Parce que son bouclier est sur son bras gauche. Shura peut utiliser Excalibur avec n'importe quel bras donc il l'a filé de la manière la plus utile à Shiryu.
C'est bien dans le bras droit. Shura lui dit, face à Krishna, "souviens-toi de ce que je t'ai légué avant de mourir. Mon Excalibur réside désormais dans ton bras droit".
D'ailleurs, ça m'a fait sourire quand Shiryû se fait péter le bras gauche par la hache du Minotaure de Gordon : "mais ce con a attaqué du mauvais bras !!"
Inattention de Kurumada donc ?
Quel dommage que la saga Asgard, que nous sommes pourtant nombreux à adorer sur ce forum, soit venue entacher ce personnage que je portais en haute estime jusqu'à son affrontement face à Shura. On doit à Shiryu des combats mémorables : Seiya, Black Dragon, Algol et Shura. Au final, il s'en sort quand même honorablement mais son échange face à Fenril lui a fait perdre énormément de points.
Au contraire, ils ont très bien cerné lé personnage. Ce côté moralisateur horripilant, ce manque d'empathie... c'est du Shiryū tout craché. Le gars qui décrète arbitrairement que Shun n'est pas fait pour être Saint et qui compte bien lui demander de rendre son armure.
Côté combats ou niveau personnalité ?
Côté combats, je trouve que Shiryu se distingue vachement dans Asgard. Il défait Fenrir et Alberich qui sont vraiment pas des manches, et est celui qui a découvert le point faible de Siegfried (même si on se demande pourquoi ce nigaud n'a pas réenfilé son armure pour aller affronter ce dernier, ça n'aurait pas été du luxe). Je sais que le combat contre Fenrir divise, mais perso, je trouve Shiryu vraiment rusé pendant cet affrontement. Fenrir le domine, l'écrase même, et physiquement (la colère du Dragon est inefficace et Fenrir est trop rapide) et psychologiquement (Fenrir est en rage, prêt à démolir Shiryu et à le faire souffrir sans état d'âme, ce qui désarçonne ce dernier). Là Shiryu compense ses faiblesses en provoquant son adversaire (et donc en reprenant l'ascendant psychologique) et en utilisant son environnement pour vaincre. Impeccable.
Certes, je trouve ce combat extrêmement ennuyeux et long même s'il possède de bons moments.
mais qu'un GW du niveau de Fenrir puisse périr d'une avalanche m'a toujours laissé pantois.
Sauf que ce n'est pas à Shiryû de décider si oui ou non Shun doit continuer à se battre, même si ça part d'une bonne intention au départ
mais question relations humaines, c'est pas ça... Il ne comprend même pas que Shunrei est amoureuse de lui, bon sang ! Papy Dohko le charrie justement à ce sujet dans Hadès : "je voulais que tu restes vivre à Lushan aux côtés de Shunrei. Elle tient tellement à toi et elle serait vraiment dévastée s'il t'arrivait quelque chose". Réponse de l'intéressé ? "ah, pardon... Je n'avais pas compris, j'ai un peu de mal à saisir ce genre de choses "
Donc voilà, ce côté balai dans le cul, moralisateur, pas très doué pour comprendre les relations humaines, c'est un trait de caractère délibérément voulu par Kurumada.
Aussi, les propos qu'il tient à Fenrir, c'est du 100% Shiryû. Quand il dit "franchement, quel manque de caractère ! Nous aussi on est orphelins, pourtant on ne se plaint pas", il le dit sans aucune méchanceté et en pensant sincèrement rendre service à son adversaire. C'est le genre de mec qui dirait à un dépressif au bord du suicide "pour s'en sortir, il faut le vouloir. C'est une simple question de volonté. Allez hop, bouge-toi les fesses et reprends-toi en main !".Car Shiryû est incapable de comprendre que son expérience personnelle (entraînement en Chine dans un cadre paradisiaque, avec un maître bon et profondément humain, et une petite copine adorable), ce n'est pas la même chose que de voir ses parents se faire déchiqueter par ours sous ses yeux pendant que leurs prétendus amis s'enfuient, pour se retrouver seul, abandonné de tous dans un pays au climat glacial extrêmement rude. Tout ce que Shiryû retient de tout ça, c'est "il est orphelin, je suis orphelin moi aussi, mais contrairement à lui, je ne me plains pas et je ne maudis pas mon sort. J'ai donc bien plus de force de caractère que lui".
