[Topic Officiel] Vous lisez quoi en ce moment ?!

Démarré par Caim, 27 Juin 2009 à 00:37:36

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Kodeni

"Le guerrier pacifique" de Dan Millman.
Je découvre peu à peu ce livre qui me rappelle lors de certains dialogues les échanges entre Katsumoto et Nathan Algren (Le Dernier Samourai).

Pour le moment c'est tout bonnement énorme.

CitationPrésentation de l'éditeur
" Tout commença en décembre 1966, qui marqua le début d'une série extraordinaire d'événements dans ma vie. J'étais en troisième année à l'université de Californie à Berkeley. Un jour à trois heures vingt du matin, dans une station-service ouverte toute la nuit, je rencontrai pour la première fois Socrate. (Il ne me dit pas son vrai nom, mais après avoir passé un moment avec lui cette nuit-là, je l'appelai d'instinct comme l'ancien sage grec ; le nom lui plut et lui resta.) Cette rencontre fortuite, ainsi que les aventures qui ont suivi, allaient changer ma vie. " L'homme que l'auteur appelle Socrate a réellement existé. Agé de presque cent ans, Socrate révèle une formidable jeunesse d'esprit et un humour décapant. A son contact, Dan, un sportif de haut niveau en mal de vivre, voit ses croyances complètement bouleversées. Guidé par le vieux sorcier excentrique, Dan triomphe peu à peu de ses peurs et de ses illusions pour vivre comme un amoureux et un guerrier... pacifique
Pourquoi ne sommes nous pas immortels ? La menace qui plane sur le monde l'est bien elle !

Alaiya

Citation de: HarsiesisSinon en ce moment je lis l'Ombre du Vent, qui était sorti il y a un ou deux ans je crois et qui apparemment a eu pas mal de succès. C'est une sorte d'enquête sur l'auteur d'un livre trouvé par un barcelonais après la guerre... pour l'instant je trouve que ça se lit bien et est assez vivant

Lu il y a 3/4 ans, c'est de Zafòn. J'avais beaucoup aimé, à noter que c'est très représentatif de la littérature espagnole, dans le ton, dans l'atmosphère, dans l'attention portée aux personnages secondaires. Un très joli roman.

En ce moment:

- J'ai fini "Renégats" de Gemmell. Honnêtement, très très loin d'être son meilleur opus, peut être son ancienneté explique-t-elle cela. On dira que le travail d'écriture a véritablement évolué avec Gemmell et ce, jusqu'à sa mort. Dans tous les cas, un roman dispensable, du fait de ses approximations scénaristiques et de son rythme bancal.

- Fini aussi "le passage de la nuit" de Haruki Murakami. Autant j'avais été enchanté par "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil", autant celui-ci ne m'a vraiment pas enthousiasmée.

- Je viens de commencer les fameuses "chroniques de San Francisco". Franchement? Pour l'instant, c'est inintéressant au possible. Et techniquement, ça frôle le zéro absolu de la littérature.
[url="http://archiveofourown.org/users/Alaiya"]http://archiveofourown.org/users/Alaiya[/url]

"When the fires, when the fires are consuming you
And your sacred stars won't be guiding you,
I've got blood, I've got blood - Blood on my name"

Chrysos

Petits résumés de mes quelques dernières lectures en date:

Le vol des Cigognes de Grangé.  Premier Grangé en date, il me semble. Prenant et qui a le mérite de ne pas être encore trop redondant et calibré pour plaire (Grangé/Kuru même combat). L'habituel serial killer boss de fin psychopathe (prière de ne rayer aucune mention) manque un peu d'épaisseur mais ça passe. Après la nulllisime  forêt des mânes, ça m'a fait plaisir de lire un Grangé des origines.

Vengeance de Fabrice Colin. Pitoyable, que ce soit dans l'histoire et le style. Je suis loin d'être un pro du récit d'héroic fantasy mais chaque situation ou personnage a l'air clairement repompé sur autre chose. Le monde décrit est plat et sans originalité. Aucun personnage n'est attachant. Bref, j'ai eu beaucoup beaucoup de mal à le finir. A oublier très vite.

