même proposé la notion de « village », définie à la fois par la densité du bâti, le nombre de maisons et l'espace entre elles, l'existence de servitudes (existe-t-il une route et/ou des réseaux qui mènent au terrain à bâtir ?) et l'éventuelle présence de commerces, d'écoles ou d'églises. En apparence, c'estsimple. « On ne peut construire, densifier et même étendre l'urbanisation que dans les agglomérations et les villages , explique Loïg Gourvennec. Dans tous les autres cas, c'est impossible. » Cependant, même ainsi, la notion de « village » reste floue. Surtout dans le cas d'un « habitat diffus », comme il y en a tant dans les zones rurales, jalonnées de constructions agricoles.
Créer une petite ville en bord de mer
Cette question était centrale dans l'affaire de la plage de Kervel, ainsi que dans celle de deux autres lieux-dits voisins, Trezmalaouen et Sainte-Anne-la-Palud, toujours à Plonévez-Porzay. Aux yeux du maire (sans étiquette)Paul Divanac'h, ces trois lieux sont bel et bien des villages. Il en veut pour preuve que l'un est pourvu d'un restaurant, l'autre d'une église, et le dernier d'un camping. Il a même fait poser des panneaux indiquant « Village » , suivi du nom du lieu-dit, comme pour confirmer ses dires. « Mais un panneau ne prouve rien , rappelle Jean Hascoët, un brin désabusé. Ce ne sont que des hameaux. D'ailleurs, le tribunal administratif de Rennes, en première instance, puis celui de Nantes, en appel, nous ont donné raison, et le Conseil d'Etat a refusé de se saisir de l'affaire, rendant le jugement définitif.?»
Pour Vincent Esnault, membre du collectif très soudé de l'Association pour la sauvegarde du pays fouesnantais, et par ailleurs conseiller municipal d'opposition (EELV) à Fouesnant, dans le sud du département, «?l'idée du maire de Plonévez-Porzay était de faire grossir progressivement les hameaux afin d'en faire des villages, puis de les relier entre eux, afin de créer artificiellement une petite ville en bord de mer, ensuite très attractive économiquement?». Sollicitée, la mairie de Plonévez-Porzay n'a pas souhaité répondre à nos questions.
La création d'une petite ville en bord de mer, c'est exactement ce que redoutent les défenseurs de l'environnement aux abords de la petite crique de Pors Ar Vag, dans la commune voisine de Plomodiern, à portée de paddle de Kervel. Pour le maire, Joël Blaize, ce lieu est déjà un village – et donc un espace urbanisé : il en veut pour preuve le restaurant de fruits de mer dont la terrasse permet de contempler le coucher de soleil sur la baie, la petite baraque du club de surf un peu plus haut et, plus haut encore, un autre restaurant familial qui fait face aux dizaines de mobil-homes alignés d'un camping.
Cela a servi de base à la validation de nombreux permis : aux alentours de la plage de Pors Ar Vag, on peut, en cet été 2022, en dénombrer pas moins d'une quinzaine affichés. Dont un, déposé en juillet 2021, pour une villa avec piscine devant être enterrée dans la bande des 100 mètres. Pourtant, à part les quelques équipements cités plus haut, l'urbanisation est pour le moins diffuse. Il y a bien le camping et ses mobil-homes, mais ceux-ci ne relèvent pas de l'urbanisation au regard de la loi. A part ça, on ne trouve là aucun commerce, aucune école, aucune église. Seulement une poignée de maisons, espacées parfois de centaines de mètres et séparées de champs de maïs.
Le maire de Plomodiern se défend de vouloir transformer ces surfaces agricoles, non encore construites, en terrains constructibles, mais deux champs dominant la mer sont d'ores et déjà inscrits au PLU comme « urbanisation future – à long terme – habitat périphérique » . « Les propriétaires du foncier, souvent des agriculteurs, voient un énorme avantage à ces transactions , commente Jean Hascoët. Le prix du terrain constructible ne cesse de grimper, quand celui du terrain agricole culmine péniblement à 1 euro le mètre carré. » La célèbre presqu'île de Crozon n'est pas épargnée par la course à l'urbanisation, et a fait pendant plusieurs années l'objet d'une guérilla juridique emblématique des conflits autour de la loi «?littoral?». De la commune, on retient les falaises spectaculaires du cap de la Chèvre, le trait de côte déchiqueté, l'eau émeraude et les plages paradisiaques. Quand on s'en écarte, on découvre un plateau accidenté, alternance de bocage, de landes couvertes de hautes herbes et de quelques bois, semé de petits hameaux. Des hameaux que la commune a décidé, via son plan local d'urbanisme voté en 2015, de densifier en les rendant constructibles «?à l'intérieur du périmètre bâti?». Alarmée par ces dispositions, la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France, l'une des plus anciennes associations nationales de défense du patrimoine, fondée en 1901, a attaqué le PLU devant le tribunal administratif de Rennes.
Ce dernier lui donne raison en 2018, pointant des imprécisions dans la définition des concepts de « hameau » et de « village » par la commune. Si le tribunal accorde alors à la mairie la constructibilité de quatre villages sur les plus de cinquante litigieux, le jugement est une victoire pour les défenseurs de la loi « littoral ». Elle sera de courte durée : en 2019, la cour administrative d'appel de Nantes annule une partie des décisions de première instance, et prend appui sur la présence « d'une chapelle et [d'] une école ou ancienne école reconvertie en espace muséographique, ainsi qu'un commerce » pour déclarer à nouveau constructibles quelques-uns des hameaux litigieux. Ayant eu gain de cause sur environ 80 % de sa requête originelle, la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France abandonne là ses recours.
C'était sans compter un ultime rebondissement, moins de trois mois après l'appel, avec le vote par la commune de son nouveau schéma de cohérence territoriale. Entre-temps, le vote de la loi ELAN donne lieu à un énième toilettage de la loi « littoral ». « Le texte impose notamment aux élus d'identifier eux-mêmes les villages et agglomérations , explique Loïg Gourvennec . Et il introduit un nouveau concept : celui de "secteur déjà urbanisé" [SDU] , hors des espaces proches du rivage. »
Terrains redevenus constructibles
Voilà une nouveauté dans le mille-feuille urbanistique, à ne pas confondre avec les « espaces déjà urbanisés » dont parlait la loi « littoral ». La disposition a été introduite dans la loi par un amendement porté par Mickaël Nogal, porte-parole de La République en marche (LRM) sur le texte, et Hervé Pellois, député (LRM) du Morbihan à l'époque. « Les SDU sont une invention morbihannaise , raconte Marie-Armelle Echard, présidente de l'association des Amis des chemins de ronde du Morbihan. Un collectif baptisé Les PLUmés du Morbihan a été reçu au Sénat et au ministère de la cohésion des territoires en janvier 2018, lors de l'élaboration de la loi ELAN. »
A l'origine de la colère des PLUmés, il y a la perte de valeur des terrains déclarés non constructibles par la loi « littoral ».L'exemple mis en avant était celui d'un lot unique découpé en plusieurs parcelles lors d'une succession. Certaines, tombant sous le coup de la loi, devenaient inconstructibles, l'héritier concerné s'estimant floué. Avec les SDU, la loi ELAN permet de combler ces « dents creuses » et de densifier l'urbanisation. « Avant, le juge considérait un lieu-dit comme un village lorsqu'il regroupait au moins une quarantaine de maisons. Les SDU rabaissent ce seuil à une vingtaine , déplore Vincent Esnault. La Loi ELAN était censée désengorger les tribunaux : elle va au contraire nous amener à rejuger des affaires que l'on croyait classées. » Aujourd'hui, plusieurs hameaux de Crozon, dont le tribunal de Nantes avait confirmé en appel le caractère non urbanisé, sont donc redevenus constructibles, dans un environnement naturel pourtant classé Natura 2000. « En parfaite conformité avec la loi "littoral" » , assure François-Xavier Deflou, adjoint à l'urbanisme de la commune de Crozon.
A 50 kilomètres au sud-est de la baie de Douarnenez, Fouesnant est l'une des communes finistériennes où la pression urbanistique est la plus forte. Nous retrouvons Vincent Esnault sur la petite plage de Bot Conan à Beg-Meil, une crique au sable blanc étincelant et à l'eau émeraude. Le militant arpente les lieux à pas nerveux, comme on ferait visiter un champ de bataille. Pour ce manipulateur en radiologie au CHRU de Brest, l'activité au sein de l'Association pour la sauvegarde du pays fouesnantais est presque un deuxième métier : c'est lui qui rédige tous les recours.
L'homme montre les installations du camping de Bot-Conan, que l'on aperçoit un peu plus haut entre les arbres : « Il y a un peu plus de dix ans, le maire a délivré un permis d'aménager au propriétaire des lieux pour des grandes tentes dans la bande des 100 mètres, dans une zone naturelle protégée , raconte-t-il. Permis que nous avons attaqué, obtenant un démontage des installations – hélas partiel. Mais nous continuons à nous battre pour que toutes les structures contrevenant à la loi "littoral" soient démontées. » Plusieurs grandes tentes de plus de 25 mètres carrés (donc nécessitant un permis) montées sur plate-forme restent en effet en usage aujourd'hui.
Maire (ex-UMP) de la commune depuis trente-cinq ans, Roger Le Goff justifie sa décision : « Nos campings sont des outils relevant d'une économie touristique plutôt sociale. De par leur histoire, ils sont situés non loin du bord de mer. Il serait bon qu'ils puissent un peu s'étendre, à la marge, pour gagner en qualité. La loi "littoral" est une très bonne loi , plaide l'édile. Mais elle devrait peut-être s'adapter un peu selon l'histoire et les besoins spécifiques des territoires. »
Taux de réussite des recours de 90 %
Il donne l'exemple de la construction d'une centrale photovoltaïque envisagée sur le site d'une ancienne décharge, ainsi que de la nouvelle station d'épuration – que la loi « littoral » peut autoriser par dérogation. Deux projets qui ont immédiatement été attaqués par l'Association pour la sauvegarde du pays fouesnantais : celui de la centrale photovoltaïque, parce qu'elle aurait empiété sur un champ agricole dans une zone d'habitat diffus, et celui de la station d'épuration parce que son implantation est située en zone à risque d'inondation par submersion marine. Depuis, le chantier de la centrale a été interrompu par un référé-suspension, mais la station d'épuration est sortie de terre – bien que la procédure judiciaire soit toujours en cours. Le tribunal administratif de Rennes a donné raison à l'Association pour la sauvegarde du pays fouesnantais le 16 avril 2021,le jugement de la cour d'appel doit tomber en septembre.
M. Le Goff, qui accorde environ 150 permis de construire par an, fait également remarquer qu' « aujourd'hui, l'Association pour la sauvegarde du pays fouesnantais intente des recours gracieux de manière systématique, sans même consulter les dossiers. Et elle n'attaque jamais les permis d'aménager des lotissements. C'est pourtant à ce moment-là qu'il faudrait attaquer, pas au moment des permis de construire ! » Vincent Esnault l'admet. « Tous les mois, nous consultons les tableaux d'affichage des mairies, relevons les nouveaux permis, et, cadastre en main, en vérifions la légalité. Mais, alors que les permis de construire suivent un parcours très contraint dans le temps, les permis d'aménager peuvent courir sur plusieurs mois ! Ils peuvent disparaître puis réapparaître plus tard : c'est beaucoup plus dur à suivre ! » , justifie-t-il.
L'Association pour la sauvegarde du pays fouesnantais se targue cependant d'un taux de réussite de 90 %. Au prix d'inimitiés parfois féroces?: les militants rapportent faire l'objet de récriminations en tout genre, insultes, menaces, pressions, intimidations, voire agressions physiques.Victime de coups et blessures de la part d'un propriétaire mécontent en juin 2019, Vincent Esnault a porté plainte et son agresseur a été reconnu coupable en février 2021.
Marie-Armelle Echard, des Amis des chemins de ronde du Morbihan, dit d'ailleurs préférer aujourd'hui « attaquer les PLU, plus que les permis. Pour éviter les victimes collatérales, prisonnières du conflit ». De plus en plus de collectifs citoyens se mobilisent contre des infractions qui se multiplient. Mais les recours ne sont pas simples à engager, les procédures prennent beaucoup de temps, et leur succès n'est absolument pas garanti. La première étape est le recours gracieux – et certains maires, à l'instar de Daniel Goyat, à La Forêt-Fouesnant, reviennent sur leur décision dès ce moment. Si l'affaire va plus loin, les coûts grimpent en flèche, que les associations ont du mal à supporter. « On n'est même pas remboursés de nos frais de justice lorsqu'on gagne ! , déplore Jean Hascoët. On manque de moyens et de temps, sachant que pour obtenir un premier jugement, il faut parfois plus d'un an et demi. C'est un sujet complexe, rarement mis en lumière, et qui nécessite beaucoup de pédagogie. »
Si la première instance ne coûte que les frais de justice et se fait au tribunal administratif, qui règle les conflits entre les citoyens et l'administration, l'appel nécessite les services d'un avocat – entre 2 000 euros et 2 500 euros hors taxes. Certains maires se pourvoient jusque devant le Conseil d'Etat, à l'instar de Roger Le Goff, déterminé à défendre « jusqu'au bout » ceux de ses administrés qu'il estime lésés. La procédure coûte alors 6 000 euros. Le Conseil d'Etat ne se saisit pas toujours de l'affaire – il ne se penche que sur l'interprétation des textes et n'intervient pas sur l'appréciation des faits. Quelle que soit l'issue, la commune doit s'acquitter de la somme.
Dommages pour l'environnement
La délivrance des permis de construire est pourtant assortie de garde-fous. Le nouveau schéma de cohérence territoriale (SCOT), de même que toutes les autres décisions des communes en matière d'urbanisme (PLU, permis de construire) sont placés sous le contrôle du préfet. Et tous les élus que nous avons contactés se réfugient invariablement sous le parapluie préfectoral : « Si les services de la préfecture n'ont rien dit concernant ce permis, ce SCOT ou ce PLU , disent-ils en substance, c'est qu'ils sont légaux. » « Les maires fonctionnent sur le mode "pas vu, pas pris" , estime Vincent Esnault. Les courriers de rappel de la préfecture restent souvent lettre morte : notre association se trouve souvent dans la situation de faire intervenir la justice sur des cas qui ont déjà été signalés par les services de la préfecture. » A l'appui de ses dires, Vincent Esnault montre des courriers dans lesquels les services du contrôle de légalité de la préfecture signalent aux maires des infractions, signalements qui ne seront pas suivis d'effet.
Sollicitée, la préfecture du Finistère n'a pas souhaité commenter. On trouve toutefois sur son site Internet une «?Synthèse des principales observations formulées au titre du contrôle de légalité?», diffusée le 11 décembre 2020. Selon ce document, sur 28?320?actes reçus en 2020 concernant l'urbanisme (soit environ 35 % des actes reçus par l'administration), la préfecture en a contrôlé 11?507 (environ 2/5e), sur lesquels elle a effectué 190 recours gracieux, et envoyé 49 lettres d'observation.
Alors que les communes littorales représentent un peu plus de 2/5e de la totalité des communes du département, le rapport relève particulièrement « les interprétations trop souples au titre de la loi "littoral" » , notamment sur la question des SDU, rappelant que ces secteurs « ne permettent pas d'implanter de nouvelles constructions dans les espaces proches du rivage en qualifiant à tort ces SDU en villages alors qu'ils n'en présentent pas les caractéristiques » . La préfecture met également en avant le sujet des permis de construire « démesurés » accordés en zones agricoles ou naturelles et celui de l'illégalité des changements de destination des bâtis agricoles – que certains édiles veulent redéfinir en habitations. « La préfecture du Morbihan ne fait même pas l'effort de publier un tel rapport » , soupire Marie-Armelle Echard.
L'urbanisation entraîne pourtant des dommages en cascade pour l'environnement, regrettent les militants. Présidente de l'Association pour l'application de la loi « littoral » dans le Pays d'Auray, Anicette Jacopin pointe la baisse des surfaces cultivables, lentement grignotées. « Que fera-t-on quand on n'aura plus de terre pour cultiver ? » , s'interroge-t-elle. « Les habitants des nouvelles constructions qui essaiment devront nécessairement prendre leur voiture pour faire leurs courses, aller au travail, se rendre sur des lieux de loisirs , relève Jean Hascoët. De nouvelles routes seront nécessaires, de nouveaux réseaux d'eau potable ou d'assainissement également. Et avec ça, de nouvelles pollutions . » Un cercle vicieux que la loi « littoral » avait vocation à briser.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/09/24/en-bretagne-la-loi-littoral-sapee-par-la-course-a-l-urbanisation_6142970_3244.html
Quoi c'est ça ? L'a pas tout compris. [:fufufu]
https://splash247.com/floating-wind-powered-offshore-hydrogen-production-unit-set-for-french-debut/
Mac, toujours 3 coups d'avance [:aloy]
https://twitter.com/MacLesggy/status/1579158628875239424
Citation de: Rincevent le 21 Septembre 2020 à 14:30:27
Ok, ça c'est très cool.
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/19/en-mauritanie-un-maraicher-transforme-le-desert-en-jardin_6052834_3212.html
Ça rejoint ce que font d'autres personnes.
https://observers.france24.com/fr/20170928-burkina-faso-agriculteur-stoppe-desert-foret-gourga-yacouba-sawadogo
Spoiler
https://m.youtube.com/watch?v=zuBHGgxOAWQ
https://www.lepoint.fr/environnement/forest-man-l-homme-qui-a-plante-une-foret-a-mains-nues-31-07-2014-1850485_1927.php
Spoiler
https://m.youtube.com/watch?v=HkZDSqyE1do
Très bien, il en faut, il en faut plus.
https://theconversation.com/lhomme-qui-arreta-le-desert-une-inspiration-pour-habiter-autrement-la-terre-191200
Comment ça, ça pourrait être une bonne idée d'arrêter de cultiver des trucs gourmands en eau dans un contexte géographique local aride cumulé au changement climatique ? :o
https://theconversation.com/comment-la-culture-du-millet-traditionnel-pourrait-aider-les-paysans-en-inde-a-faire-face-aux-aleas-climatiques-189642
Edit : owi. Bien.
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/11/16/tony-rinaudo-l-agronome-qui-fait-repousser-les-arbres-du-sahel_6150155_3212.html
Le vivant s'accroche où il peut, mais déteste les pneus. [:pfft]
https://www.youtube.com/watch?v=3SvGeVbPNSI
Intéressant.
https://theconversation.com/eclairage-public-les-francais-sont-ils-prets-a-eteindre-la-lumiere-194702
Un gingko biloba de 1400 ans paré de ses couleurs d'automne dans un temple en Chine. [:crom]
https://www.reddit.com/r/naturellement/comments/z6yigw/un_ginkgo_de_1_400_ans_dans_un_temple_bouddhiste/
Schön. [:miam] Il a eu du bol de ne pas être rasé dans les années 60 [:petrus]
Très joli !
Sacrés morceaux.
https://www.koreus.com/video/sequoia-vs-humain.html
Prom'nons-nous dans les bois...
https://twitter.com/vbenard/status/1604744608574906368
C'est un peu long, mais ça en vaut la peine.
Édit.
Version plus facilement lisible, pour ceux qui préfèrent.
https://threadreaderapp.com/thread/1604744608574906368.html
C'est déprimant.
Ce que j'en retiens : il n'y a pas de panacée universelle, notamment pour les questions énergétiques. De là à dire que c'est un échec abyssal, il y a un pas. Au surplus, que ce projet ne donne pas pleine satisfaction ne signifie pas que tous sont voués à l'échec (l'exemple de l'EPR en commentaires est intéressant). A l'opposé, le principal contradicteur se base sur des capacités d'import, mais sont-elles décarbonées ? Autrement c'est une pollution exportée.
Meh... De moins en moins de neige en Europe et de plus en plus en Amérique ?
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/12/23/la-neige-a-noel-espece-en-disparition-en-europe_6155528_4355770.html
Pas cette semaine en tout cas. Je crois qu'ils ont un -55°C prévue dans certain coins des USA. Pas sure que la neige tombe.
-55 [:homer1] ?!
On a eu -3/-4 la semaine dernière, j'ai cru mourir [:haha pfff].
C'est pire, c'est en ressenti a cause du vent en fait. [:aie]
Citation de: Aresielle le 23 Décembre 2022 à 20:37:00
Pas cette semaine en tout cas. Je crois qu'ils ont un -55°C prévue dans certain coins des USA. Pas sure que la neige tombe.
Ils parlent bien de neige en Europe, pas là-bas. J'imagine qu'eux seront submergés quand nous on aura plus que de la pluie.
Chouette. On n'est pas encore à sec mais on manquera de liquidités pour cette année, visiblement...
Spoiler
Citation
Les pluies restent insuffisantes pour effacer les effets de la sécheresse de 2022 sur la ressource en eau
Par Martine Valo
Il est encore trop tôt pour savoir si la France va connaître à nouveau une année sèche, après celle, historique, de 2022. Mais l'on constate déjà que les pluies de ces dernières semaines n'ont pas suffi à regonfler de très nombreux cours d'eau qui connaissent des baisses de niveaux sévères et tardives, particulièrement en Provence. Elles ne permettent pas non plus de rassurer sur l'état des sols, ni sur le niveau des réserves souterraines, préoccupant dans plusieurs régions. Les habitants d'une dizaine de départements subissent toujours des interdictions d'arroser leur pelouse et de laver leur voiture. Les restrictions d'usages encore en vigueur chez eux le sont souvent depuis plus de six mois consécutifs. En ce début janvier, le nord et le sud des Deux-Sèvres restent classés en alerte renforcée, ainsi qu'une partie de la Lozère, de la Haute-Garonne, des Pyrénées-orientales et de l'Ain. Une partie du Lot est en alerte ; toute l'Ille-et-Vilaine, la Savoie et la moitié du Jura sont placées en vigilance.
A Météo-France comme au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le constat est le même : globalement, la saison de recharge des nappes arrive avec un mois et demi, voire deux mois de retard. Non seulement, il ne pleut pas encore assez, mais l'automne a été anormalement chaud. Or avant d'atteindre les couches géologiques souterraines, les précipitations doivent pouvoir s'infiltrer. Les températures restées exceptionnellement élevées après l'été ont freiné la mise en repos de la végétation, qui a continué à capter l'eau jusqu'en décembre. C'est seulement à ce moment-là que les sols ont pu se gorger d'humidité, d'une façon supérieure à la normale dans le Sud-Est et la Bretagne, mais pas dans l'ancienne région Languedoc-Roussillon ni dans le centre de la métropole. Dans l'Allier, la Creuse, le Puy-de-Dôme, la Haute-Vienne, la terre manque d'eau, ainsi que dans tout le quart sud-ouest du pays.
« Dans ces régions-là, la situation est comparable à ce que nous connaissons habituellement début novembre, résume Simon Mittelberger, climatologue à Météo-France. Quant à l'enneigement, il est à peu près classique dans les Alpes du sud, un peu inférieur dans les Alpes du nord, mais très déficitaire dans les Pyrénées. Cependant cela peut changer en janvier février » , conclut-il prudemment. La situation pourrait certes se redresser dans les prochaines semaines, en particulier pour les nappes réactives. Mais dans les nappes dites inertielles – qui mettent deux ou trois mois à se recharger, comme dans le bassin parisien par exemple –, « les niveaux ne remonteront probablement pas au-dessus des normales sauf pluviométrie exceptionnelle cet hiver » , observe le BRGM.
Or l'état de ces réserves naturelles souterraines donne le ton pour l'été suivant, puisqu'elles soutiennent alors les sources et les cours d'eau. « Il y a encore des relevés de piézomètres [outil permettant de mesurer le niveau d'une nappe] classés en rouge dans le Sud-Est et le Jura, cela n'arrive que tous les dix-douze ans à cette période de l'année », note Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM. Elle rappelle que les chaleurs de l'été dernier ne sont pas l'unique cause des niveaux très bas dans les nappes phréatiques. « Le déficit de pluies de l'hiver 2021-2022 compte aussi, ainsi que les fortes sollicitations pour l'irrigation au printemps. » C'est ainsi que les restrictions de juillet-août se sont imposées.
Concertation menée au pas de charge
Après cette redoutable expérience, les pouvoirs publics se devaient de réagir. Les pénuries estivales ont laissé des stigmates, pas seulement parmi les arbres qui dépérissent et la faune aquatique en déclin. Les Français ont pris conscience que la ressource pouvait réellement manquer et les élus locaux expriment à qui veut les entendre une inquiétude palpable. Le gouvernement a donc inclus un volet sur l'eau dans son exercice de planification écologique sous la houlette de la première ministre. Les objectifs énoncés en octobre visent à « réduire les consommations d'eau et optimiser les prélèvements, mieux réutiliser les eaux usées et accélérer la réduction des fuites sur les réseaux d'eau » . Des annonces de mesures sont attendues prochainement, probablement le 26 janvier à l'occasion du Carrefour des gestions locales de l'eau, à Rennes.
D'ici là, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique, Bérangère Couillard, est venue le 5 janvier écouter la restitution des travaux du Comité national de l'eau (CNE). Cette instance – qui est composée de représentants de l'Etat, d'acteurs du secteur de l'eau, d'usagers, notamment du monde agricole mais aussi d'associations de défense de l'environnement et d'élus locaux –, a en effet été associée au chantier de réflexion. La concertation a été menée au pas de charge – six groupes de travail, deux réunions chacun, entre novembre et mi-décembre.