Fenrir est un gars qui aurait besoin d'années de séances chez le psy pour surmonter son trauma d'enfance et recommencer à faire confiance à ses semblables.
Ce n'est pas en lui balançait dans les dents "nous aussi on est orphelins et pourtant on ne se plaint pas" que ça va aider Fenrir. C'est condescendant au possible et c'est totalement déconnecté de la réalité.
Quant à Shiryû qui pleure, ben oui ! J'ai jamais dit que c'était un sans cœur. Juste qu'il a tendance à parler comme un livre, à être un peu trop moralisateur, et il a du mal avec les interactions humaines. C'est tout. Il manque de tact et de diplomatie, quoi. C'est le Schtroumpf à lunettes, ce qui ne fait pas de lui un sale nazi de merde pour autant
Euhh, juste pour rappel : à ce moment précis de l'histoire, Shiryu n'est pas là pour aider Fenrir.
mais finir par synthétiser le personnage en schtroumpf à lunettes, ça me semble très caricatural, pour pas dire hors-sujet. C'est aussi inexact que quand certains taxent Shun d'être une lavette.
C'est vrai que niveau rythme, c'est pas ça. Griffe-du-loup/Shiryu-pisse-le-sang/Les-loups-le-bouffent, et on a l'impression que ce cycle est sans fin
Oui c'est vrai que ça colle pas trop.
De même que le Schtroumpf à lunettes a un côté moralisateur un peu soûlant, à toujours répéter "comme le dit toujours le Grand Schtroumpf, n'est-ce pas ?", Shiryû a tendance à faire de même, avec son "comme me l'a raconté mon vieux maître...". Le pompon étant le passage entre le Temple de la Balance et celui du Scorpion où l'on a droit au combo "mon maître m'a dit qu'un cercueil de glace créé par Camus était indestructible même pour un Gold Saint/m'a expliqué que l'armure de la Balance était différente de toutes les autres/m'a raconté la fable d'un voyageur affamé égaré qui fut secouru par un ours, un renard et un lapin" ET "Shun n'est pas fait pour être un Saint, aussi je compte bien lui demander de rendre son armure à l'issue de ces combats"
Ah, mais Shiryû reste profondément attachant malgré un côté parfois agaçant. Je ne l'ai jamais trouvé aussi émouvant que dans ND, lorsqu'il entrevoit la vie qu'il aurait pu avoir.
Pour ça que Shiryû aurait dû se contenter d'un "je ne partage pas ta vision extrêmement négative de l'humanité, mais je ne suis peut-être pas le mieux placé pour parler". Point.
Ça n'a rien de caricatural ni de hors sujet. Kurumada a voulu que le personnage soit ainsi, et ces traits de caractère font partie de sa personnalité.
A te lire, j'ai l'impression que Shiryu a vécu une enfance dorée et sans souci dans le XVIe arrondissement
En te lisant, sans connaître saint seiya, on pourrait croire que Kurumada a voulu en faire un personnage irritant
tête à claques et comique
mais je ne suis peut-être pas le mieux placé pour parlerCa fait très longtemps que je n'ai pas revu cet épisode mais ne dit-il pas justement quelque chose de similaire dans l'idée ou bien serait-ce face à un autre adversaire?
Non, à me lire on apprend que le vécu de Shiryû n'est en rien comparable à celui de Fenrir, et que c'est profondément déplacé de la part du Saint du Dragon de se comparer à son adversaire. C'est typique du genre de personnes qui ne t'écoutent pas et quand tu te confies à elles, ramènent tout à elles. "Pardon ? Tes séances de chimio t'épuisent ? Ah bon ? Tu serais pas un peu douillet, par hasard ? Moi, le mois dernier j'ai eu une grippe carabinée qui m'a cloué au lit, et pourtant tu ne m'as pas entendu me plaindre".
C'est le cas. Pour ça que Dohko souligne le côté balai dans le cul de son disciple à deux reprises, disant que c'est son plus gros défaut. Une fois dans Hadès, et une fois dans Next Dimension avec son "bon sang, que tu es barbant ! Barbant, barbant et encore barbant !"
Un petit peu comme le combat contre Thor.Le début de l’arc Asgard est très pompeux…