Fondation d'Isaac Asimov. Un modo de SFForum en ayant parlé comme d'un monument, j'ai tenté le coup. Effectivement, ce cycle est Enorme. Ayant quelques a-priori sur la SF des années 50 (la faute à certaines nouvelles de K.Dick et à l'ensemble de l'oeuvre de A.E.Van Voght, bien ringarde et hermétique), j'ai eu du mal à commencer. Mais une fois dans le récit, impossible de lâcher (j'en suis actuellement au quatrième tome: fondation foudroyée). L'histoire est géniale, les personnages plutôt variés et pas du tout manichéen (dans le genre le Mulet est un méchant absolument culte). En plus, la plupart des dialogues sont des petits bijoux.
Respect aux traducteurs, parce que par moment, on croirait du Audiard galactique. Ce qui rend d'autant plus savoureuses les nombreuses joutes verbales et le cynisme affiché de nombre de personnes. Du tout bon, quoi.
Le doré constituant l'individu le plus nocif et le plus difficile à éradiquer de tout Saint Seiya, on peut en déduire que la source d'inspiration première du manga était le staphylocoque.

ArayashikiAlaya

#128
J'ai lu fondation il y a une dizaine d'année, et je me souviens de beaucoup de détails: signe que ça m'a vraiment accroché du début à la fin.
Un conseil: avant d'attaquer le dernier tome fais un détour par les cavernes d'acier (et sa suite "face aux feux du soleil") qui est proche du cycle des robots: tu y trouveras pas mal d'éléments utiles  pour le dénouement ;)
Understanding is a three-edged sword : your side, their side, and the truth.

Chrysos

Yep, merci du conseil [:jap]. Donc, si je pige bien, pas mal de romans d'Asimov sont liés au cycle de Fondation [:fufufu]. D'ailleurs, y aurait pas baleine sous gravillon avec une histoire qui se serait déroulé sur Terre, dans un autre roman, vu le nom du dernier tome?  Et, surtout, le fait qu'un archéologue en parle dans le premier comme du monde mystérieux d'où aurait commencé la conquête spatiale.
C'est une porte ouverte parfaire pour une préquelle, ça.
Le doré constituant l'individu le plus nocif et le plus difficile à éradiquer de tout Saint Seiya, on peut en déduire que la source d'inspiration première du manga était le staphylocoque.

ArayashikiAlaya

Citation de: Chrysos le 18 Septembre 2010 à 12:45:14
Yep, merci du conseil [:jap]. Donc, si je pige bien, pas mal de romans d'Asimov sont liés au cycle de Fondation [:fufufu]. D'ailleurs, y aurait pas baleine sous gravillon avec une histoire qui se serait déroulé sur Terre, dans un autre roman, vu le nom du dernier tome?  Et, surtout, le fait qu'un archéologue en parle dans le premier comme du monde mystérieux d'où aurait commencé la conquête spatiale.
C'est une porte ouverte parfaire pour une préquelle, ça.
Bien vu.
Il y a en fait une réunion des cycles, celui des robots et celui de fondation par le biais des deux romans que je t'ai conseillé et le dernier volume de fondation, mais je ne t'en dis pas plus. [:jap]
Understanding is a three-edged sword : your side, their side, and the truth.

Oiseau Vermillon

Fondation, j'étais tombé dessus par hasard en me baladant dans les rayons de la Fnac. Je ne sais pas pourquoi ça a attiré mon regard, n'étant pas fan de SF, Asimov ne devrait pas m'intéresser. Toujours est-il que j'ai lu le texte du quatrième de couverture et ça m'a donné envie de l'acheter. Bien content de savoir que j'ai fait un bon achat. Ne reste plus qu'à le lire.

harsiesis

Citation de: ArayashikiAlaya le 18 Septembre 2010 à 12:48:35
Citation de: Chrysos le 18 Septembre 2010 à 12:45:14
Yep, merci du conseil [:jap]. Donc, si je pige bien, pas mal de romans d'Asimov sont liés au cycle de Fondation [:fufufu]. D'ailleurs, y aurait pas baleine sous gravillon avec une histoire qui se serait déroulé sur Terre, dans un autre roman, vu le nom du dernier tome?  Et, surtout, le fait qu'un archéologue en parle dans le premier comme du monde mystérieux d'où aurait commencé la conquête spatiale.
C'est une porte ouverte parfaire pour une préquelle, ça.
Bien vu.
Il y a en fait une réunion des cycles, celui des robots et celui de fondation par le biais des deux romans que je t'ai conseillé et le dernier volume de fondation, mais je ne t'en dis pas plus. [:jap]