Ces échanges ont donné lieu à certaines suggestions attendues (études supplémentaires sur l'état de la ressource, sensibilisation du public à la sobriété), mais aussi à des propositions qui auraient semblé iconoclastes avant le traumatisme de l'été 2022. Des membres du CNE ont insisté sur la nécessité de se préparer dès le mois de mars aux sécheresses estivales et de moduler ainsi les volumes qu'il sera autorisé de consommer. Certains ont réclamé une répartition plus équitable de la ressource hydrique, ainsi qu'un partage large de l'information, afin de connaître ce qui est précisément prélevé dans l'environnement : des données que l'on ignore encore actuellement. Un dispositif de télérelevé pourrait être généralisé, y compris auprès des agriculteurs.
Certains demandent le renforcement des contrôles en 2023, quitte à mobiliser la gendarmerie ou les polices municipales et nationales pour s'assurer que les mesures de restriction sont respectées. Il a même été suggéré que les dérogations accordées par les préfets alors que sévissent les sécheresses au cœur de l'été soient désormais publiées. Enfin des participants ont plaidé pour la réhabilitation de la conservation naturelle de l'eau, qui nécessite des sols vivants, des prairies, des forêts, des zones humides.
« Le ton s'est infléchi »
« Dans sa réponse, Bérangère Couillard n'a pas présenté le stockage de l'eau comme l'unique solution. Le ton s'est infléchi par rapport au Varenne agricole [concertation sur l'adaptation de l'agriculture au changement climatique conclue en février 2022] , note Florence Denier-Pasquier, qui siège au CNE au nom de France Nature Environnement . On assiste à un retour en force de la sobriété. » Sur le terrain, FNE continue de mener bataille pour défendre la prise en compte de la biodiversité quand la ressource s'amenuise. Elle a par exemple contesté la décision du préfet des Pyrénées-Orientales d'autoriser des prélèvements pour l'irrigation agricole dans la rivière la Têt ne laissant qu'un débit insuffisant pour la survie des écosystèmes aquatiques. Le tribunal administratif de Montpellier lui a donné raison dans un jugement du 29 novembre 2022.
Les Pyrénées-Orientales n'en ont probablement pas fini avec les conflits d'usage. Le 30 décembre, le préfet de ce département a pris un nouvel arrêté de restriction pour deux mois, qui touche Perpignan et ses environs. Le déficit de pluies de l'automne y atteint 70 %. Déjà, à la veille de Noël, le barrage des Bouillouses a dû relâcher 90 000 mètres cubes de son lac artificiel situé à 2 000 mètres d'altitude, et les a propulsés dans la nappe phréatique. Sinon quatre petites communes risquaient de ne plus être approvisionnées en eau potable. Du jamais-vu en cette saison. De surcroît, l'absence actuelle de neige sur les hauteurs des Pyrénées peut avoir des répercussions au printemps. Car lorsque son manteau gelé fond, il contribue à soutenir les débits des affluents de la Garonne, qui desservent des villes comme Toulouse.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/06/les-pluies-restent-insuffisantes-pour-effacer-les-effets-de-la-secheresse-de-2022-sur-la-ressource-en-eau_6156808_3244.html
L'an dernier, la Garonne était en crue. Là, elle ressemble plus à celle de cet été...
Citation de: Rincevent le 06 Janvier 2023 à 12:54:42
Chouette. On n'est pas encore à sec mais on manquera de liquidités pour cette année, visiblement...
Spoiler
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/06/les-pluies-restent-insuffisantes-pour-effacer-les-effets-de-la-secheresse-de-2022-sur-la-ressource-en-eau_6156808_3244.html
Et dire que certains prétendent que la solution est de créer des mégabassines pour stocker l'eau...
@Rincevent Te rappelles-tu que je t'avais expliqué, il y a déjà plusieurs années comment se passait l'exploitation du charbon et plus particulièrement du lignite, en Allemagne ? Avec un document d'un site web à l'appui.
Et bien voici un fil Twitter qui rend compte de la menace de destruction imminente d'un petit village allemand situé sur un gisement de lignite, et qui explique aussi pourquoi l'industrie allemande du charbon a la possibilité de faire évacuer ainsi des villages entiers puis de les détruire pour exploiter le lignite. Pour les allergiques à Twitter je rajoute l'explication ici.
C'est à cause d'une loi promulguée en 1937 par Hitler qui a fait de l'exploitation du charbon une priorité nationale. Cette loi existe encore aujourd'hui et permet aux compagnies minières d'exproprier les habitants des villages situés sur les gisements de lignite (très superficiels). Il n'est pas impossible que les industriels aient recours à la corruption pour empêcher l'abrogation de cette loi. [:beuh]
https://twitter.com/JoanieLemercier/status/1604853136295743488
Oui, je crois que je m'en souviens. Je plains les gens qui se font éjecter manu militari.
Pendant ce temps, oh ben quelle surprise. :o
https://www.liberation.fr/environnement/climat/rechauffement-climatique-exxonmobil-entre-modeles-precis-et-communication-dans-le-deni-20230113_QJQP6MUU6ZDTDHZPDPII5IRLMA/
https://www.huffingtonpost.fr/environnement/video/cette-compagnie-petroliere-avait-prevu-le-rechauffement-avec-une-precision-inegalee-et-l-a-cache_212606.html
Et pendant ce temps, une vieille coque bourrée d'amiante et d'autres joyeusetés a coulé dans l'Atlantique ! [:shinobu1]
https://www.20minutes.fr/planete/4021973-20230204-bresil-coule-ancien-porte-foch-contamine-atlantique
L'amiante c'est pas grave, c'est minéral, c'est inerte et inoffensif tant qu'on n'en respire pas les poussières. Mais "le reste", oui on peut craindre.
Pensez a ceux qui ont été a bord. [:shinobu1] (mon papi par exemple)
Ca me fait penser a mon père quand ils ont désamianté leur vieille guimbarde, dès qu'ils ont vu une trace d'amiante ils sont tous quitter le navire. [:aie] (mon père a mal fini, mais selon la marine c'est dû son tabagisme durant quelques années et pas du tout les essais nickelaires du pacifique ni la dangerosité de l'amiante dans la flotte française)
Citation de: Rincevent le 04 Février 2023 à 16:15:10
L'amiante c'est pas grave, c'est minéral, c'est inerte et inoffensif tant qu'on n'en respire pas les poussières. Mais "le reste", oui on peut craindre.
L'amiante à l'état natif - donc sous sa forme minérale - peut également s'avérer dangereuse. L'amiante chrysotile par exemple (cf photo), du fait des fibres qui sont naturellement présentes et mobiles dans le minéral.
Spoiler
(https://cherry.img.pmdstatic.net/fit/https.3A.2F.2Fimg.2Emaxisciences.2Ecom.2Farticle.2Famiante.2Fmorceau-d-amiante_30af35f308eff7316cd0d872ada7a76101d72736.2Ejpg/1200x675/quality/80/morceau-d-amiante.jpg)
EDIT : le BRGM a établi des cartes de l'aléa amiante en France (https://www.brgm.fr/fr/reference-projet-acheve/cartographie-amiante-environnemental-france-metropolitaine-terrain-au) : tout en bas, il y a les liens vers les différentes régions/départements concernés.
Je lis un bouquin sur les arbres et je découvre l'existence de Pando, l'organisme vivant le plus vieux et le plus massif de la planète : 80 000 ans, 47 000 tiges, 6000 tonnes et 43,6 hectares... pour un seul et unique spécimen. [:chiyo1]
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Pando_(arbre) (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Pando_(arbre))
Oui, c'est ce que je viens de voir. Impressionnant!
@Rincevent Quand il y a des parenthèses dans un lien il faut le mettre manuellement entre des balises [URL], sinon le forum foire le lien. [:aloy]
Ah oui, tiens, zut. Corrigé.
Je connaissais déjà, GRR Martin s'en est inspiré, apparemment, pour imaginer le réseau des barrals dans sa saga.
[:crom]
https://twitter.com/EricLagadec/status/1625494617650253830
Joliiiiiiiiiiiiiiiiiii ! [:chiyo1]
Pas mal, en effet. [:nicenice]
Ça mériterait le titre de la photo NATURE de l'année [:chiyo1] [:shinobu1] [:aloy]
Ah bon ? [:chiyo1] ... D'accord... [:fufufu]
https://mobile.twitter.com/shashj/status/1626979162303959041?
Un bien pour un mal, mais à quel prix... [:aie] [:delarue5]
C'est pas ça qu'on appelle un choc systémique ?
Mmm, ça va être de plus en plus compliqué, ce millefeuille administratif en contexte de stress hydrique permanent.
Spoiler
Citation
La gestion de l'eau en France est inadaptée à la raréfaction de la ressource, selon la Cour des comptes
Martine Valo
Dans leur rapport annuel, les magistrats de la rue Cambon soulignent la multiplicité des acteurs impliqués et une organisation « inadaptée aux enjeux de la gestion quantitative ».
« L'eau fait partie du patrimoine commun de la nation. » Avec ce rappel du code de l'environnement en guise d'introduction, la Cour des comptes donne le ton du chapitre de son rapport annuel, publié vendredi 10 mars, consacré au sujet : grave et critique. La législation précise aussi que « la protection, la mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d'intérêt général ».
Pourtant la France ne respecte pas ses propres principes à l'égard de la ressource hydrique, et n'atteint pas non plus le « bon état » qu'impose une directive-cadre européenne : 56 % de ses masses d'eau de surface et 33 % des souterraines en sont loin. Sa politique se révèle illisible par la multiplicité des acteurs, trop complexe, changeante en raison d'une « instabilité législative », selon la Cour. Elle manque de cohérence et se révèle même « contradictoire », jusqu'au niveau du gouvernement, où s'opposent les attentes des ministres de l'environnement, de l'agriculture, de la santé, de l'industrie et de l'énergie.
« D'ores et déjà, sur une partie croissante du territoire, la consommation liée aux différents usages excède, sur des périodes de l'année de plus en plus longues, la capacité des milieux à fournir de l'eau », soulignent les magistrats. C'est désormais « une préoccupation majeure », en France. Pas moins de treize chambres régionales des comptes se sont attelées au rapport. Aussi émaillent-elles leur texte de nombreux exemples territoriaux – comme ces arrêtés de restriction différents pris par deux préfets de deux départements contigus au sujet d'un même cours d'eau. Elles concluent à une « organisation inadaptée aux enjeux de la gestion quantitative de l'eau », comme l'indique le titre de leur analyse.
La politique nationale de l'eau repose sur une approche par bassins hydrographiques – il en existe sept en métropole, y compris la Corse, auxquels il faut ajouter ceux des outre-mer. De tailles très variables, certains sont à cheval sur plusieurs régions. Cette organisation, qui date des années 1960, paraît « cohérente avec la réalité physique et géographique », mais elle ne correspond « à aucun découpage administratif du pays ». Or tout s'est complexifié lorsqu'il est apparu que la ressource disponible devenait plus rare, à la fois en raison du changement climatique, des déséquilibres entre les prélèvements et les réserves, mais aussi à cause de pollutions diffuses (qui affectent 43,3 % des masses d'eau de surface).
Zones humides dégradées
Le temps où les collectivités locales pouvaient se contenter de veiller à l'approvisionnement de leurs administrés en eau potable et à l'assainissement est terminé, expliquent en substance les magistrats. Il faut désormais prendre en compte la totalité du cycle de l'eau, ce qui englobe des missions essentielles comme la prévention des inondations et des risques de submersion marine, le maintien des écosystèmes, et la « gestion équilibrée et durable de la ressource ». Voilà qui comprend nécessairement la répartition et l'arbitrage entre les différents usagers, dont les écosystèmes.
Le rapport cite non seulement quelques chiffres sur la consommation des Français, mais aussi ce qui malmène les milieux naturels et qui entrave par conséquent le bon fonctionnement du cycle de l'eau. Ainsi l'infiltration des pluies nécessaire à la recharge des nappes souterraines est freinée par l'artificialisation des sols (+ 12 % entre 2006 et 2014). Autre exemple : 58 % des zones humides sont dégradées. En 2020, 21 % des 1 372 espèces aquatiques s'étaient éteintes ou étaient menacées.
Prendre le problème à bras-le-corps demanderait une volonté politique et une réelle coordination. Récemment le législateur a plusieurs fois fait évoluer les attributions des compétences entre de nombreux acteurs : commissions locales sur l'eau, établissements publics, syndicats intercommunaux, Office français de la biodiversité, agences de l'eau, administrations de l'Etat...
Les magistrats épinglent au passage les « projets de territoire de gestion de l'eau », ces nouveaux venus dans l'architecture foisonnante du secteur qui n'ont pas d'« existence légale ou réglementaire ». Mieux vaudrait généraliser les schémas d'aménagement et de gestion des eaux à l'ensemble des sous-bassins hydrographiques, selon la Cour. Elle regrette que les départements n'aient plus voix au chapitre et note l'absence de chef de file identifié. La gouvernance de l'eau, estiment les magistrats, est un exemple de « décentralisation inachevée, confiant des responsabilités importantes aux collectivités locales, conjuguées à une intervention permanente de l'Etat qui manque de cohérence ».
https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/03/10/la-gestion-de-l-eau-en-france-est-inadaptee-a-la-rarefaction-de-la-ressource-selon-la-cour-des-comptes_6164914_823448.html
Tout ça ne plaide-t-il en pas en faveur de végétalisation urbaine (il y a peut-être même moyen de rendre ça artistique) ? :o [:aie]
https://www.liberation.fr/forums/adapter-paris-une-actualite-brulante-20230310_ZX3CTE3VUVDUJBZWUO2HDU6ELU/
Question sérieuse : naturaliser les sols peut sembler une bonne chose, mais quid de la voirie, même théoriquement ? Est-ce qu'on ne risquerait pas de se retrouver avec des routes défoncées et boueuses comme au XIXe ? Après c'est sûr que ça casserait la vitesse et que, de toute façon, il faut agir, mais...
https://www.liberation.fr/forums/la-renaturation-cest-retrouver-un-sol-vivant-20230310_42RXFAKSM5FKLLUDOTHY45EZDM/
On peut aussi éviter de se retrouver avec des routes boueuses en recourant à des revêtements qui évitent le ruissellement et laissent l'eau de pluie s'infiltrer.
https://permeasol.fr/revetement-de-sol-exterieur/
Ç'a l'air bien mais pour une utilisation statique, notamment le parking. C'est pas tout-à-fait le même niveau de stress et d'usure qu'une route où des milliers de véhicules de différentes masses passent chaque jour, non ? [:fufufu]
C'est ce que j'ai trouvé avec une recherche rapide. Il doit sûrement y avoir des solutions pour des revêtements de route. [:aloy]
Par contre, laisser les routes à l'état terreux, sans aucun revêtement ce n'est pas une solution idéale, loin de là. La terre finit par être tellement tassée qu'elle devient aussi dure que du bois et pratiquement imperméable. [:delarue5]
De façon générale les conflits d'usage de l'eau existent déjà et iront en s'aggravant. Chacun va avoir des arguments pour affirmer que SON usage de l'eau est le plus important et doit être prioritaire ("JE nourris la population par mes cultures" / "JE crée des emplois avec mon usine", etc). Beaucoup ont du mal à admettre qu'on ne pourra plus faire tout et n'importe quoi avec l'eau et qu'il va falloir changer les habitudes (rien de pire à changer). Il suffit de voir l'agriculteur du JT de tout à l'heure à qui le journaliste demandait s'il était prêt à trouver un moyen de limiter la consommation d'eau de ses vaches, je lui ai trouvé la tête du mec qui se disait "tout mais pas ça".
Oui donc en gros on est passé de "les arbres sont des individus qui luttent pour survivre" à "les arbres communiquent et s'entraident" puis " bon ben finalement on n'en est pas bien sûr en fait". :o [:lol]
Spoiler
Citation
Controverse sur la communication souterraine dans les forêts
Biologie Une étude remet en cause le rôle joué par des réseaux mêlant des champignons filamentaires et les racines des arbres
Hervé Morin
Si vous pensez que les forêts sont parcourues de réseaux souterrains permettant aux arbres d'alimenter leurs jeunes descendants ou de les alerter en cas d'attaque de ravageurs, vous avez probablement été induit en erreur par des vulgarisateurs mal avisés, ou des scientifiques trop enthousiastes. C'est la conclusion d'une étude publiée dans Nature Ecology & Evolution le 13 février, dans laquelle sont examinées plusieurs affirmations souvent médiatisées concernant les réseaux de mycorhizes, résultats de l'association symbiotique entre des champignons filamentaires et les racines des arbres.
L'existence de ces mycorhizes, qui permettent aux champignons de bénéficier des sucres produits par les arbres en échange de l'eau et des minéraux qu'ils contribuent à puiser dans le sol, n'est pas remise en cause par Justine Karst (université de l'Alberta, Edmonton), Melanie Jones (université de Colombie-Britannique) et Jason Hoeksema (université du Mississippi). Ce que ces chercheurs ont voulu vérifier, c'est l'existence d'autres fonctions supposément remplies par ces réseaux souterrains.
Absence de preuves
Après avoir épluché la littérature scientifique, ils estiment que leur étendue réelle est mal documentée sur le terrain et que certains rôles qui leur sont attribués, notamment en termes d'entraide aux jeunes pousses, sont « insuffisamment étayés » – les preuves pouvant même être carrément absentes.Justine Karst et ses collègues estiment qu'au fil du temps les scientifiques ont montré un regard de plus en plus biaisé sur ces études, tendant à « surestimer les résultats et à ignorer les facteurs confondants de façon à promouvoir les effets bénéfiques de ces réseaux dans les forêts » .
Cette idée selon laquelle les arbres – y compris d'espèces différentes – pourraient communiquer entre eux et mutualiser des ressources de façon souterraine s'enracine notamment dans une étude publiée par le journal Nature en 1997, et présentée en « une » sous le titre « Wood-Wide-Web ». A l'aide de marqueurs radioactifs, Suzanne Simard, professeure d'écologie forestière à l'université de Colombie-Britannique, montrait pour la première fois de façon contrôlée sur le terrain des transferts de carbone bidirectionnels entre bouleaux et sapins de Douglas, susceptibles de bénéficier aux arbustes dont les capacités de photosynthèse étaient amoindries par l'ombrage de leurs aînés.
Depuis lors, la notion de coopération entre arbres – qui va à rebours de la vision darwinienne d'une compétition pour la lumière, l'eau et les nutriments – a fait florès. Elle est reprise dans des best-sellers comme La Vie secrète des arbres de Peter Wohlleben (Les Arènes, 2017), dans nombre de documentaires, ou des conférences TED, comme celle de Suzanne Simard, visionnée 5,5 millions de fois.
Cette Canadienne est au centre des débats. Elle a lancé en 2015 le « Mother Tree Project » visant à étudier la façon dont les pins Douglas matures peuvent aider à régénérer les forêts exploitées pour leur bois ou attaquées par des ravageurs. Mais ses prises de position semblent l'avoir éloignée de certains scientifiques, dont Melanie Jones, qui avait cosigné l'étude de 1997. « C'est pénible à reconnaître, mais en préparant l'article de Nature Ecology & Evolution , tant Justine Karst, Jason Hoeksema que moi-même avons trouvé des cas où nous avions négligé des explications alternatives plausibles dans nos articles précédents » , précise-t-elle.
Des « truands dans le réseau »
Suzanne Simard n'a pas répondu à nos questions, mais a déclaré à plusieurs médias qu'elle maintenait ses résultats. Pour Marc-André Selosse (Muséum national d'histoire naturelle), spécialiste des relations entre champignons et végétaux, l'étude de Nature Ecology & Evolution va être reçue « avec soulagement » par la majorité de la communauté scientifique, de plus en plus agacée par le décalage entre une présentation de la forêt où régnerait l'entraide entre les arbres « et ce que nous y voyons réellement, mais aussi ce qu'on en ignore encore » .
Pour autant, il redoute que le balancier n'aille trop loin dans l'autre sens, au point de nier l'importance des réseaux mycorhiziens. « Ils existent bel et bien et nous avons montré qu'ils peuvent véhiculer des molécules carbonées entre les arbres et des plantes qui n'ont pas la capacité de le produire, faute de système chlorophyllien, notamment certaines gentianes tropicales ou des orchidées forestières de chez nous. » Il évoque des « truands dans le réseau » , comme certaines plantes de sous-bois privées de lumière qui le détournent à leur profit. Mais aussi les difficultés méthodologiques inhérentes à ce type de recherche sur des filaments fongiques et racinaires éminemment fragiles. « L'histoire de ces réseaux est plus terne et moins certaine que ce qui a été raconté » , conclut Marc-André Selosse, mais elle n'en mérite pas moins d'être explorée, assure-t-il.
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2023/02/23/controverse-sur-la-communication-souterraine-entre-les-arbres_6162930_1650684.html
Cette imagerie thermique ! [:chiyo1] Je n'avais jamais pensé à voir ce que ça pouvait donner. [:fufufu]
(https://images.theconversation.com/files/510293/original/file-20230215-28-zv8fmr.png?ixlib=rb-1.1.0&rect=7%2C0%2C1300%2C980&q=45&auto=format&w=496&fit=clip)
(https://images.theconversation.com/files/510291/original/file-20230215-24-wocncw.png?ixlib=rb-1.1.0&q=45&auto=format&w=754&h=288&fit=crop&dpr=1)
https://theconversation.com/dou-vient-le-pouvoir-rafraichissant-des-arbres-en-ville-199906
Intéressant. [:fufufu]
Spoiler
Citation
« Face aux risques de sécheresse, il faut rendre la ville poreuse, spongieuse »
Emeline Cazi
L'urbaniste et hydrologue Christian Piel plaide pour la mise en place de mesures qui permettraient une meilleure infiltration des eaux de pluie en ville.
Christian Piel est urbaniste et hydrologue. Il dirige l'agence d'urbanisme Urban Water, spécialisée dans l'intégration du cycle de l'eau en milieu urbain, qui travaille sur des projets d'aménagement ou de réaménagement avec les villes de Strasbourg, de Paris, de Nantes ou encore de Saint-Nazaire.
Face à la sécheresse, des maires du Var ont décidé de suspendre les permis de construire pour cinq ans. Quel regard portez-vous sur une telle mesure ?
C'est la première fois que j'entends parler d'une mesure aussi soudaine et brutale. Les élus freinent l'urbanisation pour limiter l'imperméabilisation des sols et les consommations. Mais plutôt que d'empêcher de construire, ils pourraient dire : « Construisons mais soyons stricts sur la consommation et l'infiltration des eaux. » Car, en travaillant sur le grand cycle de l'eau, on agit sur des volumes beaucoup plus importants. Un terrain imperméabilisé n'infiltre que 10 % à 20 % des précipitations. Les nappes ne se rechargent donc pas, les sols meurent.
En lotissement, il est vrai qu'on a tendance à s'étendre. Avec le pavillon, il y a la terrasse, la piscine, le garage. Mais on incrimine trop vite la ville. Sur les terres de culture intensive, un champ de maïs, par exemple, du fait de la formation d'une croûte en surface, le coefficient d'imperméabilisation est quasi identique au sol urbain. Or, il existe des techniques qui permettent d'infiltrer davantage en ville que sur un espace naturel.
Pouvez-vous donner quelques exemples ?
Le principe est de créer une zone tampon afin de garder l'eau quelques heures pour qu'elle s'infiltre progressivement. La retenue peut prendre la forme d'une pelouse décaissée sur 20 centimètres, d'une terrasse créée sur un terrain en pente, de rigoles creusées au point bas. Mais un petit muret autour d'un terrain de basket, avec un petit puits pour que l'eau s'évacue lentement, cela fonctionne aussi.
Ces techniques sont adaptées aux pluies brutales, fréquentes dans le Sud, mais qui vont se multiplier un peu partout. Et grâce à la création de ces flaques, qui restent une demi-journée, une journée, le sol est plus humide, les arbres poussent plus facilement. L'environnement est plus sympathique parce qu'il y a de l'ombrage. Et, grâce à l'évapotranspiration, les végétaux font aussi pleuvoir plus fréquemment. On retrouve donc le cycle de l'eau d'origine.
Cela nécessite un changement de culture...
En effet. L'eau des villes est gérée par les équipes de l'assainissement. C'est un héritage de la culture hygiéniste. Synonyme de nuisance, l'eau a été séparée des sols, enfermée dans les tuyaux, pompée puis rejetée hors de la ville. Aujourd'hui, les urbanistes, les architectes, les paysagistes, les écologues doivent se réapproprier le sujet.
Il y a quelques décennies encore, les gens avaient un puisard, c'est-à-dire un trou dans le sol pour récolter l'eau de pluie, pour que les pluies n'inondent pas le garage ou le voisin. Cela permettait de recharger la nappe. Les toits ont aussi un vrai rôle à jouer. C'est plus facile de stocker quand ils sont plats. Mais, même lorsqu'ils sont en pente, on peut imaginer qu'un quart de la surface soit plat pour récupérer les eaux de pluie.
Comment inciter à ces changements ?
Il y a d'abord les plans locaux d'urbanisme (PLU) qui peuvent le préconiser. A Paris, quand on construit, il est exigé dans certains quartiers que les pluies courantes (16 mm) – 80 % des précipitations – soient absorbées à la parcelle, c'est-à-dire sur place. La création d'une terrasse végétalisée, avec un niveau de terre conséquent, peut y contribuer.
D'autres PLU vont plus loin en imposant des coefficients de biodiversité. Pour les atteindre, il faut rendre poreuse, spongieuse, la ville. Dans ce cas, le raisonnement n'est plus sur le cycle de l'eau, mais plutôt sur le degré de nature en ville. A La Rochelle, il est envisagé, dans le futur PLU, que 100 % des eaux de pluie soient infiltrées. Cela passe par des surfaces et des hauteurs minimales de pleine terre, mais aussi par l'installation de revêtements les plus poreux possible pour que les sols soient perméables.
