De tous les adversaires qu'il affronte, Kassa est le seul auquel Shun balance directement "misérable, jamais je ne te pardonnerai ce que tu as fait !" (許さない). Peu importe qu'il soit incapable de lui porter le coup fatal, le fait est que pour la seule et unique fois dans tout StS, Shun est mode vénèr et ne propose pas à son opposant d'éviter un affrontement inutile. Il veut vraiment en découdre
Perso, j'adore Shun (mais j'aime les cinq héros de toute façon, tous ont eu leurs super moments qui m'ont fait vibrer, peut-être que sur le global, j'ai une préférence pour Hyoga, Shiryu et Shun), mais j'ai bien envie de causer d'un moment où il m'a agacé (histoire de provoquer un nouveau débat enflammé ) : c'est lors du combat contre Mime.
Précisément le moment où il est sur le point d'abandonner le combat et d'accepter la rouste à venir car Mime l'a fait douter. Je comprends bien son questionnement (légitime), ses doutes (on douterait à moins) et sa détresse (la perspective de batailles sans fin). Mais crotte quoi, c'est pas le moment de se foutre à genoux et d'accueillir la mort à bras ouverts Surtout dans ce contexte où y a pas le temps (la Terre est en danger), où Saori nous fait un petit prodige d'endurance cosmique pour empêcher la catastrophe et où tous ses potes traversent les mêmes épreuves que lui.
D'ailleurs, truc rigolo (mais je surinterprète un peu ^^) : à ce moment où il doute, il implore ses amis et Saori de lui donner une réponse. Et Saori, qui perçoit certainement ses interrogations puisqu'elle semble toujours veiller sur eux à distance, pour les aider si besoin, elle lui répond pas A mon avis, il la saoule à ce moment-là
Je trouve que ça reste une bonne équipe
Cela me rappelle aussi la façon dont Hyoga baisse les bras, face à Camus, dans la maison de balance. Il refuse de tourner la page avec sa mère. En temps de guerre, il n'est vraiment pas fiable et peut clairement te mettre dans la mouise.
C'est la meilleure Enfin... sauf à la fin de Next Dimension, mais j'en dis pas plus, il me semble que tu ne l'as pas lu encore.
Alors j'aurais tendance à pas mettre cette séquence (du moins dans le DA) dans la même catégorie, car Hyoga y va à fond contre Camus. Il lâche les chevaux (il est carrément en pétard à ce moment-là à cause du bateau), et pourtant rien n'y fait. Et Camus lui donne une indication qui lui est inaccessible à ce moment-là : oublie ta mère, et tu pourras t'éveiller au septième sens. A ce moment précis, Hyoga est simplement incapable de faire ça. Je crois que tout ce qui suit lui est absolument nécessaire pour passer le cap (être vaincu, frôler la mort, gamberger quelques heures dans son glaçon, être sauvé par Shun au péril de sa propre vie...). Il avait besoin de tout ça pour s'éveiller au septième sens, sinon il ne serait resté qu'un poids mort dans l'aventure.
J'ajoute un truc (mais c'est toujours spécifique au DA, et c'est pour ça que j'aime cent fois plus la trajectoire de Hyoga dans l'animé) : pendant ce repos forcé, Hyoga trouve sa propre manière d'accéder à l'ultime cosmos. Là où Camus lui disait "le souvenir de ta mère te limite", Hyoga décide de faire presque l'inverse : se rapprocher encore davantage d'elle, mais cette fois, sans la peur, sans la mélancolie, apaisé. J'ai plus la phrase exacte mais en substance il dit à Milo "Quoi qu'il arrive, je ne craindrai plus de perdre ma mère car son image est imprimée en moi". Wow Il se libère, mais très différemment de la manière préconisée par Camus. Le Verseau avait à la fois raison et tort, et Hyoga a su trouver le chemin alternatif qu'il lui fallait.C'est pour ça que j'adore le parcours du Cygne dans les douze maisons car sa façon d'accéder au septième sens est étroitement lié à son cheminement personnel et affectif.
Ouais bon, j'aurais peut-être dû aller direct dans le sujet Hyoga
Et qui aurait eut toute sa place dans une bonne fanfic! Toutes les bonnes équipes sont mises à l'épreuve, à travers les éléments qui les composent. En l’occurrence ici, les cinq Chevaliers De Bronze. Je rebondis sur le post de @Wild Pegasus, par rapport au fait que Shun ait commis des erreurs de jugement, qui auraient pu mal finir pour lui. Croire dans l'être de bien qui réside en chacun d’entre nous, peut être effectivement interprété comme étant une faiblesse (je parle ici en connaissance de cause. Autrement dit, être trop bon pour son propre bien. C’est ce que je me suis entendue dire, justement par quelqu’un qui s'était comporté avec moi, exactement comme Charon l’avait fait avec Shun), alors que ce n’est pas une généralité, puisque Sorrento, et plus tard Aphrodite, lui ont rendu raison. La preuve que le choix est nôtre, et qu’il n’appartient qu'à nous de faire celui qui est le bon.