(Chrysos ne lit pas ce spoil ^^)
Spoiler

C'est peut-être appréciable pour qqn qui a lu le cycle des robots, mais comme ce n'est pas mon cas, le fait de poser Seldon en instrument de Daneel est ce qui m'a fait détester la fin de Fondation. Mais même sans ça le dernier tome m'a paru bien ennuyeux par rapport au reste du cycle [:pfff]
Pour moi Asimov aurait du en rester au tome 3 (le 4 en soi n'est pas mal, mais fait plutôt office d'introduction au 5). Le 5 me donne presque envie de brûler la saga entière...

Sinon il y a quelques mois j'avais relu un bout du cycle d'Hypérion de Simmons. Y a pas à dire il fourmille d'idées ce mec et le récit du prêtre est toujours aussi édifiant mais parfois ça part vraiment dans des descriptions sans fin qui donne envie d'accélérer la lecture ^^;

ArayashikiAlaya

Plutôt d'accord avec toi Harsi sur le final de fondation. Sinon le dernier grand cycle que j'ai lu était le cycle de la culture de Iain T Banks que j'ai adoré, tu connais?
Understanding is a three-edged sword : your side, their side, and the truth.

harsiesis

Citation de: ArayashikiAlaya le 18 Septembre 2010 à 14:34:55
Plutôt d'accord avec toi Harsi sur le final de fondation. Sinon le dernier grand cycle que j'ai lu était le cycle de la culture de Iain T Banks que j'ai adoré, tu connais?

Non mais j'ai pas lu tant de romans SF que ça: Hypérion, quelques A.-C. Clarke (2001, lumière des jours enfuis), Mars de Ben Bova...

Caim

Citation de: Oiseau Vermillon le 18 Septembre 2010 à 13:08:04
Fondation, j'étais tombé dessus par hasard en me baladant dans les rayons de la Fnac. Je ne sais pas pourquoi ça a attiré mon regard, n'étant pas fan de SF, Asimov ne devrait pas m'intéresser. Toujours est-il que j'ai lu le texte du quatrième de couverture et ça m'a donné envie de l'acheter. Bien content de savoir que j'ai fait un bon achat. Ne reste plus qu'à le lire.

Ahh Fondation d'Asimov. Il est vrai qu'on en parlait énormément de Fondation, c'était devenu un standard, un impératif à lire pour tout fan de SF, même si je trouve - a posteriori - qu'il a très mal vieilli. Et même à l'heure de sa gloire, je n'ai pas réussi à rentrer pleinement dans le récit, je le trouvais trop convenu et vraiment tiré par les cheveux. A aucun moment, j'ai trouvé la ligne rouge "cohérente" à travers les générations et je n'arrive toujours pas à me mettre pleinement dans cette série. Peut-être un des rares Asimov qui ne m'accroche pas.

Ouv

Je ne suis pas fan des histoires de Zombie-
Mais j´ai tellement entendu parler de "World War Z" que j´ai fini par laisser une chance á ce bouquin.
Et j´ai bien fait!
Passionnant de bout en bout, le choix de narration fait que de toute facon, on ne s´ennuit jamais:

CitationCe commentaire fait référence à cette édition : World War Z: An Oral History of the Zombie War (Broché)
Max Brooks, fils de Mel, n'est pas un béotien quand le sujet à traiter est celui du fameux mort-vivant, le zombie. Déjà coupable d'un premier bouquin sur la survie après une infestation de mort-vivants (The Zombie Survival Guide: Complete Protection from the Living Dead), étrange parodie de guide de survie qui étonne par sa complétude et son sérieux, Max prolonge son oeuvre horrifique avec ce rapport sur la guerre mondiale Z.