Enfin, les subventions aident beaucoup. En Ile-de-France, l'agence de l'eau Seine-Normandie finance la désimperméabilisation d'un parking avec l'installation d'un nouveau revêtement entre 30 et 80 euros par m2, ce qui représente une part significative du coût des travaux.
Peut-on parler d'une prise de conscience des élus et des professionnels de la ville ?
Les sécheresses activent toutes ces idées, qui n'étaient pas forcément les plus portées. Désormais, les agences régionales de santé écoutent et vont nous aider. A Strasbourg, on travaille sur quelque chose de très novateur. On propose que les eaux des piscines publiques, qui doivent renouveler 30 litres par baigneur par jour, et être vidangées deux fois par an, soient infiltrées dans les sols après l'évaporation du chlore à la sortie du bassin.
Avec ce système, on recharge la nappe toute l'année, laquelle, l'été, sert de grand réservoir pour arroser les espaces verts. L'expérimentation a été présentée, la police de l'eau a validé. Le projet pourrait être mis en œuvre cette année.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/03/31/face-aux-risques-de-secheresse-il-faut-rendre-la-ville-poreuse-spongieuse_6167801_3244.html
Il va falloir mettre en œuvre tout ceci à grande échelle, et fissa ! [:kred]
Depuis le temps que c'est évoqué, ne serait-ce que pour diminuer les risques d'inondation, cela finit par ressembler à un vœu pieux.
Comme dirait Boulet, lourd est le parpaing de la réalité sur la tartelette aux fraises de nos illusions... [:shinobu1]
https://www.youtube.com/watch?v=q4xZArgOIWc
Intéressant, en effet, même si j'ai été un peu largué à certains moments.
Et on continue à ne regarder que son petit intérêt personnel... ::)
Spoiler
Citation
Sécheresse : les piscines des particuliers sont-elles menacées ?
DÉCRYPTAGE - Dans une dizaine de départements, des arrêtés préfectoraux interdisent déjà de remplir les piscines. La multiplication des épisodes de sécheresse pose question sur leur avenir.
Après la sécheresse hivernale historique qu'a connue la France et avant un été qui s'annonce encore difficile sur le plan de la ressource en eau, les propriétaires de piscines privées doivent-ils s'inquiéter ? Le «plan eau» du gouvernement , présenté jeudi par Emmanuel Macron, ne mentionne explicitement aucune mesure traitant de ces bassins de loisir. La généralisation d'une « tarification progressive » de l'eau pourrait en revanche les concerner. « Au-delà d'un certain niveau, le prix du m3 sera plus élevé », a précisé le président de la République. Le remplissage des piscines « fait partie des éléments de tarification progressive mise en place », confirme-t-on à l'Élysée, « pour que celui qui a une piscine contribue davantage à la facture d'eau ».
Mais nulle question, dans le plan de l'exécutif, de restrictions nationales voire d'interdiction des piscines. Une perspective que n'avait pas exclu, en « dernier ressort », l'élu écologiste Julien Bayou l'été dernier. Le président Renaissance de la commission environnement du Parlement européen, Pascal Canfin, avait par la suite estimé qu'envisager des limitations pour les piscines privées était « une question légitime » et « de bon sens ». Si le chef de l'État n'en n'a pas parlé, c'est peut-être parce qu'elles sont déjà concernées au premier chef par les restrictions préfectorales en cas de sécheresse. « Une quinzaine de départements sont déjà placés en vigilance, et on a une dizaine de départements en alerte ou en alerte renforcée », a précisé Emmanuel Macron jeudi. Aux niveaux d'alerte et d'alerte renforcée, le remplissage des piscines privées est interdit, sauf remise à niveau et premier remplissage. Il est complètement interdit en niveau de crise.
Le nombre de départements concernés ne devrait cesser de grandir jusqu'à l'été prochain. Au plus fort de la sécheresse l'été dernier , 93 départements de l'Hexagone étaient sous restrictions d'eau. De quoi inquiéter les propriétaires de piscines, à en croire les professionnels. « C'est un sujet récurrent chez les clients, qui en sont conscients », observe un agent d'entretien du secteur. La crainte de restrictions a même poussé Magali à « repousser (son) projet de piscine », raconte-t-elle. D'autant que cette année, certains maires ont déjà décidé d'aller plus loin que les arrêtés préfectoraux, à l'image du maire d'Elne (Pyrénées-Orientales), qui a suspendu la construction de nouvelles piscines dans sa commune, au moins jusqu'au 30 avril. « J'ai pris cet arrêté pour faire grandir la prise de conscience sur la situation dramatique de l'eau », explique Nicolas Garcia auprès du Figaro , jugeant « criminel » de prélever de l'eau pour remplir sa piscine lorsqu'il y a un manque.
» LIRE AUSSI - Les piscines privées menacent-elles l'approvisionnement en eau?
Une consommation d'eau négligeable ?
La mairie de Gérardmer, dans les Vosges, envisage elle aussi d'en arriver à cette solution. À Cotignac (Var), le maire veut lui limiter le volume des nouvelles piscines à 50 m3 maximum, selon France Bleu Provence. Dans le Var toujours, neuf communes du canton de Fayence ont carrément gelé toute nouvelle demande de permis de construire pour les quatre prochaines années, jugeant que les nappes phréatiques ne disposent pas des ressources en eau suffisantes pour alimenter de nouvelles habitations. Une mesure similaire a été prise en Ardèche par le préfet dans 22 communes, pour une durée indéterminée, a rapporté la presse locale.
À terme, si les épisodes de sécheresse continuent d'être de plus en plus fréquents, « il faudra se poser la question » de limiter peut-être définitivement la construction de piscines à certains endroits, juge Nicolas Garcia. « Est-ce que les piscines en bord de mer en période de sécheresse, c'est vraiment utile ? », s'interroge le maire communiste d'Elne. D'autres, parmi les piscinistes mais pas que, appellent à aller au-delà du symbole que certains veulent faire des piscines privées.
« Il faut tuer le symbole et ne pas se tromper de combat », estime Joëlle Pulinx, déléguée générale de la Fédération des professionnels de la piscine (FPP). « Si l'on est raisonnable, la question des piscines relève d'abord du symbole et ne devrait pas avoir à être considérée dans le débat sur les ressources en eau , abonde l'hydrologue Eric Servat, directeur du Centre International Unesco sur l'eau de Montpellier. Si l'on regarde ce que représente la consommation d'eau des 3,2 millions de piscines privées chaque année en France, on est entre 35 et 45 millions de m3. Les fuites dans les réseaux d'eau potable , c'est 1 milliard de m3. Il faut remettre les choses en perspective. »
Nicolas Garcia estime lui que les chiffres avancés sont biaisés, en raison des forages personnels utilisés par certains particuliers pour remplir leur piscine. Au-delà des débats chiffrés, Joëlle Pulinx met en avant les moyens qui existent pour « ne pas utiliser beaucoup d'eau, y compris en été et dans le Sud, par exemple en couvrant le bassin pour limiter l'évaporation ». « Le principe d'une piscine est de conserver l'eau pendant des années », assure-t-elle. L'hydrologue Eric Servat dit comprendre que certains maires mettent en pause les chantiers de nouvelles piscines cette année. « Mais de là à bannir définitivement la construction et l'usage des piscines privées de manière définitive pour les années à venir, ce n'est pas la même chose. » Ce ne semble pas être l'état d'esprit des autorités, d'après Joëlle Pulinx. « On ne sent pas d'opposition formelle et théorique à l'utilisation de l'eau des piscines », relate la déléguée générale de la FPP.
D'autant que sa fédération pointe un argument économique, auquel le gouvernement pourrait prêter une oreille attentive. « Le secteur de la piscine privée représente près de 3650 entreprises et 60.000 emplois directs et indirects dont l'activité serait immédiatement mise en péril », a écrit la FPP dans un communiqué publié à la mi-mars. Des mesures drastiques seraient de toute façon contreproductives, note Eric Servat : « Si l'on veut faire adhérer les gens à des modes de vie qui vont forcément devoir évoluer, on ne peut pas leur dire en permanence que ce sont eux les mauvais élèves. »
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/secheresse-les-piscines-des-particuliers-sont-elles-menacees-20230331
Les pov' chéris, on va les empêcher de remplir et vider leur piscine et les obliger à aller se baigner à la mer avec le bas peuple... !
C'est de la maltraitance, c'est indigne de leur statut social ! [:dok]
Le pire c'est que maintenant avec les drones ils ne pourront pas filouter... vive la technologie [:trollface]
Intéressant. [:fufufu]
https://www.courrierinternational.com/article/materiaux-une-equipe-met-au-point-un-film-plastique-a-base-d-algues
Citation de: Rincevent le 03 Avril 2023 à 13:46:11
Intéressant. [:fufufu]
https://www.courrierinternational.com/article/materiaux-une-equipe-met-au-point-un-film-plastique-a-base-d-algues
On fait tellement de trucs avec des algues maintenant qu'on aura bientôt uen pénurie d'algues... [:trollface]
Les millions de frelons asiatiques présents en Europe auraient tous un unique ancêtre.
https://actu.geo.fr/environnement/linvasion-de-frelons-asiatiques-en-europe-aurait-ete-declenchee-par-une-seule-guepe-213027
[:fufufu]
Super.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/04/05/l-eau-potable-en-france-contaminee-a-vaste-echelle-par-les-metabolites-du-chlorothalonil-un-pesticide-interdit-depuis-2019_6168450_3244.html
Pourquoi nous n'aurons probablement jamais de voiture à hydrogène à moteur à combustion.
https://youtu.be/hNMRSUFuHPg
Construire des haies réduit l'érosion des sols. Quelle surprise ! :o
https://theconversation.com/des-plantes-pour-proteger-les-sols-du-tassement-et-de-lerosion-197568
EDIT : pourquoi pas. En fait non.
https://www.courrierinternational.com/article/environnement-un-materiau-fait-de-dechets-plastiques-chimiquement-lies-aux-roches-naturelles-a-ete-decouvert
Greenpeace, ou la désinformation sur le nucléaire. :o Ils ne racontent pas que des mensonges, c'est vrai, mais il y en a dans leur propagande.
https://www.youtube.com/watch?v=ZpMNgTB8Zd4
Une reine frelon asiatique coincée dans son nid tout neuf (elle avait commencé à pondre).
https://www.youtube.com/watch?v=Qr2Y-8m5-us
Quelle saloperie ces bêtes là...
Je crois que moi j'aurais calé le couvercle avec une brique pour être sûre que cette saleté ne s'évade pas à force de gigoter.
Je comprends l'idée, mais la méfiance que m'inspire ce qui sortirait de terre à ces endroits-là serait malgré tout très haute.
https://theconversation.com/cultiver-les-sols-dune-metropole-au-lourd-passe-industriel-est-ce-une-bonne-idee-200672
@Rincevent :
Ca dépend pour l'essentiel de l'historique des activités pratiquées au droit des sols en question. Tu peux être en zone urbaine mais historiquement, les terrains ont été utilisés pour du maraîchage par exemple et il ne s'est rien passé d'autre : pas de remblaiement (les remblais d'origine anthropique, donc rapportés sur du sol naturel, sont le plus souvent de mauvaise qualité), pas d'activités potentiellement polluantes, etc. Dans ce cas, bien sûr, un contrôle de la qualité chimique (avant d'analyser le potentiel agronomique tel que c'est décrit dans l'article) est nécessaire par mesure de précaution, mais en général, il n'y a pas de souci.
Après, on peut avoir des sols de qualité médiocre, à savoir sans pollution concentrée mais plutôt de la pollution diffuse et modérée (par exemple, un enrichissement en métaux typique des opérations de remblaiement) et/ou des sols "pauvres" d'un point de vue agronomique. Dans ce cas, aujourd'hui on peut (et on fait déjà) de l'amendement, de la reconstitution de sols pour restituer à ces sols des propriétés agronomiques intéressantes tout en garantissant l'absence de risque sanitaire. C'est intéressant pour la valorisation de certaines friches par exemple.
Donc oui, on peut faire de "l'agriculture urbaine" sans risque, du moment que tous les paramètres d'entrée sont sous contrôle.
(et là, je ne parle que des sols, le sujet de l'utilisation des eaux souterraines pour l'arrosage en est un autre)
Ok, merci beaucoup. Je ne suis malgré tout pas sûr que ça ne suscite aucune réticence. Mais si c'est viable et sans danger en dépit de certaines activités passées (genre Lubrizol et cie), pourquoi pas.
Ventre saint-gris... [:sweat]
https://www.lefigaro.fr/sciences/quand-respirer-est-un-combat-en-thailande-la-pollution-atmospherique-bat-des-records-20230421
Nom de Zeus, ils doivent être assez proches des niveaux de pollution chinois. [:chiyo1]
Tellement chouette, tout ça... [:tsss]
Spoiler
Citation
Le risque de sécheresse se confirme en France, malgré des sols plus humides dans certaines régions
Martine Valo
Fin avril, quarante-sept départements sont en situation de vigilance, d'alerte ou de crise, davantage qu'en 2022 à la même date. « La situation est inquiétante », a insisté Christophe Béchu lors d'un comité d'anticipation et de suivi hydrologique.
En dépit de quelques nuances, le tableau ne laisse guère de doute sur la survenue prochaine de la sécheresse en France. Toutes les régions ne sont pas touchées de la même manière et la situation, pire qu'en 2022 à la même période, est moins préoccupante qu'en mars. C'est ce qui ressort du comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH) qui s'est tenu jeudi 27 avril à Paris. L'occasion de mettre en perspective une large palette d'indicateurs : météorologie, débit des cours d'eau, état des nappes souterraines et des grands réservoirs. Pour la première fois, cette séance était ouverte aux médias, sans doute le signe que le gouvernement souhaite sensibiliser l'opinion publique à ce qui attend les Français cet été.
Pour l'heure, la Bretagne et l'Aquitaine s'en sortent plutôt bien, car il y a plu ces dernières semaines. Mais, sur la carte, les trois quarts de l'Hexagone, ainsi que la Martinique et La Réunion, apparaissent constellés de sous-bassins colorés d'un rouge de mauvais augure. Tous les yeux sont tournés en direction de l'arc méditerranéen, vers les Pyrénées-Orientales en particulier, qui n'ont pas connu une journée de pluie depuis plus de un an. Le niveau dans les nappes souterraines y est si bas que le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) évoque le risque de pénétration d'un biseau salé. Dans ces conditions, faute d'eau douce en quantité suffisante, leur contenu peut devenir saumâtre, rendant impossible la potabilisation de l'eau.
Une grande partie des Pyrénées-Orientales pourrait être incessamment classée en situation de crise par le préfet. Trois autres départements sont déjà partiellement touchés par ce type d'arrêté, avec le lot de restrictions qu'il entraîne : les Bouches-du-Rhône, le Var, mais aussi l'Ain. Auxquels s'ajoutent, en cette fin avril, vingt-sept départements en situation de vigilance, neuf en état d'alerte et sept en état d'alerte renforcée, davantage qu'en 2022 à la même date.
Le risque d'une eau « de moins bonne qualité »
En moyenne, la période des précipitations efficaces, qui va de septembre à mars, avant que la végétation ne se développe en puisant dans la ressource, se solde cette année par un déficit de précipitations de 10 %, contre 20 % en 2022, selon Météo-France. « Il ne faut pas baisser la garde, se dire que c'est moins catastrophique qu'en 2022, prévient Hervé Paul, maire de Saint-Martin-du-Var (Alpes-Maritimes), au nom des élus locaux de la Fédération nationale de collectivités concédantes et régies. Moi qui vis dans les Alpes-Maritimes, je rappelle que, lorsque les volumes diminuent, les polluants, les sulfates se concentrent. Non seulement on a moins d'eau, mais elle devient de moins bonne qualité. »
Dans l'ensemble, avec une saison de la recharge en précipitations « courte et peu intense, les nappes se trouvent dans une situation bien plus inquiétante que la normale », a résumé Violaine Bault, hydrogéologue du BRGM. D'autant, a-t-elle expliqué, qu'une alternance de périodes très sèches puis humides n'a pas permis à l'eau de s'infiltrer dans des sols durcis. Le sous-sol à l'est de l'Ile-de-France et dans le Centre-Val de Loire, notamment, apparaît très déficitaire en eau. Or le manque de pluie et de neige de cet hiver affecte les nappes souterraines, alors que celles-ci n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant la sécheresse historique de 2022.
Le bilan est moins négatif du côté des sols. Ils sont légèrement plus humides que la normale, et même excédentaires par endroits, au nord de la Seine notamment, mars et avril s'étant montrés généreux. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Occitanie et en Corse, en revanche, ils s'avèrent exceptionnellement secs, dignes d'une fin juin. La neige fait cruellement défaut dans le Massif central et dans les Alpes du Sud, elle manque surtout dans les Pyrénées et en Corse. Sa fonte va se révéler trop précoce pour soutenir les cours d'eau durant la saison qui arrive.
« La sécheresse risque de coûter cher »
Dans ce contexte, l'Office français de la biodiversité a demandé à ses agents de commencer à surveiller les débits des rivières avec deux mois d'avance. Ces derniers observent des assecs toute l'année dans quatre régions : PACA, le Centre-Val de Loire, l'Ile-de-France et les Hauts-de-France. Sur l'Allier, affluent de la Loire, le barrage de Naussac (Lozère) affiche le deuxième taux de remplissage le plus bas depuis quarante ans, ce qui laisse présager des pénuries d'eau. Les réservoirs sur l'Adour ne sont pas bien lotis non plus. Et les prévisionnistes annoncent un prochain trimestre probablement plus chaud que la normale.
« La situation est inquiétante », a répété Christophe Béchu en déplacement dans les Pyrénées-Orientales, où « la réalité est objectivement dramatique ». Le ministre de la transition écologique et des territoires s'y est rendu jeudi, afin d'écouter les acteurs locaux, mais « pas pour leur apporter des crédits et des fonds », a-t-il annoncé d'emblée. « La sécheresse risque de coûter cher », a-t-il commenté, tout en présidant le CASH à distance, en visioconférence.
Christophe Béchu a rappelé que deux mille communes restent vulnérables, mille ont connu des problèmes sérieux en 2022, dont près de quatre cents ont dû être approvisionnées en bouteilles ou par citernes. Une cellule de recensement va être créée pour en connaître le nombre en temps réel cette fois. « Nous devons avancer rapidement sur l'utilisation des eaux usées traitées et les autres mesures de notre "plan eau", a affirmé par ailleurs le ministre. La guerre de l'eau provoquée par une baisse des réserves constitue une menace pour notre cohésion nationale. »
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/04/28/le-risque-de-secheresse-se-confirme-en-france-malgre-des-sols-plus-humides-dans-certaines-regions_6171302_3244.html
Spoiler
Citation
Confrontée à une canicule précoce et une sécheresse majeure, l'Espagne s'interroge sur sa gestion de l'eau
Par Sandrine Morel (Madrid, correspondante)
Eventail à la main, elles étouffent dans leurs robes à pois et larges volants. De mémoire d'Andalouses, jamais il n'a fait si chaud à Séville pour la Feria de Abril, la grande fête populaire qui colore chaque année les rues de la ville du sud de l'Espagne. Depuis mardi, les thermomètres dépassent les 35 °C à l'ombre et ils devaient s'approcher des 40 °C vendredi 28 avril, dans la vallée du Guadalquivir, selon les prévisions de l'Agence espagnole de météorologie (Aemet). Cette vague de chaleur précoce, sans précédent depuis qu'il existe des registres météorologiques, n'épargne pas le reste du pays où, partout, des records de températures pour un mois d'avril pourraient être battus.
« Après, un mois de mars anormalement chaud et sec, nous attendons des températures de 15 degrés supérieures à la normale pour un mois d'avril, résume le président de l'Association espagnole de climatologie (Aeclim), Alberto Marti Ezpeleta. Les courbes semblent indiquer que le changement climatique s'accélère et la péninsule ibérique y est particulièrement exposée du fait de sa position géographique. Les anticyclones subtropicaux demeurent de plus en plus longtemps sur la moitié méridionale et méditerranéenne et les périodes de sécheresse sont plus fréquentes et intenses. »
L'Espagne a très chaud, très tôt, et cela inquiète citoyens et politiques, scientifiques et agriculteurs. Alors que plus de 40 000 hectares ont déjà brûlé depuis le début de l'année, l'Aemet a ainsi lancé une alerte pour « risque extrême d'incendie » sur une large partie du territoire où les trois conditions qui rendent les feux presque incontrôlables sont largement remplies : une température de plus de 30 °C, des vents de plus de 30 km/heure et un taux d'humidité de moins de 30 %.
« Erosion de grande ampleur »
En réalité, après deux ans et demi d'une sécheresse qui n'en finit pas, le taux d'humidité des sols ne dépasse pas les 10 % sur plus de 90 % du territoire. « L'augmentation des températures assèche la végétation, le sol perd sa fertilité et les plantes mortes deviennent un matériel hautement combustible. Nous devons donc nous préparer à faire face à de plus en plus d'incendies » , estime Patricio Garcia-Fayos, directeur du Centre de recherche sur la désertification (CIDE) basé à Valence. Ce biologiste, qui travaille depuis quarante ans sur l'érosion des sols, est pessimiste. « La dégradation des terres arides et semi-arides, qui forment une grande partie du territoire espagnol, a des causes à la fois climatiques et humaines. Lorsque les deux se combinent, l'érosion s'accélère, comme lorsque l'agriculture est pratiquée sur des terrains en pente, ou que s'ajoute à l'évapotranspiration la surexploitation des nappes phréatiques,explique-t-il. D'ici à la fin du siècle, plus ou moins tôt en fonction de l'évolution des températures, de la violence des incendies et de la gestion des sols, une grande partie deviendra des zones semi-désertiques et désertiques... »
Selon le ministère de la transition écologique et du défi démographique (Miteco), 74 % de la superficie de l'Espagne se trouve déjà en danger de désertification, avec, pour 18 % du pays, un risque élevé ou très élevé. L'Andalousie et la Catalogne, en particulier, souffrent de « processus d'érosion de grande ampleur ». Ces deux régions autonomes sont celles où l'actuelle sécheresse sévit le plus : les retenues d'eau potables se trouvent dans les deux cas à 26 % de leur capacité – un niveau critique aux portes de l'été qui a conduit les gouvernements régionaux à dicter des restrictions d'eau, aussi bien pour l'arrosage des jardins publics ou le remplissage des piscines que pour l'agriculture. Laquelle consomme près de 80 % de l'eau douce du pays.
« Etre le potager de l'Europe finira par nous condamner, dans pas très longtemps, à être le pays le plus désertifié,estime le géologue Julio Barea, responsable des sujets eau pour Greenpeace Espagne. Nous vivons dans une folie hydrique en Espagne. Nous avons plus de 1 200 grandes retenues d'eau qui ont favorisé le développement d'une agriculture ayant asséché d'immenses lagunes et placé les nappes phréatiques en situation de stress hydrique. Au lieu de nous adapter à l'eau facilement disponible, nous nous sommes habitués à aller la puiser toujours plus loin et en consommer sans mesure. A Murcie par exemple, des agriculteurs font trois récoltes par an. A Guadalajara, on prévoit de créer une plage artificielle avec une lagune consommant 32 millions de litres par an. Tout cela est une énorme irresponsabilité. »
Eau potable au goût amer
Confrontée à des problèmes historiques de manque d'eau, l'Espagne a effectivement abordé le problème en construisant, tout au long du XXe siècle, des centaines de barrages, puis des infrastructures de transvasement de l'eau des fleuves, comme celle qui transporte l'eau du Tage vers le Jucar et le Segura, du centre du pays à la côte méditerranéenne, ou encore plus de 360 usines de dessalement d'eau de mer, dont la plus grande d'Europe pour l'approvisionnement urbain. A l'embouchure du Llobregat, au sud de Barcelone, celle-ci fournit, depuis l'été 2009, une eau potable au goût amer à près de 4,5 millions d'habitants.
Un an plus tôt, en mai 2008, le gouvernement de Catalogne, en proie à une terrible sécheresse, avait été contraint de faire venir de l'eau potable de Marseille, par paquebot, pour approvisionner Barcelone. En ce moment, l'usine de Llobregat fonctionne à plein régime, mais elle n'est pas suffisante pour garantir qu'il n'y aura pas de coupures d'eau à l'automne à Barcelone, si la sécheresse se prolonge, comme l'a déclaré récemment le directeur de l'Agence catalane de l'eau, Samuel Reyes. Début avril, le président du gouvernement régional catalan, Pere Aragonès, a promis de doubler sa capacité, construire une nouvelle usine de dessalement, au sud, et quadrupler les capacités de recyclage de l'eau.
Réduire la superficie agricole irriguée, qui représente près de 4 millions d'hectares, comme le préconisent les écologistes et certains experts, reste un tabou dans le pays : en vingt ans, elle a au contraire augmenté de 18 %. Cependant, peu à peu, des décisions sont prises qui vont dans ce sens. Pour la première fois, le nouveau plan de gestion des bassins hydrographiques, approuvé en début d'année, réduit les dotations d'eau, notamment en fixant un « débit écologique » minimal pour le Tage sous lequel il n'est plus possible de transférer de l'eau dans le sud-est du pays. Cette décision n'a pas manqué de provoquer la colère des agriculteurs.