Construit comme un rapport factuel commandé par l'UNPCR (la Commission d'Enquête d'Après-guerre des Nations Unies), le livre est une collection de témoignages sous la forme d'interview de personnages ayant participé de près ou de loin aux moments clés de la guerre mondiale Z. Il n'y a donc pas à proprement parler d'intrigue. L'Histoire avec un grand H se déroule lentement, chronologiquement, à travers les yeux de ces quelques survivants. L'approche est résolument réaliste, l'auteur s'attachant à traiter les aspects sociaux, économiques, militaires et politiques d'une menace à l'échelle planétaire différente de tout ce que l'Humanité ait jamais connu. Les zombies ne sont finalement qu'un prétexte pour mieux imaginer comment le monde réagirait après une telle gueule de bois.

Cela peut paraître aride au premier abord, c'est pourtant passionnant. Chaque histoire se dévore et les personnages sont attachants. Max égratigne au passage quelques travers de son Amérique natale, comme l'armée, le gouvernement ou la toute puissance des médias (il s'est d'ailleurs fait traiter de gauchiste pour ça.) Fort heureusement, le reste du monde n'est pas en reste et l'auteur s'est attaché à étudier autant que possible toutes les implications au niveau mondiale, du niveau micro au niveau macro.

En conclusion, je recommande chaudement ce divertissement intelligent.
"Jamir est plein, plein, plein de Jamiriens, pas assez de Jamiriennes et trop de Jamiriens."

harsiesis

Citation de: Alaiya le 03 Septembre 2010 à 14:25:17
Citation de: HarsiesisSinon en ce moment je lis l'Ombre du Vent, qui était sorti il y a un ou deux ans je crois et qui apparemment a eu pas mal de succès. C'est une sorte d'enquête sur l'auteur d'un livre trouvé par un barcelonais après la guerre... pour l'instant je trouve que ça se lit bien et est assez vivant

Lu il y a 3/4 ans, c'est de Zafòn. J'avais beaucoup aimé, à noter que c'est très représentatif de la littérature espagnole, dans le ton, dans l'atmosphère, dans l'attention portée aux personnages secondaires. Un très joli roman.

Je l'ai fini et je confirme ton avis.
J'ai apprécié l'intrigue construite en "cascade", avec les flashbacks toujours captivant imbriqués dans la trame générale
Spoiler
et les parallèles qu'on commence à voir au fur et à mesure entre l'histoire du narrateur et celle de Carax.
Certains passages sont à la lisière du fantastique (mais les espagnols ont un certain goût pour ça il me semble, cf certains films ces dernières années), d'autres assez noirs et glauques, on a aussi une idée de la mentalité à l'époque franquiste mais l'auteur arrive à en tirer une philosophie assez positive
sur la fin

J'aurais pensé que Coubert/Carax mourrait avec Fumero mais finalement il survit, le narrateur lui ayant en partie redonné le goût de vivre.

Iconoclastia

Dans ces jours j'espère terminer de lire Cain de Jose Saramago
Dans un monde où tout est conçu pour ne pas penser, le transgresor est celui qui pense, et qui provoque des actions et des réactions avec ses idées. Mindfuckers unite ! – L'iconoclaste

Kodeni

Je poursuis la lecture du "Guerrier Paficique" et ça reste incroyable la philosophie de vie déployée par Socrate.
Tout est subtile et spirituel.
A suivre...
Pourquoi ne sommes nous pas immortels ? La menace qui plane sur le monde l'est bien elle !

Chrysos

#140
Je galère comme jamais sur le tome cinq de Fondation [:sweat]. Au bout de cent pages avec

Spoiler
Trevize qui se demande encore et toujours si sa décision est la bonne, Pelorat qui se demande s'il refilera un orgasme général à Gaïa en couchant avec Joie, et celle-ci qui s'inquiète que ses excréments soient perdus pour Gaïa en tentant de convaincre Trevize que Galaxia c'est le bien[:petrus]