« Il est probable qu'il faille donc réduire dans certaines zones la superficie irriguée, car nous avons déjà modernisé 70 % des exploitations avec des systèmes de goutte-à-goutte et d'aspersion et il reste peu de marge d'amélioration, reconnaît-on au ministère de la transition écologique. Nous pouvons envisager quelques usines de dessalement en plus, mais leur croissance n'est pas infinie, sinon nous ne voulons pas créer un autre problème environnemental, du fait des rejets de saumure. »
« Nous aurons besoin à l'avenir de trouver de grands consensus et des accords d'Etat sur la question de l'eau et de l'agriculture et il faudra sans doute repenser le modèle », prévient José Manuel Gutierrez, coordinateur de la plate-forme interdisciplinaire sur le climat créée en 2021 par le Conseil supérieur de recherches scientifiques (CSIC), l'équivalent du CNRS en Espagne . « Les cultures non irriguées sont de plus en plus vulnérables et il n'est pas possible d'augmenter davantage la superficie irriguée si l'on ne veut pas assécher les puits et tuer la poule aux œufs d'or » , insiste-t-il.
Les puits sont vides
Le 19 avril, le ministère de l'agriculture a convoqué la « table ronde de la sécheresse » et réuni les principales organisations agricoles et agroalimentaires du pays pour aborder le problème. Une réunion tardive, qui a abouti pour le moment à des mesures d'aides financières aux agriculteurs pour faire face à la sécheresse. « Les perspectives ne sont pas bonnes pour mai et nous observons des températures plus proches de celles de juillet ou août »,reconnaît le président de l'Association agraire des jeunes agriculteurs (Asaja), Pedro Barato.
La réalité a rattrapé les agriculteurs : 62 % des cultures non irriguées de céréales ne pourront pas être récoltées, la production des oliviers, des amandiers ou des vignes va chuter, et certains arbres pourraient ne pas résister. Dans le bassin du Guadalquivir, le manque d'eau pourrait menacer les tomates, le maïs, le riz ou le coton. Les producteurs de fraises se plaignent que les puits sont vides. Almeria, et ses immenses cultures sous serre, devrait bien résister en revanche, notamment car elles sont en grande partie arrosées grâce à l'eau provenant d'usines de dessalement.
Pas question, pour autant, de remettre en cause le modèle. « Si nous sommes parvenus à devenir le potager de l'Europe, pourquoi ne pourrait-on pas continuer à l'être ? interroge M. Barato, qui préconise d'investir davantage dans les solutions techniques et l'optimisation de l'eau. La valeur des terres irriguées est bien supérieure à celles de terres qui ne le sont pas. Là où il y a des dotations d'eau pour les cultures, il n'y a pas de chômage, pas d'exode rural, mais de la richesse. »
La coordinatrice des organisations d'agriculteurs et d'éleveurs espagnols (COAG), qui rassemble les petits et moyens exploitants, a publié un rapport le 13 avril, alertant que la sécheresse « asphyxie déjà 60 % des champs espagnols et a causé des pertes irréversibles sur plus de 3,5 millions d'hectares de céréales ». « Nous n'avions jamais vu une situation aussi critique pour les cultures non irriguées », souligne Javier Fatas, responsable des questions d'eau et environnement à la COAG, qui demande que les conditions de la politique agricole commune (PAC) soient adaptées à la situation que traverse l'Espagne : « Nous ne pouvons pas, comme nous le réclame la PAC, faire de rotations de culture sur les terres où le manque d'humidité est telle que les semences ne germent pas. »Le gouvernement a par ailleurs sollicité l'activation du fonds des réserves de crise de la PAC.
Tous, dans l'urgence, s'en remettent à présent au ciel. L'évêque de la ville andalouse de Jaen, capitale espagnole de la production d'huile d'olive, a décidé pour sa part de prendre le taureau par les cornes. « Sans eau, il n'y a pas d'olive et sans olive, la province de Jaen souffre », a souligné Mgr Sebastian Chico Martinez, qui mènera lundi 1er mai une procession exceptionnelle dans la ville, aux côtés de la statue du Christ Nuestro Padre Jesus Nazareno, figure religieuse particulièrement chère aux paroissiens. « Face à la sécheresse persistante dont nous souffrons, nous devons élever nos suppliques à Dieu pour qu'Il nous envoie l'eau qui arrosera notre terre assoiffée » , a-t-il expliqué aux fidèles. De Peralada, en Catalogne, à Cordoue, en Andalousie, plusieurs confréries ont pris des initiatives similaires, ces derniers jours.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/04/28/confrontee-a-une-canicule-precoce-et-une-secheresse-majeure-l-espagne-s-interroge-sur-sa-gestion-de-l-eau_6171315_3244.html
Spoiler
Citation
Miel, raisins, olives, citrons... Dans les Alpes-Maritimes, la pluie se fait attendre pour sauver les récoltes
Le 29 mars, le ministère de l'Agriculture a reconnu par arrêté une «calamité agricole» liée à la sécheresse de 2022 dans le département. Pourtant, sur le sol maralpin, tout le monde s'accorde à dire que l'année 2023 s'annonce pire encore.
Le Figaro Nice
Ce n'est pas le Christ que les producteurs des Alpes-Maritimes espèrent voir descendre des cieux, mais la pluie. Voilà plusieurs mois qu'elle n'est plus apparue sur la Côte d'Azur, si ce n'est de manière très épisodique, le temps d'une averse, au mieux d'une giboulée.
En attendant, la terre souffre. Le 29 mars , le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a reconnu par arrêté une «calamité agricole» liée à la sécheresse de 2022 dans le département. Pourtant, sur le sol maralpin, tout le monde s'accorde à dire que l'année 2023 s'annonce pire encore. L'ensemble du territoire est d'ailleurs placé en vigilance sécheresse depuis le 13 mars , ce qui n'augure rien de bon pour les agriculteurs et producteurs locaux.
«C'est une catastrophe, on est très inquiet», alerte Laetitia Collon, à la tête du domaine apicole « Bee Riviera», qui compte quelque 500 ruches. Son constat est édifiant. Cette dernière assure avoir perdu «la moitié de [ses] colonies d'abeilles en un an» à cause de la sécheresse. Pour elle, l'équation est très simple : «Le manque d'eau conduit les arbres à ne plus produire de fleurs, donc les abeilles n'ont plus de quoi se nourrir. Non seulement elles ne font plus de miel, mais en plus elles meurent.» En désespoir de cause, l'apicultrice, basée à Biot, doit ravitailler elle-même les insectes en utilisant un sirop à forte concentration en sucre. Ce qui n'arrange en rien la situation puisqu'il lui est impossible de vendre un miel fabriqué dans ces conditions. «On va droit dans le mur. Si ça continue on va devoir déplacer nos ruches sur d'autres départements», prévient l'apicultrice.
» LIRE AUSSI - Le frelon oriental, nouvel ennemi des abeilles
Pour garder la tête hors de l'eau, Laetitia Collon a développé plusieurs solutions, tel le parrainage de ruches. De cette façon, les clients acceptent de payer un peu plus cher leur miel. Ce qui permet à l'apicultrice d'investir dans différents matériels utiles à la préservation de son activité. De quoi compenser les pertes dues aux caprices du climat. L'année dernière, sa production avait déjà diminué de près de 40% par rapport à 2021 en raison du manque d'eau. «Ce sera pire cette année s'il ne pleut pas», annonce-t-elle.
Certains vignobles menacés de disparaitre
Au cœur des vignes maralpines, le constat est peu ou prou le même. «À ce stade, on ne peut pas encore juger de l'impact de la sécheresse sur la récolte. On a une belle sortie de fruits en grappes, mais ce n'est pas pour autant que le raisin sera au rendez-vous. Comme tous les agriculteurs, on passe notre temps à regarder la météo», poursuit Carine Dalmasso copropriétaire avec son frère du domaine de la Source, sur les hauteurs de Nice. Présidente de l'appellation Bellet - dont son vin bénéficie -, la vigneronne a demandé à la préfecture que les parcelles concernées puissent être arrosées après le 1er mai - qui est d'ordinaire la date limite. «Ce ne serait pas de trop !Bien sûr, c'est pour les vignerons qui veulent et surtout qui peuvent. Car l'arrosage au goutte-à-goutte est un investissement financier important», précise-t-elle.
» LIRE AUSSI - Ces vignobles français fragilisés par la surproduction
Comme Laetitia Collon, les vignerons ont enregistré de lourdes pertes l'an passé et craignent que le scénario ne se répète. « On a fait entre moins 30 et moins 50% de récolte sur l'appellation», assure Carine Dalmasso. Et de constater à son tour : «Cette année ce sera sûrement pire.» «On va finir par devoir déplacer les vignes», relève de son côté Julien Bartaina, propriétaire du domaine viticole des Claus, à Tourette-sur-Loup. «Plus facile à dire qu'à faire ! rétorque Carine Dalmasso. On ne va pas prendre nos valises et partir s'installer ailleurs du jour au lendemain.D'autant qu'il faut attendre cinq ans avant qu'une vigne ne commence à donner.»La vigneronne reconnaît tout de même que si les épisodes de sécheresse se répètent et s'accentuent d'une année sur l'autre, «certains domaines seront amenés à disparaître.»
Pour limiter les pertes, nombre de vignerons avaient fait le choix l'année dernière de ne pas effeuiller leurs vignes en laissant les branches au milieu des ceps pour gagner un peu d'ombre et préserver les fruits de la chaleur. Nul doute que l'opération sera reconduite cet été. «C'est une manière de revoir notre travail dans les vignes. On se remet sans cesse en question en fonction du climat», analyse Carine Dalmasso. Cette dernière s'inquiète aussi de la présence de nuisibles dans les parcelles : «On a des sangliers et des oiseaux qui, assoiffés, viennent manger les raisins. C'est un problème de plus.»
» LIRE AUSSI - À nos ivresses, de Alicia Dorey: confessions d'une buveuse de vin
Chez les producteurs d'olives la situation est un peu moins alarmante. «En fonction de l'âge des oliviers, les conséquences sont très différentes. Un jeune olivier, il faut l'arroser régulièrement, tandis qu'un vieux, qui a des racines plus profondes, peut s'en sortir sans trop de difficulté même sans eau», décrypte Laurence Lessatini, la présidente du syndicat interprofessionnel de l'Olive de Nice. Pour elle, tout va se jouer au moment de la floraison. «Qui ne va pas tarder ! C'est une question de semaines. Je verrai à ce moment-là si la fleur, quand elle va s'ouvrir, est stérile ou non. Si c'est le cas, cela signifie qu'il n'y aura pas d'olives et la sécheresse pourra être mise en cause.» Plus que le manque d'eau, Laurence s'inquiète des épisodes de canicule : «C'est à ce moment-là que la fleur peut sécher et griller. Et là, malheureusement il n'y a rien à faire pour sauver le fruit.»
La prolifération de «la mouche de l'olive»
En outre, les températures anormalement élevées du mois d'octobre ont eu pour conséquence de favoriser la prolifération d'un petit parasite volant, ennemi juré des oléiculteurs : la mouche de l'olive. Un insecte minuscule et silencieux, que l'on aurait bien du mal à remarquer si ses ailes ne brillaient pas sous le soleil. «La mouche va pondre dans l'olive, et rapidement, un petit verre va se développer et se nourrir du fruit, avant de devenir lui-même une mouche et ainsi de suite», expliquait au Figaro Jean-Yves Lessatini - le mari de Laurence - à l'automne dernier. Problème, une fois piquées, les olives perdent de leur huile et s'oxydent en un rien de temps. Et quand bien même celles-ci parviendraient à «cicatriser», il n'est dès lors plus possible de les vendre en olives de bouche.
» LIRE AUSSI - Le prix de l'huile d'olive atteint des niveaux record et décourage de nombreux consommateurs
Pour pallier cette menace et protéger les fruits, certains oléiculteurs comme Jean-Yves, pulvérisent de l'argile naturelle. Une barrière efficace à court terme mais soumise, elle aussi, aux aléas du climat. La sécheresse, combinée aux épisodes de chaleur attendus ces prochains mois, risque d'entraîner une prolifération incontrôlée de la mouche, avec pour conséquence une perte significative de la récolte.
Les producteurs de citrons sont sans doute les plus épargnés par le manque d'eau. «Cette situation de sécheresse n'est pas nouvelle.Elle dure depuis 2021.Il y a bien un impact sur le développement des arbres, mais qui reste modéré pour l'instant. Sans compter que les différents arrêtés préfectoraux nous ont permis d'arroser», tranche Stéphane Constantin, le président de l'Association pour la promotion des citrons de Menton (APCM). «Notre seule vraie crainte aujourd'hui repose sur le calibrage des citrons» , explique-t-il. Car pour être labélisé Indication géographique protégée (IGP), il faut que le fruit remplisse un cahier des charges bien précis. Il doit notamment atteindre un certain calibre : 53 mm de diamètre minimum. Et c'est bien ce qui pose problème cette année. La sécheresse de l'été 2021 - la récolte se calcule sur deux ans - a mis à mal une partie de la production du millésime. Cela signifie concrètement qu'en raison du manque d'eau, les citrons sont trop petits.
«Aujourd'hui nous sommes dans une réflexion sur comment mieux gérer les apports d'eau.On cherche à perfectionner les arrosages pour ne plus gaspiller et limiter l'évaporation», indique le président de l'APCM. Lui, qui préfère voir « le verre à moitié plein», estime que «la prise de conscience que cette sécheresse a générée est beaucoup plus intéressante que de juste parler des conséquences. Mieux gérer l'arrosage et s'intéresser de plus près aux nouvelles technologies est essentiel.On nous parle de plus en plus de l'utilisation des eaux grises par exemple. C'est davantage du ressort des pouvoirs publics mais ça nous intéresse.Il faut continuer sur cette voie-là» conclut-il.
https://www.lefigaro.fr/nice/miel-raisins-olives-citrons-dans-les-alpes-maritimes-la-pluie-se-fait-attendre-pour-sauver-la-production-20230429
https://www.courrierinternational.com/article/reportage-a-tomelloso-epicentre-de-la-secheresse-en-espagne-la-pluie-est-un-mirage
Citation de: Rincevent le 29 Avril 2023 à 12:13:26
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/04/28/le-risque-de-secheresse-se-confirme-en-france-malgre-des-sols-plus-humides-dans-certaines-regions_6171302_3244.html
CitationPour l'heure, la Bretagne et l'Aquitaine s'en sortent plutôt bien, car il y a plu ces dernières semaines
Quelle suuuuuurrrrrprrriiiisseee, j'avais même pas vu... [:tsss]
Faut-il s'en réjouir pour autant ?
https://www.bfmtv.com/environnement/comme-decouvrir-la-vie-sur-mars-de-nombreuses-especes-decouvertes-sur-le-continent-de-plastique_AN-202305080624.html
(https://media.giphy.com/media/agZcXBaYSAKeA/giphy.gif)
Je n'aurais pas dit mieux, Bouloche!
Citation de: Volcano le 09 Mai 2023 à 09:18:19
Faut-il s'en réjouir pour autant ?
https://www.bfmtv.com/environnement/comme-decouvrir-la-vie-sur-mars-de-nombreuses-especes-decouvertes-sur-le-continent-de-plastique_AN-202305080624.html
Pas sûr que ce soit pas les plus belles formes qui puissent exister [:beuh]...
Oh. [:fufufu]
https://www.lemonde.fr/m-styles/article/2023/05/06/un-filtre-a-eau-inspire-par-les-populations-indigenes_6172319_4497319.html
Oh²
Spoiler
Citation
En Haute-Garonne, une opération de recharge des nappes phréatiques unique en France par son ampleur
Philippe Gagnebet
Le conseil départemental a lancé un projet de recharge artificielle des nappes phréatiques pour une durée de quatre ans afin de soutenir l'étiage de la Garonne en été.
Recharger les nappes phréatiques plutôt que d'y puiser l'eau continuellement. En Haute-Garonne, une expérimentation menée par le conseil départemental, en partenariat avec le service public de l'eau Réseau31 et le concours du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), a débuté mi-avril pour une durée de quatre ans.
Objectif de l'opération, baptisée « R'Garonne » : réaliser une « recharge maîtrisée de la nappe alluviale de la Garonne » afin de soutenir l'étiage du fleuve, fortement mis à contribution en raison de nombreux épisodes de sécheresse. L'intervention, fréquemment utilisée en Californie, en Israël ou en Australie, est encore rare en Europe. En France, la technique déployée autour du village de Cazères est unique par son ampleur, avec une surface concernée de 100 kilomètres carrés.
Pour réalimenter la nappe, plusieurs dispositifs d'infiltration douce sont mobilisés, tels que la déviation de l'eau via des canaux jusqu'alors non utilisés, branchés au canal de Saint-Martory, parallèle à la Garonne. Des fossés, par lesquels l'eau peut s'infiltrer dans les sols, ont été ensuite réaménagés pour faciliter l'écoulement. C'est le principal défi technique à relever : parvenir à maîtriser ces infiltrations grâce à ces fossés « recalibrés ».
« Technique ancestrale »
« La technique est ancestrale, comme le rôle des prairies, mais elle bénéficie d'outils modernes pour la modélisation et, surtout, nous l'appliquons dans une optique environnementale, en protégeant la biodiversité », affirme Yann Oudard, directeur général adjoint des services techniques de Réseau31.
Selon le président du conseil départemental, Sébastien Vincini (Parti socialiste, PS), « ce sont 5 à 10 millions de mètres cubes qui pourraient ainsi être stockés puis réinjectés ». Pour Yann Oudard, « on prélève l'eau à un débit de 10 mètres cubes par seconde dans le canal, et la progression est dix fois moindre sous terre. L'objectif de réutiliser 10 % de ces prélèvements semble raisonnable », précise-t-il. Grâce à un piézomètre – sorte de puits ou de forage – installé sur le parcours, le niveau de la nappe et le débit sont mesurés. Ensuite, la « bulle de recharge » réalimentera la Garonne.
A l'été 2022, 40 % des rivières du bassin Adour-Garonne étaient à sec, alors que 53 millions de mètres cubes d'eau avaient été déstockés des barrages des Pyrénées pour maintenir le niveau de la Garonne : un record absolu. Face à cette situation, le conseil départemental a donc décidé de porter un projet de territoire pour la gestion de l'eau pour un coût total de 1,87 million d'euros. Une technique plus « vertueuse et respectueuse de l'environnement et l'inverse des mégabassines en Charente ou du conflit passé sur la retenue de Sivens, dans le Tarn », souligne le président du conseil départemental.
Cycle complexe
« On ne sait pas si c'est une fausse bonne idée, c'est pour cette raison que le projet va s'étaler sur quatre ans pour obtenir une véritable évaluation quantitative. Mais on se doit de tout étudier et observer », souligne Yann Oudard.
Le cycle des eaux souterraines étant complexe à suivre, selon par exemple la composition des sols plus ou moins perméables, la participation du BRGM s'avère importante. Pour Anne-Valérie Hau-Barras, sa directrice régionale déléguée, « le suivi scientifique permettra de s'assurer de l'absence de polluants et que le mélange des eaux de surface avec la nappe phréatique n'a pas d'impact sur la qualité de l'eau ».
En décembre 2022, la Société hydroélectrique du midi, qui gère le barrage des Bouillouses, dans les Pyrénées-Orientales, avait dévié 90 000 mètres cubes d'eau dans des canaux pour ensuite les déverser dans la nappe phréatique et alimenter en eau potable la zone de Bouleternère et de Corbère-les-Cabanes. D'autres expérimentations ont été menées en région parisienne par le passé et Réseau31 envisage, à moindre échelle, de mener la même opération en Lot-et-Garonne à partir du canal du Midi, ainsi que dans d'autres endroits de la région.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/05/08/en-haute-garonne-une-operation-de-recharge-des-nappes-phreatiques-unique-en-france-par-son-ampleur_6172467_3244.html
:haha:
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/05/11/au-nom-des-economies-d-eau-le-prefet-de-l-herault-donne-un-avis-defavorable-a-un-projet-de-golf_6172999_3244.html
Youhou, la nature se meure mais les abrutis sont contents. [:tsss]
Spoiler
Citation
Une nouvelle ruée vers l'or en Californie
—The New York Times,extraits (New York); —Thomas Fuller(à Placerville, Californie), publié le 22 avril
Les pluies diluviennes de l'hiver et la fonte des neiges ce printemps ont favorisé l'érosion et relâché le précieux métal dans les cours d'eau. Pour le plus grand bonheur des prospecteurs.
page 20
A lbert Fausel passe habituellement ses journées dans la quincaillerie familiale, à farfouiller dans des boîtes d'écrous et à arpenter le vieux plancher grinçant pour saluer sa fidèle clientèle. Mais, en cet après-midi ensoleillé, il enfile sa combinaison de plongée et son masque pour plonger dans le petit ruisseau qui coule près de chez lui.
Chercheur d'or amateur, Albert Fausel balaie de ses doigts gantés le sable et le gravier du fond du ruisseau. Soudain, il pousse un cri audible à travers son tuba : "Yahouhouhou !"
Il émerge avec ce que les chercheurs d'or appellent un picker – une petite pépite, pas aussi grosse qu'un nugget, mais que l'on peut quand même attraper entre deux doigts – et le tend délicatement à son ami Uncle Fuzzy, un prospecteur à la longue barbe blanche. En seulement vingt minutes de farfouillage dans le lit du ruisseau, il a trouvé l'équivalent de 100 dollars [91 euros] en or.
La Californie est en proie à une nouvelle fièvre de l'or, car la nature est en train de libérer une fournée de ce précieux métal. Les pluies diluviennes de cet hiver ont en effet gonflé les ruisseaux de montagne et les rivières. Le réchauffement des températures fait fondre les énormes couches de neige accumulées dans la Sierra Nevada, et les eaux de fonte détachent et emportent avec elles des dépôts d'or. Les gigantesques feux de forêt des dernières années ont, en outre, ameubli les sols, ce qui contribue également à libérer de l'or et à le faire passer dans les cours d'eau.
"Une année magnifique". La grande ruée vers l'or qui avait attiré d'innombrables chariots et bateaux remplis de prospecteurs a beau remonter à près de cent soixante-quinze ans, les collines situées au pied de la Sierra Nevada abritent toujours d'excentriques chercheurs d'or qui étudient les vieilles cartes pour retrouver la trace d'un saloon aujourd'hui disparu ou parcourent l'arrière-pays à la recherche de pépites et d'objets historiques.
Placerville se trouve à quinze minutes en voiture de la vallée où James Marshall, un charpentier du New Jersey, avait eu le regard attiré par un objet brillant alors qu'il était en train de bâtir une scierie sur les bords de l'American River, en janvier 1848. "Un genre de métal qui ressemble à de l'or", avait écrit un de ses employés dans son journal.
En quelques années seulement, la ruée vers l'or a fait disparaître les morceaux du précieux métal que recelaient les cours d'eau depuis des millénaires, et James Marshall a fini par mourir sans le sou. Puis les mineurs se sont mis à utiliser de puissants jets d'eau qu'ils dirigeaient sur le flanc des collines pour ensuite filtrer ce qui s'écoulait, laissant d'énormes tas de résidus miniers qui sont encore visibles aujourd'hui.
Ce type d'extraction est désormais strictement contrôlé en Californie, mais les assauts des tempêtes de cet hiver ont produit un effet similaire, d'après les chercheurs d'or. C'est comme si Mère Nature avait dirigé un nettoyeur à haute pression sur les collines et libéré le minerai précieux qui était encore coincé dans la roche et la terre.
"Chaque fois que vous êtes près d'une rivière et que vous entendez les rochers rouler, vous savez que l'or aussi est en train de bouger", souligne Jim Eakin, qui possède une entreprise de bois de chauffage. Il y a quatre ans, il a trouvé une pépite si grosse qu'il a pu s'acheter au comptant un pickup Ford F-150 flambant neuf.
Comme beaucoup de ses amis chercheurs d'or, Eakin, qui porte une pépite autour du cou, se montre vague quand on lui demande où exactement il a trouvé la fameuse pépite qui lui a permis d'acheter le pickup. "Quelque part au nord de Los Angeles, au sud de Seattle et à l'ouest de Denver", répond-il. Le prix de l'or frise désormais 2 000 dollars l'once [environ 70 dollar le gramme]. Jim Eakin fait partie des chercheurs d'or qui savent "lire le terrain" et peuvent profiter des conséquences des événements météorologiques de cet hiver.
"Ça va être une année magnifique", annonce Tony Watley, le président du Gold Country Treasure Seekers Club ["Club des chercheurs de trésors du pays de l'or"], qui se réunit dans les locaux de l'American Legion [une association d'anciens combattants] le troisième lundi du mois. "On voit de l'érosion nouvelle partout."
Lors des réunions des chercheurs de trésors, il y a toujours un moment où les membres du club exposent leurs trouvailles sur des tables pliantes. Les participants à celle du mois de mars ont été émus quand quelqu'un a déposé deux livres de pépites [plus de 800 grammes] qu'il avait trouvées avec un détecteur de métaux, la méthode favorite de la plupart d'entre eux. "Il y avait pour 50 000 dollars d'or sur cette table, raconte Mark Dayton, un des habitués du club. On a eu plus d'or au cours des deux dernières réunions que je n'en avais vu dans les deux dernières années."
Dayton a été policier et pompier, mais il gagne maintenant sa vie comme chercheur de trésors. En avril, il a trouvé l'équivalent de 750 dollars de morceaux d'or en quelques sorties seulement. D'après ses camarades et lui, le meilleur est encore à venir, quand le niveau des cours d'eau baissera et que les rochers et les bancs de sable seront accessibles.
Un après-midi, Dayton longe la rivière Cosumnes en compagnie de son ami Barron Brandon, un ancien dirigeant du secteur minier qui est aujourd'hui chercheur d'or amateur. Ils creusent les cailloux et le sable dans un creux entre deux rochers. L'un des détecteurs de métaux de Dayton émet un bruit strident. Après avoir creusé un peu plus, les deux hommes trouvent ce qui a autant excité l'appareil : un morceau de fer à béton sans valeur.
Brandon ne montre aucun signe de déception. Il se tient debout près de la rivière tumultueuse, les collines sont couvertes de chênes blancs, et des ruisseaux limpides s'écoulent doucement entre des buttes herbeuses couvertes de fleurs sauvages. "Le vrai or, c'est d'être là", déclare-t-il.
Quatre paillettes. James Holifield, un lycéen qui vit dans la banlieue de Sacramento, est venu sur les rives de l'American River pour le dernier jour de ses vacances de printemps après avoir vu une vidéo sur YouTube. "Il y a vraiment un truc avec l'or en ce moment", souligne-t-il.
Au bout de deux heures, il a trouvé quatre paillettes. Sa mère, confortablement installée sur un siège pliant à quelques mètres de la rivière, est contente que son fils ait choisi un loisir nécessitant un "faible investissement". Et elle préfère largement le regarder manier la batée [récipient peu profond utilisé pour chercher des particules d'or dans un mélange de sable et d'eau], confie-t-elle, que de le voir les yeux rivés à son écran de téléphone portable.
https://www.courrierinternational.com/long-format/reportage-en-californie-le-changement-climatique-provoque-une-nouvelle-ruee-vers-l-or
Et dire qu'on trouve déjà la nourriture assez chère. D'après lui ça ne peut pas s'améliorer. [:sweat]
https://youtu.be/ZUSWZhWgWWI
Cette horreur ! [:homer1]
https://www.liberation.fr/culture/photographie/en-images-new-york-la-grosse-pomme-orange-20230608_QEWVXPLC7BCADEGX7FPIXM3FPA/
Un sous-marin allemand coulé pendant la 2GM au large de la Norvège transportait des barils de mercure, qui aujourd'hui fuient dans l'eau... [:sweat]
https://www.youtube.com/shorts/VQMxYJtspsI
Je suppose que c'est le même mais il me semblait qu'ils l'avaient recouvert de tonnes de sable et de roches pour contenir les fuites. [:fufufu]
Intéressant.
https://theconversation.com/un-autre-regard-sur-levolution-contemporaine-de-la-foret-francaise-207398
https://www.courrierinternational.com/article/elevage-les-vaches-se-precipitent-dans-la-parcelle-boisee-le-sylvopastoralisme-est-de-retour
Spoiler
Citation
Dans les campagnes, la disparition des haies s'accélère en dépit de leur intérêt écologique majeur : « Entre deux parcelles, j'ai dû faire de la place »
Perrine Mouterde
Agrandissement, mécanisation, retournement des prairies... 70 % des clôtures végétales ont disparu en France depuis 1950.
« Face à vous, des haies que j'ai massacrées », lance Patrick Levrard. Prunelliers, aubépines ou noisetiers ont les flancs et la tête tailladés. Sous les coups de marteau de l'épareuse, une sorte de faucheuse passée à l'automne, les branches ont complètement éclaté. « Cela faisait des années que je n'avais pas entretenu cette haie, elle avait pris trop de volume, explique cet éleveur de la commune du Bô, dans le Calvados. Alors j'ai remis tout ça à hauteur. »
A quelques mètres du pire, ce qui ressemble au meilleur : une « belle haie », haute et large de plusieurs mètres, composée de diverses essences et de différentes strates (herbacées, arbustives et arborées). « Il faut faire attention au vieillissement, remarque toutefois Marine Levrard, la fille de Patrick, qui est aussi la coordinatrice de l'Association française arbres champêtres (AFAC) de Normandie. S'il n'y a aucune gestion, elle risque de dépérir. » Aujourd'hui, cette haie ne dérange pas son père, locataire des terrains. A l'ombre, ses vaches s'y sentent bien. Mais les propriétaires des deux parcelles qu'elle sépare pourraient un jour lui demander de la couper, pour « faire propre ».
Le vieillissement et le mauvais entretien sont deux des facteurs qui peuvent conduire au déclin insidieux des haies. D'autres sont simplement rayées de la carte. Arrachées, en quelques jours. Selon les chiffres les plus récents, révélés par un rapport du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) publié en avril, 23 500 kilomètres de haies ont disparu chaque année entre 2017 et 2021. Entre 2006 et 2014, l'érosion moyenne n'était « que » de 10 400 kilomètres par an : le phénomène ne se tarit pas, il s'accélère. Au total, depuis 1950, ce sont 70 % des haies qui ont été effacées des bocages français.
Pourquoi un tel acharnement ? La principale explication tient à l'évolution du foncier agricole. La petite commune du Bô, où Patrick Levard a élevé 70 vaches laitières et allaitantes, n'a jamais connu de remembrement. « On se traîne de toutes petites parcelles que l'on ne peut plus exploiter avec le matériel d'aujourd'hui, constate-t-il. Alors soit on laisse en friche, soit on fait de la place. » Au fil de sa carrière, il a réussi à conserver l'essentiel de ses haies, parce qu'elles étaient situées en limite de propriété. « Celles qui étaient entre deux parcelles, il n'y a rien à faire, j'ai dû faire de la place. »
Intérêt écologique
Au-delà de ce village, une étude du CNRS et des universités de Caen et de Poitiers, publiée en mai, confirme le diagnostic : entre 2003 et 2016, sur les trois terrains étudiés dans les départements du Calvados, des Côtes-d'Armor et du Maine-et-Loire, dans les trois régions les plus bocagères de France, la majorité du linéaire de haies arrachées (44 %) se trouvait entre deux parcelles mitoyennes ayant été regroupées. Elles disparaissent pour faciliter le passage d'engins agricoles toujours plus imposants. « Lorsque l'exploitant d'à côté reprend la terre de celui qui part en retraite, les jours de la haie au milieu sont comptés », résume Jean-Claude Breteau, vice-président de la communauté de communes Cingal-Suisse normande chargé de la transition écologique.
Outre l'agrandissement des exploitations et la simplification des parcelles, les prairies naturelles sont aussi de plus en plus retournées au bénéfice de cultures céréalières : là où les haies constituaient un abri pour les troupeaux, elles deviennent un obstacle pour les moissonneuses-batteuses. Davantage d'agriculteurs reprennent également des champs éloignés du siège de leur exploitation. « Ces exploitants font un coup foncier, mais ne sont pas du tout ancrés dans le territoire, il y a un détachement total par rapport au paysage », constate Sylvain Delaloy, le directeur général adjoint de la communauté de communes.
Les haies situées en bord de parcelle ne sont pas épargnées et représentent 35 % du linéaire détruit entre 2003 et 2016. En cause, la dégénérescence progressive liée au non-remplacement d'arbres morts ou des arrachages volontaires, par exemple pour élargir les entrées de champs. Selon la même étude, seuls 4 % du linéaire arraché étaient localisés en dehors de la surface agricole utile, principalement sur des terrains à bâtir.
L'intérêt écologique des haies a été largement démontré. Elles protègent du vent, de la chaleur, stockent du carbone et de l'eau, diminuent l'effet des petites crues, luttent contre l'érosion des sols, filtrent les polluants, constituent un réservoir de biodiversité, assurent la continuité écologique. Elles ont aussi un impact sur le paysage, et donc sur le tourisme. Mais nombre d'exploitants voient avant tout la haie comme une contrainte, qui nécessite de dégager du temps et de l'argent. « L'agriculteur perçoit souvent la haie comme une charge nette directe liée à la plantation et à l'entretien, sans en voir les bénéfices », résume le CGAAER. Le coût de l'entretien régulier de 1 kilomètre de haies arbustives est par exemple estimé à 450 euros par an.
Les diverses réglementations demeurent par ailleurs difficiles à mettre en œuvre. « Les élus sont souvent mis devant le fait accompli, constate Sylvain Delaloy. Une haie a beau être protégée dans les documents d'urbanisme, aller taper sur l'agriculteur qui a conduit la tractopelle ou l'emmener devant les tribunaux, ce n'est pas forcément la priorité. »
Sur le terrain, de plus en plus de citoyens et d'associations tentent malgré tout de faire bouger les lignes. France Nature Environnement (FNE) a lancé une opération « Sentinelle de la haie » pour faire remonter des signalements, que des bénévoles documentent grâce à des images satellitaires. « Nous constituons de petits dossiers que nous transmettons aux offices français de la biodiversité motivés, qui peuvent alors constituer des dépôts de plainte, explique Nans Borrot, de FNE Hauts-de-France. On essaie aussi d'utiliser les bases de données naturalistes pour montrer que certaines haies peuvent être définies comme habitat d'espèce protégée. »
Règles peu appliquées
Depuis 2015, les haies sont aussi censées être protégées dans le cadre de la politique agricole commune (PAC). A l'époque, un énorme chantier de numérisation a été mené pour tenter de cartographier le paysage. Mais, là encore, les règles sont très peu appliquées et les contrôles ne concernent chaque année que 1 % des exploitations. « Il suffit que la haie n'ait pas été numérisée, ce qui est le cas d'une très grande partie du linéaire, pour qu'elle ne puisse pas être contrôlée, constate Léo Magnin, chargé de recherche au CNRS et auteur d'une thèse sur le sujet. Et les rares personnes qui sont réellement sanctionnées ne sont souvent pas celles qui en détruisent le plus. »
La PAC a même eu un effet contre-productif. En 2014-2015, à l'approche de la mise en place de la réglementation européenne, de nombreux exploitants agricoles auraient supprimé des haies, par crainte de les voir sanctuarisées. « Aujourd'hui encore, des présidents de chambres d'agriculture vous disent : si vous protégez le bocage, on coupera tout avant que ça ne soit appliqué, relate Sylvain Delaloy. Il faut trouver un modèle où il ne soit plus vu comme un handicap. »
A l'échelle de la communauté de communes, l'objectif serait de développer une filière locale de production de bois déchiqueté issu de la gestion durable des haies et destiné à chauffer le centre aquatique ou des écoles. Une manière de sécuriser à la fois les agriculteurs et la collectivité, face au prix de l'énergie.
« La clé, c'est la valorisation économique, insiste aussi Laurent Nevoux, pépiniériste spécialisé en arbres fruitiers et membre de l'AFAC. Autrefois, on se chauffait au bois ; aujourd'hui, il y a très peu de rétributions pour les agriculteurs. Alors il faut trouver de nouveaux leviers : les plaquettes pour les chaudières collectives ou le fourrage, la valorisation carbone, la responsabilité sociétale des entreprises... La filière agroalimentaire pourrait donner de l'argent à ceux qui préservent les haies. »
A la suite de la publication du rapport du CGAAER, le ministère de l'agriculture a lancé une concertation visant à construire un « pacte en faveur de la haie », qui devrait être adopté d'ici à l'été. Une mobilisation saluée par les associations, qui se disent toutefois vigilantes. « Annoncer la plantation de x kilomètres ne suffira pas, prévient Aurélie Le Goff, de FNE Bretagne. Nous espérons un vrai plan d'action, avec des moyens pour accompagner les agriculteurs, développer une réelle expertise sur ce qu'il faut planter, améliorer la formation en amont... » « L'approche est toujours trop segmentée, remarque Stéphane Galais, secrétaire national de la Confédération paysanne. Avoir un plan haies et soutenir le modèle industriel, c'est incompatible. »
Léo Magnin estime aussi que les concertations sur le bocage devraient aborder la consommation des ressources, l'usage des pesticides, la gestion de l'eau... « Les haies peuvent sembler inoffensives, observe le chercheur. Si elles permettent d'ouvrir le débat et d'aborder de nombreux sujets, c'est très bien. Si elles servent de simple caution écologique, ce sera dramatique. » Contactée par Le Monde, la FNSEA, le premier syndicat agricole, n'a pas souhaité s'exprimer.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/06/25/dans-les-exploitations-agricoles-le-declin-sans-fin-des-haies-entre-deux-parcelles-j-ai-du-faire-de-la-place_6179127_3244.html
Citation de: Rincevent le 02 Juillet 2023 à 21:57:24
https://www.courrierinternational.com/article/elevage-les-vaches-se-precipitent-dans-la-parcelle-boisee-le-sylvopastoralisme-est-de-retour
(https://img-4.linternaute.com/r_tl8dlLQ3-B3kLiq4TKYEDDSN8=/1500x/smart/65b26c08079a4e258822ca4a79837ca3/ccmcms-linternaute/1933463.jpg) : "Je croyais que c'était un sanglier..."
T'as aussi dit ça pour ta chienne Lolita et tes enfants, Roger. [:kred]
Edit : je... quoi ?
https://m.actu-environnement.com/actualites/depots-dechets-sauvages-qualification-abandon-proprietaire-terrain-42103.html
[:jump]
https://www.youtube.com/shorts/f09BU4WXc7Y
Tant mieux, mais y a du boulot.
Oui, ce n'est que le début. Mais c'est un très bon début ! [:aloy]
CitationEdit : je... quoi ?
https://m.actu-environnement.com/actualites/depots-dechets-sauvages-qualification-abandon-proprietaire-terrain-42103.html (https://m.actu-environnement.com/actualites/depots-dechets-sauvages-qualification-abandon-proprietaire-terrain-42103.html)
Eh oui, jusqu'ici, les petits margoulins de service arguaient du fait "c'est mon terrain, je fais ce que je veux dessus et, non, mon tas de bordel, là, ce ne sont pas des déchets :o"
Maintenant, si et donc on pourra imposer aux propriétaires de nettoyer leur décharge personnelle.
Citation de: Alaiya le 21 Juillet 2023 à 11:42:26
Eh oui, jusqu'ici, les petits margoulins de service arguaient du fait "c'est mon terrain, je fais ce que je veux dessus et, non, mon tas de bordel, là, ce ne sont pas des déchets :o"
Maintenant, si et donc on pourra imposer aux propriétaires de nettoyer leur décharge personnelle.
Un bon début. Maintenant il faut réussir à faire passer les mauvaises herbes invasives du voisin comme devant être nettoyées (dixit Moïra, en lutte perpétuelle contre les ronces de sa voisine qui ne s'arrêtent pas au grillage).
Citation de: Moïra le 21 Juillet 2023 à 13:40:24
Un bon début. Maintenant il faut réussir à faire passer les mauvaises herbes invasives du voisin comme devant être nettoyées (dixit Moïra, en lutte perpétuelle contre les ronces de sa voisine qui ne s'arrêtent pas au grillage).
En effet, si le code civil impose aux propriétaires d'arbres et arbustes de couper les branches qui dépassent chez leurs voisins (qui eux n'ont pas le droit de les couper !), il n'impose rien concernant les ronces. Par contre, il t'autorise à les couper si elles débordent chez toi (trop sympa). Je doute que ça évolue beaucoup... vu déjà les difficultés à faire appliquer les règles de base.
Perso, c'est du savoir vivre, ce qui dépasse du voisin chez moi niveau espace vert ça repart aussi sec de son côté.
Et connaissant le bestiau, il ferait la même chose donc tout le monde est sur la même longueur d'onde.
Mon vieux a dû passer par un conciliateur puis par un tribunal pour obtenir que la vieille d'à côté fasse étêter ses arbres (largement plus de deux mètres de haut tout en étant à moins de deux mètres de la limite de terrain, d'où un pignon qui verdit en permanence à cause de l'humidité). Et comme dans le lot y a des lauriers, tout est à refaire parce que c'est de la saloperie qui pousse vite et pousse sur la clôture que mon vieux a fait installer.
Les c******s qui habitent derrière mon mur pignon ont collé un arbre de plus de 2 m à moins de 50 cm de notre mur et ils l'ont fait exprès pour nous emmerder, afin qu'il pousse devant un vasistas (par définition un vasistas, c'est une "fenêtre" à plus de 2 m de haut, hein, donc pour voir dans leur jardin, comment dire...). On est allé au tribunal contre eux au départ pour accéder à notre mur et faire un diagnostic structurel (tour d'échelle - ils n'ont pas eu le choix, ils ont été condamnés à nous laisser l'accès) et depuis c'est la guerre.
Vu que dans deux mois, on ne sera plus là, on laisse pisser et franchement, on a hâte de partir... (le voisinage, c'est comme les moustiques : une plaie de l'humanité :o)
Mon père était allé au tribunal parce que, de mémoire, si rien n'est fait au bout de trente ans y a prescription on peut plus rien demander. Heureusement il avait pu fournir des photos qui prouvaient que ces arbres n'étaient pas là quand on s'était installés.
La nôtre c'est une vieille peau dont le père avait construit une bonne partie des baraques du coin, avec des terrains de partout. Le genre qui s'estime intouchable et fait bosser les ouvriers de son mari chez elle le dimanche (sûrement au black).
Bon d'là. [:sweat]
Spoiler
Citation
Le macadam brûle : aux États-Unis, les villes cherchent la parade aux vagues de chaleur
Courrier international
Une canicule intense continue d'accabler 40 millions d'Américains, au point que l'asphalte a causé des brûlures au troisième degré à des personnes ayant chuté dans les rues de Phoenix, en Arizona. Les villes américaines cherchent des solutions.
Le service météorologique américain a émis le 24 juillet des alertes liées à la chaleur dans plus d'une douzaine d'États, "du Montana jusqu'au Texas et en Floride", signale ABC News.
C'est la situation à Phoenix, dans l'Arizona, où la température maximale excède fréquemment les 43 degrés depuis vingt-quatre jours, qui retient le plus l'attention. Les autorités sanitaires locales ont répertorié au moins 18 morts liées à la canicule depuis le début de l'année, note la CBC.
De plus, confie au diffuseur canadien le docteur Kevin Foster, directeur de la clinique pour brûlés Arizona Burn Center, "nous voyons beaucoup de patients tomber sur le béton, la chaussée, l'asphalte, et souffrir de brûlures très, très profondes à la suite de cela".
Compte tenu de la chaleur étouffante qui "va s'étendre jusqu'au centre et l'est du pays pour la dernière semaine de juillet", avertit NBC News, des villes et des centres de recherche du pays multiplient les initiatives pour en atténuer les effets.
Des infirmiers au chevet d'un homme ayant fait une attaque à cause de la chaleur, le 15 juillet 2023 à Phoenix (États-Unis). photo ADRIANA ZEHBRAUSKAS/THE NEW YORK TIMES
Des chercheurs de l'université de l'Arizona étudient les défis que posent les conditions météorologiques extrêmes dans les plus grandes agglomérations de l'État, et "leurs conclusions aideront à éclairer les décisions politiques qui pourraient rendre les villes plus résilientes vis-à-vis du changement climatique".
Asphalte blanc
Au Texas, la ville de San Antonio a commencé en avril à appliquer sur ses routes un enduit à base d'eau qui, observe la station locale KENS 5, "protège la route tout en réfléchissant la chaleur, ce qui la rend plus fraîche". Des données préliminaires de ce projet pilote montrent que la différence entre l'asphalte habituel et l'asphalte blanc - ou bitume rafraîchissant - oscille entre 3,9 et 5,6 °C. Des résultats, explique le gestionnaire en durabilité de la ville, Murray Myers, comparables à "ceux obtenus à Phoenix et à Los Angeles".
Mais, selon Texas Monthly, des études menées dans ces deux villes "ont mis en doute l'efficacité de l'asphalte blanc". Si elles reconnaissent la réduction notable de la température de l'asphalte traité pendant les périodes les plus chaudes de la journée, "il n'y avait qu'un effet mineur, voire négatif, sur la température de l'air". Le magazine évoque aussi le projet de la Texas Trees Foundation à Dallas de transformer en oasis urbaine le quartier de Medical District, "un labyrinthe de béton, de trottoirs, d'immeubles de bureaux et de complexes hospitaliers", notamment en créant un parc de 4 hectares.
Theodore Lim, un expert de l'université Virginia Tech, qui établit le lien entre cette vague de chaleur qui affecte plusieurs régions du monde et le dérèglement climatique, affirme que les villes ont besoin de plans pour contrer les canicules, qui devraient être traitées "comme n'importe quelle autre catastrophe liée aux conditions météorologiques".
Ces plans, selon lui, pourraient inclure l'augmentation et la préservation du couvert forestier, la construction de zones d'ombrage, l'élimination des surfaces imperméables, l'utilisation d'asphalte blanc et l'augmentation de la couverture végétale locale.
https://www.courrierinternational.com/article/climat-le-macadam-brule-aux-etats-unis-les-villes-cherchent-la-parade-aux-vagues-de-chaleur
EDIT : 47°...
https://www.liberation.fr/international/europe/incendies-en-sicile-letau-se-resserre-autour-de-la-ville-de-palerme-ou-la-chaleur-depasse-les-47-degres-20230725_2Q2WLBC5LNEMFB6H6NG5YH4EXA/
Si c'est seulement maintenant qu'ils découvrent que l'asphalte stocke la chaleur (bien plus que d'autres matériaux de couleur noire), il serait temps ! L'année dernière, pendant la canicule, je me souviens être tombée assise sur le trottoir (minou-collant était dans mes jambes, hein, rien de plus) alors qu'il était 11 heures du soir et le sol était encore assez chaud pour me cuire le popotin à travers mon jean.
Oui, ce n'est pas un phénomène nouveau. Je me souviens d'un été très chaud quand je devais avoir moins de 15 ans (donc, il y a plus de 20 ans) où le goudron fondait et collait aux sandales des touristes (et c'était en Vendée).
Citation de: Rincevent le 25 Juillet 2023 à 22:12:32
EDIT : 47°...
https://www.liberation.fr/international/europe/incendies-en-sicile-letau-se-resserre-autour-de-la-ville-de-palerme-ou-la-chaleur-depasse-les-47-degres-20230725_2Q2WLBC5LNEMFB6H6NG5YH4EXA/
Ca me rappelle mon voyage en Sicile où, effectivement, à Palerme, la ville baignait dans une atmosphère suffocante. Il fait plus de quarante le jour et ça baissait à peine à 39°C la nuit. Bon après, les gaz d'échappement n'aidaient pas beaucoup à rafraîchir l'air non plus. Beaucoup de circulation, beaucoup de scooters débridés... :o
J'aime beaucoup le commentaire de leur ministre de la Protection civile : "D'une part, nous payons le prix du changement climatique, auquel nous aurions dû prêter plus d'attention il y a plusieurs années, et, d'autre part, nous payons le prix d'infrastructures qui ne semblent pas totalement adaptées au nouveau contexte".
Bref, c'est un peu trop tard pour réagir on a fait de la merde pendant trop longtemps sans anticiper quoi que ce soit. :o
Porcs.
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/plus-d-un-quart-des-francais-jette-encore-ses-dechets-par-la-fenetre-de-la-voiture-20230728
Et combien balancent leur mégot par terre dans la rue ?
Ça m'insupporte autant que les gens qui crachent.
Combien leur mégot par la fenêtre de leur voiture quand la sècheresse et risque de départ de feu est annoncé en gros sur les panneaux au dessus de l'autoroute?
Pas de chiffres sur les gens qui jettent leurs ordures par la fenêtre ? Parce que personnellement je peux pointer quelques coins du doigt. :o
Ça compte probablement pas si c'est pas mobile. :o
EDIT : oh !?
https://www.lefigaro.fr/international/ile-de-paques-240-000-arbres-vont-etre-plantes-pour-lutter-contre-l-erosion-des-sols-20230728
Bien. [:fufufu]
https://theconversation.com/cultiver-sans-eau-ou-presque-la-technique-du-za-au-sahel-210855
https://theconversation.com/ces-pays-qui-recyclent-les-eaux-usees-en-eau-potable-210422
La situation n'a pas l'air rose pour les abeilles, cette année... [:fufufu] :'(
https://www.youtube.com/watch?v=A7iFhXwZaAE
Oh. Oui. Bien sûr. Logique. Fait chier... Les épaves qui dorment au fond des océans relâchent progressivement des millions de tonnes d'hydrocarbures, de produits chimiques et métaux lourds composant les munitions immergées, de produits radioactifs, etc. [:daria]
https://basta.media/pollutions-sous-marines-bombes-a-retardement-epaves-seconde-guerre-mondiale-decharges-de-munitions-Marine-nationale-Ifremer
https://www.defnat.com/pdf/Nougue%20(T%201230).pdf
https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmars.2022.1017136/full
https://edition.cnn.com/2022/10/18/world/wwii-shipwreck-leak-environment-scn/index.html
Tiens, je mets ça là parce que c'est sympa et qu'il ne me semble pas que quiconque en ait parlé jusque là, voici une petite liste d'applications permettant d'identifier espèces animales (en particulier les oiseaux grâce à leur chant) ou végétales :
Seek
Merlin
Birdnet
Plantnet
INPN espèces
J'avais Birdnet et Plantnet mais comme mon téléphone a peu de place et que je sors finalement très peu, je les avais virés.
L'idée m'en est venue suite à ce post de Boulet.
https://octodon.social/@Bouletcorp/110853051107378426
Es ce qu'on se sent comme un maitre Pokémon avec ces aplies?
Étonnamment, oui un peu. [:lol] Quand ton appli te dit que le chant que tu as enregistré vient d'une grive / buse / sitelke whatever, c'est rigolo.