J'en viens à regretter les premiers tomes où l'histoire bougeait, et où les héros, les situations et pour tout dire l'intrigue globale étaient quand même plus variés. Et puis ras le bol du trio, ils sont tous plus insupportables les uns que les autres, et le pire, par rapport au tome quatre, c'est qu'on n'a plus le point de vue d'autres éventuels personnages, alors que c'était un élément plus qu'appréciable du cycle.
En plus, il n'y a plus aucune cohérence avec le premier tome, où l'archéologue dit à Salvor Hardin (bon dieu, qu'il me manque, lui) que la position de la Terre était connue. Et là, trente ans passent (dans la réalité, 500 ans d'ans l'univers de la Fondation) et Asimov en fait l'objet de la quête (c'était déjà le cas dans le tome 4, mais la pilule passait mieux que maintenant). Mouais, t'es gentil Isaac, mais t'aurais quand même pu te relire. A moins que l'explication de ce bug n'arrive plus tard. Et puis, je n'ai toujours pas digéré le coup du Mulet qui:

Spoiler
Serait originaire de Gaïa. Non seulement ça fait perdre toute classe au personnage, en en faisant une simple partie de Gaïa et plus un mutant venu de nul part. Mais en plus, comment expliquer que le Mulet n'ait plus ce foutu lien qui unit tout le monde à la planète et qu'il parle de son enfance malheureuse et solitaire, alors que Gaïa, c'est sensé être l'utopie, le nirvana ultime, etc...


Bref, désolé Ara, ne n'ai pas lu les Cavernes d'Acier avant d'attaquer la dernière ligne droite. J'espère que c'est meilleur que ce dernier tome, parce que là ça s'enlise dans le ridicule.
Le doré constituant l'individu le plus nocif et le plus difficile à éradiquer de tout Saint Seiya, on peut en déduire que la source d'inspiration première du manga était le staphylocoque.

ArayashikiAlaya

Les cavernes d'acier sont le seul moyen de sauver ce lamentable tome V hélas: au moins on a un personnage auquel se raccrocher...
Understanding is a three-edged sword : your side, their side, and the truth.

Chrysos

Citation de: harsiesis le 18 Septembre 2010 à 14:32:09
(Chrysos ne lit pas ce spoil ^^)
Spoiler

C'est peut-être appréciable pour qqn qui a lu le cycle des robots, mais comme ce n'est pas mon cas, le fait de poser Seldon en instrument de Daneel est ce qui m'a fait détester la fin de Fondation. Mais même sans ça le dernier tome m'a paru bien ennuyeux par rapport au reste du cycle [:pfff]
Pour moi Asimov aurait du en rester au tome 3 (le 4 en soi n'est pas mal, mais fait plutôt office d'introduction au 5). Le 5 me donne presque envie de brûler la saga entière...


J'ai fini le tome 5 en diagonale (ca vous a déjà fait ça, à vous, de vous endormir en lisant [:???]. C'est très étrange) et je suis entièrement d'accord avec toi. Le 5 est une horreur sans nom qui fout en l'air tout la logique de (la) Fondation. Tout ça pour ça, c'est pathétique. Reprendre une saga après trente ans pour la clôturer d'une manière aussi bâtarde, c'est presque un exploit en soit, tiens. Ce qui est dommage, c'est qu'à un moment, j'ai eu l'espoir:

Spoiler
Que Joie, Pelorat ou Tervize meurt (ou les trois, soyons fous [:bave]) bouffé(e) par la meute de chiens sur une des planètes où ils posent. Ou alors qu'ils s'asphyxient sur Aurora, mais non, ils s'en sortent toujours les salopiaux >:(

Enfin bon, par pur masochisme, j'ai lu dans la foulée les Robots. Bonne surprise, cette fois, les récits sont vraiment bons, les personnages attachants (Calvin la célibataire frustrée, les deux gars qui se chargent de tester tous les robots dans des conditions de plus en plus extrêmes, etc...) pis bon l'avantage des nouvelles, c'est qu'on évite la lassitude, comme pour Fondation n°5. En plus, ça n'empêche pas d'avoir un fil conducteur. Asimov aurait vraiment du en rester à ce format, c'est vraiment là qu'il est le meilleur.

Par contre, Ara, si tu es là, un collègue de boulot a la collec complète de l'oeuvre de ce bon Isaac et est tout disposé à prêter ses biens. Le problème, c'est qu'il est un fan hardcore et peu critique du maître. Donc, Ara, toi qui a l'air de t'y connaître, tu conseillerais quoi, comme livres à lire en priorité, hormis les cavernes d'acier?
Le doré constituant l'individu le plus nocif et le plus difficile à éradiquer de tout Saint Seiya, on peut en déduire que la source d'inspiration première du manga était le staphylocoque.

ArayashikiAlaya

Understanding is a three-edged sword : your side, their side, and the truth.

Max

Dites-donc, les prix goncourt et renaudot de cette année, je ne sais pas ce qu'ils valent sur le plan littéraire, mais alors l'un comme l'autre, quand je les entend à la radio, j'ai comme des envies d'autodafé.
J'en chialerais !

ArayashikiAlaya

pour le goncourt il suffit de lire wikipedia  [:petrus]
Understanding is a three-edged sword : your side, their side, and the truth.

Alaiya

Citation de: Max le 09 Novembre 2010 à 08:52:58
Dites-donc, les prix goncourt et renaudot de cette année, je ne sais pas ce qu'ils valent sur le plan littéraire, mais alors l'un comme l'autre, quand je les entend à la radio, j'ai comme des envies d'autodafé.

Sans blague... la victoire du cul dans toute sa splendeur.

Houellebecq, je n'ai lu que "les particules élémentaires", et ça m'a suffi. Tout au long de cette daube, je me suis demandée si le mec était un taré pervers, ou s'il se foutait de la gueule de ses lecteurs dans les grandes largeurs. A ce jour, je penche pour la seconde hypothèse.

Quant à Despentes... No comment.
[url="http://archiveofourown.org/users/Alaiya"]http://archiveofourown.org/users/Alaiya[/url]

"When the fires, when the fires are consuming you
And your sacred stars won't be guiding you,
I've got blood, I've got blood - Blood on my name"

Max

Citation de: ArayashikiAlaya le 09 Novembre 2010 à 09:44:49
pour le goncourt il suffit de lire wikipedia  [:petrus]

Oui, j'ai entendu ça. En même temps Kiki c'est LA référence en style littéraire.
J'en chialerais !

Caim

Après la lecture enflammée d'un Houellebecq, je ne saurais trop vous conseillez de lire du Cioran, la différence de niveau est assez proche d'une décompression sous-marine fatale à 800 m de profondeur ! Blague à part, évitez réellement le dernier Goncourt ! Et encore moins le Renaudot avec Despentes, là, je crois vraiment qu'on a atteint le fond. L'abysse.

harsiesis

Jonathan Strange & Mr. Norrell, de Susanna Clarke

pourrait intéresser ceux qui pensent que les auteurs de fantasy ont trop tendance à imiter Tolkien, bien qu'il s'agisse plus de "fantasy historique".
Car ici le monde féérique n'est jamais loin mais l'histoire porte principalement sur deux hommes cherchant à restaurer la magie en Angleterre, magie disparue depuis le règne du mythique Roi Corbeau. Le récit de leur ascension au sein de la société britannique à l'époque Napoléonienne (au passage je n'ai pas ressenti d'outrance de patriotisme anglais bien qu'une partie du récit se focalise sur les campagnes de Wellington) est distillé dans une veine réaliste.
Si le livre est un véritable pavé (plus de 1100 pages !), je l'ai dévoré sans peine et le style volontairement un brin désuet de l'auteur  (pastiche de Dickens et de Jane Austen disent certains) ne m'a pas du tout gêné (bon pour être tout-à-fait honnête vers la 800ème page on ressent un peu les effets de la longueur). Il faut dire que l'auteur ne part pas dans de longues descriptions et qu'on a quand même pas mal de dialogues, c'est assez vivant en fin de compte même si on ne s'y attendrait pas forcément en ouvrant le bouquin.
A côté de ça il y a également pas mal de notes de bas de page dans lesquelles l'auteur narre des anecdotes sur la magie anglaise. Certains trouvent cela un peu lourd apparemment, mais pour ma part je trouve ça impressionnant de voir comment l'auteur a pensé cet univers. Pas forcément de grandes révélations (quoique?) mais l'histoire est bien menée et conclue, avec une fin douce-amère et un tantinet ironique, ce qui au fond est pas vraiment étonnant venant d'un(e)  anglais(e) en fait ^^

Next target: le cycle d'Elric je pense...