EDIT : ventre saint-gris... [:sweat]
Spoiler
Citation
Du Guatemala au Honduras, le fleuve Motagua charrie des milliers de tonnes de plastique
Par Anne Vigna (Guatemala, envoyée spéciale)
De loin, on ne distingue que des petites taches de couleur, qui jalonnent les berges de la rivière Las Vacas (« les vaches »), au nord de la capitale du Guatemala. Et c'est en s'approchant que l'on comprend que ces gigantesques amas multicolores ne sont autres que du plastique sous toutes ses formes. Ce paysage dantesque commence à la sortie de la plus grande décharge à ciel ouvert d'Amérique centrale qui, depuis soixante-dix ans, accumule sur 44 hectares les déchets des habitants de la capitale du Guatemala et des quatorze municipalités de sa périphérie. Malgré les efforts de la ville pour tracer des courbes dans cette montagne d'ordures, ces dernières sont précipitées au bord des falaises et tombent dans les affluents de la rivière Las Vacas, en particulier à la saison des pluies.
A une trentaine de kilomètres de la capitale, ces déchets rejoignent le fleuve Motagua, le plus important cours d'eau du pays, qui le traverse sur 486 km jusqu'à sa côte caraïbe, à l'est. Selon les estimations du ministère de l'environnement du Guatemala, le fleuve transporte ainsi près de 8 500 tonnes de déchets chaque année – un chiffre considéré comme sous-estimé par les ONG – en traversant près de cent municipalités qui utilisent le plus souvent les terrains près de ses berges pour y déposer leurs ordures dans des décharges clandestines.
Un « préjudice immense »
A l'embouchure du fleuve, sur la côte hondurienne cette fois, on retrouve cette mer de plastique qui flotte entre les vagues et s'échoue sur les plages touristiques du Honduras. La situation n'est certes pas nouvelle, mais elle n'a fait qu'empirer ces dernières années, à tel point que le Honduras a menacé son voisin de porter l'affaire devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme, en septembre 2022. Neuf mois plus tard, et après plusieurs réunions bilatérales, le Honduras renonçait à sa plainte. Une déception pour le maire de la cité balnéaire d'Omoa (dans la région de Cortès), l'une des plus touchées par ces rejets de plastique et qui comptait sur la justice internationale pour que sa ville soit reconnue victime de la pollution.
« Le préjudice que nous subissons est difficilement chiffrable mais il est immense,considère son maire, Ricardo Alvarado, joint par téléphone. La pêche, qui était une activité importante, a énormément diminué à cause du plastique. Nous vivons désormais du tourisme mais, pour éviter de faire fuir les touristes, on dépense chaque mois 100 000 lempiras [3 707 euros] pour ramasser le plastique, le transporter et l'enterrer à une dizaine de kilomètres de là. » L'édile, qui occupe ce poste depuis treize ans, dit n'avoir jamais fait le calcul mais se demande « combien d'écoles, de bibliothèques, de cliniques n'ont pas été construites à cause de l'argent consacré à nettoyer les plages ? »
La députée Dunia Jiménez, du parti Salvador de Honduras et élue de la région d'Omoa, a recueilli ces doléances. Alors que plusieurs municipalités voulaient porter plainte à l'international contre le Guatemala, elle a présenté l'an dernier un projet de loi au Congrès pour obliger le gouvernement hondurien à lancer cette procédure. « La plainte a avorté et les deux pays ont décidé de collaborer. Mais le gouvernement a été obligé de nous prendre en compte. Cela fait quarante ans que la région de Cortès reçoit les déchets du Guatemala, mais aujourd'hui, ce n'est plus seulement un problème d'activité touristique. C'est avant tout une question écologique, avec du plastique, mais également du matériel médical et toutes sortes de polluants chimiques, qui s'accumulent au fond de la mer des Caraïbes » , explique la députée, qui va intégrer la toute nouvelle commission permanente bilatérale sur le sujet, dont les premières réunions auront lieu en septembre.
Les deux pays ont déjà réussi à s'entendre sur leur responsabilité commune : le Guatemala a reconnu être responsable de 80 % des déchets présents dans le bassin du fleuve Motagua, contre 20 % pour le Honduras. « Il fallait à tout prix éviter une plainte internationale qui n'aurait mené à rien. Sa résolution aurait pris des années pendant lesquelles il n'y aurait pas eu de coopération. Nous avons tous compris qu'il était préférable de travailler ensemble », explique Luis Rodolfo Castro, vice-ministre de l'environnement du Guatemala. Cette fois, le ministère du plus grand pays d'Amérique centrale a promis une série de changements, en commençant par une nouvelle loi sur les déchets solides dont l'application commence en ce mois d'août.
Elle oblige les habitants à trier leurs déchets, et les municipalités à créer des sites d'enfouissement modernes et à fermer les décharges qui ne sont pas réglementées. Mais aucun financement n'a été prévu dans la loi pour aider les villes, ni la capitale et son immense décharge, ouverte en 1953, et dont le ministère demande en vain la fermeture depuis 2016 . « Le problème est extrêmement complexe, mais il n'y a en effet aucune volonté politique de la part de la mairie. Nous avons proposé de créer des petites stations de séparation et de traitement des déchets, de telle sorte que seuls les déchets qui ne peuvent pas être recyclés aillent dans cette décharge principale, et soient mieux entreposés », explique la conseillère municipale et urbaniste « Nino » Matute, élue du mouvement Semilla (« graine »), l'un des rares partis politiques à proposer des solutions écologiques dans son programme. Mais, là encore, le conseil municipal n'a rien voté dans ce sens.
Barrières flottantes
La politique du Guatemala pour réduire l'arrivée de déchets au Honduras s'appuie en réalité beaucoup sur l'expérience des ONG. A 18 kilomètres de la capitale, une barrière flottante, faite de bouées fermement attachées aux rives de la rivière Las Vacas, retient toutes sortes de déchets. « A vue d'œil, je dirais qu'il y a là 20 tonnes de plastique. Et avec une forte pluie, les déchets débordent de la barrière si on n'a pas pu la vider avant, ce qui arrive très souvent » , explique, dépité, Mario Zea, qui dirige l'organisation Biosfera. Avec l'aide de l'ONG néerlandaise The Ocean Cleanup, ils ont mis en place cette barrière en 2021. La première a lâché avec la force de l'eau, la deuxième devrait être plus solide, mais tout dépend du travail de fourmi que réalisent une vingtaine d'employés qui récoltent, trient et, quelquefois, recyclent ces tonnes de déchets .
« On en recycle en moyenne 4 %. Le reste est renvoyé par camions à la décharge de la capitale, une partie est incinérée pour faire du ciment. Ce n'est pas un cercle vertueux, mais nous n'avons pas d'autres choix. Dans cinq mille ans, je crois qu'on aura du pétrole dans cette décharge, tant il y a du plastique » , ajoute cet ingénieur avec un rire amer. Le ministère a récemment mis en place cinq barrières, plus rudimentaires, à base de filets de pêche et de polystyrène expansé, le long du fleuve Motagua. Pour la barrière de Biosfera, la mairie de Guatemala brille par son absence. C'est la multinationale Coca-Cola qui finance l'initiative...
« C'est un exemple de greenwashing des plus manifestes, alors qu'ils ne font rien pour réduire le plastique à la source » , considère la conseillère municipale Nino Matute. Depuis Omoa, Sandra Cardenas, qui coordonne l'ONG hondurienne Centro de Estudios Marinos, nous envoie une photo de la plage, couverte de déchets, à la mi-juillet : « Le plus préoccupant, ce sont ces microplastiques qui polluent la faune marine et les coraux », explique cette militante, la seule à évoquer les conséquences pour la deuxième plus grande barrière de corail au monde. Le Mexique, le Belize, le Guatemala et le Honduras se partagent en effet cette barrière, qui s'étend sur un millier de kilomètres, et où s'accroche aussi désormais tout type de plastique.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/08/07/du-guatemala-au-honduras-le-fleuve-motagua-charrie-des-milliers-de-tonnes-de-plastique_6184735_3244.html
(https://www.soy502.com/sites/default/files/styles/full_node/public/2021/Ago/11/sergio_izquierdo_muestra_contaminacion_biobardas_no_son_solucion_syo52_guatemala.jpg) (https://www.soy502.com/articulo/motagua-arrastra-basura-pesar-biobardas-jimmy-morales-153)
(https://www.prensalibre.com/wp-content/uploads/2022/01/Rio-motagua-2.jpg?quality=52&w=760&h=430&crop=1) (https://www.prensalibre.com/guatemala/comunitario/rio-motagua-la-posible-demanda-que-podria-plantear-honduras-contra-guatemala-por-la-contaminacion-en-sus-islas-turisticas/)
Selon des chercheurs allemands et néerlandais, la quantité de déchets plastiques se retrouvant dans les océans est largement inférieure aux 4 à 12 millions de tonnes annuelles estimées jusque-là. En revanche, cette pollution est aussi plus durable que prévu. [:shinobu1]
https://www.bfmtv.com/environnement/la-pollution-plastique-dans-les-oceans-est-moindre-que-prevu-en-quantite-mais-plus-durable-selon-une-etude_AV-202308090529.html
Mais sérieux... qu'est-ce qu'ils vont faire avec autant de brins d'herbes ?
https://www.lefigaro.fr/sciences/savoie-des-milliers-de-brins-de-genepi-et-fleurs-d-edelweiss-saisis-sur-des-randonneurs-20230811
Le génépi est un truc de naturopathe.
L'edelweiss, ce n'est pas une plante protégée (qu'il est interdit de cueillir) ?
Citation de: Rincevent le 12 Août 2023 à 13:01:52
Mais sérieux... qu'est-ce qu'ils vont faire avec autant de brins d'herbes ?
https://www.lefigaro.fr/sciences/savoie-des-milliers-de-brins-de-genepi-et-fleurs-d-edelweiss-saisis-sur-des-randonneurs-20230811
"Génépi", alias "armoise", du genre
Artemisiahttps://fr.wikipedia.org/wiki/Armoise
Citation de: Bouloche Le Foufounet le 12 Août 2023 à 13:08:11
L'edelweiss, ce n'est pas une plante protégée (qu'il est interdit de cueillir) ?
Tout à fait.
Je crois qu'on peut également faire de la gnôle avec le génépi.
Citation de: Moïra le 13 Août 2023 à 23:35:45
Je crois qu'on peut également faire de la gnôle avec le génépi.
Absolument !
Wow. Juste wow. Je ne savais pas qu'on en arriverait au stade où un fleuve cesserait d'atteindre la mer tellement son eau a été pompée en aval. C'est dramatique. [:beuh]
https://youtu.be/yRZFXAVLiRA
J'ai découvert ce problème avec cette carte :
Spoiler
(https://i.redd.it/beyond-the-hundredth-meridian-the-shrinking-colorado-river-v0-ci3wntiw6gjb1.jpg?s=9fe2fa221b82ae30a0e013ad906500da7607d3f6)
https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/15x4see/beyond_the_hundredth_meridian_the_shrinking/
Sans déconner... Y en a un(e) qui n'a pas bien compris le problème, en fait.
https://reporterre.net/Bercy-remplace-ses-toits-vegetalises-par-du-faux-gazon?
Je propose aussi de reboiser avec des plantes en plastique... ::)
et d'utiliser des ventilateurs pour faire tourner les éoliennes.
Ça se présente pas super bien.
Spoiler
CitationComment les parcs nationaux américains tentent de faire face aux effets du réchauffement climatique
Par Arnaud Leparmentier (Yellowstone, Glacier (Montana) et Everglades (Floride), envoyé spécial)
On sentait une pointe de regret : mi-juillet, les visiteurs qui s'étaient aventurés dans le désert de la Mort à Death Valley en Californie, à 86 mètres sous le niveau de la mer, se faisaient photographier devant un thermomètre affichant 133 °F, soit 56 °C. Impressionnant mais toujours en deçà du record mondial de température enregistré ici même en 1913, avec 134,1 °F. Cet été, pendant que le sud des Etats-Unis grillait sous la chaleur, la nature était en folie. Dans la Death Valley, bien sûr, mais aussi dans la réserve californienne du désert de Mojave, où poussent les célèbres arbres de Josué, qui fut la proie des flammes ; au glacier Mendenhall, près de Juneau, la capitale de l'Alaska, qui en fondant a libéré des tonnes d'eau et emporté des habitations... Les sanctuaires que représentent les parcs nationaux américains, où au moins sept personnes sont mortes de chaleur cet été, sont frappés par les effets du réchauffement climatique.
Sélectionnés en raison des joyaux naturels qu'ils renferment, ces parcs sont fragiles et particulièrement touchés, car situés en Alaska et en zone montagneuse (Yellowstone, Grand Teton, Glacier, Yosemite, etc.), où la chaleur monte plus vite, mais aussi dans les déserts du Sud-Ouest comme le Grand Canyon, où les précipitations se raréfient davantage qu'ailleurs.
Le pays en a conscience. « Les merveilles naturelles de l'Amérique sont le cœur et l'âme de notre nation », a déclaré Joe Biden le 8 août en Arizona aux abords du Grand Canyon, en annonçant la protection supplémentaire de terres occupées par les natifs américains. « Préserver ces terres n'est pas seulement bon pour l'Arizona, mais aussi pour la planète. C'est bon pour l'âme de la nation. Mais il reste encore du travail à faire pour combattre la menace existentielle du changement climatique. Nous avons vu des inondations historiques, des sécheresses plus intenses, des incendies de forêt répandant des brumes enfumées sur des milliers de kilomètres », a poursuivi le président américain, qui a vanté son action climatique et annoncé un plan d'aide de 44 millions de dollars (environ 40 millions d'euros) pour aider les parcs à s'adapter.
Cette nouvelle somme met en scène l'urgence climatique, mais reste dérisoire au regard des enjeux : il a par exemple fallu 25 millions de dollars pour réaménager à la hâte un ancien chemin à flanc de montagne afin de remplacer la route de fond de canyon qui permettait d'accéder au parc de Yellowstone à partir du Montana, emportée par des crues torrentielles en juin 2022. Ces derniers temps, le dérèglement climatique s'y fait surtout sentir par l'excès de précipitations, qui a également empêché l'accès au parc en février 2023, tant la neige était abondante : le parc était noyé comme tout l'Ouest américain par une « rivière atmosphérique ».
« Plus d'effets négatifs que positifs »
Comme tous les parcs nationaux, Yellowstone a un plan pour s'adapter au dérèglement climatique, fait de pragmatisme dans un monde d'immenses incertitudes. Ann Rodman, responsable de cette planification, commence par évoquer ce qui est certain : « Moins de neige, de la neige qui fond plus rapidement et des rivières en crue plus tôt mais dont le débit se tarit plus vite. » Résultat, les rivières se réchauffent, ce qui va nuire aux poissons natifs habitués aux eaux froides. Première réponse simple : réduire la pêche. L'exemple illustre l'empirisme des parcs, confrontés à l'évolution rapide des écrins de nature qu'ils protègent. Mais, comme ils dépendent du ministère fédéral de l'intérieur, le sujet du réchauffement a dû être traité avec des pincettes sous l'administration climatosceptique de Donald Trump.
Surtout, il s'agit d'être concret, comme le précise le premier guide sur l'adaptation des parcs nationaux au réchauffement climatique, publié à la veille de l'intronisation de Joe Biden en janvier 2021, qui préconise un cadre d'action à l'intitulé très martial « RAD : résister, accepter, diriger ». Soit, selon les cas, empêcher le réchauffement de faire son œuvre, subir ses effets ou tenter d'influencer l'évolution de la nature, par exemple en aidant une zone humide condamnée à se transformer en prairie plutôt qu'en broussailles.
Créé en 1872, le parc de Yellowtone a cultivé une image de sanctuaire naturel du Far West mais, en réalité, l'action humaine y est déjà massive depuis plus d'un siècle, avec la réintroduction des bisons – plus de 6 000 aujourd'hui –, la renaissance des grizzlis, passés de 136 en 1975 à plus de 1 000 actuellement dans la zone élargie du parc, ou la réintroduction des loups à partir de 1995. En en chassant les cerfs en surnombre, ces derniers ont permis une renaissance des écosystèmes aux abords des cours d'eau.
Le réchauffement va rebattre les cartes. « Il y aura des perdants et des gagnants. Parmi les gagnants, les pikas[des petits mammifères d'altitude] qui devraient pouvoir conquérir des territoires libérés par les neiges dans les montagnes de Grand Teton [au sud de Yellowstone] . Mais, globalement, il y aura plus d'effets négatifs que positifs, car cela va arriver trop rapidement et rendre difficile l'adaptation de la faune, de la flore et des hommes », résume Ann Rodman.
La préoccupation porte moins sur la faune, jugée assez adaptable, que sur la végétation. A Yellowstone, l'un des effets plus visibles du réchauffement fut dès les années 2000 l'arrivée d'un coléoptère qui a survécu aux hivers plus chauds et décimé les pins à écorce blanche : 80 % des arbres les plus vieux, dont les graines servent de nourriture aux ours, ont été détruits. Le parc s'affaire aujourd'hui à planter des pins plus résistants et le plan Biden doit renforcer l'effort. Ces petits pas ont lieu dans un univers habitué aux catastrophes, comme le grand incendie de 1988 qui détruisit 36 % du parc : forêt trop âgée, sécheresse, orage et vents, les ingrédients de la catastrophe étaient là.
« Nous avons besoin de feu sur le territoire, mais on préférait avoir des petits feux différents chaque année, avec des forêts d'âges différents, ce qui réduit l'ampleur des incendies et améliore la gestion de la faune, explique Mme Rodman. Le problème, c'est que des événements tricentenaires comme le feu de 1988 pourraient avoir lieu tous les trente ans à partir de la fin du siècle. » Et, si la forêt rebrûle trop vite, elle peut laisser place à de la broussaille .
Aucun retour en arrière possible
L'une des inquiétudes majeures porte sur les pâturages de la Lamar Valley, où prospèrent les bisons. Une herbe invasive, le brome des toits, s'y développe, amenée notamment par les chaussures des touristes. Les fonctionnaires du parc s'efforcent de l'arracher. Pour l'avenir, faut-il laisser cette verte vallée se transformer, ou y acclimater dès à présent les herbes de moindre altitude, adaptées au réchauffement ? « Ne rien faire peut donner un résultat inacceptable,affirme Ann Rodman. Nul n'accepterait que la vallée de Lamar se transforme en broussailles. »
S'il est un lieu aux Etats-Unis où l'impact du réchauffement est patent, c'est le parc national de Glacier, dans le nord du Montana. Cette année, la route spectaculaire qui le traverse a pu ouvrir dès la mi-juin, au lieu de début juillet. Le parc est désormais mal nommé, car confronté à une fonte accélérée de ses glaciers. Ce recul a été documenté, avec des photographies édifiantes comparant les paysages au début du XXe siècle et aujourd'hui. Aucun retour en arrière n'est possible. « De cette façon, nous avons l'occasion d'observer et d'étudier la puissance du changement climatique, qu'il soit naturel ou non », écrit pudiquement la direction du parc.
Autre paysage emblématique, à l'extrême sud du pays, le marais des Everglades, en Floride, près de Miami Beach, où nul ne semble se soucier du réchauffement. Des avions tirent un panneau publicitaire vantant une foire aux armes, devant des dizaines d'hôtels climatisés, en pleine alerte aux fortes chaleurs. La route pour rejoindre le parc national est en travaux. Les pouvoirs publics ont décidé de la surélever pour permettre à l'eau de s'écouler de nouveau, du lac Okeechobee, dans le Nord, vers les Everglades et la mer, au sud de la péninsule.
Objectif, sauver cette immense zone tropicale humide, la seule des Etats-Unis, qui occupe le sud de la Floride jusqu'à l'archipel des Keys. Le parc, peuplé d'oiseaux et d'alligators, est protégé depuis 1947, mais il étouffe, cerné par Miami à l'est, l'agriculture polluante au nord, et les multiples canaux de drainage. Un immense programme de réhabilitation et de sauvetage des célèbres marais tropicaux, qui coûtera des milliards de dollars, est en cours depuis plus de vingt ans.
La problématique climatique vient donc s'ajouter au sujet global de la préservation. Le marais est menacé par la montée des eaux. Les premières zones touchées sont celles qui bordent la mer, la présence de canaux y favorisant la salinisation. Les ouragans, plus puissants, pénètrent plus à l'intérieur des terres et font s'envoler le niveau des eaux (parfois jusqu'à trois mètres), accroissant l'érosion. Inexorablement, les mangroves progressent tandis que reculent les espèces d'eau douce comme les forêts de pins. Le phénomène devrait s'accélérer. Lorsque fut adopté le plan de restauration des Everglades en 2000, les estimations tablaient sur une montée des eaux de 15 centimètres entre 1995 et 2050. Dans leur rapport de 2019, le corps des ingénieurs des Etats-Unis, qui dirige les travaux, table désormais sur un maximum de 66 centimètres...
Sauvetage délicat pour l'arbre de Josué
A l'autre extrémité du pays, au cœur du désert de Mojave, le sauvetage de l'arbre de Josué s'avère également délicat. Dans le parc de Joshua Tree, très visité par les Californiens, les précipitations ont baissé de 40 % en cent vingt ans et les températures ont déjà augmenté de 2 °C, y faisant disparaître plus de 43 % des espèces d'oiseau. D'ici à 2100, la température pourrait avoir crû de 5 °C, ce qui conduirait à la destruction de l'habitat de ces arbres endémiques. Le parc national cherche à protéger les zones « refuges » où les arbres de Josué pourraient survivre, à des altitudes plus élevées et plus arrosées.
L'ennui, c'est qu'il faudrait agir au-delà des frontières du parc. Dès 2015, l'association WildEarth Guardians a demandé à l'administration fédérale de classer les arbres de Josué en espèce protégée. Elle a perdu à deux reprises, en 2019 et en 2023. «[L] es plages de températures[prévisionnelles] devraient se situer dans la plage de variabilité que les arbres de Josué ont connue dans un passé récent,écrit dans son verdict le service fédéral de la pêche et de la chasse. Par conséquent, nous considérons que la majorité[environ 90 %] de l'aire de répartition actuelle des[arbres de Josué] continuera d'être occupée et viable en 2040-2069. »
Dans sa décision, il dit avoir « examiné les menaces liées aux incendies de forêt, aux herbes envahissantes, au changement climatique et à la perte et à la fragmentation de l'habitat. Bien que certaines menaces affectent[l'arbre de Josué], aucune des menaces n'a atteint le niveau permettant de répondre à la définition d'une espèce menacée ».WildEarth Guardians avait fait part de sa déception, par la voix de Lindsay Larris, directrice du programme sur la faune : « Le but de la loi n'est pas d'attendre qu'une espèce soit sous assistance respiratoire avant de pouvoir bénéficier d'une protection fédérale. » Les feux de l'été qui ont ravagé le désert de Mojave ne peuvent que conforter leur mise en garde.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/08/27/comment-les-parcs-nationaux-americains-tentent-de-faire-face-aux-effets-du-rechauffement-climatique_6186696_3244.html
Je connaissais déjà le Hura Crepitans par son fruit explosif présenté dans une encyclopédie il y a des années, mais j'ignorais qu'il avait encore bien d'autres joyeusetés à son actif ! [:aie]
https://youtu.be/JNSDRAYn43s
C'est la toute première fois que j'entends parler de cet arbre. Du coup, je suis allée me renseigner sur Wikipedia, afin d'en apprendre un petit peu plus. À la description, il a tout d'un monstroplante, qui a poursuivit son évolution, et qui aurait certainement plu à Diskor. Et d'un autre côté, on le dirait sorti tout droit d'un film d'horreur, ce qui n'est pas mieux non plus. La nature sait comment dépasser l'imagination de l'homme, quand il s'agit de se défendre et de continuer à croître. Elle trouve son chemin, dirait un certain Ian Malcolm.
Oui j'en avais entendu parlé de cette adorable arbre. Au moins il sait se défendre contre les agressions. [:lol]
Des changements ont commencé à être opérés à Paris pour adapter la ville au changement climatique et la rendre plus sûre aux modes de déplacement autres que la voiture.
https://www.youtube.com/watch?v=yGX7mj7Cmr4
N'en déplaise aux gros rageux qui crachent allègrement sur Hidalgo et affichent chaque fois qu'ils le peuvent sur les RS leur hashtag favori (#saccageparis) :o, c'est plutôt un bon début ! [:nicenice]
Il s'était donc caché pendant tout ce temps ! [:shun] [:aku5] Surprenant mais c'est très bien. [:sparta1] [:sparta2]
https://www.liberation.fr/environnement/biodiversite/au-bresil-des-scientifiques-retrouvent-un-arbre-que-lon-croyait-eteint-depuis-185-ans-20230920_CTVINRBJENFATP7X6D322OTT3M/
Citation de: Rincevent le 20 Septembre 2023 à 10:56:25
Il s'était donc caché pendant tout ce temps ! [:shun] [:aku5] Surprenant mais c'est très bien. [:sparta1] [:sparta2]
https://www.liberation.fr/environnement/biodiversite/au-bresil-des-scientifiques-retrouvent-un-arbre-que-lon-croyait-eteint-depuis-185-ans-20230920_CTVINRBJENFATP7X6D322OTT3M/
Il se cachait peut-être avec les Ents-femmes ! :D
Tiens, j'avais pas entendu parler de cette étude mais c'est flippant pour les Parisiens.
CitationResearchers from various countries in Europe studied mortality risks due to heat and cold across 854 cities from 2000 to 2019. The findings were unequivocal. Paris topped the list in heat-related risk across all age groups, with a likelihood of excess deaths due to rising temperatures 1.6 times higher than other European cities. Amsterdam and Zagreb followed closely behind.
With the advent of rising temperatures due to climate change, Paris is bound to continue feeling the heat. By 2050, the city could reach temperatures of up to 50°C. [:cri]
[...]
And then there is the fact that heatwaves have been historically less common in Paris than other European capitals like Madrid, for example. "Cities used to heatwaves have adapted to them," says Masselot. "So in Madrid, the mortality risk is slightly lower than in Paris for the same temperature."
https://www.courrierinternational.com/une/une-du-jour-paris-star-mondiale-de-la-mode-et-de-la-culture-devient-une-ville-de-jardiniers
https://www.france24.com/en/environment/20230717-parisians-are-most-at-risk-of-dying-in-european-heatwaves
https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(23)00023-2/fulltext
Sérieux... 35° en octobre... [:beuh]
https://www.liberation.fr/environnement/climat/355-degres-dans-le-tarn-le-record-de-chaleur-pour-un-mois-doctobre-deja-battu-20231002_NJ6VFMGT4VDB5NL3JOISU7SDCY/
Citation de: Rincevent le 02 Octobre 2023 à 22:09:35
Tiens, j'avais pas entendu parler de cette étude mais c'est flippant pour les Parisiens.https://www.courrierinternational.com/une/une-du-jour-paris-star-mondiale-de-la-mode-et-de-la-culture-devient-une-ville-de-jardiniers
https://www.france24.com/en/environment/20230717-parisians-are-most-at-risk-of-dying-in-european-heatwaves
https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(23)00023-2/fulltext
Sérieux... 35° en octobre... [:beuh]
https://www.liberation.fr/environnement/climat/355-degres-dans-le-tarn-le-record-de-chaleur-pour-un-mois-doctobre-deja-battu-20231002_NJ6VFMGT4VDB5NL3JOISU7SDCY/
@Rincevent Si ce que montre la vidéo que j'ai postée un poil plus haut se poursuit malgré les rageux, alors cela devrait limiter la casse de façon non négligeable. [:pfft]
J'avais vu mais je doute que les rageux soient sensibles à la question et je pense aussi qu'une bonne partie des gens qui sont théoriquement en accord sur le principe ne pourront pas facilement l'approuver pour des raisons très prosaïques. Et là je pense à Walker et sa ville du démon dont la municipalité semble décidée à faire disparaître toute voiture. Les parents d'élèves qui te rouleraient dessus parce que c'est l'heure de déposer / récupérer Mattéo et Églantine et que tant pis s'ils sont en triple file et bloquent la rue (je suis pas concerné mais de ce que je peux voir non loin de mon boulot, il ne vaut mieux pas avoir besoin de traverser ou de passer sur le trottoir de l'école à cette heure-là) mais n'ont pas le choix en raison de leurs horaires de travail et / ou qu'après faut aller faire les courses / chez le médecin / déposer le gamin au judo, à mon avis, ils vont faire connaître assez vite leur point de vue. Même si certains parents qui n'ont rien d'autre à faire râleront aussi. Enfin bon, je suis piéton, relativement sensible à la question et je vais le rester, mais je suis pas sûr que la nécessité de réduire le réchauffement soit compatible avec notre mode de vie actuel. Hors il y a beaucoup de gens qui n'ont tout simplement pas les moyens de s'adapter à des changements de modes de circulation aussi radicaux. Enfin je pense. [:fufufu]
Le problème est qu'on a hérité d'un modèle de ville conçu pour la bagnole, avec un mode de vie et des idéaux qui, écologiquement, ne sont pas tenables. Tout le monde veut sa maison individuelle avec son petit jardin privé (et tous les médias vous vendent ça comme le seul modèle vivable), et oui, ça fait du bien de pouvoir être chez soi sans avoir à supporter les voisins du dessus, du dessous et de tous les côtés dans un appartement de taille cage à poules. Mais quoi qu'on imagine comme solution il y aura forcément des cris et des grincements de dents. Tout le monde ne peut pas télétravailler (et de toute façon ça consomme de l'énergie et les outils informatiques sont polluants à produire). Tout le monde ne peut pas vivre à trois tours de pédale de son travail. Ça va forcément faire mal de devoir changer de modèle (et ce ne sont pas les promoteurs immobiliers ni les entreprises automobiles qui vont pousser en ce sens).
Citation de: Moïra le 03 Octobre 2023 à 18:57:24
Le problème est qu'on a hérité d'un modèle de ville conçu pour la bagnole
Et encore, c'est moins le cas en Europe avec nos vieilles villes dont les rues très étroites suivent le tracé des anciennes douves. Aux États-Unis tout a vraiment été pensé pour la voiture.
CitationTout le monde veut sa maison individuelle avec son petit jardin privé
Tu retardes. Maintenant les maisons qu'ils construisent sont toutes des micro-clapiers à toit plat (même en Bretagne... sans déconner... ::)) dépourvus de jardin. Tout juste une bordure de 30 cm tout autour. Et c'est bien si c'est de l'herbe, y en a dans mon bled où le pourtour et l'entrée ont été entièrement goudronnés. Histoire que ça soit plus facile à entretenir. Les gens veulent juste les avantages de la maison individuelle ainsi que de l'appartement mais sans aucun inconvénient. [:petrus]
Je ne dis pas que les pistes cyclables sont toutes conçues de façon optimales, mais quand on voit passer sur les RS l'expression "piste cyclable inutile" et autres variantes, c'est souvent le fait d'anti-vélos irrationnels. Et cette fois la fausse info a été relayée par un journaliste militant qui, à minima, n'a pas vérifié l'info et s'est fait l'écho d'un mensonge : les arbres abattus étaient en fait malades.
https://www.youtube.com/watch?v=oS3wDbU-nxA
Bon d'là... [:chiyo1] [:shinobu1] Mais comment c'est possible ?
https://www.koreus.com/video/tempete-babet-foret.html
Et hop, on planque tout sous le tapis (de mousse) !
Citation de: Rincevent le 24 Octobre 2023 à 22:22:37
Bon d'là... [:chiyo1] [:shinobu1] Mais comment c'est possible ?
https://www.koreus.com/video/tempete-babet-foret.html
Ça m'a tout l'air d'être un coin où les racines des arbres sont restées superficielles au lieu de s'enfoncer. Après il suffit juste d'un coup de vent suffisamment fort. [:fufufu]
Ça n'a pas l'air d'être des arbustes, donc je me demande bien comment ils ne sont pas tombés avant s'il n'y avait rien pour les ancrer dans le sol. Surtout en Écosse où le vent est... présent. [:???] [:what]
L'A69 promet l'écologie, ce site lance son "C'EST PAS VRAI !"
https://reporterre.net/L-A69-une-autoroute-ecolo-On-a-verifie?utm_source=pocket-newtab-fr-fr
Vous inquiétez pas, avec le réchauffement vous allez bientôt pouvoir le voir de vos propres yeux, ce paysage. [:petrus]
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/sous-la-glace-de-l-antarctique-un-immense-paysage-cache_174630?utm_source=pocket-newtab-fr-fr
Pas d'intervention contre un nid de frelons dans cette vidéo. C'est plutôt un mélange d'appel au secours et de coup de gueule. Le contrôleur d'insectes landais Etienne Roumailhac et un apiculteur professionnel estiment que les colonies d'abeilles sauvages ont pratiquement toutes disparu dans leur région... [:shinobu1] [:homer1] [:shinji]
https://www.youtube.com/watch?v=exZGWwo59fQ
Mmm, miam miam.
https://www.courrierinternational.com/article/l-image-du-jour-venezuela-le-peu-ragoutant-lac-de-maracaibo-vu-du-ciel
Ben quoi ? C'est joli ! [:aie]
Le bleu aussi c'est joli. [:aie]
https://youtu.be/QYAWxJ8a7RA
Spoiler
Bon, ok, ça l'est moins quand il s'agit de crocidolite (https://fr.wikipedia.org/wiki/Crocidolite), un minéral aussi surnommé "amiante bleu". [:aie]
Sacré nom d'un chien ! [:chiyo1]
https://www.reddit.com/r/AbsoluteUnits/s/FIimaYUCme
Sacré morceau. [:lol]
Tiens, Nabilla s'est épilée... [:fufufu]
[:trollface]
@Bouloche Le Foufounet Tu as l'air de la connaître intimement, dis donc... [:trollface]
Citation de: Volcano le 21 Novembre 2023 à 13:23:40
Tu as l'air de la connaître intimement, dis donc... [:trollface]
Je ne vais pas exposer toute ma vie sur internet ! :P [:delarue6] (http://img1.xooimage.com/files/f/2/d/siffler-19df.gif)
Unseenlabs, la startup française dont les satellites peuvent détecter des navires qui ont coupé leur balise de localisation dans le but de commettre des activités répréhensibles, comme par exemple relâcher des hydrocarbures en pleine mer. :o
https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/observation-terre-start-up-francaise-capable-voir-depuis-espace-navires-dits-invisibles-109468/
Y a du boulot.
Oui. Par contre ce qui est le plus dingue, c'est qu'ils disent qu'ils n'ont besoin que d'un seul satellite au lieu de trois pour déterminer la position des navires. Je suis curieux de savoir comment ils s'y prennent pour y arriver, mais s'ils sont effectivement parmi les premiers à y arriver alors leur méthode doit être brevetée et ne sera pas dévoilée en public avant un moment. [:shinobu1]
Un habitant du Loiret ouvre son jardin à un cerf pour le mettre à l'abri d'une chasse à courre et ne se laisse pas démonter quand les chasseurs arrivent ! [:nicenice]
https://www.lepoint.fr/societe/un-habitant-tient-tete-a-des-chasseurs-a-courre-et-protege-un-cerf-refugie-dans-son-jardin-30-11-2023-2545181_23.php
(https://media.tenor.com/9edR8l3X3SgAAAAC/mr-bean.gif)
Tout mon respect à cet homme.
Je suis le comte de Patati-Patata, hu hu hu, veuillez me laissez passer, manant !
...
Ben j't'emmerde, hé, reliquat de fonds de baptistère. [:kred]
"Je suis le comte de la Rochefoucauld !" Eh mec, l'Ancien Régime est fini, et c'est pas parce que tu appartiens à une des plus anciennes familles de France que ça te donne un passe-droit !
Les "Rivières volantes" (en fait des courants jet chargés en vapeur d'eau), ou comment des vents qui sortent de l'ordinaire apportent de la vie là où devrait se trouver un désert...
https://youtu.be/ucWWRnO2fPQ
Vue satellite du cratère sommital du mont Erebus le 25 novembre 2023, capturée par l'Operational Land Imager-2 sur Landsat 9. Tout autour, une mer de nuages.
C'est bô.
(https://i.postimg.cc/kG0x0GFS/587841a5b69617dc.jpg) (https://postimg.cc/1VKn69dR)
Vous voyez le petit point rouge au milieu du cratère ? C'est un lac de lave permanent. L'activité volcanique de l'Erebus est constante depuis 1972 !
Bon, par contre pour le visiter, c'est "chaud" (zone Antarctique avec des températures assez fifou : -50° en hiver et -20° en été) :o
D's©
Les lacs de lave permanents sont d'ailleurs un phénomène extrêmement rare. Actuellement il y en a moins d'une dizaine dans le monde entier, dont celui de l'Erebus.
Très chouette, en effet ! [:miam]
Ça fait quand-même un peu mafia... [:petrus]
https://reporterre.net/En-Bretagne-intimider-ceux-qui-critiquent-l-agro-industrie-est-systemique
Citation de: Rincevent le 13 Décembre 2023 à 12:06:09
Ça fait quand-même un peu mafia... [:petrus]
Nooooooooon, à peine... ::)
Ho ho ! [:nicenice]
https://www.sudouest.fr/economie/energie/le-plus-gros-gisement-d-hydrogene-naturel-du-monde-vient-d-etre-decouvert-en-france-17826239.php
Connasse. :o
https://www.ouest-france.fr/europe/suede/en-suede-la-reine-des-dechets-inculpee-pour-un-gigantesque-trafic-dordures-0eb100ee-a64c-11ee-bd70-78fa15e16d04?mgo_eu=d41d8cd98f00b204e9800998ecf8427e&mgo_l=AUsNm5PPS8yM9ukJwLCIPw.131.19&vid=1095673&mediego_euid=1095673
C'est du propre ! [:pfff]
Malheureusement on a quelqu'un chez nous qui n'a pas grand-chose à lui envier. Il s'est offert le journal France-Soir et se fait passer pour un lanceur d'alerte auprès de son public de débiles. :o
https://twitter.com/Sonic_urticant/status/1723623006033809752
https://threadreaderapp.com/thread/1723623006033809752.html
Oui donc en gros n'importe qui pourrait rouvrir la mine pour se procurer du minerai pas cher et de qualité... [:petrus]
https://threadreaderapp.com/thread/1740796547594653972.html
Citation de: Rincevent le 31 Décembre 2023 à 11:35:39
Oui donc en gros n'importe qui pourrait rouvrir la mine pour se procurer du minerai pas cher et de qualité... [:petrus]
https://threadreaderapp.com/thread/1740796547594653972.html
@Rincevent La fin du fil dit que la mine est déjà rouverte, même si ça n'est pas officiel. [:petrus]
Enchaînons sur une note un peu plus apaisante ave ce reportage d'Arte qui nous présente une tranche de la vie d'un pêcheur-chasseur de la côte est du Groenland, en particulier avec la construction d'un igloo quand il reste plusieurs jours loin de sa maison, et à quel point les transformations provoquées par le changement climatique mettent en danger le mode de vie traditionnel inuit (réduction de durée de la saison des glaces, altération de la neige, impossibilité de rejoindre certains villages en traineau, etc.)
https://www.youtube.com/watch?v=lN0MKyHDtO8
https://www.youtube.com/watch?v=903hPWHm71Q (https://www.youtube.com/watch?v=903hPWHm71Q)
Je suis scepticisme devant cette vidéo. Difficile de critiquer avec le passif de cette vidéaste.
La Norvège sera probablement le premier pays à ravager ses fonds marins pour des métaux... [:kred]
https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/01/09/malgre-une-opposition-massive-la-norvege-pourrait-etre-le-premier-pays-a-exploiter-les-ressources-minieres-de-ses-fonds-marins_6209925_3244.html
Du coup is vont pouvoir récupérer le mercure qui s'échappe de l'épave d'un sous-marin allemand. :o
Ce serait même une priorité ! :o
Wow. [:nicenice] Un lac de montagne en Alaska où, lors du passage à l'hiver la température a chuté sans qu'il y ait de précipitations ; la surface du lac a donc gelé sans se faire recouvrir de neige et la glace parfaitement transparente permet de voir jusqu'au fond du lac.
https://www.youtube.com/shorts/DahCSXJc8U0
Urgh... [:beuh]
(https://focus.courrierinternational.com/2024/01/03/0/0/2000/1871/960/0/60/0/6bd89bb_1704281228715-baf1731-signaux-pm25-pa.jpg)
https://www.courrierinternational.com/grand-format/infographie-l-air-des-capitales-mondiales-est-bien-plus-pollue-qu-il-ne-le-devrait
[:onion love]
https://www.bfmtv.com/animaux/un-message-d-espoir-le-prix-de-la-photographie-animaliere-de-l-annee-attribue-a-un-cliche-d-ours-polaire_AN-202402070962.html
Ooooow !
Très beau.
Citation de: Rincevent le 15 Janvier 2024 à 22:42:30
Urgh... [:beuh]
(https://focus.courrierinternational.com/2024/01/03/0/0/2000/1871/960/0/60/0/6bd89bb_1704281228715-baf1731-signaux-pm25-pa.jpg)
https://www.courrierinternational.com/grand-format/infographie-l-air-des-capitales-mondiales-est-bien-plus-pollue-qu-il-ne-le-devrait
Le TCHAD a la palme ??? Comment se fait-ce ? [:chiyo1]
Citation de: Byaku le 08 Février 2024 à 14:06:07
Le TCHAD a la palme ??? Comment se fait-ce ? [:chiyo1]
Les micro-particules ne viennent pas que des moteurs ; même ton barbec en dégage. Pour le Tchad, comme beaucoup de pays en développement, plusieurs facteurs se combinent :
- des usines qui fonctionnent au charbon (c'est assez facile à trouver le charbon, et facile à utiliser)
- et/ou qui fabriquent des
- des véhicules ultra-polluants en circulation (les vieilles voitures européennes ou américaines qui sont considérées comme dépassées mais qui roulent encore sont souvent revendues aux pays plus pauvres, où les lois anti-pollution sont moins contraignantes ou inexistantes ou pas respectées)
- l'incinération des déchets (le recyclage a un coût), ceux du pays et ceux d'autres pays qui déposent leurs cochonneries ultra crades moyennant finances
- faire la cuisine (certains fours traditionnels font respirer l'équivalent de 20 clopes quotidiennes à la personne qui cuisine); imagine ce qui sort si on cuisine en plein air.
Pourtant il n'y a pas des populations concentrées comme sur New Delhi... [:what]
Citation de: Byaku le 08 Février 2024 à 15:11:58
Pourtant il n'y a pas des populations concentrées comme sur New Delhi... [:what]
Le graphique porte sur N'Djaména (1 million d'habitants), pas sur le pays tout entier...
Tant de pollution, ça pique le nez...
AAAA... AAAA... AAA'TCHAD !
Spoiler
Désolé.... Pardon famille tout ça tout ça. :-[
Citation de: Moïra le 08 Février 2024 à 15:17:47
Le graphique porte sur N'Djaména (1 million d'habitants), pas sur le pays tout entier...
Contre 33.8 millions à New Delhi qui polluraient moins ?... Ya une grosse couille dans le potage...
[:aie]
Tout dépend de la surface prise en compte : s'ils ont pris la surface de New Delhi elle-même (43 km²), c'est effectivement bizarre, mais si c'est toute l'aire métropolitaine (bidonvilles, communes mitoyennes intégrées dans l'aire urbaine, etc), on atteint 1480 km² où la production de particules fines n'est probablement pas aussi forte partout). Contre 104 km² à N'djamena.
La taille de cette huître ! [:chiyo1]
https://www.reddit.com/r/AbsoluteUnits/s/DiybkCszyb
Ça me rappelle un épisode d'une Nounou d'enfer, où sa mère devait lui expliquer qu'un oncle / cousin ayant pêché trois kilos de crevettes n'en avait en fait pêché qu'une... de trois kilos. [:aie]
Chouette... [:petrus jar]
https://www.geo.fr/environnement/chaos-climatique-le-courant-marin-amoc-qui-englobe-le-gulf-stream-serait-proche-point-de-basculement-atlantique-218768?utm_source=pocket-newtab-fr-fr
Super. [:petrus jar]
https://www.courrierinternational.com/article/mer-rouge-le-rubymar-et-ses-20-000-tonnes-d-engrais-tres-dangereux-ont-coule
A qui qui c'est qu'on dit merci ? Poutine ! [:poutpout]
Citationde s'en prendre à des cargos en signe de solidarité avec les Palestiniens.
Ca va être super utile au peuple palestinien de provoquer des désastres écologiques et de couler des navires civils : Est-il possible d'être si con?
Oui. :o
C'était une question rhétorique :o
C'était une réponse étayée. :o
EDIT : ça veut dire qu'au lieu de boire des microparticules de plastiques on risque de les inhaler quand elles se seront évaporées avec l'eau en train de bouillir ? [:fufufu]
https://www.courrierinternational.com/article/recherche-faire-bouillir-l-eau-la-debarrasse-des-microplastiques
A voir si l'exposition à de telles températures n'aurait pas dilué le plastique en molécules d'encore plus petite taille qui auraient pu échapper à l'outil de mesure [:fufufu]
Wow. [:sweat]
https://www.courrierinternational.com/une/une-du-jour-des-pluies-hors-normes-font-ressurgir-un-lac-dans-la-vallee-de-la-mort
Des images :
https://www.dw.com/en/from-death-valley-desert-to-ephemeral-lake/g-68375795
J'imagine que ça ne va pas durer, mais c'est vrai que c'est chouette !
(http://i11.photobucket.com/albums/a170/Vestuario/SeiyaSD/caronte3.gif)
Intéressant.
https://theconversation.com/restaurer-ou-reensauvager-la-nature-223690
Ok. Allez, encore un peu d'efforts et on commence à démanteler les barrages qui privent les Mexicains d'eau. :o
https://www.courrierinternational.com/article/ecologie-en-californie-on-decorsete-des-rivieres
Cette pomme ! [:chiyo1]
https://www.reddit.com/r/BeAmazed/s/boD76GhkSJ
C'est une variété développée pour Halloween ? Pourquoi pas. C'est étrange mais bon.
Put*** mais quels blaireaux... [:facepalm]
https://www.leparisien.fr/haute-savoie-74/ils-ont-avoue-avoir-fait-ca-pour-le-plaisir-des-chasseurs-tuent-un-aigle-au-bord-de-lextinction-en-isere-15-03-2024-AT7WJXMLSZGGXMR5KQLYUUUPI4.php
Citation de: Volcano le 17 Mars 2024 à 09:02:06
Put*** mais quels blaireaux... [:facepalm]
https://www.leparisien.fr/haute-savoie-74/ils-ont-avoue-avoir-fait-ca-pour-le-plaisir-des-chasseurs-tuent-un-aigle-au-bord-de-lextinction-en-isere-15-03-2024-AT7WJXMLSZGGXMR5KQLYUUUPI4.php
Il va vraiment falloir faire passer un test mensuel de QI à tous ceux qui peuvent avoir une arme à feu en main.
Quels connard. [:kred]
Et hop, à l'ombre pour de longues années, les connards !
Très bien.
https://www.courrierinternational.com/article/environnement-en-equateur-trente-ans-apres-la-reforestation-du-choco-les-animaux-sont-revenus
Eh ouais.
https://www.courrierinternational.com/article/adaptation-grace-aux-forets-l-est-des-etats-unis-reste-frais-malgre-le-changement-climatique
Citation de: Rincevent le 25 Mars 2024 à 22:28:59
Eh ouais.
https://www.courrierinternational.com/article/adaptation-grace-aux-forets-l-est-des-etats-unis-reste-frais-malgre-le-changement-climatique
Oh ben mince alors ! Quelle surprise ! [:tama]
Citation de: Rincevent le 24 Septembre 2022 à 16:54:39
Eh oui. Bihan = petit, Braz ou Meur = grand.
Et ça grignote et ça grignote. Adieu le littoral. Après quand y aura des inondations et vagues submersives ça viendra se plaindre. :o
Spoiler
https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/09/24/en-bretagne-la-loi-littoral-sapee-par-la-course-a-l-urbanisation_6142970_3244.html
Ben ouais, plus de routes, plus de maisons. Ça va être super à gérer, tout ça.
https://www.liberation.fr/environnement/lerosion-cotiere-menace-500-communes-francaises-des-milliers-dhabitations-pourraient-disparaitre-20240405_BWI72ODGOZAYTCHFE2R2ZOD5MA/
Néanmoins, ça me fait penser à cette thèse,
La prise en compte des risques côtiers par les marchés fonciers et immobiliers du littoral français métropolitain : ambivalence de la mer et tentatives de régulation publique du "désir de rivage" à l'aube du changement climatique, sur laquelle mon vieux était tombée en regardant un reportage, qui analyse le foncier littoral et le comportement des gens. Je ne l'ai pas lue mais apparemment, pour résumer, y a en gros trois attitudes :
- les investisseurs qui s'en foutent parce qu'ils achètent pour faire du locatif saisonnier et ils revendront avant que ça commence à devenir craignos
- les très riches qui s'en foutent parce qu'ils achètent pour se faire plaisir et n'ont parfois pas de problèmes à abandonner un bien
- les vieux qui s'en foutent parce qu'ils pensent que les problèmes n'arriveront que dans trente ans et qu'ils ne seront plus là.
::)
https://www.theses.fr/2022BRES0062
Voici un aperçu du dispositif qui devrait fortement contribuer à assainir la Seine en empêchant le déversement des eaux pluviales dans le fleuve lors des orages, parce qu'à ce moment-là les eaux pluviales se mélangent aux eaux usées contenant notamment des bactéries fécales. [:fufufu]
https://www.youtube.com/watch?v=6R74cIJU05s
Plonger Macron dans l'eau et l'utiliser comme filtre à merdes ?
[:trollface]
Y aura plein de microparticules. [:ruu2]
Faire des épreuves des JO dans la Seine, c'est vraiment une idée pourrie.
Ca fait très "idée fumeuse de politique parce que ça claque à fond sur le papier, c'est beau, c'est symbolique", mais qui, techniquement, est quasiment impossible à mettre en oeuvre (dans les délais impartis et avec un budget restreint). Je suppose qu'il y a un paquet de techniciens ou d'ingénieurs qui ont fait un gigantesque face-palm à l'annonce du projet, puis se sont mis à transpirer très très fort quand ils ont compris que ce n'était pas une blague.
Bref, j'attends avec beaucoup d'impatience les 1er athlètes qui iront faire trempette ! ::)
Spoiler
NOOOOON, PAS LA TREMPETTE !
(https://static.blog4ever.com/2016/05/817923/artfichier_817923_7097750_201704112902740.jpg)
Surtout qu'il y avait pleins d'autres épreuves typiquement parisiennes à proposer, comme une course d'orientation dans le métro, un parcours d'obstacles ponctué de sdf / manifestants / Parisiens j'm'en fous de vos jeux je veux passer je vous dit, un passage de relai au milieu des pickpockets de la tour Eiffel (le placage au sol de la police peut faire perdre beaucoup de points) ou encore un lancer de plaques d'égouts.
je propose le format de la course de lévrier sur les Champs-Elysées mais avec des pit-bulls et des ministres pour appât :o
Ca resemble à l'origine story de super héro ou super vilain. Une course de natation dans la Seine. C'est pas pire que "leur vaisseau a été attaqué par les rayons cosmiques" ou "c'est des container de déchet toxique qui se sont renversé dans les égouts". [:lol]
Citation de: Bouloche Le Foufounet le 08 Avril 2024 à 14:45:18
Faire des épreuves des JO dans la Seine, c'est vraiment une idée pourrie.
Ils ne doivent pas être au courant qu'il y a des piscines à Paris [:petrus bah]
Citation de: Bouloche Le Foufounet le 08 Avril 2024 à 14:45:18
Faire des épreuves des JO dans la Seine, c'est vraiment une idée pourrie.
Ca fait très "idée fumeuse de politique parce que ça claque à fond sur le papier, c'est beau, c'est symbolique", mais qui, techniquement, est quasiment impossible à mettre en oeuvre (dans les délais impartis et avec un budget restreint). Je suppose qu'il y a un paquet de techniciens ou d'ingénieurs qui ont fait un gigantesque face-palm à l'annonce du projet, puis se sont mis à transpirer très très fort quand ils ont compris que ce n'était pas une blague.
Bref, j'attends avec beaucoup d'impatience les 1er athlètes qui iront faire trempette ! ::)
Spoiler
NOOOOON, PAS LA TREMPETTE !
(https://static.blog4ever.com/2016/05/817923/artfichier_817923_7097750_201704112902740.jpg)
Au pire ils pouvaient mettre une piscine flottante dans la seine :D
Vu toutes les cochonneries qui sont dedans, on peut considérer ça comme du dopage informel, les athlètes vont se grouiller de finir l'épreuve pour ne pas rester longtemps dans ce bouillon de culture.
Est-ce que le problème ne serait pas dû à de la monoculture qui faciliterait les ravages en n'offrant aux élans que des espèces qu'ils peuvent manger au lieu d'avoir une multitude d'essences dont certaines ne les intéressent peut-être pas ? Je veux dire, les élans ne viennent pas de débarquer dans le pays donc ça ne doit pas être la première fois qu'ils vont bouffer en forêt... [:fufufu]
https://www.courrierinternational.com/article/nature-en-suede-les-elans-transforment-certains-coins-de-foret-en-desert
https://reporterre.net/Dans-les-sous-sols-de-l-antiterrorisme-l-enfer-de-militants-ecologistes
"C'est un État policier ! LIBERTEEEEEEEEEEE !"
Ils se livrent à des saccages dans une entreprise et is s'étonnent de voir la police débarquer chez eux ? [:poutpout]
Citation de: Volcano le 17 Avril 2024 à 14:15:27
Ils se livrent à des saccages dans une entreprise et ils s'étonnent de voir la police débarquer chez eux ? [:poutpout]
De là à voir débarquer les flics en mode "troupe d'assaut" à la maison... il y a quand même un problème de proportion.
Ça surprend au début, mais en fait c'est super sérieux.
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-billet-sciences-du-week-end/la-baisse-de-pollution-aggrave-le-rechauffement-climatique_6456131.html
En résumé, on n'a pas le cul sorti des ronces... [:sweat]
On n'avait de toute façon aucune perspective de l'en voir sorti. Mais c'est chouette d'avoir encore des bonnes nouvelles.
Il faudra pouvoir répondre à la question évidente : comment ne pas choisir entre la peste et le choléra.
Qu'es ce qui est le plus douloureux? Etre cramé ou être empoisonné? Vous avez quatre heures. :o
Citation de: The Endoktrinator le 29 Avril 2024 à 12:03:24
Il faudra pouvoir répondre à la question évidente : comment ne pas choisir entre la peste et le choléra.
Peut-être parce qu'on peut mitiger les effets du réchauffement climatique, notamment en plantant plus d'arbres dans les villes, ou en adaptant les techniques de construction et l'urbanisme en général ?
Citation de: Aresielle le 29 Avril 2024 à 12:04:26
Qu'es ce qui est le plus douloureux? Etre cramé ou être empoisonné? Vous avez quatre heures. :o
Réponse en 5 secondes : être empoisonné. :o
C'est pas gagné.
A Rennes, ville pourtant pseudo-écolo, je vois se multiplier depuis depuis quelques années des aberrations architecturales en la matière. Façade en structure métallique, revêtement sombre et même parfois noir, grandes baies vitrées partout y compris exposé sud, et le tout construit régulièrement en bétonnant des espaces verts.
Citation de: Aresielle le 29 Avril 2024 à 12:04:26
Qu'es ce qui est le plus douloureux? Etre cramé ou être empoisonné? Vous avez quatre heures. :o
Etant donné que le réchauffement va foutre en l'air une bonne partie de l'agriculture et déclencher des famines en plus d'appauvrir les ressources en eau potable, je vais demander un délai de réflexion.
Solution idéale digne d'un film de SF, on réveille tous les volcans possibles, gros voile sur la terre, nouvelle ère polaire 100% naturelle [:aloy]
Citation de: paladin shura le 29 Avril 2024 à 16:07:57
C'est pas gagné.
A Rennes, ville pourtant pseudo-écolo, je vois se multiplier depuis depuis quelques années des aberrations architecturales en la matière. Façade en structure métallique, revêtement sombre et même parfois noir, grandes baies vitrées partout y compris exposé sud, et le tout construit régulièrement en bétonnant des espaces verts.
Etant donné que le réchauffement va foutre en l'air une bonne partie de l'agriculture et déclencher des famines en plus d'appauvrir les ressources en eau potable, je vais demander un délai de réflexion.
Cinq ans (d'ici à ce que le Rassemblement National arrive au pouvoir et que les écolos fassent un coup d'État), ça suffira ?
Vu qu'ici on n'est pas une secte qui organise des suicides collectifs ou qui croit en des aliens qui viendront nous chercher pour vivre sur une autre planète, on fait quoi ? On essaie de développer la Gemini technique pour accéder à une autre dimension potentiellement moins pourrie ?
Le bassin de collecte qui contribuera à l'assainissement de la Seine a été inauguré.
https://www.youtube.com/watch?v=lDBt2-iSaQU
Et je sais qu'il y a ici une forte tendance à lancer des tomates pourries sur tout ce qui entoure les JO de 2024, mais arrêtez un peu deux minutes (et même plus :o) ce bashing, svp, et laissons une chance à cet ouvrage de faire ses preuves, pour changer. :o
Dans la lutte contre le changement climatique, les plantes poussant à l'air libre ne sont pas les seules qui comptent, les herbiers marins ont eux aussi une importance capitale et méconnue. [:nicenice]
https://www.youtube.com/watch?v=V_N3M3l3BGE
Bien.
https://www.courrierinternational.com/article/climat-les-gaz-qui-detruisent-la-couche-d-ozone-diminuent-plus-vite-que-prevu
Citation de: Rincevent le 14 Juin 2024 à 16:31:28
Bien.
https://www.courrierinternational.com/article/climat-les-gaz-qui-detruisent-la-couche-d-ozone-diminuent-plus-vite-que-prevu
J'avais vu cette info au JT de F2... mais je me demande s'il n'y aurait pas eu un coup de pouce du (des) confinement(s) [:fufufu]
Une place parisienne, située à proximité de la gare Montparnasse, a été radicalement transformée et largement végétalisée ! J'y étais déjà passé plusieurs fois avant le début des travaux, c'était un rond-point intégral. Là je ne reconnais plus grand-chose ! [:chiyo1] Le quartier autour de la gare sera lui aussi transformé et davantage d'arbres y seront plantés ! [:nicenice]
https://www.youtube.com/watch?v=jCHBfknkwVE
Le parking dont il est question est celui de la gare Montparnasse, situé au dessus des voies, et Altis y accède par le dépose-minute de la gare. [:aloy]
Localisation de la place : https://www.google.com/maps/@48.8376695,2.3180067,3a,75y,147.3h,83.36t/data=!3m6!1e1!3m4!1sloyW6Q4O-GqyhF8Ws44QiA!2e0!7i16384!8i8192
Grosse vague de chaleur en cours au sud des USA. 52°C dans la Vallée de la Mort. [:sweat]
https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/etats-unis/plus-de-52-c-la-vague-de-chaleur-extreme-qui-frappe-les-etats-unis-fait-plusieurs-morts_AD-202407090901.html
Ça commence à faire beaucoup, là... [:sweat]
La Vallée de la Mort est un désert. :o
Personne ne vit là-bas (hormis les habitants de Las Vegas). Donc, oui, il fait chaud, maintenant, ce n'est peut-être pas le meilleur référentiel pour juger du réchauffement climatique. Parler des autres états est plus légitime déjà.
Citation de: Volcano le 10 Juillet 2024 à 20:54:23
Grosse vague de chaleur en cours au sud des USA. 52°C dans la Vallée de la Mort. [:sweat]
https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/etats-unis/plus-de-52-c-la-vague-de-chaleur-extreme-qui-frappe-les-etats-unis-fait-plusieurs-morts_AD-202407090901.html
Des morts dans la Vallée de la Mort manquerait plus que ça [:trollface]
Ah j'ai lu trop vite, j'avais raté la mention de la vallée. Oui effectivement, c'est pas la première fois, il me semble. Et ils ont souvent des visiteurs qui s'y aventurent sans eau, il me semble. [:haha pfff]
Non, déjà l'année dernière, ils avaient fait tout un pataquès parce qu'il avait plus de 50° là-bas.
Alors, c'est sûr que 52°C, ça fait plus impressionnant que 40°C, mais comme c'est un désert, c'est un peu OSEF, en fait.
Je me souviens que quand j'y suis allée en 98, on pouvait cuire des trucs sur la route tellement il y faisait chaud. Et dans le seul hôtel qui se trouve sur le chemin entre la côte Ouest et Las Vegas, la piscine en plein air était brûlante. Donc oui, de base, c'est pas un endroit où tu ne vas pas sans eau et sans air conditionné (de fait, pas sûre qu'y aller en moto soit le truc le plus intelligent à faire [:fufufu]).
Mais l'article précise bien que Las Vegas, proche de ce désert, a battu son record de température estivale et frôlé les 50°C. [:aloy]
Bon, j'ai été vérifié un peu avant de m'avancer puisque dans mes souvenirs, Las Vegas était au milieu de la Vallée de la Mort. Au temps pour moi, c'est au milieu du Désert de Mojaves (l'un des déserts les plus sec du continent nord-américain), juste à côté. :D
Et, en fait, il n'y a qu'à Furnace Creek qu'il y a des humains dans la Vallée de la Mort (l'hôtel à la piscine à 39°C se trouve là-bas).
Au passage, le record de température dans la Vallée de la Mort est de 56/57°C et il a eu lieu en 1913. Donc, à nouveau, la question de la pertinence de ce point pour prouver le réchauffement climatique en cours se pose. [:aie]
En vrai, je plains surtout les habitants des bidonvilles à côté des casinos qui, eux, doivent vraiment avoir très chaud puisqu'ils n'ont pas forcément tout le confort que les grands hôtels de luxe ont.
(Attention, je ne dis pas que le réchauffement climatique n'existe pas, on le vit en direct depuis quelques années déjà (et ce n'est même que le début des embrouilles), mais juste qu'il est peut-être un peu idiot de paniquer pour ce genre d'informations putaclic quand il suffit de 2 minutes de recherches sur Internet pour se rendre compte que ça n'a rien de si alarmant. Oui, il fait chaud dans les déserts, c'est même un peu à ça qu'on les reconnaît.
Par contre, mettre en avant le fait qu'il fait 40°C dans les états voisins, ça, ça se rapproche un peu plus du vrai journalisme. Et encore une fois, la Californie, c'est pas l'endroit le plus froid des EU. Hormis les hauts plateaux où il peut geler en hiver, tout le reste de l'état ne sait pas ce qu'est la neige. Le Nevada, à côte, on est sur du climat aride à semi-aride (avec de la neige uniquement à 2000 m d'altitude). Bref, on ne va pas faire la liste, surtout que les états sont tellement grands qu'il y a forcément une grande diversité de biomes.
40°C en dehors d'un désert, c'est très chaud, en effet. Voilà ce qu'il faut retenir. [:jap])
Tiens, on a des chiffres sur la mortalité due à la pollution, on avait juste oublié de les diffuser.
https://splash247.com/the-uk-has-a-shipping-pollution-problem-is-the-new-government-ready-to-solve-it/
Edit : je mets ça là parce que les paysages sont magnifiques. Par contre, y a beaucoup plus de monde que ce que j'aurais cru.
https://www.youtube.com/watch?v=xVjYutQ0cWU
Edit 2 : mmm... [:fufufu]
https://theconversation.com/en-ville-les-arbres-ont-des-effets-mitiges-sur-la-qualite-de-lair-234045
Pour changer des déserts.
https://twitter.com/ScottDuncanWX/status/1814002403265650745
Ok, j'en avais déjà entendu parler, mais bon quand-même...
"cette disparition de la glace se serait produite "à une température moyenne mondiale proche du niveau prévu pour la fin de ce siècle""
https://www.courrierinternational.com/article/une-carotte-de-glace-revele-ses-secrets-le-groenland-a-deja-perdu-sa-calotte-polaire_220972
Hors des sentiers battus, ça roule parfois pour le bon sens
https://www.lepoint.fr/automobile/cet-ecologiste-qui-va-renverser-l-interdiction-du-moteur-thermique-13-08-2024-2567848_646.php
Citation de: ArayashikiAlaya le 14 Août 2024 à 14:01:34
Hors des sentiers battus, ça roule parfois pour le bon sens
https://www.lepoint.fr/automobile/cet-ecologiste-qui-va-renverser-l-interdiction-du-moteur-thermique-13-08-2024-2567848_646.php
Pas de pot [:aie]
Une chaîne que j'ai découvert cet après-midi, qui montre des projets de régénération des espaces naturels.
https://www.youtube.com/@MossyEarth/
Par exemple pourquoi le lupin a été introduit en Islande pour régénérer les sols (et pourquoi il faut aussi le cadrer pour qu'il ne remplace pas la flore locale).
https://www.youtube.com/watch?v=pQ-dSxYonog
Ou les effets d'inonder une forêt.
https://www.youtube.com/watch?v=K_ozlB1wLKk
Une firme italienne a mis au point un procédé plus efficace et moins polluant de recyclage des métaux précieux présents dans les panneaux photovoltaïques que ceux utilisés jusqu'à présent.
https://media24.fr/2024/08/28/personne-ny-croyait-mais-litalie-va-faire-fortune-grace-a-cette-decouverte-qui-rend-possible-la-recuperation-des-metaux-precieux-dans-les-panneaux-solaires/
Très bonne nouvelle si c'est exact. [:shun]
Et dire que cet été en France je n'ai pas l'impression que ce fut pire que certaines années précédentes, bien au contraire. [:aie]
https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20240906-climat-l-%C3%A9t%C3%A9-2024-poursuit-une-interminable-s%C3%A9rie-de-records-de-temp%C3%A9ratures-mondiales
On s'habitue à tout, même au pire ! [:aie]
Citation de: Volcano le 06 Septembre 2024 à 08:00:50
Et dire que cet été en France je n'ai pas l'impression que ce fut pire que certaines années précédentes, bien au contraire. [:aie]
Après, je ne sais pas ce qu'il en est réellement, mais l'un n'empêche pas l'autre : il a pu faire un peu moins chaud en France cet été que les années précédentes, tout en étant l'été le plus chaud jamais enregistré au niveau global de la planète.
Tout à fait.
Ce qui était "habituel" il y a 20 ans (à savoir dans le Sud-Ouest, un été tempéré) est devenu "exceptionnel" aujourd'hui, ce qui témoigne clairement de l'évolution générale du climat.
Ce qui est terrifiant, au fond, c'est que nous nous en rendons compte à une échelle de temps humaine laquelle est, en regard de l'échelle de temps de la Terre, l'équivalent d'un pet de moustique constipé. La conclusion est simplement qu'il est désormais trop tard pour espérer inverser la tendance compte tenu de l'inertie et de la complexité systémique du fonctionnement de la planète.
Même pour rigoler, évitons les discours "oh ben cet été, c'était bien pourri hein, alors le changement climatique, poutpoupout :o " parce qu'il y a encore bien trop de gros cons d'individus qui croient au complot mondial et que ce serait leur donner du grain à moudre. Surtout que les effets du changement climatique - réchauffement global - peuvent conduire à des hivers très rigoureux par exemple, aussi contre-intuitif cela puisse-t-il paraître, tout simplement à cause du réchauffement des océans et de la modification des courants qui en découlent, lesquels courants contribuent à notre climat tempéré par exemple.
Et enfin, n'oublions pas que le "il faut sauver la planète" ne veut absolument rien dire. La planète n'a pas besoin d'être sauvée, elle était là avant nous, elle sera là après nous et elle vit sa vie indépendamment de nous. Le vrai fond de cette expression, c'est "il faut sauver l'humanité" ou plus précisément "il faut sauver les conditions qui nous permettent de vivre à la surface de la planète".
Quant à savoir si l'humanité mérite d'être sauvée, ça par contre... [:fufufu]
Si l'humanité mérite d'être sauvée, voilà la raison d'être d'Athéna.
Nous sauver en dépit de la bêtise de quelques uns, qui nous condamnent d'office.
Citation de: Alaiya le 06 Septembre 2024 à 10:19:02
Et enfin, n'oublions pas que le "il faut sauver la planète" ne veut absolument rien dire. La planète n'a pas besoin d'être sauvée, elle était là avant nous, elle sera là après nous et elle vit sa vie indépendamment de nous. Le vrai fond de cette expression, c'est "il faut sauver l'humanité" ou plus précisément "il faut sauver les conditions qui nous permettent de vivre à la surface de la planète".
Quant à savoir si l'humanité mérite d'être sauvée, ça par contre... [:fufufu]
Quand je lis les caractéristiques d'un élément radioactif comme le thorium 232, je n'en suis pas si sûr, pour la planète. En fait, peut-être plus pour l'humanité si on soigne de mieux en mieux les leucémies.
Citation de: The Endoktrinator le 06 Septembre 2024 à 15:11:21
Quand je lis les caractéristiques d'un élément radioactif comme le thorium 232, je n'en suis pas si sûr, pour la planète. En fait, peut-être plus pour l'humanité si on soigne de mieux en mieux les leucémies.
Des minerais naturellement radioactifs sont présents partout sur la planète. La radioactivité générée par les activités humaines (centrales nucléaires, armement) va évidemment impacter le vivant mais le vivant s'adaptera. Le truc, c'est qu'on regarde les choses selon notre point de vue. Alors, oui, notre point de vue nous dit que la radioactivité, c'est mal : ça nous tue. La nature sait pourtant s'en accommoder, cf la zone d'exclusion de Tchernobyl. Les bestiaux et les végétaux ont largement muté, pour le pire pour certains mais bon an mal an, la nature s'adapte et d'ici quelques centaines ou milliers d'années, elle aura adopté une configuration peut-être complètement nouvelle, viable, voire foisonnante.
Sans nous, la planète vivra. Sans la planète (ou du moins certaines conditions), nous mourrons. Nous nous donnons bien trop d'importance, nous ne sommes rien à l'échelle des temps géologiques, et comme toute espèce animale ou végétale, nous changerons ou nous disparaîtrons.
Oui, il ne faut pas oublier que temporellement parlant, nous sommes des bébés pour la Terre. Il s'est écoulé beaucoup de temps avant que nous n'apparaissions et ce n'est pas la première extinction qu'elle "subit". Après nous et toutes les espèces animales et végétales qu'on va emporter avec nous, il y aura d'autres écosystèmes qui vont se mettre en place, adaptés aux nouvelles conditions écologiques. On sait déjà qu'il y a des espèces animales et végétales qui vivent sans oxygène et sans lumière, voire sans eau.
Toutes les espèces qui ont une durée de vie courte s'adaptent beaucoup plus vite aux changements climatiques que toutes celles qui ont une durée de vie longue (qui représentent souvent les espèces phares : éléphants, baleines, lions, grands herbivores africains, grands primates, etc.), donc comme les petits mammifères ont survécu à l'extinction des dinosaures, certaines espèces vont survivre à notre extinction.
Alors, ça ne veut pas dire qu'il faut arrêter de faire des efforts mais sans décisions drastiques (que les politiques ne prendront jamais, parce que ça ne rapporte rien, et que les gens ne prendront pas, parce que ça demanderait de renoncer à un certain confort), on court joyeusement dans le mur.
Je pense que ce sera le mur. D'abord, comme pronostiqué par de nombreux chercheurs, ça va être les zones peuplées des régions équatoriale et tropicales. Certains vont tenter de s'installer ailleurs et se feront jeter, sauf changement radical des pays vis-à-vis de l'immigration (en Europe on a l'habitude mais ça grince déjà, je demande à voir pour les pays de l'Extrême-Orient qui rechignent déjà à accepter des nounous étrangères qu'il faudrait payer normalement). Les guerres civiles locales accéléreront le mouvement (mais qui reste généralement purement local, peu tentent de change de continent) tout en éliminant du monde au passage. Et il y aura les pays développés qui s'accrocheront jusqu'au dernier moment à leur consommation effrénée et traiteront peut-être les aléas climatiques violent avec un haussement d'épaules (tant que c'est pas moi, au final, hein... :o). Les USA en particulier sombreront plutôt que de réguler quoi que ce soit. In god we trust et de toute façon il n'y a qu'à chercher plus de pétrole parce que sans énergie pas d'économie et l'économie est reine. Je ne vais pas prétendre connaître l'opinion américaine générale sur le sujet, mais les quelques spécimens qu'il m'arrive de lire sur d'autres sujets ont un profil bien typique (peut-être trop, du coup) de Texans dont l'univers mental n'acceptera jamais la moindre restriction volontaire. [:petrus]
Intéressante réflexion sur l'histoire des haies, d'abord avantage puis frein économique devenu enjeu de biodiversité.
https://theconversation.com/les-haies-ont-ete-plantees-pour-des-raisons-economiques-avant-detre-detruites-pour-de-nouvelles-raisons-economiques-238280
Autant je savais que les haies avaient disparu en raison de la mécanisation de l'agriculture, autant je n'avais pas pris conscience du vaste éventail de ce qu'on en tirait. Merci au maje pour l'article.
Qu'est-ce qu'un cours d'eau ? La définition est importante et a un impact notable sur ce qu'on a le droit de faire.
https://theconversation.com/une-cartographie-inedite-des-cours-deau-officiels-pointe-les-incoherences-de-la-reglementation-238838
https://www.geo.fr/animaux/le-mystere-entourant-d-enigmatiques-bruits-provenant-du-fond-de-l-ocean-pacifique-enfin-resolu-fosse-mariannes-baleines-bryde-222295?utm_source=pocket-newtab-fr-fr
Je ne sais pas si c'est le fameux Bloop, mais non, Cthulhu n'y est pas.
Et pourquoi pas le Kraken?
Citation de: The Endoktrinator le 21 Septembre 2024 à 13:48:37
https://www.geo.fr/animaux/le-mystere-entourant-d-enigmatiques-bruits-provenant-du-fond-de-l-ocean-pacifique-enfin-resolu-fosse-mariannes-baleines-bryde-222295?utm_source=pocket-newtab-fr-fr
Je ne sais pas si c'est le fameux Bloop, mais non, Cthulhu n'y est pas.
Hélas non, ces bruits n'ont rien à voir avec le Bloop (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bloop), dont le point d'origine encore non identifié se situe quelque part à proximité de l'Antarctique. :D Et contrairement à une rumeur ce point d'origine ne se situe pas dans les environs du Point Nemo (https://fr.wikipedia.org/wiki/Point_Nemo), à proximité duquel Lovecraft a situé R'lyeh. [:lol]
Citation de: Samantha Rosenwood le 21 Septembre 2024 à 15:25:04
Et pourquoi pas le Kraken?
Parce qu'on n'est pas dans l'océan Arctique, voyons ! [:dawa]
Admettons. [:fufufu]
https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-la-californie-reussit-a-faire-baisser-ses-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre_222567
La métamorphose des rues de Paris, avant et après réduction de la place des voitures et végétalisation. [:pfft]
https://www.reddit.com/r/fuckcars/s/ZIQkKHZNwU
C'est le jour et la nuit ! [:nicenice]
Effectivement, après est-ce que les riverains trouvent ça pratique ?
Connards.
https://www.theguardian.com/world/2024/oct/01/ukraine-seim-river-poisoning-chernihiv-ecocide-
Edit : une sacrée vieille branche que voilà. Les réponses montrent d'autres exemples d'arbres remarquables. [:miam]
https://twitter.com/AMAZlNGNATURE/status/1842453255193825675
https://twstalker.com/AMAZlNGNATURE/status/1842453255193825675
Citation de: Rincevent le 30 Septembre 2024 à 11:37:07
Effectivement, après est-ce que les riverains trouvent ça pratique ?
@Rincevent Altis Play a réalisé d'autres enquêtes à ce sujet, car il y a des médias qui présentent cette réduction de la place de la voiture à Paris comme un désastre alors qu'en fait, pas tant que ça...
https://www.youtube.com/watch?v=mqzeEynQ96I
https://www.youtube.com/watch?v=xWidaUpTmXs
https://youtu.be/W_f_yuxokog
Fort surprenant ! [:chiyo1]
https://www.youtube.com/watch?v=x-ac20NF7D4
https://www.actu-environnement.com/ae/news/collecte-cheveux-recyclage-coussins-absorbants-polluants-mer-44992.php4
Ben t'étais pas au courant ? Ils en parlaient à la dernière marée noire que je sais plus où... [:fufufu]
Non, personne ne m'avait averti. :o
Ben maintenant que tu saches :o
https://www.midilibre.fr/2020/08/12/des-cheveux-pour-sauver-lile-maurice-9016935.php
Une illusion d'optique mais assez impressionnante.
https://twitter.com/AMAZlNGNATURE/status/1856369607659131345
https://twitter.com/ZaayraBakhsh/status/1856370052250861917